Merci à tous de vos reviews *-*
Teddyholic: Merci de la review :) Par contre, non, je ne suis pas cette Margot là, désolée !
DroDroV: En effet, c'est l'écrivain qui choisit..et là, t'as peur de ce que j'ai fait, hein ? :p Je te laisse découvrir la suite.
Elooo: J'ai tenu compte de ton idée, tu sais, même si ça ne va pas être ce que tu espérais ;)
seve2904: Aha :D
DamOune: Machiavélique ? Au moins ça, aha, merci du compliment :p (oui je prends ça pour un compliment, j'aime bien les histoires un peu machiavéliques ._. )
GlamaFan: Mes fins de chapitres ne sentent jamais bon, pas vrai ? :)
Kwolf09: Aha je te laisse découvrir cette suite, qui, j'espère, te plaira autant :)
~ POV Arizona ~
J'étais assise à mon bureau, à gribouiller sur mon cahier de brouillon des dessins que je raillais aussitôt finis. J'étais rentrée chez mes parents, mais déjà, je m'ennuyais. Mon regard quittait parfois la feuille de papier pour aller vérifier l'écran de mon portable, qui restait obstinément noir. La sonnette de la porte d'entrée m'a fait bondir. Je me suis précipitée à la porte de ma chambre et j'ai tendu l'oreille, le coeur battant, d'entendre la voix familière de Callie. Je ne l'ai pas entendue. C'était une voix d'homme. La porte a claqué cinq minutes plus tard. J'ai dévalé la moitié de l'escalier, et mon père m'a lancé un regard intrigué.
- Qui c'était ? ai-je demandé, ayant perdu espoir cependant.
- Le livreur, il avait un colis pour nous, et besoin d'une signature, répondit-mon père. Tout va bien ?
- Oui, oui, ai-je grommelé.
Je suis remontée m'enfermer dans ma chambre et ma morosité. Que faisait-Callie en ce moment ? S'était-elle réconciliée avec son père ? Sûrement..J'ai recommencé mes dessins. La sonnette a retentit une nouvelle fois. J'ai fait un deuxième bond, mais je me suis retenue.
"Non." ai-je pensé. "Pas de faux espoirs."
Je n'ai pas pu m'empêcher de tendre l'oreille mais je n'entendais rien. Jusqu'à ce que mon père m'appelle.
- Arizona ! a-t-il crié, du bas de l'escalier. C'est pour toi.
Mon coeur a manqué un battement. J'ai jailli de ma chambre et j'ai dévalé les escaliers au risque de me rompre le cou. Quand j'ai vu Callie, sur le palier, j'ai failli hurler de joie.
- Callie ! me-suis-je exclamée, en m'élançant vers elle.
Puis, je me suis rendue compte qu'elle avait dû faire son choix. Quel qu'il soit, elle venait me l'annoncer. Allait-on rompre ? Elle a dû voir mon expression inquiète.
- Arrête d'être si inquiète, m'a-t-elle lancé, avec un sourire.
Je me suis avancée vers elle, fronçant les sourcils.
- Comment ça "arrête d'être si inquiète ?" ai-je demandé. Non c'est sûr il n'y a pas de quoi inquiète, je vais peut-être perdre, j'ai peut-être perdu celle que j'aimais, à cause d'une décision parentale, tu as peut-être obéi à ton père et tu viens m'annoncer que tu ne peux plus me voir et tu sais, ça, ça me détruirai et..
Elle a dû en avoir marre de ma tirade puisqu'elle m'a coupé, en me plaquant une main sur la bouche. J'ai écarquillé les yeux. Quoi ? Elle ne pouvait pas me laisser me vider le coeur avant de rompre ? Mais ensuite, elle m'a embrassée.
- Je..ne comprends rien, ai-je murmuré, nos visages séparés de quelque centimètres.
- C'est toi que je choisis, banane ! m'a-t-elle lancée, amusée. Ça sera toujours toi, tu l'as pas encore compris ?
Un sourire de pur bonheur a étiré mes lèvres. J'ai été effleurer les siennes d'un baiser et puis..je me suis réveillée.
J'ai ouvert les yeux d'un coup, dans un sursaut. J'étais dans mon lit, il était 6h34. J'ai fixé le plafond un long moment, avec un sentiment de frustration énorme. Si seulement. Si seulement ça avait pu être la réalité !
"Allez bouge toi Arizona" me-suis-je intimée.
J'ai saisi mon portable. Pas de messages. J'ai tapoté l'écran pour revenir aux messages que j'avais échangé avec Callie hier soir. Quand elle m'avait dit très décontractée, qu'il fallait qu'elle choisisse entre moi, et sa famille.
"Oui oui ça va je suis là" avait-elle écrit.
"Tu me fais peur là! Avec cette histoire de choix."
"Déso"
"Déso ? C'est tout ? Tu vas vraiment faire ce choix alors?"
"On dirait bien. "
"Je te reconnais pas.."
"Tu connais pas mon père!"
"ça donne pas envie de le connaître."
":') "
"ça te fait rire en plus?" m'étais-je énervée.
"un peu."
"tss."
"je t'aime."
"alors ne fais pas un choix débile."
"je peux pas l'ignorer. si je continues à te voir et que je me fous de l'avis de mon père, je l'aurais fait à son détriment. si je l'écoute et que je te plaque, je l'aurais fait mais à ton détriment. dans tous les cas je suis coincée."
"alors fais le, mais fais le bon choix."
"je te tiens au courant."
"Pas dans trois ans !"
"les Torres sont patients. va falloir attendre un peu ;) "
":( "
Dégoûtée de ne toujours pas avoir de nouvelles, j'ai été prendre une douche, je me suis habillée et je suis allée manger un morceau en bas. Teddy est passée devant moi, avec une bonne humeur tout de suite contagieuse.
- Owen m'a embrassée ! s'est-elle exclamée, surexcitée.
- Noon ?! me-suis-je exclamée.
- Si !
Teddy était tellement heureuse. On en a parlé, puis on a continué d'en parler en allant en cours. Toute la journée, Ted' m'a fait partager son bonheur, et c'est ce qui m'a fait tenir, en réalité. C'est ce qui m'a empêché d'engueuler Callie par textos parce que je n'avais toujours aucunes nouvelles.
J'ai réussi à respecter sa décision et à ne lui envoyer qu'un "Alors ?" à midi. Auquel elle n'a pas répondu bien sûr. A la fin de la journée, Teddy était enfin partie retrouver son nouveau petit-ami, et je dois avouer que j'étais soulagée. Parfois, les gens sont tellement expansifs quand ils sont heureux. N'importe quel autre jour, j'aurais été ravie de voir ma meilleure amie comme ça, mais là, j'étais inquiète, et ce n'était pas mon meilleur jour.
Je rentrais vers ma résidence. Le soleil commençait à se coucher, les cours avaient fini tard. J'ai saisi mon portable, m'apprêtant à incendier Callie au téléphone lorsque je l'ai vue, qui revenait, en sens inverse.
- Callie ! l'ai-je durement interpellée.
Elle s'est dirigée vers moi avec un grand sourire.
- Hey, sunshine.
- C'est tout ce que tu as à dire ?
- Désolée..
Elle a saisi son portable qu'elle m'a montré.
- Batterie morte, a-t-elle lâché, laconique. J'avais oublié mon chargeur et comme mes parents ont des Iphones, je n'ai pas pu recharger mon pauvre petit nokia tout pourri.
Elle a levé les yeux au ciel, en mentionnant les iphones.
- Alors ? me-suis-je exclamée. Qu'est-ce qu'il s'est passé, chez toi ?!
~ POV Callie ~
- Tu ne peux pas juste me demander de choisir..
J'étais assise sur l'accoudoir d'un fauteuil en cuir, chez mes parents. Je fixais mon père. Ma mère n'était pas là, et j'en étais soulagée. Parce qu'une grosse dispute était à l'horizon.
- C'est pourtant ce que je fais, a-affirmé Carlos Torres, dur et froid, inébranlable.
- Papa c'est moi..ai-je imploré. C'est Callie. Calliope. Ta fille chérie, tu te rappelles ? Pourquoi tu cherches à me faire du mal ?
- Je ne cherche pas à te faire du mal, a-t-il affirmé, et je l'aurais presque cru. C'est pour ton bien. Callie, ce n'est pas normal.
- Quoi, sortir avec une fille ? ai-je ricané. Mais Arizona vaut mille fois mieux qu'Alix, si tu savais.
- Je n'en ai rien à faire Callie, je ne souhaite pas discuter d'elle, avec toi, m'a-coupé mon père. Je veux juste que tu cesses de la voir. Immédiatement.
- Ou quoi ? l'ai-je provoquée.
- Ou tu seras reniée, c'est simple, a-répondu mon père, mortellement sérieux.
J'ai déglutit.
- Sans déconner, ai-je marmonné pour moi même.
Je me suis éloignée de lui, allant vers la cheminée. J'ai sorti mon portable, et j'ai annoncé à Arizona ce qui venait de se passer.
"tu dois choisir alors ?"
Je sentais son inquiétude, à travers ses messages. J'aurais voulu me montrer rassurante. Lui donner des détails. Je n'ai réussi à écrire qu'un:
"ouais."
Sans prendre la peine de vérifier ses réponses, j'ai mis mon portable en muet, l'ai rangé et suis revenue vers mon père pour le convaincre.
- S'il te plaît, est-ce qu'on peut..laisser couler ? ai-je demandé.
Il a hoché négativement la tête, les bras croisés.
- Ça m'est impossible..
- Papa, je ne sais même pas si je suis gay ! me-suis-je exclamée.
Il a haussé les sourcils, avec une telle expression de désapprobation que j'ai senti une larme rouler sur ma joue. Pitoyable. J'ai reniflé, me suis reprise.
- C'est vrai, je n'aime pas les filles, enfin je ne crois pas, ai-je affirmé. Juste Arizona.
- Tais-toi, et romps avec elle.
Outch. Il voulait vraiment me provoquer ?
- Papa, s'il te plaît...
- Quoi, papa s'il te plaît ? a-t-il lâché, énervé. Ce n'est pas comme cela que nous t'avons élevée. Nous t'avons bien inculquée nos valeurs..
- Ouais, je suis un monstre, c'est ça ? ai-je ris, d'un rire sans joie. Vous avez dû manquer quelque chose, parce que vous n'avez pas réussi à me formater. Désolée.
- Tu continues ton petit jeu de provocation et ça ne me plaît guère..
- Mon petit jeu de provocation ?! me-suis-je exclamée, en riant de plus belle, ébahie. Moi, je te provoque ? Alors que, en gros, c'est toi qui me traites de ratée.
Il m'a fixée, obstinément. Il ne semblait pas décidé à parler. J'étais en train de sécher les cours pour me prendre la tête avec lui, j'en avais ras le bol.
- Je te donne une dernière chance, papa, s'il te plaît, ai-je demandé, en me radoucissant. Prends la. On efface, on oublie tout. Je retourne à ma vie, toi à la tienne. On reste en de bons termes. Tu n'es pas obligé de savoir avec qui je sors.
Ses traits se sont durcis davantage. Pourtant, j'ai cru une seconde que j'avais réussi à le convaincre. Faux. Archi faux.
- C'est moi, qui te donne une dernière chance, a-t-il asséné. Tu romps avec cette fille, tu redeviens telle que nous t'avons élevée et on fais table rase. Ardoise propre. Nouveau départ.
Table rase ? Nouveau départ ? Sans Arizona ? Renier tous mes souvenirs avec elle ? J'avais envie de vomir rien qu'à cette pensée. J'ai secoué la tête, négativement.
- Non.
- Non ? a-fait mon père, presque menaçant.
- Non, ai-je martelé, en secouant négativement la tête, de gauche à droite, pour bien insister. Non.
J'ai saisi et enfilé ma veste en jean toute élimée et trouée, et me suis dirigée vers la sortie.
- Où vas-tu ? a-demandé mon père en me suivant dans l'entrée.
- Je me casse d'ici, me-suis-je exclamée.
- Ne fais pas d'erreur, Calliope, a-lancé Carlos.
J'ai ouvert la porte, et le soleil haut dans le ciel, a éclairé la maison. Je me suis retournée vers mon père.
- Tu sais que tu ne pourras plus revenir si tu pars, a-lancé mon père.
- Ça m'est égal.
Et je lui ai violemment claqué la porte au nez, avant de courir hors de vue de la maison. J'ai ralentis le pas et pris la direction du campus. Arizona allait commencer à s'inquiéter. Mais je ne pouvais pas aller la voir dans cet état. Il me fallait un break.
J'ai pris le bus, jusqu'à la plage. C'était assez loin, mais j'avais l'après-midi entier. J'ai voulu dire à Arizona ce qui s'était passé, tout de même. Elle allait me tuer, sinon. Mais je me suis aperçue que je n'avais plus du tout de batterie : mon portable s'était éteint.
"Merde.." ai-je pensé. "J'ai encore dû laisser internet activé."
J'ai glissé l'appareil dans ma poche, et j'ai mis mes lunettes de soleil. Ce jour de mars n'était pas pluvieux. Il faisait froid et un peu humide mais un grand soleil brillait. Un temps contrasté, qui me plaisait.
La mer était agitée. Je suis allée m'asseoir sur le sable sec, en haut de la plage, du côté des dunes. Je suis restée comme ça, longtemps. Très longtemps, j'ai peut-être même fini par m'assoupir.
Ce n'est qu'en fin de journée que j'ai décidé de rentrer. J'ai repris le bus en sens inverse. J'avais un timing parfait avec ma chérie, parce que j'arrivais, au même moment qu'elle sortait de cours. Elle avait l'air énervée. Je suis allée la voir. Je lui ai expliqué que je n'avais plus de batterie. Elle ne tenait plus en place.
- Alors ? a-t-elle lancé. Qu'est-ce qu'il s'est passé, chez toi ?!
- Quelques petites choses, ai-je répondu, sourcils froncés. Ça n'a pas d'importance.
- Comment, ça n'a pas d'importance ? m'a-t-elle répondue.
- On va se reposer ? Je suis crevée..ai-je répondu.
Et déprimée, aussi. C'est vrai que couper les ponts avec ça famille, ça fatigue. Et ça m'affectait un peu plus que je ne le laissais voir. J'ai passé un bras autour des épaules d'Arizona et je l'ai entraînée vers ma résidence. Elle a semblé comprendre, puisqu'elle a eu une expression à la fois heureuse et triste, pour moi.
J'ignorais bien évidemment, qu'elle était en train de penser : "Moins romantique que dans mon rêve, mais au moins, elle m'a choisie."
