Quand ils sortirent de la pièce au plancher en damier, ils longèrent un corridor qui se sépara en trois, ils choisirent un chemin et ils aboutirent à un corridor en "T" qui partait dans deux directions différentes, ils tournèrent à gauche et trouvent d'autres bifurcations. Ils ne tardèrent pas à comprendre qu'ils se trouvaient dans un labyrinthe.
- Il aurait fallu mémoriser le plan dans le vestibule, se frustra Clara.
Le docteur sortit son tournevis sonique.
- Ça ne servira à rien, reprit l'enseignante. On ne peut pas passer au travers les murs avec ça.
- Il y a une fonction boussole, répondit le seigneur du temps en tournant son sonique vers différentes directions lentement. Le son du tournevis devenait plus grave ou plus aigu selon la direction. Il arrêta dans une direction.
- Par là, dit-il.
- Pourquoi cette direction, demanda Shoan, nous ignorons vers où nous devons nous diriger.
- Parce que ça fait un fa dièse et que le fa dièse est la note le plus rassurante de la gamme. D'ailleurs, si nous voulons éviter de tourner en rond, il faut choisir une direction.
Devant l'air hébété de Shoan, Solidy sourit.
- Va pour fa dièse, dit-elle en prenant les devant.
Les autres emboîtèrent le pas.
- Et pour le Moro…
- Ne prononcez pas son nom, Clara, s'exclama le docteur!
- Il nous poursuit déjà, qu'est-ce que ça va changer?
- Dans ce labyrinthe, il est aussi perdu que nous. Il doit avoir des moyens de s'orienter, mais pas de nous pister, sauf avec son système ultra sensible d'écoute. Si nous prononçons son nom, il s'en servira pour s'orienter vers nous. Ces murs sont tout ce qui nous protège de lui.
- Ces murs pourraient aussi être notre tombeau, répliqua le vétéran.
- En fait, les chances sont très élevées pour que nous y tournions en rondsusqu'à mourir de faim. À moins que notre poursuivant nous retrouve, sinon, il y a peut-être des pièges mortels dans ce labyrinthe.
- Ça suffit, lui ordonna Clara. Faisons donc confiance à ce bon vieux fa dièse.
- 12-o- 12-o-12-o-12-o-12-o-12-o-12-o-12-o-12-o-12 -
Quand la porte de l'ascenseur s'ouvrit, Rumnic s'avança dans un long couloir sombre. Il n'était pas rassuré. Il aurait du amener son bâton télescopique. Au bout du corridor, il y avait une porte dont le contour s'illuminait. De l'autre côté de la porte se trouvait une pièce brillamment éclairée. Il avança vers cette porte, non sans une certaine appréhension. Il tendit sa main vers la poignée et ouvrit la porte lentement.
