Hyôga sortit du onzième temple en se demandant comment avait réagit le scorpion après le départ de Camus. Il arriva près du huitième temple et augmenta son cosmos pour prévenir

l'occupant des lieux de sa présence. Le scorpion lui répondit et ce qu'il laissa transparaitre dans son cosmos, fit extrêmement mal au cygne. Une fois devant la porte des appartements du

huitième gardien, il frappa et attendit. La porte s'ouvrit pour laisser apparaitre un Milo

complètement abattu.

Le jeune chevalier entra et le prit dans ses bras. Milo se laissa allez contre son ancien amant qui lui murmurait de douces paroles pour qu'il se détende. Petit à petit, cela marcha et Hyôga put féliciter le scorpion de ce qu'il avait fait. Celui-ci le remercia d'un ton triste et demanda :

- Comment...va-t-il ?

- Il est toujours abasourdi par ta demande et il est indécis. Il ne s'attendait pas à ce que tu lui fasse cette demande que j'ai trouvé très romantique d'ailleurs.

- Je ne pensais pas le surprendre à ce point. Je parie que tu n'as pas une petite idée sur sa réponse.

- Pas la moindre. Ce que je peux te dire, c'est qu'il est indécis et j'espère qu'il ne mettra pas trop de temps à te répondre.

- Pourquoi... est-il... indécis ? questionna Milo qui rajouta, tu n'es pas obligé de me répondre.

- Bien que je connaisse la raison de son indécision, je ne peux te la dire car je pense qu'il t'en parlera. Ta demande l'a secoué intérieurement d'où sa réaction qui me semble un peu

brusque.

- Je pensais... faire pour un bien en faisant ça mais finalement...

- Tu as eu raison de lui demander, je te l'assure. Là, il va réfléchir, je ne sais pas pendant combien de temps, dit Hyôga en voyant que le scorpion s'apprêter à lui poser la question, mais ce que je peux te dire, c'est que si sa réponse est non, je lui ferait regretter par n'importe quel moyen, dont un si tu es d'accord.

- Quel est-il ?

- Comment dire... Euh..., eh bien..., en fait, je crois que… j'ai toujours un attachement pour toi et donc mon idée, c'est de lui faire croire que...qu'on..., qu'on s'est... remit ensembles.

Le scorpion n'en revenait pas. Comment son jeune pair pouvait-il dire ça ?

Il était resté, en effet, très attaché à son jeune pair mais…, il le voyait plutôt comme un fils

maintenant. Il resta quelques minutes sans rien dire tellement il était abasourdi et finit par

dire ironiquement :

- Le fils se rebelle contre son père ? Et il lui montrera la voie de la vérité comme Luke avec

Dark Vador.

- On peut dire ça comme ça sauf que je ne me rebelle pas vraiment, j'ai juste envie de le faire réagir et de vous voir heureux ensembles.

- Merci, répondit le scorpion touché par ses paroles, pour ce qui est de ton moyen, je… je ne sais pas trop… . Tu es quelqu'un de précieux à mes yeux, c'est vrai, mais… que dira ton père s'il l'apprend ? Je n'ai pas envie de me re-disputer avec lui-même s'il refuse ma demande.

- Je comprends, répondit Hyôga avec un sourire, mais acceptes-tu juste pour cette nuit, pour te consoler ?

- … même si je n'en ai pas vraiment envie, c'est d'accord.

Ils s'embrassèrent et passèrent la nuit ensemble. Au petit matin, le cygne repartit sans faire de bruit dans le onzième temple. Il fut réveillé, quelques heures plus tard, par un affaissement de son matelas. Ouvrant les yeux, il découvrit son père lui caressant les cheveux. Sans prononcer un mot, le jeune russe s'assit et se blotti dans les bras de Camus, qui le berça. Après cet

interminable instant de tendresse, ils décidèrent d'aller en ville pour s'aérer.

Sur le chemin, ils croisèrent Milo, qui détourna rapidement les yeux en leur répondant à

peine. Le ton de sa voix était triste et cela bouleversa le verseau, qui voulut s'arrêter et lui dire quelque chose mais y renonça car il n'avait pas encore pris de décision.

Hyôga, voyant l'hésitation de son père, prit les devants et demanda à Milo de les accompagner en ville. Le scorpion s'apprêtait à refuser lorsqu'il croisa le regard du cygne et finalement décida d'accepter, au plus grand désarroi de Camus.

Le trio arriva tranquillement dans la rue commerçante et au bout de quelques minutes, le jeune blond leur faussa compagnie sans qu'ils ne s'en rendent compte. Il les suivait de loin pour voir les évènements et fût plutôt déçu. Ses deux aînés ne se parlaient pas et le cygne pouvait sentir leur gêne de là où il était. Il se dit également qu'il devrait arrêter de les suivre car ils

avaient peut-être sentit sa présence.

Pendant ce temps, les deux anciens amis marchaient côte à côte, sans un mot. Ils ressentaient tous les deux le malaise de l'autre tout en se regardant à la dérobée et Milo finit par dire :

-Camus..., je..., je suis désolé. Je n'aurais pas dû être aussi... pressé. J'aurais dû être plus

raisonnable. Je te demande pardon.

- Tu n'as pas à te sentir coupable, Milo. C'est moi qui suis responsable. J'étais surpris de ta demande qui a fait remonter en moi une montagne de souvenirs et je me suis renfermé d'où ma réaction glaciale envers toi. Je ne sais pas quand je te donnerais ma réponse car il me faut du temps pour être sûr.

- Si..., si ce n'est pas indiscret,... puis-je te demander pourquoi tu hésites ? C'est à cause de

moi ?

- Non, tu n'es en aucun cas mis en cause et ce n'est pas Hyôga non plus. Je te le dirais

peut-être lorsque je te répondrais.

Le scorpion baissa la tête. Il avait comprit qu'il n'obtiendrait plus rien de son ami ce jour-là. Camus vit le mouvement de son ami et s'en voulut. Il souhaitait lui prendre les mains et les

serrées dans les siennes et le regarder dans les yeux afin de lui dire quelque chose pour le

rassurer. Ils restèrent un long moment silencieux quand, au moment où le grec s'apprêtait à

dire qu'il rentrer, Hyôga les rattrapa et leur sauta au cou, les forçant à se rapprocher. Ils le firent mais s'éloignèrent de suite après.

Lorsqu'ils arrivèrent sur le domaine sacré, et qu'ils furent devant le huitième temple, Milo leur proposa un rafraîchissement que seul Hyôga accepta. Camus les laissa et remonta dans le onzième temple en sentant le regard triste de Milo dans son dos. Arrivé dans ses appartements, il se dirigea vers sa chambre, s'affala sur le lit et se mit à réfléchir. Il finit par s'endormir

profondément jusqu'au lendemain.

Le lendemain, Camus ne sortit pas de son temple sauf pour aller s'entraîner. Il parla encore moins que d'habitude, même à son fils qui ne s'en étonna guère. Le cygne savait que son père lui en voulait un peu pour la sortie de la veille.

Le malaise était palpable lorsque les deux chevaliers d'ors se croisèrent sur les marches de l'escalier sacré et il persista pendant deux longues semaines où leur frères d'armes se

demandèrent ce qui avait bien pu se passer.

Un jour, alors que Milo, perdu dans ses pensées, était assis sur le bord d'une falaise, Camus vint le voir. Hésitant, il prit son courage à deux mains et dit :

- Comment vas-tu Milo ?

- Ça va et toi ?

- Ça peut aller. Si je viens te voir aujourd'hui, c'est..., c'est pour répondre à ta demande.

- Et quelle est ta réponse ? demanda le scorpion dont le cœur s'était mis à battre

fortement.

- Je... Je ne peux pas accepter p...

- Pourquoi ?! Tu as peur ?! Au final, tu n'es qu'un couard. Je me demande bien ce qui a pu

m'attirer chez toi ! rugit le grec dépité.

Il ne vit pas venir la gifle que Camus lui lança. Cela le fit taire instantanément et il se força à

regarder son frère d'armes qui était tremblant de colère.

- J'allais te dire non pour le moment mais puisque tu le prends comme ça et bien c'est un

NON DÉFINITIF !

Sur ces paroles, il se retourna et partit, espérant au fond de lui que son amour le rattraperait et lui demanderait pardon. Mais il n'en fût rien. Après avoir mis une certaine distance entre eux, Camus se retourna et ce qu'il vit lui fit mal au cœur.

En rentrant dans son temple, il essaya de lire mais n'y parvint pas. L'image et la douleur qu'il avait ressenti ne voulait pas partir. Il savait qu'il avait été trop loin sous le coup de la colère et ne voulait absolument pas quitter le scorpion. Il l'aimait trop pour ça. S'installant

confortablement dans son fauteuil, il se mit à réfléchir et décida de laisser passer du temps,

même si ça allait être difficile, avant de retourner voir Milo.

Celui-ci était complètement détruit par sa propre réaction. Pourquoi avait-il fallu qu'il

interrompe son ami et qu'il lui dise ces choses horribles ? Il se maudissait, et lorsqu'il regarda

Camus partir, son cœur s'émietta encore plus. Il l'aimait plus que tout, pourquoi avait-il tout

gâché encore une fois ?

Lentement, il retourna à son temple sans faire attention à ceux qu'il croisait.

Deux nouvelles semaines passèrent sans que les deux anciens amants ne se croisent vraiment sauf aux arènes. Ce laps de temps leur permit de réfléchir chacun de leur côté.

Milo, rongeait par la culpabilité, décida d'aller voir le verseau pour s'excuser et essayer de

repartir sur de nouvelles bases. Camus avait également décidé de tirer les choses aux clairs avec le scorpion. Lorsqu'il ouvrit la porte de ses appartements, il tomba nez-à-nez avec celui qui

faisait battre son cœur. Le verseau lui permit d'entrer et ils se regardèrent dans les yeux, ne

sachant pas quoi dire. Puis Camus prit la parole :

- Milo, je... je voulais m'excuser, je n'aurais pas dû te gifler mais j'ai agis sous le coup de la

colère et je m'en veux.

- Ce n'est pas à toi de t'excuser et je l'ai mérité cette gifle. Je n'aurais jamais dû te dire des

choses aussi horribles. Je te demande pardon.

- On oublie tout ça, veux-tu ? Et pour répondre à ta question…, commença le verseau

incertain tout en s'étant rapproché de son ami, c'est oui, j'accepte de t'épouser.

Le scorpion n'en revenait pas et lorsqu'il leva ses yeux plein d'étoiles, il vit le plus beau

sourire de Camus avant de l'embrasser.

Ils allèrent, main dans la main, voir Athéna qui fut ravie de voir que tout c'était finalement

arrangé entre eux et décida avec Shion et les deux futurs mariés d'organiser la cérémonie deux jours plus tard.

Au matin de ce jour important, Milo avait était réveillé par Marine et Shaina qui s'occupèrent de lui en le coiffant après lui avoir lisser les cheveux, le parfumant, tandis qu'Athéna s'affairait avec le onzième gardien en faisant de même.

Lorsque l'heure de la cérémonie arriva, Milo fut le premier à être amené près de l'autel. Il était légèrement nerveux et lorsque Camus fit son entrée au bras de leur déesse, il contint

difficilement son émotion. Le verseau, lui, était également nerveux et eut du mal à contenir ses larmes lorsqu'il vit son amour, plus beau qu'il ne l'aurait imaginé, l'attendre. Quand Athéna le

laissa à l'autel, le français regarda son scorpion et vit toute la joie et tout l'amour que le grec ressentait. Ils se prirent la main et firent leurs vœux. Des exclamations de joie se firent entendre lorsqu'ils se passèrent la bague au doigt et qu'ils s'embrassèrent après.

Les cadeaux affluèrent ensuite et ils furent surprit du cadeau d'Athéna. Elle leur offrait un mois de lune de miel où ils souhaitaient.

Pour célébrer leur union, le divinité avait organisé une fête grandiose. Le reste de la chevalerie leur offrit beaucoup de cadeaux de mariage, cependant, deux autres cadeaux leur firent de

nouveau versé beaucoup de larmes et ému aussi le reste de l'assemblée. Hyôga venait d'offrir une simple clé aux mariés. Ceux-ci furent étonnés et demandèrent la signification de ce cadeau. Hyôga leur répondit que c'était la clé de leur nouveau bonheur et qu'elle ouvrait quelque chose hors du sanctuaire. Il rajouta aussi qu'il avait un autre cadeau pour le verseau vu que c'était la

fête des pères et lui tendit un lourd paquet. Camus, intrigué, ouvrit le cadeau et découvrit une maquette de glace, avec quelques couleurs quand même, sur laquelle était représenté ses

parents, lui et Milo. Tous avec le sourire et se tenant la main.

Le verseau serra son fils dans ses bras et lorsqu'il le relâcha, ce fut Milo qui le prit dans les siens.

Le repas arriva et au moment du dessert, Camus se leva et obtint facilement le silence.

Il déclara, non sans une certaine gêne : " Merci à tous pour votre soutien tout au long de notre

relation qui a été très mouvementée. Hyôga, mon fils, je tenais également à te dire que je t'aime et que sans toi, on n'en serait pas là aujourd'hui. Milo, malgré nos différences et nos éclats de voix qui auraient pu tout gâcher, mon cœur a toujours su que tu étais son élu. Malgré le temps qui passe, mon amour pour toi n'a jamais été aussi fort et aussi sincère qu'aujourd'hui.

Je t'aime".

Des applaudissements se firent entendre et tous attendaient que le scorpion parle. Celui-ci se leva et dit : " Je vous remercie également. Sans vous et surtout sans toi Hyôga, non ce n'est pas la peine de rougir, je ne sais pas ce qu'il serait advenu de ma relation avec Camus. Mon ange, j'ai été horrible avec toi de nombreuses fois mais mon cœur a toujours su que tu étais celui que

j'attendais. Je t'aimerais jusqu'au bout et ce peu importe les épreuves et je prendrais soin de toi et de Hyôga que je commence à considérer, depuis quelques temps déjà, comme ... . Je t'aime.

Je laisse la parole à Athéna qui a, si je me souviens bien, quelque chose à vous dire".

Athéna le remercia et les félicitas une nouvelle fois avant annoncer qu'elle abolissait les lois sur le port du masque pour les femmes et qu'elle autorisait le mariage pour tout. Une liesse générale s'empara de tous les chevaliers et la soirée se poursuivit avec le concert du groupe scorpions que Milo avait invité très chaleureusement pour se clôturer officiellement par un feu d'artifice.

Le huitième gardien avait demandé au groupe s'il pouvait chanter lui-même une de leurs

chansons. Après concertation, les invités spéciaux avaient acceptés avec plaisir et c'est ainsi que Milo se retrouva dans l'ambiance d'un concert.

Tard dans la nuit ou plutôt tôt le matin, tout le monde partit se coucher après cette magnifique soirée. Les deux jeunes mariés venaient de revenir dans le onzième temple pour profiter de leur nuit.

Camus en profita pour demander à son compagnon qui lui prodiguait d'agréables caresses :

- Comment considères-tu Hyôga ?

- Eh bien..., je le considère un peu comme mon fils...

- C'est vrai ?

- Oui. Comment penses-tu qu'il réagira si je lui dis ?

- Je ne sais pas mais je pense qu'il sera ravi tout comme moi je le suis à tes côtés et par le fait que tu le considère comme ton fils.

Le seigneur termina sa phrase et se laissa emporter dans le monde de tendresse où voulait l'amener son compagnon. Ils décidèrent de partir la semaine suivante afin de profiter de la lune de miel qu'Athéna leur avait offerte.