Chapitre 12 : Circonstances changeantes ~ Partie 2 ~

Lorsque ses yeux s'ouvrirent le lendemain matin, Merlin fronça un peu les sourcils, désorienté, jusqu'à ce qu'il se souvienne où il était. Même si le matelas sur son lit n'était qu'à moitié aussi épais que ceux de tous les autres nobles du château, il était toujours plus doux que le lit étroit qu'il avait utilisé pendant les dix dernières années. Et puisqu'il n'avait pas été si fatigué la veille, même quand la plupart de ses amis étaient plus qu'un peu soûls lorsqu'ils étaient partis dormir, il semblait que l'étrangeté d'être dans ces appartements pour la première fois l'ait réveillé plus tôt.

Il s'assit, à peine capable de voir dans la chambre assombrie, et avec un sort murmuré, alluma la bougie proche avant de marcher jusqu'à la fenêtre. Regardant dehors, il vit qu'il n'y avait qu'une toute petite lueur précédant l'aube à l'Est. Il ne s'était pas simplement réveillé tôt, il s'était probablement réveillé avant tous les autres résidents du château.

Merlin soupira, décidant qu'essayer de se rendormir maintenant était inutile. Et puisqu'il était bien trop tôt pour aller chercher un petit-déjeuner dans les cuisines, il pouvait tout aussi bien faire quelque chose de constructif.

Il sortit sa tenue la plus résistante et basique de son placard, qui était faite des mêmes matériaux qu'il avait portés jusqu'à maintenant même si l'ajustement était bien mieux. Après les avoir enfilés, il descendit les escaliers de la tour jusqu'au rez-de-chaussée, prenant avec lui le seau de son placard à balai, et remonta après l'avoir rempli à la réserve d'eau la plus proche. Il commença alors à dépoussiérer tous ses meubles, puis balaya et frotta son sol. Choisissant de le faire avec la méthode classique pour passer le temps.

Il avait presque fini cette dernière tâche, lorsque sans prévenir la porte principale de ses appartements s'ouvrit et un serviteur entra avec un plateau de petit déjeuner.

Merlin arrêta ce qu'il faisait, notant la surprise sur le visage du serviteur en le voyant frotter son propre sol.

« Qui t'a envoyé ici ? »

Le jeune homme, à peine plus vieux qu'un garçon, déglutit visiblement. Sa tête se baissa, les épaules affaissées, presque comme s'il voulait se cacher.

« Je vous ai été attribué par le Seigneur Vernor. I-il n'en était pas très content, mais il a dit qu'il n'était que juste que le Premier Conseiller du Roi ait un serviteur. »

Merlin posa son balai, son expression s'adoucissant.

« Donc puisqu'il avait l'impression qu'il ne pouvait pas éviter de m'en attribuer un, il a choisi le tout nouveau et le plus inexpérimenté des serviteurs du château. C'est cela, n'est-ce-pas ? Depuis quand travailles-tu dans le château ? »

Le jeune homme se pencha en avant, signifiant que tout ce que Merlin pouvait voir de sa tête maintenant était une bonne partie de ses cheveux bruns ébouriffés.

« Tr-trois jours. »

Merlin haleta un instant, outré. Pas contre le serviteur, mais contre le Seigneur Vernor.

« Trois ? »

Le jeune homme sursauta, et Merlin adoucit aussitôt son ton puis s'approcha de lui.

« Je ne suis pas en colère contre toi, donc ne t'inquiète pas. Passe-moi simplement ce plateau, assieds-toi, et je finirai ce sol. »

Cela attira l'attention du jeune homme, sa tête se relevant brusquement et ses yeux s'élargissant de protestation.

« Mais je suis censé faire ça ! »

Merlin le fit s'asseoir sur un tabouret, et lui donna un long regard pendant qu'il récupérait son balai.

« Je n'ai jamais demandé à avoir un serviteur. Je n'en veux pas un, et je n'en ai pas besoin. Je suis parfaitement capable de nettoyer mes propres appartements, d'emmener ma propre lingerie au lavage, et de prendre mes propres plats aux cuisines... Mais... »

Il prit une profonde inspiration, la libérant alors qu'il recommençait à nettoyer le sol.

« Si je te renvoie, si je refuse ton service, alors je finirai probablement par te faire souffrir. Je peux déjà voir que tu es le genre de garçon qui sera écrasé par un autre maître, ou par le Seigneur Vernor, si tu continues de les servir ou si tu restes sous sa juridiction pour le travail général au château... Donc je ne vais pas te renvoyer, mais tu vas apprendre quelques règles si tu es mon serviteur. »

Le jeune homme déglutit à nouveau, tremblant presque sur son siège.

« Quelles règles, Mon Seigneur ? »

Merlin soupira, amenant une main sur son visage, résigné.

« Première règle, ne m'appelle pas 'Seigneur'. Tu peux m'appeler Seigneur Merlin en public. Mais dans ces appartements, où dans n'importe quel autre endroit où il n'y a qu'Arthur, moi-même, ou n'importe quel membre de son cercle le plus proche, tu m'appelleras Merlin. Je n'ai pas besoin que tu t'inclines, ni que tu me flattes tout le temps. »

Il recommença à nettoyer le sol.

« La deuxième règle est que tu n'as pas à avoir peur de moi. Je ne te blesserai jamais. Je ne te réprimanderai jamais si le sol n'est pas impeccablement lavé. Je ne te crierai pas dessus si tu es un peu en retard pour amener un repas. La seule chose pour laquelle je te réprimanderai, c'est si tu passes chaque instant avec moi à trembler dans tes bottes. Compris ? »

Il sourit alors, narquois et rieur, et ce fut suffisant pour tirer un petit sourire du jeune homme.

« Compris... Merlin. »

Le sol finalement propre, Merlin posa son balai et se tourna pour faire face à son nouveau serviteur.

« Alors, vas-tu finir par me dire ton nom ? »

« Warren. »

Merlin continua de sourire, allant jusqu'au plateau qui attendait avec son petit déjeuner très basique. Des trois morceaux de pain dessus, il en saisit un et le jeta au serviteur avant de s'asseoir pour manger les autres et le fromage qui allait avec.

« Très bien, Warren. Dès que j'aurai fini ça, toi et moi allons ramener ce plateau aux cuisines ensemble. Puis je vais te montrer quelques raccourcis efficaces pour te déplacer dans le château que peu voire même aucun autre serviteur ne connaît. Une fois que cela sera fait, j'aurai besoin de toi pour m'aider à transporter tout ce qui est dans mon étude jusqu'à l'étude du Roi. Arthur m'a promis hier soir qu'il y ferait installer un bureau pour moi ce matin. »

Merlin finit sa nourriture et, sous l'excuse de se changer pour enfiler des vêtements qui n'étaient pas éclaboussés et poussiéreux à cause du nettoyage, alla dans sa chambre à coucher. Il laissa Warren assis sur le tabouret, ayant insisté qu'il pouvait s'habiller tout seul, et prit maintenant un instant pour observer à travers la fente entre la porte et l'encadrement.

Il n'avait pas voulu de serviteur pour deux raisons. La première était qu'il ne voulait pas que le reste de ses anciens collègues pensent qu'il les commandait maintenant qu'il était noble. La seconde était qu'il n'allait en aucun cas pouvoir cacher sa magie, ou ses tâches liées à la magie, à un serviteur. La seule bonne chose de cette situation était que Warren était un membre du personnel très nouveau. Probablement de la ville basse, ce qui voulait dire qu'il serait relativement confortable avec la magie, ayant vu Gaius utiliser des sorts de guérisons et l'ayant peut-être même expérimenté. Mais la magie était toujours techniquement illégale en ce moment, ce qui forçait maintenant Merlin à prendre une précaution inévitable.

« Ic forbinde thu, ic ahelle min dierneu. »

Si Warren sentit le sort s'enrouler autour de lui, il n'en montra aucun signe. Et il n'avait aucune raison de suspecter qu'il avait été enchanté lorsque Merlin émergea en souriant de sa chambre à coucher quelques minutes plus tard.

De nombreux serviteurs s'arrêtèrent lorsqu'ils virent Merlin accompagner Warren aux cuisines. Le magicien en remarqua plusieurs autres qui le regardaient, surpris, lorsqu'ils le croisèrent en train de montrer le château au serviteur et de lui apprendre où les objets étaient stockés et quelles étaient les meilleures routes. Mais personne n'était aussi surpris que Warren lui-même, l'adolescent passant d'admiration envers son nouveau maître à un ébahissement visible à l'idée d'avoir autant de chance de le servir. Parce qu'une chose était déjà entièrement claire, travailler pour un homme qui avait lui-même été un serviteur signifiait qu'il ne serait jamais regardé de haut ou traité comme un moins-que-rien.

Mais après les heures idylliques avant midi, Merlin savait qu'il allait devoir exposer certaines vérités à son serviteur avant la fin de la journée. Et donc, après avoir invité Warren à manger avec Gaius, Liam et lui, Merlin emmena le jeune homme à la chambre d'hôtes qui lui avait servi d'étude pendant si longtemps.

Le magicien inspecta la chambre, et la table encombrée de rapports qui la dominait. Chaque pile était déjà triée, n'ayant besoin que d'être fermée avec quelque chose avant d'être mise dans une boîte. La partie la plus ennuyante serait de récupérer celles sur l'étagère du trou à pigeon qu'il avait cachée et fixée au plafond par magie.

Merlin attendit jusqu'à ce que tout le reste soit en boîte, avant de donner à son nouveau serviteur un regard d'excuses.

« Je te préviens d'avance... Le Roi sait déjà tout cela. »

Il leva une main vers l'étagère que lui seul pouvait voir.

« Aliese. »

Au moment où les yeux de Merlin brillèrent d'or, et où l'étagère apparut et tomba pour être rattrapée par des yeux à nouveau brillants, Warren s'étrangla et se précipita vers la porte. Mais avant qu'il puisse l'atteindre, il rentra dans la barrière que Merlin avait silencieusement activée après l'avoir fait entrer dans la pièce.

Warren poussa frénétiquement contre la barrière pendant plusieurs secondes, avant qu'il semble enfin remarquer que Merlin ignorait soigneusement ses tentatives pour s'échapper, et installait en fait une couverture sur le devant de l'étagère du plafond pour empêcher que quoi que ce soit en tombe jusqu'à l'étude d'Arthur.

Il regarda Merlin pendant plusieurs instants, avant que sa voix émerge, à peine un couinement.

« Vous êtes un sorcier. »

Merlin lui jeta un œil, restant nonchalant dans l'espoir de calmer le serviteur plus rapidement.

« Magicien, en fait. Ça veut dire que je suis né avec des pouvoirs, et que je n'ai jamais vraiment eu le choix de les utiliser ou pas. C'était apprendre à les contrôler, ou les laisser ruiner ma vie. »

Il posa la petite étagère sur la table, et se tourna pour faire face à Warren.

« Et je te dois une excuse... Parce que même si tu étais sorti maintenant, tu n'aurais pas pu dire à quiconque ce que tu as vu. Je t'ai jeté un sort ce matin, pour t'empêcher de révéler mon secret. Si tu essayes, au mieux tout ce que tu pourras faire, c'est babiller comme un fou. Chaque mot que tu prononceras ou écriras pour essayer de révéler que j'ai des pouvoirs se transformera simplement en un mot qui n'a pas de sens. Donc je te suggère de t'épargner l'humiliation, et de ne même pas essayer... Et puis, je t'ai promis, tu te souviens ? Je ne te ferai jamais de mal, et tu ne dois jamais avoir peur de moi. Je vis à Camelot depuis dix ans, et si je voulais y faire du mal je ne pense pas que j'aurais attendu aussi longtemps. »

Il souleva à nouveau l'étagère, après avoir déposé une des trois boîtes qu'ils avaient remplies dessus.

« Maintenant prends ces deux boîtes, et aide-moi à les emmener à l'étude d'Arthur. J'ai plusieurs missives à écrire aujourd'hui, et je dois encore accrocher cette étagère au plafond là-bas. »

Le ton de Merlin était devenu doux, rassurant, et très gentil. Ce fut suffisant pour faire venir Warren, bien qu'un peu réticent, et le faire prendre les deux boîtes restantes. Et s'il semblait incertain et mal à l'aise pour ceux qui le virent durant la marche qui suivit, le fait que Merlin lui parle avec animation des récentes rumeurs du château signifiait que ça ne serait attribué qu'à de la timidité.

Une fois à l'étude d'Arthur, Merlin découvrit que le bureau promis avait été installé. D'un côté de la pièce, où les rideaux décoratifs suspendus à l'arche de la partie principale le dissimuleraient à quiconque qui venait juste d'entrer. Ce qui était parfait, parce que ça signifiait que quiconque qui entrait ne pourrait pas accidentellement voir des documents sortis d'une étagère invisible au-dessus.

Au final, Merlin se trouva forcé de mettre en place une autre barrière pour empêcher Warren de s'enfuir de terreur, lorsque le serviteur paniqua, au moment où il commença à jeter le sort pour accrocher l'étagère au plafond. Il ne savait pas si c'était parce que, contrairement à Gaius, il était un pratiquant de la magie inconnu pour le jeune homme, ou si c'était juste parce que le serviteur était naturellement prompt à s'effrayer. Il suspectait que c'était un peu des deux, et ne savait pas quoi faire pour aider, lorsque la porte de l'étude s'ouvrit et la Reine entra.

Gwen sourit chaleureusement lorsqu'elle avança suffisamment pour voir le bureau, un regard lui faisant remarquer la présence de Warren.

« J'ai entendu dire que le Seigneur Vernon t'a assigné un serviteur. J'espère que ce n'est pas trop étrange. »

Quelle que soit la réponse que Merlin était sur le point de donner, elle fut aussitôt étouffée, Warren commençant à gesticuler frénétiquement, un flot de charabia incompréhensible sortant de sa bouche. Après quelques secondes, et avec un air de résignation extrême, Merlin leva une main vers lui.

« Ablinn ! »

La bouche de Warren se ferma brusquement, et le magicien regarda son amie.

« Ça pourrait aller mieux. Puisque je savais qu'il serait impossible de lui cacher ma magie ou mes tâches liées à la magie, je la lui ai montrée après m'être assuré qu'il ne pouvait le dire à personne. Ce qui revient à dire, qu'il est actuellement terrifié. »

Merlin grimaça.

« Ce sont les réactions comme celle-ci qui font que je me demande si je veux vraiment utiliser ouvertement la magie quand la loi sera révoquée. »

La pointe de douleur dans sa voix alors qu'il disait cela fit se retourner Warren pour le fixer avec un froncement de sourcils surpris. Quant à Gwen, elle soupira avec sympathie et s'approcha pour placer une main sur le bras de Merlin.

« Ne pense pas comme ça, Merlin. Arthur et toi n'avez pas autant lutté, pour ramener la magie, pour que tu te caches une fois que la magie sera à nouveau libre. Tout ce que tu as à faire, c'est de continuer à être toi-même, et le peuple surmontera sa surprise. »

Elle se tourna pour faire face à Warren.

« Même si je suis reconnaissante que tu essayes à ce point de me dire quelque chose que tu pensais être une menace, il n'en est nul besoin dans ce cas. Mon mari sait que Merlin a des pouvoirs depuis presque sept ans, et lui fait entièrement confiance. Tout ce que Merlin fait, il le fait pour Camelot et avec la bénédiction d'Arthur. »

Warren la fixa, comme s'il luttait pour comprendre que la Reine de Camelot savait déjà que le Premier Conseiller avait des pouvoirs. Puis, après avoir vu que les mots de Gwen avaient été suffisamment compris, Merlin annula le sort de silence et le tapota sur l'épaule.

« Comme je l'ai dit, il n'y a pas besoin d'avoir peur de moi. Je protège Camelot, sans récompense, au passage, depuis des années. »

Il soupira, regardant son nouveau bureau et décidant que ces missives pouvaient attendre quelques heures.

« Je pense que, pour le bien de Warren, nous ferions tout aussi bien d'en finir avec le dernier choc principal. Veux-tu venir avec nous, et amener le Prince ? Je suis sûr que Balther sera plus que content de voir son 'Si si'. »

Gwen rit à cela, souriant.

« Oh oui. Je vais le chercher, si vous voulez me retrouver aux escaliers des niveaux inférieurs ? »

Regardant la reine sortir, et n'étant plus sous l'effet du sort, Warren murmura doucement :

« Les niveaux inférieurs ? Pourquoi est-ce qu'elle y emmènerait le Prince ? »

Merlin posa une main sur l'épaule du serviteur, le poussant vers la porte.

« Parce que son ami très spécial y vit. Jusqu'à ce que la magie devienne ouvertement légale, et que je puisse le laisser venir ici. »

Il ne s'expliqua pas plus alors qu'il menait un Warren pratiquement traumatisé aux escaliers susmentionnés. Mais il y avait quelque chose, sur la façon dont une certaine pointe de curiosité émergeait, qui indiqua à Merlin que son nouveau serviteur s'en remettrait et s'habituerait à ces choses assez rapidement. Tout ce qu'il avait à faire était de rester calme et rassurant avec lui.

Tous deux attendirent, Merlin discutant avec les gardes pendant ce temps. Et lorsque Gwen arriva en portant son fils, ils descendirent les passages qui menaient à l'atelier.

Gwen donna à Warren un signe de tête rassurant lorsqu'ils atteignirent le couloir apparemment vide, alors que Merlin tendait une main vers le mur, ouvrait audiblement une porte, et se préparait visiblement pour quelque chose alors qu'il traversait la surface supposément solide. Mais, même elle grimaça en entendant le raffut infernal qui éclata quelques instants après. Le son d'une vouivre, hurlant de toute la puissance de ses poumons. Elle poussa gentiment le serviteur pour le faire traverser la porte cachée, le suivant et le contournant après qu'il se soit arrêté à l'intérieur.

Parce qu'à l'intérieur se trouvait une pièce remplie de livres, de jarres, et d'un nombre incalculable d'outils et d'équipements sur des tables... C'était aussi la maison de deux vouivres, une qui était assise pendant que l'autre hurlait et remuait ses ailes devant Merlin. Ce même reptile hurlant, remarquant alors le garçon dans les bras de Gwen, passa immédiatement des cris à des ronronnements de satisfaction, Balther tendant des petites mains et gloussant.

« Si si ! »

Warren regarda, profondément choqué, la reine poser son fils sur le sol et laisser le vouivre aller joyeusement jusqu'à lui. Ce choc ne fit que s'intensifier lorsque le reptile magique se coucha et tendit le nez vers le prince avec une extrême gentillesse. Balther continua de babiller et de glousser, pendant qu'il caressait ce museau rempli de dents puis commençait à contourner et escalader son camarade de jeu écailleux.

Merlin vint alors à côté de Warren, regardant Gwen s'agenouiller à côté de son fils et du vouivre pour le caresser sous le menton elle-même.

« Tu vois, je ne suis pas seulement un magicien, je suis aussi le dernier Seigneur des Dragons. Cette vouivre là-bas est Geleaffriou, ce qui signifie Protection Loyale, et elle est entraînée pour me défendre, défendre Arthur et tous ceux que je lui demande de défendre. Mais ce vouivre ici avec le Prince, est Scilderether, son fils... C'est le Protecteur de Balther, et il appartient et est entraîné à protéger le Prince. »

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