Bonjour/bonsoir!

tout d'abord les réponses aux reviews :

Manganiark : je pense sincèrement qu'il y a des deux. Je considère la vaisselle comme un véritable danger lorsqu'elle atteint un certain stade, et Camus est tout à fait le genre de personnalité stricte sur laquelle on a envie de se reposer une fois qu'on a réussit à entrer dans son intimité. Merci beaucoup pour ton commentaire. D'ailleurs, tu te demandes sûrement pourquoi je ne t'ai pas répondu par un message privé, car je sais très bien que tu as un compte ici. Voici pourquoi : hum... Heu... Voilà, tout ça tout ça. Hé hé hé. Merci.

Leila 26 : Merci merci! (parfois la prolixité tue le sentiment). Ca me fait vraiment plaisir.

Encore un grand merci à toutes les personnes qui commentent! Et qui lisent, tout simplement.

Et bonne lecture!


Disclaimer : Tout à Kurumada et à la Toeï

Titre : Age d'Or

Perso : Shaka, Mû. Oui je sais, promis, bientôt d'autres Ors seront traités.


La peau blanche, légèrement dorée de Shaka frissonnait sous la chaleur humide des sous-bois. Les muscles de son corps s'enfonçaient dans la mollesse douce et élastique de la mousse fraîche, nacrée d'eau, avec une tension jouissive. Il pénétra et se laissa pénétrer, faisant glisser sa main au cœur d'une onde mouvante étrangement diaphane, griffant une pierre policée qui roula sous ses ongles, accueillant dans son cou un souffle d'air qui fit palpiter son sang. Il enfonçait ses doigts toujours un peu plus dans le fluide tremblotant, caressant les graviers, infiltrant la vase moelleuse, tandis que l'émeraude profonde de la forêt transperçait sa chair de son regard clair à travers les mandorles créées par les arbres. L'odeur ambrée de la sève et celle musquée de l'humus s'exhalaient avec de plus en plus de force, de plus en plus d'étourdissement. La terre puissante recevait Shaka en son sein immense, enserrant son corps entre ses membres presque jusqu'à l'étouffement. Les cheveux de l'homme se mêlaient à présent au flux des eaux, sa bouche léchait et mordait les fleurs sucrées d'un tapis offrant des camaïeux de roses aux reflets mauves que les ombres nées de la lumière crénelée des feuillages faisaient frissonner, et son sang rejoignait par pulsions les sèves vivantes et cachées. Dans ses os résonnait une voix grave, profonde, gutturale et chantante aux sons imprononçables et inouïs. Une force écrasante semblait remplacer l'oxygène et lui broyer la pensée aux rythmes des vibrations graves d'un tambour énorme. Tout en ce lieu expirait sa démesure, tension extrême d'une haleine morte depuis la nuit des temps.

Mais le vent du souffle de Shaka se libéra et fit trembler la mousse, alors les doigts de l'univers lui caressèrent le cou. Et il se reposa.

Lorsque Shaka se redressa sur un coude pour regarder l'être allongé sous lui, celui-ci commença à reprendre au fur et à mesure que se dissipait le brouillard de l'ivresse une forme, un nom, une réalité plus conventionnelle, et il lui murmura :

« Mû... Tu n'es pas un homme, tu es un monde perdu. »

L'atlante lui sourit et leva la main pour caresser sa joue. De ce simple geste, de la sensation des jambes encore étroitement serrées autour de ses hanches, naquit de nouveau en Shaka l'envie de plonger dans ces profondeurs d'Âge d'Or.


C'est court n'est-ce pas?

Voilà ce que ça fait de fréquenter un peu trop profondément le corps et l'esprit d'un atlante. Oui, c'est bizarre, mais je préfère ne pas trop commenter et vous laisser vous faire votre propre impression.

A bientôt!