LA DECLARATION DE GUERRE


Avertissement : J.K. Rowling est une déesse et tous les personnages lui appartiennent. L'auteur de cette fanfiction est Jeconais, que nous remercions de nous avoir accordé les droits de publication en français.

Equipe de traduction : Alana Chantelune, Alixe, Ann de Montréal, Beru ou Bloub, Eva, Fenice, Fidjii, Gabrielle-trompe-la-mort, m4r13, Popoyo2706, Steamboat Willie, Ttazz, Vert.

NOTE : pas de réponse à reviews, rien ne va aujourd'hui, mon ordi m'a lâchée (je développe un peu plus en fin de chapitre).


Chapitre 8 : It is a hard day's night (1/4)


De : Min

A : Fil

Objet : Cet infâme Serpentard

Au secours !

Au cas où vous ne l'auriez pas remarqué, Severus essaie de me voler mes élèves vedettes. Qualifier Harry et Ginny des Serpentards, et puis quoi encore ! Je ne me laisserai pas faire.

Il faudrait que je puisse prouver que Harry est bien un Gryffondor et que je intervenir dans sa formation tout autant que Monsieur J'enseigne-des formules-de-cuisine-en-latin.

Des idées ?

M.

--

Fffffff


De : Le Serdaigle heureux

A : La Gryffondor contrariée

Objet : Re : Severus

Et bien, je vous envie vraiment tous les deux. J'aimerais bien passer du temps avec Harry pour voir ce qu'il peut faire avec ses remarquables capacités. Il a un tel potentiel qu'il me donne la chair de poule.

Maintenant, en ce qui concerne votre demande … vous allez apprendre à Harry à devenir un Animagus. Pourquoi ne pas exaucer un rêve d'enseignante ?

F.


De : Il est trop tôt pour des devinettes

A : Gnome énigmatique

Objet : Re2: Severus

Que voulez-vous dire ?

M.


De : Il n'y a pas de mal à être énigmatique mon chou

A : Minette grincheuse

Objet : Re3: Severus

Enseignez-lui à être un double Animagus. Je suis sûr que ce garçon a le talent et la capacité pour y arriver, il est toujours plus doué que les autres.

F.


De : Incrédule

A : Génie nordique

Objet : Folie

Filius, mon cher collègue, vous devez être fou, mais la folie a toujours été proche du génie. Ça rabattra vraiment son caquet à Severus.

Merci !

Min

--

Ronronnement joyeux


Tandis que le poing droit de Ginny fendait l'air, elle se remémora le jour où elle avait appris à se battre.

---

- Bill ! Charlie ! s'exclama Ginny, en découvrant ses deux frères aînés à la table du petit déjeuner. Qu'est-ce que vous faites là ?

- Salut Demi-portion, lui sourit Bill. Nous sommes venus te voir.

- Ouais, acquiesça Charlie, avant de lancer un regard entendu à son frère. Nous avons pensé qu'il serait amusant de voir notre petit dragon avant sa première rentrée des classes.

Ginny bondit de joie, courut vers eux, et se jeta dans leurs bras. Elle s'assit sur les genoux de Bill et piqua une saucisse dans son assiette.

- Bill et moi allons t'emmener dehors toute la journée, alors dépêche-toi de manger, lui sourit Charlie.

Ginny engloutit une autre saucisse puis un œuf dans les assiettes des deux garçons et enfin bondit dans les escaliers. Elle se changea rapidement, arrachant le vieux tee-shirt de Charlie dans lequel elle dormait et enfila la première robe qui lui tomba sous la main. Elle mit de vieilles sandales et brossa rapidement ses cheveux roux. Après un rapide coup d'œil vers le miroir, elle dévala les escaliers en un temps record.

Bill et Charlie se regardèrent et se mirent à rire de concert.

- Allez, Demi-portion, fit Charlie en lui tendant la main, on y va !

Ce fut une très bonne journée pour la petite fille. Etre en compagnie de ses frères aînés déchaînés, les écouter se chamailler continuellement pour déterminer le surnom qu'ils allaient lui attribuer, était une de ses activités préférées – davantage même que de faire des farces en compagnie de Fred et George.

- Qu'est ce qu'on vient faire là ? demanda Ginny quand ils arrivèrent dans un grand champ.

Bill et Charlie reprirent leur sérieux en s'installant dans l'herbe avec elle.

- Tu va entrer en classe dans quelques jours, commença Bill.

- Et avec Ron qui est devenu ami avec Harry Potter et tout ce qui se passe en ce moment, nous voulons te donner quelques petits conseils avant la rentrée des classes.

Ginny avait rougi à la mention de Harry avant de soupirer d'un air rêveur.

Bill et Charlie se regardèrent, prenant bonne note de s'assurer que Harry ne s'approche pas trop de leur très chère petite sœur.

- Bon, reprit Charlie, les garçons vont bientôt en avoir après toi et nous voulons te montrer comment repousser leurs avances inopportunes.

- Les garçons sont nuls, dit Ginny excluant mentalement Harry de la description. Et pourquoi en auraient-ils après moi ?

- Parce que tu es très mignonne et que les garçons sont peut-être nuls maintenant, mais ils vont grandir, sourit Charlie.

- Bon ! dit Bill en se levant tout en dépliant ses longues jambes et tendant une main à Charlie pour l'aider à faire de même. Tout d'abord, il faut connaître les endroits vulnérables. Le moyen le plus rapide pour se débarrasser d'un garçon est de lui coller ton genou dans les parties.

Ginny ricana.

Charlie prit sa baguette et se jeta un sort. Il s'agenouilla ensuite, se mettant à la hauteur de sa sœur.

- Bien, continua Bill. Il ne suffit pas d'essayer de les frapper, il faut les achever du premier coup. Sinon, ça va les exciter, ce qui n'est pas le but de la manœuvre. Je veux que tu donnes un bon coup de genou à Charlie.

- Vas-y de bon cœur, l'encouragea ce dernier en hochant la tête. Je me suis appliqué un sort de protection.

Ginny prit une inspiration, s'avança lentement de deux pas et lança son genou aussi fort qu'elle le pouvait. Charlie jeta un bref regard à Bill, secouant la tête, de manière quasi imperceptible.

- C'était pas mal pour un premier essai, l'encouragea Bill. Mais cette fois, je veux que tu te penches quand tu le fais, et que tu essaies de mettre tout ton poids vers l'avant.

Ginny approuva avec enthousiasme et frappa à nouveau Charlie, en se penchant un peu plus vers l'avant, cette fois-ci.

- C'est mieux ! la complimenta Charlie, dont le sortilège lui permettait d'évaluer la force du coup reçu.

Ginny sautilla de nouveau, et demanda innocemment :

- Ce ne serait pas mieux si je faisais comme ça ?

L'adorable jeune fille avança de deux pas rapides et écrasa son genou dans l'entrejambe de son frère aîné en utilisant tout son élan. Charlie et Bill déglutirent à l'unisson. Charlie écarquilla largement les yeux, témoignage silencieux de la parfaite maîtrise de cette technique d'autodéfense.

- Ouais, approuva Bill, C'est bon, Demi-portion.

Charlie se remit sur pied, et offrit un large sourire à Bill :

- A toi, maintenant.

Bill utilisa à son tour sa baguette pour s'appliquer un sortilège de protection sur le visage.

- Tu ne peux pas toujours utiliser ce coup, Dragonnette, lui expliqua Charlie, car c'est considéré comme un coup bas. C'est pour ça que nous allons maintenant t'apprendre à donner des coups de poing.

- Super ! s'exclama Ginny en sautillant et enlaçant spontanément ses frères.

Les deux grands frères se regardèrent par-dessus sa tête, reformulant leur promesse de surveiller Ginny par tous les moyens.

Charlie leva son poing droit :

- La première chose à savoir est comment tenir ta main. Je veux que tu formes un poing et qu'ensuite tu enveloppes de ton pouce le reste de tes doigts. Attention, ne monte pas plus haut que la première jointure.

Ginny s'exécuta en se mordillant la lèvre inférieure.

- Bien, il est important que tu fermes bien ton poing, continua Charlie. Tu dois former une ligne droite depuis ton bras jusque ton poing, en passant par ton poignet. Cela t'empêchera de te faire mal.

- D'accord.

- Maintenant tu vas reculer ton poing le plus vite possible puis l'envoyer vers l'avant, en gardant ton bras bien tendu. Quand tu seras à proximité du cou de Bill, tu infléchiras légèrement la direction de ton poing. C'est comme ça qu'on gagne en force.

Ginny écouta attentivement et suivit les instructions. Elle rit joyeusement quand son poing encaissa le choc sans qu'elle ne ressente aucune douleur, grâce aux charmes d'amortissements sur le cou de son frère.

- Bon début, Dragonnette ! lui dit affectueusement Charlie. Réessaie, mais souviens-toi de bien commencer en ligne droite.

Ils travaillèrent ensemble plusieurs heures, Charlie et Bill adoptant le rôle de la cible à tout de rôle, jusqu'à qu'ils s'estiment satisfaits des progrès de leur soeur.


Son coup atteignit bruyamment le point d'impact, claquant la mâchoire de Cho Chang, d'une technique digne d'un catcheur. La jeune asiatique s'envola en arrière, inconsciente, avant même de toucher le sol.

Ginny dégaina sa baguette, la pointa sur la jeune fille au sol en grondant "Ennervate".

Cho ouvrit lentement les yeux et lança un regard mauvais à Ginny lorsqu'elle se souvint de ce qui c'était passé. Elle tâta sa mâchoire avec précaution.

- Putain, mais qu'est-ce qui te prend d'embrasser mon copain , demanda Ginny.

- C'est Harry qui voulait m'embrasser, mais il ne le savait pas, protesta Cho.

Ginny leva les yeux au ciel et, comme si elle parlait à une enfant de six ans, elle expliqua

- Quand Harry veut embrasser quelqu'un, il y met de la volonté. Pour commencer, il aime t'entourer de ses bras, au niveau des épaules et de la taille. Il t'attire tout contre lui, et pendant qu'il t'embrasse, ses mains te caressent le dos, te donnant ainsi un sentiment d'amour et de chaleur. Et il n'a sûrement pas ses bras tendus en train d'essayer de te repousser !

Cho recouvra lentement ses esprits. Les deux filles ne s'étaient pas rendues compte que la foule s'agglutinait autour d'elles.

- Tu es une experte, bien sûr, ricana Cho. Il sort avec toi uniquement parce que tu passes la moitié de ton temps couchée sur le dos.

- J'aimerais que tu saches une chose, dit Ginny d'un ton glacial, ses yeux flamboyant, refusant de se laisser insulter par le troll en face d'elle. Harry et moi semblons être les seules personnes de notre année qui ne couchent pas ensemble. Et ce n'est pas parce que nous n'en avons pas envie, mais parce que nous voulons le faire au bon moment, et pas seulement en réaction à un certain Impuissant des Ténèbres qui en a après Harry. Il se trouve que j'aime Harry et je suis convaincue qu'il m'aime aussi. Trouve-moi un autre mec qui permettrait à sa copine de lui imposer son rythme, même quand elle le rejoint dans son lit au milieu de la nuit. Harry est, et a toujours été, la définition même d'un homme d'honneur. Il ne me tromperait que cinq minutes après avoir décidé de devenir Mangemort et de servir l'Impuissant des Ténèbres !

- Mais Marietta avait dit que..., laissa échapper une Cho interloquée.

Du coin de l'oeil, Ginny vit Marietta pâlir puis tourner les talons et partir à fond de train.

- Arrêtez-la ! cria Ginny brandissant sa baguette.

Près d'elle, Harry sortit sa baguette factice, mais s'arrêta, suivant du regard la trajectoire des jeunes filles.


Hermione rentrait accompagnée de Ron d'une réunion des préfets matinale, quand elle entendit les appels de Ginny. Elle en chercha la source du regard et analysa rapidement la scène qui s'offrait à elle. Elle vit l'hématome sur le visage de Cho, la fureur dans le regard de Ginny et l'inhabituelle expression vide sur celui de Harry. Marietta courait vers elle comme si elle avait le diable aux trousses, ce qui correspondait bien à Ginny quand elle était de mauvaise humeur, jugea-t-elle, amusée.

A ses côtés, Ron sortit sa baguette, prêt à jeter un sort à la fuyarde. Hermione ne prit pas la peine de faire de même, l'instinct reprenant le dessus. Elle s'accroupit, sa main gauche effleurant le sol pour se maintenir en équilibre. Elle se pencha légèrement en arrière et patienta, laissant sa proie se rapprocher sans la voir.

Avec un grognement, Hermione poussa de toutes ses forces sur ses jambes et se projeta en avant, envoyant son épaule droite directement dans le large estomac de la fille, exécutant ce qu'on pourrait simplement qualifier de plaquage parfait

Les pieds et la tête de Marietta continuèrent leur mouvement alors que son torse était brutalement arrêté et violemment projeté en arrière. Son corps se contorsionna pour prendre la forme d'un U. Avant qu'elle ne puisse même espérer retrouver son équilibre, Hermione la balança violemment au sol. La jeune fille se remit sur pieds et regarda de haut sa victime qui, au bord de l'asphyxie, devenait peu à peu violette.

- Ça, c'est aussi pour l'année dernière, sale rapporteuse ! lui cracha rageusement Hermione.

Ginny arriva auprès des combattantes et étreignit rapidement Hermione en la remerciant. Puis la jeune rousse sortit sa baguette et la pointa vers le visage de la fille couchée sur le sol.

- A moins que tu ne veuilles subir éternellement le sortilège de chauve-furie, tu ferais mieux de parler, gronda-t-elle.

- C'est Pansy, souffla Marietta, terrifiée par l'expression démoniaque de Ginny. Elle m'a dit que si je ne mettais pas fin à ta relation avec Potter, elle dirait à Cho que je me servais d'elle.

Un faible halètement de confiance trahie lui fit écho derrière elle, mais la jeune fille ne semblait pas pouvoir s'arrêter de parler.

- C'était facile, j'ai juste dit du mal de toi à plusieurs reprises et encouragé Cho à croire qu'elle pouvait te le piquer. J'ai tout arrangé, même le moment où elle devait passer à l'attaque.

- Comment as-tu fait ?

- Avec cette carte que Pansy m'a donnée, dit-elle, sortant un morceau de parchemin de sa poche.


Harry observait sa petite amie interroger la petite rapporteuse avec un léger sourire aux lèvres. Il n'avait jamais douté que Ginny comprendrait qu'il n'était pas en train de la tromper, mais il avait réalisé l'importance que prenait pour lui leur relation quand elle avait expliqué précisément comment elle savait qu'il n'était pas en train d'embrasser Cho de son plein gré.

Le sort de vérité qu'il avait subrepticement lancé sur Marietta fonctionnait à la perfection, et il se sentait réellement désolé pour Cho. Quand Marietta mentionna la carte, Harry la lui arracha des mains.

- Méfait accompli, murmura-t-il, son cœur battant la chamade.

Il regarda la carte transformée en un simple morceau de parchemin.

- Je jure solennellement que mes intentions sont mauvaises, continua-t-il.

Des mots apparurent sur la carte : "Première version de la carte des Maraudeurs, abandonnée pour cause de sort de localisation des professeurs défectueux."

Harry annula le sort qu'il avait jeté sur Marietta d'une ondulation de baguette, profondément mécontent à l'idée que Pansy ait osé utiliser un des projets des Maraudeurs contre lui.

- On dirait que je me suis trompé à son propos, murmura Harry, en parlant de la Serpentard. Je suis…

- Attends Harry, l'interrompit Blaise, nous nous chargerons de Pansy, je te le promets. Ne te prends pas la tête avec ça.

- Ouais, confirma Lavande. Ce n'est qu'un détail. Elle va payer pour avoir essayé de mettre fin à votre relation, nous te le promettons.

Derrière elles, Luna, Parvati et quelques autres filles marquèrent leur accord. Harry prit une profonde inspiration et hocha la tête.

- Merci, leur dit-il, leur adressant un sourire timide mais néanmoins plein de gratitude et retourna auprès de sa petite amie. Ginny observait la fille prostrée au sol, puis fit remonter son regard vers Cho, qui semblait secouée et prête à pleurer – une fois de plus.

- Va t'en, dit-elle à Marietta. Reste loin de moi, de Harry et de tous nos amis, ou nous te le ferons regretter.

Marietta se mit à quatre pattes et déguerpit. Quand elle réalisa qu'elle n'obtiendrait plus jamais rien de Cho désormais, des larmes jaillirent de ses yeux et elle partit en courant vers la Salle Commune des Serdaigles.

- Je suis désolée, dit simplement Cho, en les rejoignant. Je pensais… et bien, je ne sais pas à quoi je pensais. (Elle regarda directement Ginny.) Je voulais tellement la croire, que je l'ai laissée l'emporter sur le peu de bon sens que j'avais. Ça ne se reproduira plus.

Cho se tût puis tourna les talons, s'apprêtant à partir.

- Cho, appela Ginny.

Elle rejoignit la jeune asiatique et, quand Cho se tourna vers elle, elle lui appliqua un sort de guérison sur la mâchoire, réparant les dégâts que son coup avait provoqués.

- Merci, dit doucement Cho. Je ne le méritais pas.

Elle se détourna pour reprendre son chemin à travers la foule, prenant la mesure de la trahison de sa soi-disant amie.


- Bien, tout le monde, cria Ron, le spectacle est terminé. On va tous aller prendre le petit déjeuner maintenant.

La foule se dispersa et l'on vit les filles qui s'étaient portées volontaires pour s'occuper de Pansy marcher de concert en échangeant leurs idées.

Au même moment, Hermione et Ginny s'écrièrent : "Je n'aurais pas dû la frapper !" Les yeux de Harry et de Ron se rencontrèrent un bref instant. Ils échangèrent un regard ironique avant d'attraper la main de leur copine pour l'entraîner dans une classe vide.

---

Ginny avait l'air un peu inquiet. Harry semblait lutter pour cacher ses émotions, et elle était sûre de se voir reprocher d'avoir frappé Cho. Harry poussa la porte de la salle et la claqua en un grand bruit derrière eux.

Il se tourna vers la jeune fille, et la poussa contre le mur, les yeux brillants.

- Harry, je suis..., commença Ginny.

- Sais-tu ce qui t'arrive quand tu es passionnée par quelque chose , demanda Harry.

- Pardon ? lui retourna Ginny, secouant légèrement la tête comme si elle ne l'avait pas bien entendu.

- Tes yeux luisent.

- Hein ? répondit savamment Ginny.

- Tes yeux luisent, lui répéta-t-il.

- …désolée, dit Ginny, sur une note à moitié interrogative.

- Je ne le serais pas, murmura Harry, sa voix soudainement beaucoup plus profonde, envoyant des frissons le long de la colonne vertébrale de Ginny.

- Je ne devrais pas ? demanda-t-elle complètement désorientée.

- Non. As-tu la moindre idée à quel point ça peut être sexy ?

La suite de leur conversation ne produisit pas d'autre son que celui d'un Harry embrassant sa petite amie de tout son coeur.


- Je n'aurais pas dû faire ça, s'inquiétait Hermione en suivant Ron à l'intérieur d'une salle de classe. Je suis préfète ! Quelle sorte de préfète attaque une autre fille comme ça ? Au vu et au su de tous les élèves, en plus. Et mes épaules me font mal. Je serai sûrement renvoyée, ou pire, démise de mes fonctions de préfète !

Ron essayait avec difficultés de ne pas rire pendant qu'elle débitait sa tirade. Ce matin avait été génial pour lui. Il avait retrouvé ses amis et était à nouveau plongé au cœur des événements, au lieu d'en être seulement le spectateur. C'était la première fois que Harry lui envoyait ce regard amical, chargé de compassion, parce qu'il devait se coltiner Hermione. Avec sa baguette, il lança sur l'épaule de son amie un sort de guérison qui fonctionna à merveille, ainsi qu'il eut la fierté de le constater.

- Merci, le remercia-t-elle, visiblement surprise par ses compétences. Mais je serai quand même renvoyée. Et qu'est-ce que tu dois penser de moi, faire ça à un élève, continuait-t-elle à se fustiger.

- Ouais, à ce propos, l'interrompit Ron, c'était probablement la chose la plus excitante que j'ai jamais vue et je meurs d'envie de t'embrasser comme un fou, maintenant.

- Qu… ? fut tout ce que Hermione put formuler, avant que les lèvres de Ron ne se posent sur les siennes.


Ron, Harry, Hermione et Ginny arrivèrent dans la Grande Salle un peu en retard. Ils prirent place, ignorant les larges sourires et les regards de connaisseur dont les filles faisaient les frais. Leur mise était quelque peu débraillée et leurs regards étaient rêveurs.

- Alors, qu'as-tu de prévu pour aujourd'hui, Harry , demanda Hermione.

- J'ai un cours d'Occlumentie pour commencer, mentit-il avec aplomb. Ensuite deux heures de potions et après je dois emmener Lav et Parv chez Gringotts pour ouvrir un compte professionnel, m'assurer que les jumeaux vont bien et que Abe est toujours d'accord pour notre nouveau projet, puis ramener les filles ici, puis transplaner pour voir Sirius puisque nous devons avoir une petite conversation au sujet de sa conduite.

Ron et Hermione échangèrent un regard amusé.

- Harry, pourrais-tu nous expliquer deux trois petites choses ?

- Bien sûr.

- Qui est Abe, quel nouveau projet, pourquoi les jumeaux, pourquoi Lavande et Parvati ont-elles besoin d'un compte professionnel, et qu'est-ce qui ne va pas avec la conduite de Sirius ? demanda Ron d'une seule traite.

Harry cilla en réalisant que ses amis avaient manqué pas mal de choses ces derniers temps. A ce moment, le directeur demanda d'une voix forte :

- Oui, Miss Quirke ?

La jeune fille s'approchait de la table principale, affichant un regard déterminé.

- Monsieur, nous nous sommes interrogés sur la récompense que nous pourrions proposer à Harry, pour avoir organisé le sauvetage du Professeur Rogue.

Harry cligna une nouvelle fois des yeux et se tourna, surpris, vers le directeur.

- Parfait, dit Dumbledore, un heureux sourire aux lèvres, et les yeux pétillants par-dessus ses lunettes en demi-lune. Dites-nous ce à quoi vous avez pensé, je vous prie, mon enfant.

- Nous pensons que Harry devrait recevoir un poste de professeur assistant, avec sa propre chambre et tout, et qu'il soit officiellement responsable de l'AD, répondit Orla après avoir pris une profonde inspiration.

- C'est une très bonne idée, Miss Quirke, admit Dumbledore, après une légère pause.

Il se retourna vers un Harry stupéfait :

- Harry, viens donc me voir après le déjeuner, nous parlerons de tes nouvelles responsabilités et de ta nouvelle chambre. Et nous envisagerons également de doter l'AD d'un créneau horaire un peu plus officiel, ajouta-t-il après une nouvelle pause.

La clameur d'approbation des membres du club fut aussi assourdissante que spontanée. Une fois le brouhaha apaisé, Dumbledore sourit aux étudiants :

- Miss Quirke, vous avez fait gagner 20 points pour Serdaigle.

Orla rougit et retourna à sa place, sous les félicitations de ses camarades de maison.

- Alors, Monsieur le professeur assistant Potter, plaisanta Ron, pouvez-vous maintenant répondre à ma question, ou est-ce désormais indigne de vous ?

Harry lui jeta un regard mauvais, puis prit un air sardonique :

- Hé, qui a droit à ses propres appartements privés, maintenant ?

- Ça veut juste dire que je pourrai utiliser ton lit pour poser mes affaires, répliqua Ron d'un ton détaché.

Les deux filles éclatèrent de rire, et Harry commença à narrer les événements des deux derniers jours.


De : Troublé

A : Celle qui sait tout

Cc : Mes deux Weasley préférés

Objet : Petit-déjeuner

Hermione,

Dis-moi exactement pourquoi Orla (si c'est bien son nom) a demandé une récompense pour moi lors du petit déjeuner ?

H


De : Celle qui ne sait pas vraiment tout (mais j'y travaille)

A : Etonné et troublé

Cc : Bizarrement, mes deux Weasley préférés aussi

Objet : Re : petit déjeuner

Effectivement, Harry, Gin et moi voulions te parler de cela.

Il semble qu'Orla soit la présidente du fan club non-officiel de Harry Potter. Avant d'exploser, respire profondément, et détends-toi. Je les ai à l'œil et ils sont tout à fait raisonnables.

Nous pensons que tu devrais reconnaître publiquement leur existence. Tu n'auras pas grand-chose à faire, sauf éventuellement poser pour quelques photos. Je sais que tu détestes faire ce genre de choses, mais pense aux avantages que nous pourrions en tirer.

Ceux qui appartiennent à ton fan club n'iront pas rejoindre les Mâche-morts et tu seras une référence pour eux quand les choses iront mal. Nous pouvons également leur donner un badge de membre, comme pour l'AD, qui serait un Portoloin discret, pour leur permettre de fuir facilement en cas d'attaque.

Hermione


De : La plus jeune de tes deux Weasley préférés

A : L'objet de mon affection

Cc : Mon couple préféré

Objet : Re2 : petit déj

Hermione a raison, Harry. Nous avons ici l'opportunité d'agir dans le bon sens. Même si j'aimerais mieux qu'elles ne s'approchent pas de toi (tu es à moi !), c'est une bonne idée. En outre, je pourrai prendre les photos de toi, tu n'auras donc pas à craindre que quelqu'un les détourne à son profit – de toute façon je garderai pour moi les bon clichés !

Ginny


De : Celui qui gémit

A : Le duo persuasif

Cc : Ron

Objet : Re3 : petit dej

Je jure que toutes les deux arriveriez à me convaincre de rejoindre Voldemort.

D'accord, ça peut être rendu officiel. D'accord, nous leur créerons des Portoloins. D'accord, je poserai pour ces damnées photos.

Mais à une condition ! Je veux des photos de Ginny en échange !

H.


Harry se dirigeait vers la salle de classe du Professeur McGonagall, pour y trouver son professeur confortablement assise dans un fauteuil qu'elle avait matérialisé pour le cours.

- Bonjour professeur, dit Harry, ne sachant pas si elle l'avait entendu entrer ou non.

- Un des avantages de devenir professeur, Harry, commença McGonagall d'une voix très amicale, est que tu es désormais un membre de l'équipe et, en tant que tel, tu peux nous parler d'égal à égal quand nous sommes entre nous. Evidemment, en public nous maintenons un certain formalisme dans nos rapports. Tu peux donc m'appeler par mon prénom.

Harry s'assit en face d'elle, créant un siège identique au sien d'un geste de sa baguette magique.

- Cela me prendra un peu de temps avant que je m'y habitue, admit-il un peu piteux. A chaque fois que je vous vois, j'ai l'impression de tout juste débarquer du Poudlard Express.

Minerva rit en rejetant sa tête en arrière.

- C'est intentionnel de ma part, Harry. C'est indispensable quand on a à faire à des enfants chahuteurs, sans aucune notion du danger – particulièrement ceux qui aiment se battre contre des trolls de la taille d'une montagne.

Harry sourit, lui concédant ce point. Le professeur, beaucoup plus souriante qu'à l'accoutumée, replia ses jambes sous elle et s'installa dans une position qui ressemblait à celle d'un chat.

- Harry, la première chose que nous allons faire est discuter pour tâcher de découvrir en quels animaux tu vas te transformer.

- Animaux ? s'enquit Harry. Je pensais qu'on ne pouvait se transformer qu'en un seul animal ?

- C'est méprise assez commune, mentit sereinement McGonagall. Prendre la forme d'un animal demande beaucoup de pratique, Harry, et les gens ont tendance à s'arrêter là, parce qu'ils ont atteint leur but. Nous allons travailler sur deux pour commencer.

- Oh, d'accord, dit Harry, qui semblait intéressé par cette perspective. Alors, en quels animaux pensez-vous que je pourrais me transformer ?

McGonagall agita sa baguette, et une plume et un parchemin apparurent.

- Ne t'inquiète pas, plaisanta-t-elle en réponse à son regard interrogateur quand la plume se mit à tracer des mots sur le parchemin, ce n'est pas une plume à papotte. Ferme les yeux, Harry, je veux que tu te détendes pendant que je te pose quelques questions. Réponds la première chose qui te passe par la tête.

Harry ferma ses yeux comme on l'en avait prié, balança ses jambes sur un des accoudoirs de son fauteuil et s'adossa contre l'autre.

- Les questions que je vais te poser sont plutôt personnelles. S'il te plaît, aie confiance en moi et réponds.

Il hocha la tête pour toute réponse.

- Que ressens-tu pour Ginny ?

- Je l'aime, dit-il tranquillement.

- Te vois-tu avec elle dans le futur ?

- Oui. Je me vois marié à elle.

- Et à propos des autres filles ?

- Aucune n'arrivera à la cheville de Ginny, répondit-il, considérant en son for intérieur que les questions étaient plus qu'un peu personnelles.

- Comment te sens-tu quand tu es hors de l'école avec elle ?

Harry réfléchit une seconde.

- Protecteur. Je sais qu'elle peut se défendre toute seule, mais je veux être là pour en être sûr.

- Je sais que tu t'es disputé avec Ron sur le fait que tu sortais avec Ginny, pourquoi lui as-tu pardonné ?

- Parce que c'est mon ami. C'est mon plus proche ami depuis mon arrivée à l'école. Mon premier véritable ami et je sais qu'il sera là pour moi si j'en ai besoin.

- Et au sujet de Voldemort ?

Harry laissa passer quelques secondes.

- Dis-moi juste la première chose qui te vient à l'esprit Harry. Il n'y a ni bonne ni mauvaise réponse, ici.

- Je le descendrai, murmura Harry. Je le vaincrai. Je le dois.

- Pourquoi ?

- Parce qu'il se tient entre mes amis et une vie saine, heureuse.

- Quel est, à ton avis le meilleur moyen de le vaincre ?

- En travaillant ensemble : tous les gens en qui j'ai confiance seront à mes côtés et pourront se charger des Mangemorts. Je pourrai ainsi faire son affaire à Voldemort.

Minerva regarda la page d'écriture, et sourit.

- Loyauté, détermination, un seul amour, indulgence, travail d'équipe.

Elle était quasiment sure de pouvoir déjà deviner un des animaux. Elle était impatiente de voir la réaction de Voldemort quand il le découvrirait.

- Hormis Ginny, qu'aimes-tu le plus ?

- Voler.

- Pourquoi ?

- Je me sens libre, comme s'il n'y avait rien au monde qui puisse m'atteindre. C'est seulement moi contre les éléments, seuls moi et ma technique comptent. Je n'ai aucune responsabilité.

- Quelle est ta figure préférée ?

- La descente en piqué. J'adore voler en piqué, et redresser juste avant de toucher le sol. Surtout quand je pourchasse le Vif d'Or. Ça réagit comme si c'était vivant et je dois l'attraper.

Le professeur se sourit à elle-même, pas vraiment surprise que ses questions aient produit de tels résultats.

- Harry, sa voix était aussi basse et douce qu'elle le pouvait. Je veux que tu plonges plus profondément dans ton esprit. Ecoute le son de ma voix et détends-toi de plus en plus. Chaque mot que tu entends t'emmène plus profondément en toi.

Elle laissa passer quelques secondes.

- Quand tu regarderas plus profondément en toi, tu verras deux formes venir à toi.

- Je les vois, murmura Harry, d'une voix teintée de crainte.

- Que vois-tu Harry ?

- Ils sont magnifiques, murmura le jeune homme. Le premier est si fort, si brave. Il prend soin de sa meute, s'occupe de son bien-être et la mène là où il faut. Il est noble, il force le respect et l'admiration. Le second est libre. Il vole, pique vers le sol, et attrape des rats dans ses serres. Il est triomphant et fier.

- Ces animaux, quels sont-ils, Harry ?

- Le premier est un loup, il a une fourrure noire et mes yeux. Il est près de moi et me renifle. Il m'aime bien !

- Et l'autre ?

- C'est un faucon. Il est tout noir, sauf des bandes vertes autour des ailes. Il se pose sur mon épaule. Il a mes yeux aussi.

Il s'interrompit quelques secondes, et eut l'air de frissonner.

- Ils sont partis, dit-il d'un air triste.

- Non, ils ne sont pas partis Harry, sourit doucement McGonagall. Ils sont à l'intérieur de toi. Tu as trouvé tes formes d'Animagus. Je veux que tu écoutes ma voix Harry et que tu la suives jusqu'à la lumière. Reviens vers moi et vers Ginny.

Elle continua de parler pendant encore quelques minutes, sortant Harry de sa transe avec doigté.

- Eh bien, dit doucement Harry. C'est comme ça que tout le monde trouve ses formes d'Animagus ?

McGonagall hocha la tête.

- On dit souvent que c'est l'animal qui nous choisit, car personne ne sait ce qu'il va trouver quand il cherche en lui. J'ai appris que ton père et Sirius s'étaient hypnotisés mutuellement, avant de s'occuper de Pettigrow. Comment te sens-tu ?

- Plutôt fatigué, reconnut Harry, dissimulant un bâillement.

- Tu as une demi-heure pour faire un petit somme avant ton cours de Potions.

- Merci, dit Harry, en se pelotonnant et se couchant en chien de fusil.

Minerva le regarda dormir un moment, puis métamorphosa un livre en une couverture dont elle le recouvrit.

- Tu es un jeune homme remarquable, Harry, lui murmura-t-elle doucement, lui caressant furtivement les cheveux et se demandant ce qu'il serait advenu si elle l'avait élevé.

Elle se dirigea vers le bureau, et sortit des devoirs à corriger, écartant ces élucubrations de son esprit. Une demi-heure plus tard, elle se leva et alla réveiller le jeune homme. Harry s'éveilla brusquement, immédiatement sur ses gardes, avant de se détendre en voyant le visage souriant de son professeur.

- Il est l'heure de ton cours de Potions, Harry. Nous commencerons à travailler sur les transformations proprement dites la prochaine fois.

Ils furent interrompus par un groupe d'élèves de première année qui entraient bruyamment en classe.

- Nous ne sommes pas une cour de récréation, lança McGonagall d'un ton sec. Veuillez prendre place en silence, pendant que je termine avec l'Assistant Potter.

- Merci de m'avoir prêté votre salle aujourd'hui, dit poliment ce dernier, adoptant une expression sérieuse.

Minerva, dos à la classe, leva les yeux au ciel et tira la langue.

- Vous êtes plus que le bienvenu, Monsieur Potter, répondit-elle pour accréditer la thèse selon laquelle Harry avait emprunté la salle de classe pour une séance d'Occlumentie.

Harry lutta pour conserver un visage sérieux et salua le professeur d'un signe de tête. Il sortit, estomaqué d'avoir découvert que son professeur, d'apparence si austère, se révélait en fait d'une nature espiègle – nature qu'il appréciait réellement.


De : Min

A : La merveilleuse petite personne

Objet : Idée

Oh Filius !

Ça a parfaitement marché ! Je lui ai menti comme une Serpentard, conformément à ce que nous avions prévu. Après lui avoir sorti de la tête le concept d'animal unique, je l'ai plongé dans la transe normale et lui ai posé quelques questions tout à fait inédites.

Je l'ai amené à penser à Ginny, ce qui l'a vraiment détendu, puis je lui ai simplement demandé de rechercher deux animaux. Ils sont venus à lui, se glissant ensemble hors de son subconscient, et il les a acceptés tous les deux instantanément.

Je suis si excitée et si impatiente d'en parler à Albus et Severus.

Min.

--

rrrron rrrron


De : Fil le sautillant

A : Magnifique Min

Objet : Re : idée

C'est génial ! Mais vous avez omis de m'indiquer de quels animaux il s'agit... Vous n'allez pas me faire languir, n'est-ce pas ?

F.


De : Bouche cousue

A : Le curieux

Objet : Re2 : Idée

Bien sûr que si !

--

rrrrroooonnn


De : Nerveux

A : Lunatique

Objet : Ce soir

Mon vieux Lunard,

L'inquiétude m'étreint en pensant à la visite de Harry. Tu n'as aucune idée de ce qu'il va me dire, hein ? Le sommeil me fuit en ce moment – vois comme je me suis levé aux aurores !

Siri

--
Pleurniche pathétiquement


De : Le très justement appelé lunatique

A : Vient de découvrir les locutions

Objet : Re : Ce soir

Je crains qu'il n'y ait que toi qui puisses prétendre qu'il est tôt, Sirius. La plupart des sorciers bien élevés sont debout depuis des heures.

Concernant la visite de Harry, oui, j'ai une petite idée de ce dont il pourrait te parler. C'est quelque chose que Lily aurait dit… En fait, imagine une "discussion" à la Lily combinée aux manières de James.

RJL


De : Troublé et perplexe

A : Souffre de diarrhée verbale

Objet : Re : Re : Ce soir

Ok, j'ai essayé d'utiliser des expressions plus recherchées que d'habitude, Juanita a une certaine influence sur moi. Savais-tu que les Moldus ont des centaines de mots d'argot que nous ne connaissions pas ? Je ne m'étais jamais autant intéressé à une langue étrangère auparavant.

Un discours de Lily avec les manières de James ? Gloup. Harry ne peut-il pas simplement utiliser ses ramures et me balancer dans un arbre ou quelque chose comme ça ? Je préférais de loin cette punition à un James calme et prenant son air sérieux.

Maintenant je suis vraiment inquiet et je retourne au lit - j'ai besoin d'un câlin !

SB


De : Jumeau n°1

A : Jumeau n°2

Objet : Au sujet de nos affaires

Eh bien, je ne sais pas pour toi, mon cher jumeau, mais je me sens super bien. Si je ne le savais pas déjà – ce qui n'est pas le cas – je serais tenté de dire que Harry a fait un peu plus que de nous mettre au lit la nuit dernière.

Nous devrions lui demander ce qu'il nous a fait. Imagine la fortune que nous pourrions nous faire si on vendait de l'alcool… avec un sort anti-gueule de bois en prime.

Enfin bref. Je vais prospecter pour nous trouver une boutique.

Pourquoi ne ferais-tu pas une petite recherche sur la Bièraubeurre actuelle ? J'adore la concurrence mais je ne cracherais pas sur un monopole absolu sur le marché.

Fred

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Farces pour Sorciers Facétieux - Ouverture prochaine sur le Chemin de Traverse


De : Jumeau de gauche

A : Jumeau de droite

Objet : Droit devant toi

Je me suis déjà penché sur le cas de la Bièraubeurre – difficile à croire, mais je suis en ce moment même dans une bibliothèque… volontairement ! Qu'est-ce qui m'est arrivé ?

De toute façon, je suis quasiment sûr que nous ne pourrions pas recréer la magie de Harry. Je pense que c'est le fameux système sans baguette dont Abe a parlé. J'ai remarqué qu'il l'a pratiqué à plusieurs reprises, de façon désinvolte et discrète.

George

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De : Jumeau du haut

A : Jumeau du bas

Objet : Magie sans baguette

Je l'ai aussi remarqué, très intéressant – et, plus encore, le fait que notre chère sœur semble trouver ça parfaitement banal.

Bon de savoir, malgré tout, que l'Impuissant des Ténèbres, et peut-être Albus, sont les deux seules autres personnes à pouvoir en faire autant. J'ai le sentiment que Harry est en train de manigancer un plan pour le vaincre – et que nous serons au cœur de l'action.

Magnifique, n'est-ce pas ?

Forge

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De : Jumeau de devant

A : Jumeau de derrière

Objet : Oh Merlin !

Fred, tu ne devineras jamais à qui appartiennent les usines de Bièraubeurre !

C'est génial !

Gred

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De : Jumeau qui a mordu à l'hameçon

A : Jumeau qui a lancé l'appât

Objet : Re : Oh Merlin !

Eh bien, vu ta réaction, je dirais que ça a quelque chose à voir avec les Mangemorts ?

F.

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De : Maître des recherches

A : Fidèle allié

Objet : Re : Re : oh Merlin !

C'est LUCIUS MALEFOY !

La majeure partie des revenus financiers de la fortune des Malefoy provient de la Bièraubeurre. C'est un imbroglio compliqué d'entreprises, mais j'ai réussi à avoir le fin mot de l'histoire.

Il faut que nous le disions à Harry cet après-midi ; il saura en tirer partie. Pense que nous avons là une chance de causer un gros trou dans les finances d'un des plus importants partisans de l'IdT.

Un G. excité

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Harry jeta un regard à sa montre, et réalisa qu'il était en retard en Potions. Il entra juste avant que Rogue ne commence à parler. Celui-ci arqua un sourcil dans sa direction, curieux de connaître la raison de son retard.

- Pardonnez-moi, Professeur Rogue, s'excusa Harry, mais ma séance d'Occlumentie a légèrement dépassé l'horaire prévu.

- Mr. Potter, j'espère que vous me permettrez un jour de vous donner d'autres leçons dans cette matière. Je crois que les choses ont assez changé entre nous pour rendre l'expérience plus bénéfique pour tous les deux.

- J'en serais heureux, Monsieur, affirma Harry.

- Asseyez-vous, Harry, dit Rogue, se retournant pour écrire au tableau.

La porte des cachots s'ouvrit et Drago Malefoy entra, avec toute l'arrogance de ses cinq minutes de retard habituel.

- Ahh, Monsieur Malefoy, dit Rogue d'un ton glacial, l'amabilité dont il avait fait preuve pour Harry ayant totalement disparue. Trop aimable à vous de daigner enfin vous joindre à nous. Cependant, ce cours a commencé depuis cinq minutes. J'espère sincèrement que vous avez une bonne explication à votre retard.

- Mais..., commença Drago, l'air stupéfait.

- 'Mais' n'est pas une bonne explication, ricana Rogue avec dédain. Etait-ce une obligation incontournable, une réunion de Mangemorts à laquelle assister ?

- Non, je... , s'interrompit Drago, réalisant qu'arguer qu'il était toujours en retard ne l'aiderait probablement pas.

- Retenue, Monsieur Malefoy, avec Monsieur Rusard demain soir. J'ai entendu dire qu'il avait quelques toilettes qui avaient grand besoin de nettoyage.

- Mais il y a l'entraînement de Quidditch demain soir !

- 10 points en moins pour Serpentard pour avoir contesté la punition d'un professeur, cracha instantanément Rogue. Je crains que l'équipe ne doive faire sans votre incommensurable talent. Et au vu de votre taux de succès de ces cinq dernières années, j'ai peine à croire que ce soit une grande perte.

- Je leur ai acheté leurs balais !

- Vous prenez sans aucun doute vos rêves pour la réalité, Monsieur Malefoy, répondit Rogue en secouant tristement la tête. Je pensais que vous aviez compris que c'était votre père qui avait fait don de ces balais à votre maison. Et encore 10 points de moins pour Serpentard pour avoir continué à discuter. Asseyez-vous, Monsieur Malefoy, avant que vous ne fassiez perdre tous ses points à la maison Serpentard.

Drago prit un air digne, tentant visiblement de cacher ses émotions, et se dirigea vers sa place habituelle.

- Pas ici, l'interpella Rogue. Je crois que Miss Zabini se passera de votre excellente assistance. Il y a une place au fond. Veuillez vous y installer.

Draco se renfrogna et se déplaça jusqu'au bureau inoccupé. Il s'assit et commença à bouder.

- Maintenant, dit Rogue de retour au tableau, qui peut me dire quelle potion vous obtenez en ajoutant de l'asphodèle à une infusion de Veracrasses ? Monsieur Malefoy ?

Quoi ? demanda Draco, qui n'avait pas écouté la question.

Rogue soupira et leva les yeux au ciel.

- Comme s'il ne suffisait pas que vous arriviez en retard, Monsieur Malefoy, vous faites honte à vos camarades avec votre inaptitude à répondre à une question de première année. Encore 10 points en moins pour Serpentard. Miss Granger, voudriez-vous, s'il vous plaît, répondre à la question ?

- La goutte du Mort-vivant, Professeur, répondit savamment Hermione, avant de tenir sa langue, sachant pertinemment qu'il détestait qu'on parlât pour ne rien dire.

- Excellent. Dix points pour Gryffondor.

Le cours continua dans le même esprit, les Gryffondor n'en croyant pas leurs yeux de voir le Maître des potions saper habilement toute l'autorité autrefois détenue par Malefoy. Le temps que la cloche sonne, Drago avait perdu quarante points supplémentaires. Il s'enfuit de la classe, au bord des larmes.

- Harry, auriez-vous la gentillesse de rester quelques minutes de plus ? demanda Rogue.

Harry s'exécuta mais héla Blaise qui sortait avec le reste de la classe.

- Oui, Harry ? s'enquit la jeune sorcière.

- J'attribue soixante-dix points pour Serpentard. Je ne veux pas que vous soyez défavorisés à cause de lui.

C'était la première fois que Harry donnait des points.

- Merci, lui sourit-elle largement, manifestement soulagée. Je ferai en sorte que tout le monde sache pourquoi tu nous les as donnés, lui promit-elle.

- Vous n'y étiez pas obligé, dit Rogue, en refermant la porte du cachot.

- Je sais. Vous vous sentez bien ? demanda Harry.

- Après cette performance, je n'en suis pas sûr, plaisanta Rogue.

Harry sortit un morceau de parchemin.

- J'ai confisqué ceci à Marietta ce matin. C'était Pansy qui le lui avait donné.

Il lui montra du doigt Malefoy dont on pouvait suivre la fuite et sortit une plume. Harry écrivit un Mmail, Rogue regardant par-dessus son épaule.


A : Terry

De : Harry

Objet : Draco

Terry, si sortir avec Draco, t'intéresse vraiment, il est tout seul au sommet de la tour d'Astronomie. Et il est plutôt bouleversé.

Harry


Un instant plus tard, une réponse apparut.
De : Le futur séducteur

A : L'entremetteur

Objet : Re : Draco

Merci Harry, j'ai une dette envers toi – enfin, beaucoup plus qu'une seule.

T.


- Très futé, apprécia Rogue d'un air narquois.

- Ça lui fera sûrement du bien, justifia Harry, faisant rire Rogue.

Harry était sur le point de lui demander ce qu'il lui voulait, quand un autre Mmail arriva. Il jeta un œil au message et cilla avant de pâlir. Il en prit connaissance avec une expression de plus en plus stupéfaite.


Voilà c'est tout pour aujourd'hui.

Une remarque sur le titre. Bon, c'était pas facile. Le titre original est "Manic Monday" qui est le titre d'une chanson. J'ai décidé de reprendre un autre titre, plus connu mais toujours en anglais. J'espère que vous connaissez un peu les Beatles. "It is a hard day's night" signifie mot à mot : soirée qui suit une dure journée de labeur. Je pense que cela convient bien au chapitre.

La suite dans deux semaines. Enfin, j'espère. Comme je l'écrit en haut de page, j'ai des problèmes avec mon ordinateur. J'ai dû restaurer mon disque dur et que je me retouve avec un ordinateur vierge, ce qui ne va pas trop aider pour continuer les relectures et la traduction. J'ai pu récupérer quelques fichiers, mais j'ai tous les programmes à réinstaller (dont Word) et ma configuration internet à refaire (c'est pas gagné). Bref, il est possible qu'il y ait quelques retards, ou des textes mis en ligne qui auront été relus avec moins de soins qu'auparavant.

Merci à tous ceux qui nous ont envoyé des reviews, cela nous a fait très plaisir. par contre, je suis désolée, mais j'ai pas trouvé moyen d'y répondre.

A la prochaine...