Chapitre 12 : J-J

L'auror Stuart haussa un sourcil en fixant Hermione.

« Ça vous paraissait étrange et vous y êtes quand même allé ? »

« C'est Draco. », dit-elle d'une petite voix.

« Donc… Le jour-J, le jour où votre harceleur devait vous tuer, vous recevez une note de votre copain, enfin je suppose qu'il l'est ? », Hermione haussa les épaules légèrement pas vraiment certaine et Stuart soupira, « Vous recevez une note volante de Monsieur Malfoy contredisant vos plans et ça ne vous parait pas bizarre ? »

Hermione releva les jambes et enroula ses bras autour d'elles en soupirant.

« Si, bien sûr que si, mais j'étais avec Ron et Blaise. Je ne me sentais pas en danger. », elle fusilla l'auror du regard. « Et puis le Ministère est sensé être un endroit sûr ! »

Il leva les mains en signe de défense puise reprit sa plume.

« Bon, vous avez reçu la note, et puis ? »

« Je suis aller vers les cheminées. La note me disait d'aller là. »


3 jours plus tôt

Hermione avait récupéré le journal du jour sur le bureau de la secrétaire du Département des Deux Mondes et le lu attentivement sans faire attention à ses deux amis devant elle. C'est lorsqu'elle arriva enfin à rez-de-chaussé devant les cheminées qu'elle se rendit compte que Ron et Blaise n'étaient plus avec elle. Une vague de panique la submergea et elle jeta presque son journal à terre pour récupérer sa baguette qu'elle avait, pour une fois, sur elle.

Au milieu de la marrée humaine que représentaient les sorciers qui entraient et sortaient par le réseau de cheminée, Hermione se tenait droite et immobile, sa baguette en main, cherchant du regard un de ses amis, cherchant du regard une quelconque menace. Mais elle se détendit légèrement en se rappelant que les moldus ne pouvaient entrer ici, et que tous les sorciers c'étaient fait tuer par un moldu. Elle frissonna.

Un bruit sourd raisonna dans le hall et quelques personnes commencèrent à s'agiter. Un homme tomba et Hermione fit un pas vers lui pour l'aider, mais entre les robes des autres sorciers présents, elle vit quelque chose de noir pointé l'homme à terre. Il y eu une détonation, et l'homme s'écroula, faisant paniquer la population sorcière présente.

Hermione leva les yeux vers le détenteur de l'arme à feu et se figea. Lucas. Son Lucas. Habillé d'un équipement presque militaire, une arme au poing, une autre accrochée à la ceinture; Lucas leva son 9 millimètres vers Hermione en la fixant d'un air supérieur.

« Quoi ? Tu pensais sérieusement que j'allais te laisser disparaitre comme ça ? Sérieusement Hermione ? Tu me connais mieux que ça. Tu sais que je suis persévérant. Le petit sortilège de ton copain ne m'a rien fait. Rien du tout. », ricana Lucas.

Il dévia son regard de la brune lorsque les aurors arrivèrent, Harry et Ron en tête, suivit de Draco et Blaise qui furent mit un peu à l'écart par les professionnels. Lucas prit sa deuxième arme et la pointa sur le petit groupe derrière Hermione, les empêchant d'avancer.

« Personne n'avance ou je tire. », cracha-t-il. Il fixa Hermione de son regard fou et sourit. « Aller ma chérie, fais pas la difficile. Viens avec moi, et tes copains n'auront rien. »

« Non ! »

Harry avait fait un pas vers elle, et Lucas tira devant lui, faisant de nouveau reculer le Survivant. Merde. Il n'avait jamais été confronté à une arme à feu moldu, et ne savait pas ce que la chaleur de la magie mélangé à la poudre à canon pouvait donner.

« Lucas… », Harry leva ses mains vers lui, rangeant sa baguette. « Je ne suis pas armé, on peut discuter. »

« Discuter ? », Lucas le fixa un instant avant d'éclater de rire, « Tu te crois dans une série policière Potter ? Tu crois que j'en ai quelque chose à foutre de ce que tu as à me dire ? »

« Tu ne vas pas tuer Hermione ! »

« Ah oui ? Et pourquoi ça ? »

« Tu as passé presque un an de ta vie à ses côtés, à l'aimer… Ne me dis pas que ça ne compte pas pour toi, même pas un petit peu ? »

« Arrêtes d'essayer de gagner du temps. Cassez-vous, ça ne vous regarde pas. »

« Donnes-nous au moins une raison valable. », demanda Draco.

Lucas ne serait pas facile à convaincre de laisser Hermione en vie, alors il se disait que peut-être, en lui prouvant par a+b que sa raison n'était pas valable, alors, ils auraient une chance de la sauver.

« Une raison ? Elle m'a trompé avec toi. », Lucas arrêta de viser Harry et pointa son arme sur Draco, « C'est une sorcière, elle a tué avec son bout de bois magique, sa baguette. La magie, c'est pas normal, c'est une maladie qui pourrie le sang de nos enfants ! Elle était normale quand elle était petite, je le sais ! Et puis elle a été contaminée ! Je dois la sauver, tu comprends ? La sauver avant qu'elle ne contamine quelqu'un d'autre. D'autres enfants. Parce qu'une fois contaminé, tu ne peux plus revenir en arrière, plus jamais ! », cria-t-il.

Harry avait l'impression de revenir plusieurs années en arrière. Mais alors que Tom Jedusor voulait détruire tout ce qui touchait aux moldus, Lucas Rusperry voulait détruire tout ce qui touchait aux sorciers. Il ne serait donc jamais tranquille ?

« C'est pas une raison valable ça Lucas. », dit calmement Draco. « Elle ne t'a pas trompé, elle t'a quitté le soir où tu l'as frappée. Et puis si elle reste avec des gens comme elle, des gens… », le blond hésita mais ce reprit, « Des gens malades. Alors, toi, les autres, ils ne risqueront plus rien. »

Lucas fixa Draco, légèrement perdu puis il secoua la tête, enlevant les paroles du blond de son esprit.

« J'ai trop fait pour m'arrêter maintenant. Les meurtres de ces sorciers qui avaient tous un lien avec mon monde à moi. Ils devaient mourir ! »

Harry fit un pas en direction d'Hermione en même temps que Draco. Ils remarquèrent que Lucas perdait peu à peu la tête, ne pointant plus ses armes sur la brune, bougeant les bras dans tous les sens.

« J'ai réussi à maintenir vos policiers hors de mon champ d'action avec ces meurtres, et j'ai pu organiser les attaques contre Hermione tranquillement. Et sans toi… », il pointa de nouveau son arme sur Draco qui avait encore avancé vers la brune, « Sans toi, j'aurais réussi bordel ! Mais non ! Monsieur était obligé de mettre des sortilèges de protection qui faisait foirer mon plan à chaque fois ! Et puis tu la surveillais tout le temps, toi et les deux autres connards ! Pourquoi tu étais toujours là ? HEIN ? »

Harry et Ron avancèrent encore de quelque pas, mais ils étaient encore trop loin. Les aurors avaient tous leurs baguettes pointées sur Lucas, prêt à agir, Draco, lui, leva les mains devant lui et fit un dernier pas vers Hermione. Il était à présent à ses côtés et répondit à Lucas d'un voix neutre, calme.

« Parce que j'en suis amoureux. »

Hermione aurait pu rougir de sa réponse, ou même lui sauter dans les bras s'ils n'étaient pas braqués par deux pistolets tenus par son ex-petit-ami.

« Au moins, ma dernière attaque va fonctionner à merveille. », cracha Lucas.

« Je ne comprends pas. »

Lucas, qui était à deux doigts de tirer sur le couple devant lui se détourna pour fixer Ronald qui venait de le couper dans son élan.

« Quoi ? Comment ça tu comprends pas ? Y'a pourtant rien à comprendre ! »

« Comment tu as fait pour organiser ces attaques et même pour venir ici, alors que pour tout ça, la magie à du être utilisée ? », demanda Ron en s'approchant d'un pas en plus, suivit par Harry.

« Hein ? », Lucas paniquait, il regarda le couple, puis le rouquin, puis Blaise, et de nouveau Ron.

« L'attaque contre Hermione a été réalisée par un moldu sous Impero. L'impero est un sortilège. Les meurtres ont été commit par des moldus sur des terrains sorciers. Aucun moldu n'aurait pu placer Madame Pavlov sur le Saule Cogneur de Poudlard… », Ron fixa Lucas qui avait la bouche ouverte, perdu. « Alors, dis-moi Lucas. Comment un moldu comme toi aurait pu organiser tout ça ? Comment tu as pu ne serait-ce que rentrer au Ministère ? »