Edward PDV

Je demande à mon frère et Jasper de me suivre.

Rosalie et ma mère se chargent de petits.

Emmett me connaît bien, et Jasper est quelque un de très empathique: tous les deux comprennent qu'il y a quelque chose qui ne va pas et que je veux leur dire.

Installés à la cafétéria je leur raconte toute l'histoire avec James.

Emmett est assez énervé.

« Tu le connais bien ce mec? »

« Non, je le voyais uniquement quand je sortais, jamais en dehors. Ce n'est pas un ami, je croyais que c'était un copain, mais je pense qu'il est pervers en fait… »

Jasper fait la grimace:

« C'est à double tranchant pour lui, s'il va vous dénoncer par rapport à l'age de Bella, elle peut porter plainte contre lui, d'autant plus qu'il y a des témoins… »

« C'est pour ça que je suis certain qu'il n'ira pas voir les flics. Mais j'ai plutôt peur qu'il nous fasse un mauvais coup, je ne sais pas de quoi il est capable exactement. J'ai peur qu'il agresse Bella encore une fois, et qu'il arrive à ses fins… »

Ma voix se brise. Imaginer ma Bella aux mains d'un violeur psychopathe me met hors de moi.

Jasper est toujours de bon conseil:

« Il ne faut pas relâcher ta vigilance. Accompagne Bella dans tous ses déplacements. Tu as la chance de pouvoir le faire. Et s'il tente quelque chose, nous irons tous les trois lui expliquer ce qui arrive quand on touche à la famille Cullen-Hale. Et si Bella a trop peur de rester chez toi, je peux vous héberger»

Emmett ricane:

« achète des boules quiès! »

Je rougis:

« Emmett! Tout le monde n'est pas aussi bruyant que toi et ta femme! »

Jazz fronce les sourcils: il n'aime pas beaucoup qu'on évoque la sexualité de sa sœur, je le comprend mais il ne faut pas qu'il oublie que c'est MA sœur avec qu' il couche…

Je suis reconnaissant envers eux, même si on ne peut s'empêcher de se taquiner en permanence, je sais que je peux compter sur eux, et eux sur moi. Je vais rejoindre Alice et Bella avec Jasper, nous laissons Emmett rejoindre Rose et les petits. Il est plus de 18H00 et il est temps pour eux de rentrer chez eux.

Jasper n'est pas quelque un de très expansif, mais je me permet de lui poser la question:

« Comment TU vas toi Jazz? On demande toujours à Alice comment elle va, comment vont les bébés, mais toi? Ça doit être dur pour toi aussi… »

Il a l'air agréablement surpris de mon intérêt à son égard:

« C'est très dur, vraiment. L'angoisse me bouffe, je ne veux pas lui en parler, elle est déjà suffisamment inquiète comme ça. Et la frustration sexuelle…Bon sang c'est affreux…Je compte les jours, les heures même parfois, avant le 20 août. Après, ils seront sauvés, ou presque…Et c'Est-ce presque qui me rend dingue…

Au fait, Alice veut te dire les prénoms , je lui ai dit d'accord mais ne dis rien à personne. Je l'ai déjà dit à Rosalie . Mais ça s'arrête là. »

Je suis étonné, à la fois de sa franchise et du fait qu'il soit d'accord pour me mettre au courant pour les prénoms.

Quand nous entrons dans la chambre de ma sœur, Bella et elle sont en train de rire.

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Bella PDV

Alice est géniale. Je l'adore! Elle a un humour fou, et sa bonne humeur est contagieuse. J'adore son enthousiasme et sa vitalité. Elle m'a montré son ventre, j'ai même senti les bébés bouger! Elle est courageuse, parce que sa situation est loin d'être évidente, elle est toute petite, et attendre des jumeaux est vraiment compliqué pour elle. Je l'écoute, en essayant de me mettre à sa place.

« Je voudrais tant qu'ils soient en bonne santé. Ou du moins qu'ils n'aient pas de séquelles trop importante…Parfois je me dis que je ne tiendrais jamais jusqu'au mois d'août, je péterai un câble avant. Edward et Jasper viennent me voir tous les jours. Ils sont formidables! Rosalie vient le plus souvent possible, mais elle a deux enfants et elle est enceinte. Je ne veux pas qu'elle se fatigue. D'autant plus qu'elle est à une demi-heure de route. Mon père vient tous les jours aussi, mais il travaille, il ne reste que quelques minutes le matin et le soir. C'est déjà incroyablement précieux. Ma mère vient souvent aussi, dès qu'elle peut, Emmett vient au moins deux fois par semaine et il m'envoie des textos loufoques plusieurs fois par jour pour me faire rire. J'ai un ordinateur, la TV…Mais je rêve juste de sortir faire les boutiques et acheter des jolies tenues pour les bébés. Je commande un peu par internet mais j'ai peur que ça me porte malchance. Alors je regarde les habits pour bébé, et je rêve… »

Je comprend à quel point ça doit être dur. Il n'y a rien que je puisse faire ou dire, alors je lui serre juste la main, et je me promet de venir la voir également tous les jours.

Elle sèche ses larmes d'un revers de main et elle me sourit à nouveau.

Aie, je sens les questions venir!

Et effectivement:

« Edward est vraiment fou de toi tu sais (je rougis) , dis moi sincèrement Bella: tu l'aimes aussi? »

« Oui »

Bon sang, elle est forte je n'ai même pas encore dit à Edward que je l'aime et Alice me le fait avouer! Je comprend qu'elle ait tant d'influence sur lui! Et je comprend aussi que Jasper soit passé de Rosalie à Alice: quelque part ce sont deux femmes très fortes, un peu dominatrices.

« Tu as eu combien de petits copains avant lui? »

« un seul »

« Jacob? »

« oui »

De ça aussi elle est au courant, Edward…

Je décide de contre-attaquer:

« et toi Alice, tu as eu combien de petits amis avant Jasper? Et tu l'as rencontré à quel age? »

Elle rit, comme si j'avais dit quelque chose de vraiment très drôle

« J'ai rencontré Jazz à 17 ans. Mais avant lui, disons de 15 à 17 ans, j'ai vraiment collectionné les garçons. Je n'ai pas compté mais…au moins 50! »

Je la regarde: ne jamais se fier à un air de gentille petite Alice comme elle affiche en ce moment. Ceci dit je comprend qu'elle ait eu tant de succès: outre le fait qu'elle soit très belle, elle a un aspect un peu enfantin qui devait plaire aux garçons, qui devaient imaginer, à tort, qu'ils pourraient la dominer. Je ne connais Alice que depuis quelques jours, mais je sais que si Edward est déjà assez dominateur, ce n'est rien à coté d'elle.

Ça me fait penser à quelque chose:

« tes frères t'ennuyaient quand tu étais enfant Alice? »

Je me souviens parfaitement à quel point Jacob nous embétait,ses sœurs et moi, nous piquant nos poupées et nous soulevant les jupes, et quand j'étais enfant, à Phoenix, mes voisins avaient des enfants, deux filles et deux garçons, et la plus grande joie des garçons était de nous pourrir la vie, à leurs sœurs et à moi.

Elle ouvre des yeux comme des soucoupes:

« Ah non alors! Ils faisaient tout ce que je disais! Jamais je ne les aurait laissé m'ennuyer comme tu dis! J'étais la plus jeune et la plus petite, mais crois moi: c'était moi qui commandait! »

C'est bien ce que je pensais…Je ris avec elle:

« tu penses que ce sera comment avec tes enfants? »

« Si ça fait comme Sasha et Chloe, ce sera chacun son tour d'embéter l'autre! »

La porte s'ouvre sur Jasper et Edward, mon cœur rate un battement quand je le vois entrer, il est si beau.

Je me lève et Jasper prend ma place sur le lit.

JE m'approche d'Edward et nous nous embrassons. Je commence à dire au revoir à Jasper et Alice mais Edward me dit que sa sœur à quelque chose à lui dire. Jasper me prend par le bras et nous sortons dans le couloir. Je ne peux contenir ma curiosité:

« Tu sais ce qu'elle va lui dire? »

Je suis immédiatement gênée, cela ne me regarde pas du tout!

« Mais Jasper rit:

« Oui, elle va lui dire le vrai prénom des bébés! Mais inutile de cuisiner Edward: il est d'une loyauté sans faille à Alice »

Oui j'avais remarqué merci…

Je prend le risque:

« Jasper tu crois que Rosalie me déteste vraiment? »

Il parait surpris:

« Pas du tout. Rosalie est une fille formidable! Elle est d'un aspect assez froid, mais en fait elle est timide et manque de confiance en elle. Elle est assez égocentrique aussi, et tu es nouvelle dans la famille , en quelque sorte tu lui voles la vedette. Mais elle n'a rien contre toi, au contraire elle est ravie, comme nous tous, de voir Edward enfin heureux. Tu sais, sinon on aurait certainement beaucoup moins bien prit le fait que tu sois si jeune, enfin du moins mineure. Quand je pense que j'ai des élèves de ton age… »

C'est vrai que Jasper est professeur d'histoire. Ça me fait vraiment bizarre de parler comme ça avec un prof, même s'il n'est pas et n'a jamais été mon prof.

Edward sort de la chambre avec un grand sourire et nous disons au revoir à Jasper.

Quand nous sortons de l'hôpital et qu'Edward me prend par la taille le désir m'envahit d'un coup.

Je me serre contre lui et le trajet jusqu'à l'immeuble me parait bien long…

Nous entrons dans son appartement et nous n'allons pas plus loin que le canapé. Ses mains sur moi sont douces mais exigeantes. Il m'enlève ma chemise et je frémis quand sa bouche se pose sur mes seins.

Mais nous n'allons pas plus loin parce que mon téléphone sone: c'est mon père.

Et il n'est pas content du tout…

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Edward PDV

Alice et Jasper ont eu vraiment bon goût pour les prénoms! Ça me plait, surtout le prénom de la fille.

Bella est douce à coté de moi, son parfum est sucré dans la chaleur de ce début de soirée d'été. J'ai envie de la croquer!

Je suis attentif sur le chemin du retour, James est une menace à ne pas négliger. Je vais procurer à Bella une bombe au poivre. Ça me rassurera un peu.

J'ai envie d'elle, incroyablement .Elle connaît toute ma famille maintenant et je sais qu'ils l'ont acceptée. Elle fait partie de ma famille à présent, elle est l'une des nôtres. Une fille que je connais depuis moins d'une semaine!!! Mais cela n'a aucune importance: elle est là, c'est tout ce qui compte. Ni son age, ni le temps que j'ai passé à l'attendre sans le savoir, ni la différence de position sociale entre elle et moi ne sont un problème.

Pour moi, pour elle, pour ma famille.

Mais je comprend que c'est sans doute très différent pour son père, parce qu'à peine rentrés, alors que nous commençons à faire l'amour, il lui téléphone. Et il est visiblement furieux. Merci Jacob je sais que c'est à toi qu'on doit cela..

Bella tente de s'expliquer mais son père crie dans le téléphone et rapidement elle se met à pleurer. Je prend alors son mobile et m'adresse au chef Swan:

« Bonjour Monsieur. Je suis Edward Cullen. Nous nous connaissons déjà, et je pense que vous êtes au courant de la relation que nous entretenons Bella et moi. Je sais que nous nous connaissons depuis très peu de temps elle et moi mais sachez que je l'aime vraiment, je ne veux que son bonheur. Je ne m'amuse pas avec elle, et je suis certain que nous allons faire un long bout de chemin ensemble. »

Il se calme un peu. C'est un avantage que d'avoir un aplomb naturel .Encore quelque chose que Rosalie m'a apprit.

« Jeune homme, Bella est ma fille, elle est MINEURE et je suis shérif, vous croyez vraiment que je vais accepter votre relation comme vous dites sans piper mot?

Je n'ai pas le temps de répondre parce que Bella me prend le téléphone des mains:

« Papa, tu vas accepter notre relation parce que tu es mon père justement. J'aime Edward et je veux être avec lui .Je serai majeure dans deux mois, et si tu veux continuer à me voir au-delà de cette date ,tu vas prendre sur toi, mettre tes préjugés dans ta poche et être heureux pour moi! »

J'aurai pourtant juré que Rosalie n'avait pas eu le temps de donner des cours à Bella…

Au passage elle a dit m'aimer, c'est …génial!

Elle discute encore un peu avec son père, mais je n'écoute pas, je la regarde béatement. Elle a dit m'aimer!

Elle raccroche et me regarde, un peu gênée. Je dois avoir un sourire idiot sur le visage mais ce n'est pas de ma faute: c'est le bonheur.

« Edward, ça ne te gène pas? »

« Quoi donc, que tu m'aimes? Ah non pas du tout mon bébé! »

Elle devient écarlate.

« Euh non,pas ça…Le fait qu'on aille ce WE chez mon père… »

« Je n'ai pas entendu la fin de la conversation Bella, j'ai arrêté d'écouter quand tu lui as dit que tu m'aimais. »

« mon père veut qu'on aille à Forks ce WE, il veut te parler, te …tester probablement. Ça te dérange? »

« pas du tout. Je le comprend! »

Et je suis assez impatient de découvrir l'endroit ou Bella a vécu jusqu'à aujourd'hui.

Bon. Ou en étions-nous? Ah oui...Viens un peu par là ma jolie! Je lui saute dessus et la renverse sur le canapé. Elle se met à rire et et me déboutonne ma chemise.

J'aime cette fille. J'aime faire amour avec elle, sentir la douceur de sa peau contre la mienne, la regarder prendre du plaisir, me glisser en elle, sentir à quel point elle est douce et serrée…Même quand le rythme devient intense et que nos corps échappent à notre contrôle je ne cesse de la regarder. Elle est belle, tellement belle, encore plus quand on fait amour et encore plus quand elle jouit. Et elle est mienne. Mon cœur explose en même temps que l'orgasme m'entraîne très loin dans le plaisir. Jamais je ne pourrai aimer autant que ce que j'aime cette fille. Jamais.

Nous sommes enlacés ,à moitié sur le canapé, à moitié par terre quand elle me dit dans un souffle:

« C'est vrai tu sais. »

« c'est vrai quoi mon amour? »

« ce que j'ai dit à mon père? »

« quoi donc bébé? »

« c'est vrai que je t'aime »

Oh.

Elle l'a dit!

Je la regarde dans les yeux, elle est un peu gênée, elle se mordille la lèvre inférieure

Je la serre contre moi, jamais plus je ne la laisserai partir,elle m'a pieds et poings liés à elle!

« je t'aime Bella »

Le reste n'a plus aucune importance.

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J'ai écrit ce chapitre avec ma petite chatte de 2 mois, qui s'appelle Bella ,sur les genoux!

Voilà, encore un chapitre tout doux, mais j'ai envie de douceur en ce moment. Le prochain chapitre le WE à Forks, et peut-être un PDV Rosalie. J'adore Rosalie en fait!

Un immense merci pour vos rewievs qui à chaque fois me font un immense plaisir!!!!

Et je suis ravie de vos avis positifs sur l'allaitement long! Vous êtes supers!