C'est reparti pour un OS sur Varian, dans ce qui est sans doute son moment le plus épique de toutes les cinématiques Wow où il apparait.


Personnages secondaires : Genn, Anduin.

Chronologie : Début de Légion.

Genre : Tragédie.

Résumé : Varian savait que cette bataille serait rude, peut-être même sans issue. Il avait adressé cette lettre à Anduin, sans croire qu'elle serait véridique. Pourtant, à présent un choix doit être fait. Varian est prêt et il espère qu'Anduin le sera lui aussi.

Varian

Mon retour est incertain

Mon fils, d'implacables ténèbres reviennent dévaster notre monde. Elles cherchent, une fois encore, à annihiler ce que nous avons de plus cher.

Le cor résonna et la Horde s'empressa de battre en retraite.

— Sans le soutien de la Horde, nous n'avons aucune chance ! Nous devons nous replier !

Varian savait que Genn avait raison. Leurs troupes étaient insuffisantes pour faire face à la Légion ardente, il le voyait bien. Les soldats ennemis semblaient arriver de plus en plus nombreux. Ce premier assaut sur le Rivage Brisé était un échec et il fallait que le massacre s'arrête ici, avant que plus de vies ne meurent inutilement.

Il était pénible de devoir prononcer ces mots mais Varian ordonna :

— Conduisez les troupes à l'abri !

Les échelles furent déroulées pour permettre aux soldats de remonter dans le Brûleciel alors qu'il vit Gul'dan s'avancer avec ses troupes, l'air satisfait de la tournure des évènements. Varian rangea son épée et attrapa une des échelles, se mettant à la remonter alors que le vaisseau volant entamait sa retraite.

Une lumière verte apparut dans le ciel, formant un trou noir d'où sortit ce qu'on crut être une bombe. Le Brûleciel, malgré les ordres de Genn, fut incapable de se détourner complètement pour éviter l'attaque. La canonnière fut secouée dans tous les sens et alors qu'il peinait à s'accrocher à l'échelle en espérant que celle-ci ne cède pas, Varian vit des soldats tomber du navire volant et disparaitre derrière d'épais nuages verdâtres.

Au même instant une immense main gantelée sortie de la brume et attrapa le bord de la canonnière. Varian regarda, ébahi, un saccageur gangrené de plusieurs mètres de haut apparaitre devant le Brûleciel.

— Varian ! entendit-il Genn lui crier. Attrapez ma main !

Le roi d'Hurlevent, reprenant ses esprits, leva la tête vers le worgen qui avait repris forme humaine. Sauf qu'au même moment, il entendit les cris de détresse de ses troupes.

— On va tous y passer !

Des soldats tombaient de la canonnière et se fracassaient contre le monstre de la Légion ardente. S'ils ne mourraient pas sur le coup, la chute se chargerait de les tuer.

Ils n'allaient pas s'en sortir, réalisa Varian. Pas avec ce saccageur gangrené empêchant le Brûleciel de partir.

— VARIAN !

Varian ferma les yeux, ignorant les appels désespérés de Genn.

Il savait ce qu'il devait faire. Il avait conscience que cette bataille pourrait être meurtrière, peut-être même impossible à gagner. Il l'avait marqué dans la lettre à Anduin, que Varian attrapa de sa main libre. Il la serra, emplit de chagrin et rouvrit les yeux.

Je vais les affronter, mais sache que mon retour est incertain.

S'ils mourraient tous ici, alors qu'Azeroth serait perdue. L'Alliance devait survivre, pour qu'Azeroth puisse survivre. Pour que les siens ne soient pas tués par la Légion Ardente. Pour qu'Anduin vive. Même si cela signifiait que de lourdes responsabilités reposeraient désormais sur les épaules de son fils. Varian ne doutait pas d'Anduin. Son fils saurait se montrer digne d'un roi. Il en avait toujours eu l'étoffe.

Quant à Varian, il allait agir une derrière fois comme un roi et un père devait le faire.

Varian se retourna, remit la lettre dans la main de Genn et proposa ces mots fatidiques :

— Remettez ceci... à mon fils.

Le regard de Genn montrait que celui-ci savait ce que Varian comptait faire. Sans protester, Genn plissa les yeux un instant, avant d'hocher la tête à contrecœur. Il comprenait, plus que quiconque, le choix du roi de Hurlevent et l'acceptait.

Varian n'hésita qu'une fraction de seconde avant de lâcher la lettre et l'échelle, acceptant son sort alors qu'il se sentit chuter, loin du Brûleciel.

Sans se laisser sombrer dans le désespoir, il attrapa Shalamayne, faisant volteface pour porter un coup décisif au saccageur gangrené. L'être métallique fut transpercé par la lame et lâcha le Brûleciel. Il tomba à genoux alors que Varian, avec autant de rage que possible, lui asséna le coup de grâce.

Le roi d'Hurlevent tomba douloureusement au sol alors que le monstre de métal explosa. Au loin, il vit le Brûleciel partir avec les derniers survivants de cette bataille. Varian était désormais seul, seul contre la Légion ardente.

Cela ne lui faisait pas peur. Il avait fait le bon choix. L'Alliance survivra et vaincra. Anduin deviendra le plus grand roi qu'Hurlevent n'ait jamais connu et il fera régner la paix qui lui tenait tant à cœur

Anduin... Aujourd'hui, je crois tout comme toi, que la paix est la plus noble des ambitions. Et pour la préserver, tu devras être prêt à te battre !

Varian se releva et attrapa son épée, qu'il sépara en deux lames distinctes. Il allait mourir comme il avait vécu : en se battant pour protéger ce qui lui était cher.

Pour Azeroth. Pour l'Alliance. Pour Anduin.


À la base, je voulais faire ce second OS sur Varian en traitant encore une fois de L'Effondrement, Prélude au Cataclysme. Puis je me suis rappelée de la cinématique de Légion où Varian meurt et finalement j'ai trouvé ça très intéressant de faire un OS dessus.