... ... ... ... ...
... ... ... ... ...
Je suis en vie ?
...
... ... Quoi, sérieusement ?!
HEEEEY ! JE SUIS PAS MORTE ! HIP HIP HIP..- ?
*PUNCH*
... Ok. Pardon.
Je suis désolée pour ces quelques mois d'absence. Il m'est arrivé pas mal de trucs (dont la flemme) alors je ne vous livre le 12e chapitre que maintenant. Honte à moi.
Bonne lecture, et encore désolée, et enjoooy ~ !
(reponses aux reviews à la fin)
- Chapitre 12 -
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— Là ! Un poisson !
Voilà une journée que nous étions en mer, maintenant. La nuit n'allait pas tarder à tomber, et n'ayant rien à faire, j'ai demandé aux propriétaires du bateau s'ils avaient des cannes à pêche pour m'occuper en attendant la prochaine île. Je supportais de mieux en mieux le balancement de la coque sur les vagues et mon mal de mer s'estompait peu à peu. Tant mieux ! J'en avais marre de laisser des traînées de dégueulis comme un avion laissant des traces de fumée dans le ciel...
Ace, qui n'avait rien d'autre à faire non plus, était venu me rejoindre, lui aussi muni d'une canne.
J'aimais bien la pêche. Ça nous détendait. Quand j'étais plus jeune j'avais l'habitude d'aller au bord du canal de mon petit village avec Emma, les jours d'été. Et il faut dire que j'étais assez douée pour ce genre de chose. Enfin quand je disais "douée", disons plutôt que j'avais de la chance. J'arrivais souvent à remplir mon seau de poissons chaque fois que j'y allais. Ça me faisait au moins un domaine où je pouvais me montrer utile...
— Essaye de le choper, pour voir ? dit Ace en regardant l'animal marin faire des cercles à la surface.
— C'est ce que je fais !
Lui et moi en avions déjà pêché une dizaine chacun. Les marins du navire nous disaient de prendre le filet pour aller plus vite, mais avec une canne à pêche c'était plus amusant. Surtout qu'en ce moment même, j'étais en compétition avec mon bien-aimé... (de façon auto-proclamé par moi-même)
— N'oublie pas, le prévins-je, si j'en attrape plus que toi avant la tombée de la nuit, c'est toi qui t'occuperas de la chasse aux Berry avec les bandits tout seul !
Ouais, je n'acceptais toujours pas le fait de devoir jouer l'appât seulement pour faciliter les choses à Môssieur !
— Je sais, je sais.
Je souris d'un air de défi, puis je me concentrai à nouveau sur ma canne. Oh ! Une touche ! Héhé. Je vais définitivement le vaincre et lui laisser tout le boulot la prochaine fois qu'on devra "travailler". Je levai un peu le bâton et essayai de voir si j'avais bien eu ma prise. Il semblerait que oui. Haha ! Bim ! Prend-toi ça, Ace ! Hop. Et voilà un petit poisson de plus dans mon seau.
Ace me jeta un coup d'œil un peu agacé. Hahaha ! C'était quoi cette tête d'enfant ? Il était trop mignon !
— Allez, boude pas. Il faut bien un perdant, de toute façon.
— J'ai pas dis mon dernier mot !
Il se concentra à nouveau sur sa pêche tandis que je continuais de faire la fière. Ça faisait déjà quelques jours que j'étais avec lui, maintenant. Et pour le moment, tout baignait. Nous n'étions pas super copains mais il y avait une bonne entente entre nous ces temps-ci. Encore heureux ! Je nous voyais mal faire toute une aventure tous les deux sans rien faire d'autre que de marcher en silence...
Vous imaginez le malheur et la tristesse que cela représenterait ? J'aurais mille fois préféré me suicider si ça venait à arriver. Vraiment.
Bref. Mettons ça de côté. Ah ! Son bouchon venvait de couler ! Je le vis qui sourit.
Peuh. Il ne me battra jamais. Il pouvait toujours rêver. Il tira sa canne en arrière pour essayer de récupérer sa prise. Sauf que la canne n'arrivait pas à se redresser. Ace aussi avait l'air d'avoir du mal à sortir le poisson de l'eau. Je me mis à rire :
— Alors ? On a plus de force ? Besoin d'aide ?
Au lieu de ronchonner et de m'envoyer bouler, il se retourna vers moi avec un sourire vainqueur sur le visage. Quoi, qu'est-ce qui lui prenait, tout à coup ? Il acceptait la défaite, en fin de compte ?
— Je vois que tu ne connais pas encore très bien les mers, toi...
Je le regardai, surprise :
— Hein ?
— Tu ferais mieux de bouger, dit-il juste avant de se mettre debout pour ne pas suivre le mouvement de la canne et de tomber dans l'eau.
Ce fut alors que je le vis. Une sorte d'énorme nageoire dorsale remonta à la surface en l'espace d'un instant. Elle faisait au moins trois mètres à elle toute seule. Trois putain de mètres. J'étais encore figée alors que je faisais le calcul dans ma tête. Si une pauvre nageoire faisait cette taille, alors celle du reste du corps devait au moins atteindre... Six mètres !?
— C'ÉTAIT QUOI, ÇA ?!
— Oh, juste une petite prise, répondit Ace alors qu'il tirait avec peine.
Juste une "petite" prise, oui. UNE PETITE PRISE DE SIX MÈTRES. Il comptait vraiment remonter ce monstre à la surface ? Impossible qu'il y parvienne. IMPOSSIBLE.
… Haha. Impossible, j'ai dit ? Ouais, j'avais complètement oublié qu'avec ce gars là, rien était impossible. Il se mit à reculer lentement, tirant tout ce qu'il pouvait sur sa canne. Comment ce truc faisait-il pour rester intact sans se briser ? Je reculai d'un même mouvement, craignant le pire. Je voyais les marins derrière nous qui commençaient peu à peu à comprendre ce qu'il se passait. Ils se précipitèrent tous pour s'écarter et faire de la place.
Ace tira un peu plus sur le fil et l'énorme poisson commença à apparaître à la surface. Ça n'a duré qu'une seconde mais j'ai eu largement le temps d'apercevoir ses écailles bleutées et brillantes qui s'illuminaient vivement au soleil, comme si cette chose s'étaient mélangée à l'eau qui brillait tout autant à la lumière orangée du crépuscule.
J'aurais pu trouver ça magnifique si je n'avais pas remarqué ses yeux blancs munis de fentes tellement fines qu'elles pouvaient être comparées à des cure-dents, ainsi que ses innombrables dents aiguisées à l'intérieur de sa bouche entre-ouverte. À la simple vue de ce spectacle, j'ai tout de suite fait dix autres pas en arrière. Et c'est à ce moment là que le jeune pirate de Barbe Blanche s'est décidé à passer aux choses sérieuses et de puiser dans ses dernières forces afin de tirer l'animal marin de l'eau une bonne fois pour toute.
La Chose vola un instant dans les airs avant de passer au-dessus de la tête d'Ace et de retomber lourdement sur le navire. La force de l'impact était tellement impressionnante que le bateau s'était mis à tanguer dangereusement, me faisant chanceler brutalement jusque vers le bord. Heureusement que mes réflexes étaient irréprochables, ou je serais déjà passée par-dessus bord à nourrir le reste de la famille du poisson fraîchement repêché.
Ace souffla en essuyant son front d'un revers de main. Les autres marins étaient tous en train de s'exclamer de surprise et d'admiration face au monstre qui se tenait devant eux, ondulant son corps sur de petits mouvements secs tout en essayant de nager dans le vide.
— Pas mal, gamin ! T'as réussi à avoir un bébé monstre marin, c'est pas rien !
— On aura de quoi bouffer pour le mois qui suit ! Hahaha !
J'étais encore immobile, tenant difficilement le rebord du navire qui se balançait encore un peu brusquement. Ça, un bébé monstre marin ? C'était une blague ? Si ce soi-disant bébé était comme ça, alors ses parents devaient être... De la taille de dix baleines !
— Alors, qu'est-ce que tu en dis ? me fit Ace en me regardant d'un air satisfait.
Ce bâtard... Cet enfoiré avait... Oui. Il avait complètement gagné la partie. Je lui lançai un regard noir avant de grogner et de l'ignorer, tournant ma tête sur le côté.
— Hmpf.
— Quoi, tu boudes ?
— Je vois pas de quoi tu parles.
— Allez, je te passerais 25% des gains quand on aura fini la récolte, d'accord ?
Je me tournai vivement vers lui, énervée :
— Sale pourri de radin ! Avec mon aide tu aurais dû me refiler la moitié de la récompense ! Et là, je devrais au moins recevoir 60% si tu voudrais réellement te montrer généreux !
— Ok, ok. On en reparlera après manger, d'accord ?
— T'es vraiment qu'un- !
Je n'eus pas le temps de finir ma phrase qu'un coup de canon fusa tout près du bateau et fit tanguer la coque. Un peu choquée (non, carrément choquée) je relevai les yeux vers l'océan. Un navire approchait.
— C'est quoi ça encore ?! hurlai-je tout en essayant de rester accrochée.
— Un pavillon noir... dit Ace, tout bas.
Un pavillon noir ? Mes yeux se dirigèrent en direction de ce qu'observait le pirate de Barbe Blanche. Un autre boulet atterri un peu plus loin. Haha. Ils ne savaient même pas viser...
— Ils nous menacent pour qu'on s'arrête, rectifia Ace comme s'il avait lu dans mes pensées.
— Pourquoi faire ?
— Regarde leur drapeau, imbécile ! Ce sont des pirates.
Je regardai à nouveau en direction du navire. Je pus mieux apercevoir ce qui se trouvait sur le pavillon. Une tête de mort sur laquelle était dessinée d'un simple trait une fine moustache qui finissait en spirale des deux côtés. Dans le fond il y avait deux longues dagues entrecroisées. Des pirates. Des vrais pirates ! Nom d'un chien ! C'était la première fois que je tombais en face à face avec des pirates (enfin, si on ne comptait pas Densai puisque celui-ci était plus une sorte de bandit...)
Mes yeux croisèrent le jeune garçon au chapeau orangé juste à côté de moi. ... Bon, d'accord. C'était la deuxième fois que j'en croisais. Mais Ace ne comptait pas non plus. C'était un gentil pirate ! Un pirate sexy et attentionné qui se révélait être un vrai gentleman et...
Je regardai à nouveau le brun aux tâches de rousseur. Je repensai à la fois où il voulait m'abandonner, à ses manières de sauvage au restaurent, la fois où il m'a utilisée comme appât, ses côtés macho et le fait qu'il aime toujours avoir raison... Le seul point de vérité au final, c'est qu'il était sexy.
Le navire se rapprocha rapidement et des hommes apparurent devant eux, alignés derrière la rambarde. Ils nous regardaient avec un sourire moqueur et malicieux. Ce qui me fit frissonner de la tête aux pieds. Des pirates... Il y avait vraiment des pirates... Bien sûr que oui, il y en avait. J'étais dans One Piece, bon sang ! Il n'y avait que ça, dans ce monde. Mais même, en avoir devant les yeux était assez impressionnant.
Un homme aux cheveux rouges bouclés et une moustache de la même couleur apparut parmi l'équipage de pirates. Il portait un grand chapeau noir et arborait un sourire mauvais aux lèvres. D'après mon intuition, cet homme était le Capitaine. M'oui, enfin bon. C'était même carrément évident, pas besoin de mes réflexions inutiles.
— J'y crois pas… murmurai-je, ahurie.
Une fois que leur navire était totalement à notre niveau, le Capitaine prit la parole haut et fort :
— Écoutez bien, bandes de faiblards ! Si vous ne voulez pas voir votre bateau couler au fond de l'océan avec vous à son bord, je vous conseille de nous léguer cet énorme poisson que vous venez de pêcher, et vous avez intérêt à vous dépêcher.
… Oh ! Il a fait un jeu de mot ! … Bon, ok, ce n'était pas du tout le moment, désolée...
Ces gars voulaient notre prise ? Je me tournai vers l'énorme créature marine qui n'avait pas cessé de dandiner son corps. Je reportai ensuite mon attention sur le pirate roux qui venait de croiser les bras d'un air fier. Les marins hésitaient. S'ils acceptaient ils perdraient de quoi faire des provisions pour un long moment, et s'ils refusaient les pirates les bombarderaient sans retenue…
Ces enfoirés traînaient sûrement dans les parages au moment où on pêchait et ont dû apercevoir l'énorme prise qu'avait réussi à avoir mon bien-aimé. C'est sûr qu'avec un poisson comme celui-ci on pourrait se faire quelques milliers de Berry sur le marché de l'île la plus proche. C'est Sanji qui serait content de cuisiner un truc pareil, tiens !
Bref, ce n'était pas le moment de me perdre dans mes songes sans importance ! Que faire ? Notre vie était en danger en ce moment même ! Peut-être qu'Ace pourrait faire quelque chose… Je tournai la tête, affolée :
— Ace ! Il faut-... !?
Mes yeux rencontrèrent du vide. Le présumé Ace n'était plus à côté de moi. Il avait complètement disparu de notre champ de vision. Mais où était passé cet abruti ?!
— Alors ? s'impatienta le pirate. Si vous ne vous décidez pas maintenant, mes hommes feront feu sur votre pauvre petite épave de mendiant !
Je me tournai vers les marins. Ils semblaient tout aussi affolés que moi. Normal, dans un sens. Mais ce qui m'inquiétait encore plus était le fait d'avoir perdu Ace de vue. Il était notre seul espoir, comment osait-il disparaître dans une situation aussi désespérée ?!
— Tu parles de ceux-là ? fit une voix dans le dos du rouquin.
Le pirate se tourna, interrogé. Il tomba sur un jeune homme torse nu qui tenait le col de deux types qui semblaient complètement K.O. Il les relâcha devant lui, les laissant tomber comme une masse la tête la première sur les planches du bateau. J'ouvris grands les yeux. En fait, alors que je m'inquiétais pour rien, cet imbécile était déjà parti s'amuser sur le navire de l'ennemi. Il aurait quand même pu prévenir !
— Comment... ?! commença le rouquin, les yeux exorbités.
— Je me suis aussi occupé de tous les autres en bas, dit Ace en souriant. Il ne reste plus que vous et le problème sera réglé. Vous êtes prêt ?
L'homme au chapeau noir ne sut que dire. Qui était ce jeune garçon pour avoir réussi à maîtriser tous ses hommes en même pas deux minutes ?! Il se tourna vers ceux restant et pointa Ace du doigt :
— Débarrassez-vous de lui ! hurla-t-il à ses subordonnés.
Ils se dirigèrent tous sur le garçon sans discuter. Ace se craqua les doigts, agrandissant son sourire :
— Je prends ça pour un oui.
Et ce fut parti pour une mêlée générale opposant une vingtaine d'hommes contre un seul. J'aurais d'abord pensé que c'était un acte plutôt lâche, mais connaissant leur opposant, je me dis même que vingt n'était pas assez. Il aurait fallu au moins cent hommes de leur calibre pour espérer épuiser de moitié son énergie. Et encore.
Les pirates volèrent un à un. Un véritable feu d'artifice humain, je vous dis. Certains volaient tellement loin qu'ils passaient par-dessus bord. Ils avaient plutôt de la chance qu'Ace n'utilise pas son Fruit du Démon contre eux. Enfin, avec leur niveau, il faut dire qu'il n'en avait pas vraiment besoin.
Au bout de deux minutes… Non, attend. Au bout d'une minute et douze secondes, tous les pirates étaient à terre mis à part l'adolescent au tatouage dans le dos. Quand le rouquin l'avait aperçu durant un court laps de temps, il avait alors tout de suite compris. Cette force, ce tatouage, cette apparence…
— Bon, à ton tour, lança le garçon en s'avançant vers lui.
« Pas possible ! » s'exclama le capitaine en tremblant de tout son corps. Comment ce type recherché à travers le monde pouvait se trouver ici, sur un pauvre petit bateau de pêcheur perdu au beau milieu de l'océan ?! Pourquoi !
— A-A-Ace aux poings-…
Il n'eut pas le temps de finir sa phrase que ce dernier l'assomma d'un simple coup de poing sur le crâne. L'autre barbu roux n'avait même plus eu la force de bouger le moindre petit doigt. Au final, ce n'était rien de plus qu'un simple pirate de pacotille. Sans hommes et sans armes, il n'était plus qu'une tortue sans carapace.
Une fois le problème réglé, Ace grimpa sur le bord du navire pirate et sauta sans peine jusqu'à nous. Il se redressa en soupirant et remettant son chapeau en place.
— Voilà ça de fait. Et si on passait à table maintenant ?
Les vieux marins se regardèrent, silencieux, avant de rire et de crier victoire. Bon, ça voulait sûrement dire que c'était d'accord. Et puis on l'avait bien mérité, ce poisson. Deux heures après, un festin avait été servi et tout le monde se remplit la panse sans retenue. C'était la première fois que je goûtais à un poisson de ce genre. Le goût n'était pas mauvais. Ce n'était pas super délicieux mais c'était bon. Peut-être qu'avec la cuisine de Sanji je me serais plus régalée ? D'ailleurs, en y repensant, je n'avais toujours pas croisé l'équipage de Luffy. Est-ce que ça allait m'arriver, un de ces jours ? Oh ~oh ! Ce serait tellement cool !
Une fois le repas terminé, pendant que les autres se saoulaient au vin, moi et Ace étions restés en retrait. Non pas que je voulais me priver d'un verre ou deux histoire de faire la fête. Mais si Ace devait me parler, rien n'était plus important. À part manger, peut-être…
— Écoute, commença-t-il, le temps dans ton monde a un décalage par rapport à celui-ci, n'est-ce pas ?
Je le regardai, ne sachant pas où il voulait en venir.
— Oui, plusieurs heures. Enfin, disons plutôt qu'une heure ici ce serait un peu comme une minute là-bas, pourquoi ?
— Tu penses qu'on a remarqué ton absence, en ce moment ?
Je me mis à réfléchir. En y repensant, j'avais dit à mes parents que je passerai la journée chez une amie. Et si je me souviens bien, on m'a dit de rentrer avant huit heures du soir. Je ne savais pas encore calculer le temps d'ici comparé à mon monde. Si j'avais dix minutes de retard ça pouvait le faire, mais si c'était une heure, ça allait barder pour moi. Surtout que je ne pouvais pas recevoir les appels sur mon portable tant que je me baladais dans One Piece…
— S'il n'est pas encore huit heures, tout va bien.
Et c'est là que mon cerveau tilta. Je me tendis quelques secondes, puis je relevai les yeux vers Ace, tout à coup paniquée.
— Comment je vais faire pour rentrer, moi ?!
Il soupira.
— Je me doutais bien que tu n'avais pas encore remarqué.
— C'est la cata ! Je vais mourir ! Je suis coincée ici ! hurlai-je, me prenant les cheveux dans les mains.
— Écoute-moi, imbécile !
Je me tus, me mordant les lèvres d'un air apitoyé. Ace reprit :
— Je me doutais bien que cette situation arriverait, alors j'ai prévu le coup.
Je le fixai pendant plusieurs secondes. Il venait de dire quoi ? Il avait prévu le coup ? Il avait un plan pour me ramener chez moi le temps que mes parents n'aillent pas s'imaginer que j'ai été enlevée ou quoi que ce soit de ce genre, puis de m'amener à nouveau dans One Piece ?
— Tu sais bien qu'avant d'aller voir Père, on va s'arrêter sur une île le temps de se ravitailler et tout ça ?
Je hochai la tête, toujours en m'apitoyant mentalement sur mon sort. Il continua :
— Sur l'île où l'on se dirige, je connais un homme qui pourrait peut-être te renvoyer dans ton monde.
Je releva aussitôt la tête. Il venait de dire quoi ? Ma bouche s'ouvrit pour dire quelque chose, mais rien ne vint. Ace se rempli un demi verre de saké.
— C'est un homme de confiance et c'est un mordu des sciences et des inventions farfelues. Il trouvera très certainement quelque chose pour t'aider.
— VRAIMENT ?!
— Hm hm. Puisque je te le dis. C'est même lui qui a construit mon Striker et qui l'a déjà réparé à plusieurs reprises.
Je sifflai d'admiration. Cet homme devait vraiment être un génie, alors. Je pourrais enfin rentrer à la maison, enfin ! … Quoique. Maintenant, j'avais des risques de me faire prendre sur le fait, à propos de voyage inter-dimensionnel et tout ce bazar. Et pire, si personne ne venait à me croire, je me ferais prendre pour une folle et on m'enfermerait à l'hôpital psychiatrique le plus proche !
Ou pire encore, et si je revenais dans un monde qui n'était pas le mien ? Et s'il y avait encore plein d'autres dimensions à découvrir ? Et s'il y avait des effets secondaires ? Et si mon monde n'existait plus ?! Aaaah ! Je ne voulais pas y penser ! C'était trop angoissant ! Voyant ma mine pâle, Ace me rassura en souriant :
— Hé, ne t'inquiète pas. Tout ira bien.
Un peu surprise de le voir sous des airs plutôt réconfortant, je me sentie soulagée. Oui, je me faisais sûrement d'autre films. Ce n'était pas possible que tout cela arrive. Tout s'était bien déroulé la dernière fois que je suis revenue accidentellement alors pourquoi-...
— Enfin, si tu ne meurs pas pendant le processus, cela dit...
Je me refroidis aussitôt. Il avait dit ça de manière tellement nonchalante qu'on aurait presque dit que ça lui importait peu que je meures. Super, merci. MERCI BEAUCOUP !
— Ça veut dire quoi, ça !?
— Bah quoi ? On sait jamais, je préfère t'éviter les faux espoirs.
— Tu t'en fiches vraiment, si je venais à mourir ?!
— Des tonnes de gens meurent tous les jours pour un oui ou pour un non, ça changerait pas grand-chose, tu sais...
— J'aimerais avoir un peu plus de considération !
Il se mit à ricaner. Pourquoi il riait ? C'était si drôle ? Hé ! Je me sentais frustrée, moi ! J'aurais espérer qu'il me réconforte gentiment, qu'il m'assure qu'il me protégerait, qu'il serait toujours à mes côtés... Aaah, je crois que j'ai trop lu de shôjo, finalement. Enfin, avec ce mec j'étais sûre que tous mes espoirs seraient réduits à néant.
— Très bien. Si vraiment il t'arrivait quelque chose, je te promets d'ériger une stèle faisant part de tes ''formidables'' exploits en tant qu'appât et de fardeau tout au long de notre voyage.
— Redis un mot et je t'étripe.
Un peu plus tard, nous sommes finalement arrivés au port d'une île qui semblait gigantesque. Elle semblait aussi attractive que celle sur laquelle il y a eu un combat entre les pirates et la Marine. C'était aussi le jour où j'ai rencontré Smoker en personne... Ah, quand j'y repense, j'en avais encore des frissons. Je n'avais pas hâte de le revoir à nouveau. Ni lui, ni les autres Amiraux et Vice-amiraux... Je me ferais réduire en miette en une fraction de secondes. Vraiment.
— On va où ? demandai-je à Ace quand nous nous sommes mis à marcher à travers les bars et les boutiques.
— On va d'abord aller voir l'homme dont je t'ai parlé. Nous verrons le reste plus tard.
— Ok.
Nous nous sommes mis à marcher, regardant les boutiques et les bars tout autour de nous. Ça ressemblait vraiment à la ville de l'autre fois. Tiens, d'ailleurs c'était dans l'un de ces endroits que j'avais acheté mon collier... Je le touchai délicatement comme pour m'aider à me remémorer les souvenirs de cet enfoiré de vendeur qui voulait me rouler. Haha ! Jamais je ne tomberai dans le panneau !
— Nyahaha...
— … T'es flippante, des fois, tu sais ?
— Tais-toi.
La foule était imposante. Si je perdais Ace de vue, j'étais foutue. Quoique, avec son chapeau orange et sa grande taille, il ne devait pas être trop compliqué à remarquer. … Hé ! Et si tout le monde venait à le reconnaître, il allait avoir des problèmes, lui aussi ! Quand je lui fis la remarque, il n'eut même pas l'air un peu paniqué.
— T'inquiète. Dans les lieux comme ça, même un grand pirate de renom pourrait passer inaperçu.
— Hein ?
— Il y a beaucoup trop de monde pour qu'on ne puisse remarquer qu'une seule personne. Tant que tu ne te fais pas de grabuge, tout baigne ! dit-il dans un grand sourire.
Je pris un air blasé. ''Sauf que toi, tu passes jamais inaperçu...'' était ce que je voulais répliquer, mais j'ai préféré ne rien dire. Ça ne servirait à rien. Après plusieurs longues minutes de marches à travers la cité, nous nous sommes petit à petit éloignés de la foule et de la zone attractive. Il faisait nuit et les lampadaires se firent de moins en moins fréquents sur le sentier qu'on prenait.
Puis enfin, nous nous sommes retrouvés devant une immense porte en bois au-dessus de laquelle il y avait un écriteau avec de grosses lettres peintes en bleues : La Bricole d'Alonzo.
— La Bricole d'Alonzo ? répétai-je, étonnée.
— Ouaip. C'est ici.
Il s'avança et frappa contre le gros bois solide face à nous en criant le nom du propriétaire. Aucune réponse.
— Mais c'est juste un bricoleur... non ?
— Tu apprendras, mademoiselle, qu'il ne faut jamais se fier aux apparences.
Tout en parlant, il avait décidé d'entrer sans y être invité. Il commença à ouvrir la lourde porte sans mal qui se mit à grincer dangereusement. Un ''clic'' se fit entendre, suivit d'un enchaînement sans fin de mécanismes invisibles. Ace ne semblait pas y prêter attention.
— Car derrière cette façade vieillie et tout simple se trouve en fait un immense repère rempli d'inventions et de machines incroyables que personne n'aurait jamais imaginé.
Les mécanismes qui n'avaient pas cessé jusque-là, s'arrêtèrent d'un coup net. Je ne sais pas pourquoi, mais j'avais un mauvais pressentiment. Instinctivement, je me mis à reculer tout doucement tout en continuant d'écouter le speech du pirate de Barbe Blanche. Un autre ''clic'' retentit sèchement.
— Ce vieux fou n'est pas un homme ordinaire.
Quelque chose dans la pénombre derrière lui siffla lourdement dans l'air dans notre direction. Ace s'était retourné, toujours en continuant de parler.
— C'est le plus grand ingénieur de tous les t-BWAAARGH !
Il n'avait pas eu le temps de finir sa phrase. Un gigantesque gant de boxe rouge projeté par de gros ressors en ferraille s'était rué sur lui et l'avait propulsé à une centaine de mètres de là d'un seul coup. La force de l'impact et de l'apparition du gant avait crée une rafale de vent venue ébouriffer mes cheveux. L'immense projectile s'était éjecté avec tellement de puissance qu'il fit de longs va-et-viens dans les airs d'avant en arrière, avant de pouvoir s'arrêter totalement sur de petits mouvements.
Je n'avais pas bougé d'un pouce. J'étais trop choquée par ce que je venais de voir. J'ai cru rêvé. Oui, ça devait être ça. J'ai rêvé. J'ai halluciné. Ce n'était pas possible autrement, si ? Les gémissement de douleur d'Ace au loin confirmèrent mes craintes. Non, je n'avais pas rêvé. Attend, attend... Il venait de se passer quoi, là ?
— Yaaaahooooooouuuu ! cria une voix grinçante dans la pénombre d'où sortait le gant.
Un vieillard minuscule en sortit, ricanant grassement de sa voix sèche. Il portait une sorte de blouse blanche et des lunettes rondes et minuscules malgré l'épaisseur de la matière plastique autour des verres, et une sangle en cuir marron venait entourer sa tête et ses longs cheveux blancs redressés sur le crâne.
Il posa ses mains sur les hanches d'un geste noble et victorieux, puis s'écria :
— Voilà tout ce que tu mérites, sale petit fouineur de mes deux ! Hyaaaagyagyagyagyah !
Qui était ce nain ? Non, plus important... C'ÉTAIT QUOI CE RIRE DE MERDE ? L'homme n'avait pas cessé de ricaner comme une dinde qui s'étouffait. Je crois qu'il ne m'avait pas encore remarquée. Qu'est-ce que je devais faire ? Courir ? Rester plantée là jusqu'à ce qu'il rentre ? À l'aide...
— Putain... ENFOIRÉ D'HÉRISSON DE MERDE ! hurla Ace tout en se relevant difficilement un peu plus loin.
L'homme en blanc cessa de rire.
— Huh ? Ace ? C'est toi ?
— BIEN SÛR QUE C'EST MOI DUCON ! QUI VEUX-TU QUE CE SOIT D'AUTRE ?!
— Ace ! Ça fait un baille que j't'ai pas vu ! Qu'est-ce que tu fous là ? Hyaagyagyah !
Je n'avais toujours pas bougé. Une seule pensée me vint à l'esprit : Cet homme était cinglé. Ace s'avança en se frottant le dos, son chapeau à la main. Il s'était sûrement envolé en même temps que son propriétaire. Enfin, le contraire m'aurait étonné. Le vieil ingénieur tourna finalement sa tête vers moi. Tiens, il avait fini par me remarquer, en fin de compte ? Il se figea, surpris. Ses yeux s'agrandirent et il se rua sur moi, l'air idiot et pervers.
— Hé, qui est cette jolie demoiselle ? Me dis pas que c'est ta donzelle ?
Je faillis m'étouffer dans ma propre salive. Qu'est-ce que ? Sa... sa donzelle ? Hé... Est-ce qu'il me prenait pour sa petite amie ? J'en avais l'air ? VRAIMENT ? Je me mis à sourire inconsciemment sans pouvoir répondre à la question. Ace se mit à soupirer.
— Bien sûr que non. J'ai un minimum de goût quand même, dit-il tandis que mon sourire se transforma en grimace.
Évidemment. Il a toujours le mot qui fait plaisir. Je l'insultai intérieurement jusqu'à ce qu'une main vienne me frôler le derrière.
— Hyagyagyah ! Tant mieux ! dit-il tout en me tapotant les fesses.
J'étais déjà pas mal furieuse après la remarque agaçante de mon ''partenaire en piraterie'', mais là, c'était la chose de trop. Je lui envoyai mon poing dans la figure sans retenue et le pauvre vint s'enterrer à moitié dans le sol, ne laissant dépasser que ses jambes minuscules. Je sais pas pourquoi, mais ce type me faisait penser à Makarov de Fairy Tail, avec deux fois plus de cheveux. Ace se mit à rigoler.
— Wouah. Tu n'en as pas l'air mais tu peux être dangereuse quand tu veux.
— La ferme ! Ne commence pas !
Il se tourna vers le nain blanc qui essayait vainement de se déterrer.
— On a besoin de ton aide, Alonzo. C'est important.
L'homme finit par réussir à sortir de son trou. Il toussa tout en se dépoussiérant. Ses longs cheveux blanc redressés sur la tête étaient maintenant salis et courbés vers le sol. Ça ne sembla pas le déranger pour autant. Il réajusta ses lunettes sur son front.
— Quoi, ne me dis pas que tu as encore cassé ton Striker ?
— … Il y a de ça...
L'inventeur se dirigea dans l'espèce d'énorme garage suivi de nous deux.
— Ralala. Ces jeunes, de nos jours. Tous aussi insouciants !
Il alluma la lumière. L'espace était encore plus grand que ce que je croyais. Le plafond devait monter jusqu'à dix mètres du sol au moins. Des dizaines et des dizaines de machines toutes aussi farfelues que les autres étaient disposées de part et d'autre de l'endroit. Ça ressemblait parfois à des robots, parfois à de gros appareils à écran, tandis que d'autres inventions étaient plus simples et plus petites. Il s'agissait plus de choses comme des escargophones cassés, des vieilles radios, des appareils électroménagers à l'allure plutôt étrange, etc…
Un vrai bazar. On aurait pu organiser une brocante entière juste dans ce garage regorgeant d'objets et de babioles bizarres.
— C'était pas ma faute, se défendit Ace. Ils ont envoyé un paquet de flotte, j'ai rien pu faire. Si je n'avais pas abandonné mon Striker, je serais en ce moment même en train de me balancer au bout d'une corde.
— Je m'en fiche. Prend soin de ce que je te donne, sale ingrat !
— Tch.
Le dénommé Alonzo poussa l'énorme gant de boxe jusqu'au fond de la salle, où il alla se glisser dans un creux qui l'accueillit dans un autre ''clic''.
— C'était quoi cet accueil, au fait ? fit Ace en grognant à moitié. J'ai failli y passer, moi…
— Ah, ça ! Désolé gamin. Je testais un nouveau système de sécurité. Il est pas mal, hein ? Hyagyagyah !
— Tu parles ! La porte était ouverte, je n'ai pas eu à forcer ! Je vois pas pourquoi ça se serait activé !
Le scientifique se mit à sourire de toutes ses dents restantes.
— Ouais, je sais. Je l'ai pas encore réglé pour les intrusions forcées. T'as juste à ouvrir la porte et tu te fais exploser ! Hyaaaagyagyagyagyah !
— C'EST PAS DRÔLE ! ÇA FAIT MAL ET C'EST HYPER DANGEREUX !
— Wari wari¹ ! Dans peu de temps, tout sera réglé ! répondit le vieil homme toujours en ricanant.
Il se tourna vers moi à nouveau. Je tressaillis. Qu'est-ce qu'il allait encore faire, ce crétin de scientifique inutile ? Il me désigna du pouce en parlant à Ace :
— Au fait, tu me l'as toujours pas présentée.
— Ah, ouais. J'oubliais.
… étais-je aussi peu importante à ses yeux ? Pauvre de moi. En rentrant j'irais relire mes shôjo romantiques pour me consoler...
— Alonzo, voici Meiko. Meiko, Alonzo.
Oh, pour une fois qu'il retenait mon prénom ! Et mon prénom temporaire, qui plus est !
— C'est une pirate, elle aussi ?
— Haha. J'irais pas jusque-là.
— Ne te moque pas, lui dis-je en grognant.
Il soupira et croisa ses bras sur sa poitrine.
— Disons qu'elle m'accompagne, le temps de mon voyage en solitaire. Elle n'est pas très utile mais il m'arrive d'avoir besoin d'elle de temps en temps.
Je me remis à grogner. Il ne fit rien d'autre qu'en rire.
— Tu en as de la chance, dis donc.
— Pas vraiment, non.
— Ace ! m'énervai-je.
— Quoi ?
C'était quoi ses manières de me pourrir de la sorte depuis notre arrivée ?! Il allait me le payer.
Alonzo s'assit sur l'une de ses fabrications qui semblait être un canon. Ça faisait bizarre de voir une chose pareille aussi proche de moi. La seule fois où j'ai pu en voir un d'aussi près, c'était dans un musée de l'armement, quand j'étais de sortie avec l'école. La seule différence, c'était que celui-ci n'était pas entouré de cordage rouge avec des grosses affiches marquées « Interdiction formelle de toucher. »
— Et donc ? fit le vieillard en croisant les jambes, qui est-ce, précisément ? Une fille de ta connaissance ? Amie d'enfance ?
— Je l'ai rencontré il y a une semaine à peu près. Et c'est d'ailleurs pour elle que nous sommes ici. Nous allons avoir besoin de tes neurones et de ton génie pour la ramener chez elle.
Alonzo haussa un sourcil. Je savais à quoi il pensait, et sa réponse confirma mes doutes :
— La ramener chez elle ? Si c'est d'un navire dont tu as besoin, sache que je n'en construis pas. Il faudra aller voir un charpentier et de la main d'œuvre et tout ça. Enfin, si tu insistes je pourrais probablement te construire une barque, mais je doute que-...
— Je n'ai pas besoin d'un bateau, Al, le coupa Ace. Un navire ne pourra pas la faire rentrer.
Il avait pris un ton sérieux. Le vieil homme releva les yeux vers lui en silence. Ils se toisèrent du regard un long moment, sans rien dire. La tension me fit frissonner. Bon sang, c'était quoi cette ambiance comme si on venait d'annoncer un enterrement ?
— Explique-toi, dit le nain blanc.
Ace ne changea pas de ton. Il le regarda plus intensément et répondit :
— Cette fille… n'est pas de ce monde.
Et là, je pourrais même vous dire combien de temps s'est écoulé pendant que les deux mecs se regardaient. J'étais tellement stressée et le silence était tellement palpable que je n'ai rien trouvé de mieux à faire que de compter les secondes qui passaient. Alors, selon mes calculs, il me semble avoir compté deux minutes, quarante-huit secondes et dix centièmes. … Haha. Non, je n'ai pas compté les centièmes. J'ai un cerveau limité, moi. Enfin, personne d'humain ne pourrait compter les centièmes, de toute façon.
BREF.
Tout ça pour dire que la tension avait augmenté d'un cran avant que le vieux ne se mette à rigoler. Encore son rire sec et à moitié étranglé qui le faisait encore plus ressembler à un idiot qu'autre chose. Ace et moi sommes restés là, sans rien dire, à attendre que le vieillard se calme.
— C'est la meilleure histoire que j'ai jamais entendu de toute ma vie ! Hyaaaagyagyagyah !
Je soupirai. Évidemment, qui croirait une histoire pareille ? Même moi j'aurais ri si on m'avait dit qu'un personnage de One Piece était tombé dans mon monde par accident. Je voulus convaincre Ace qu'il valait mieux abandonner, mais Alonzo ne m'en laissa pas le temps. Après s'être tut quelques secondes, il sourit :
— Je vais donc faire la meilleure invention que j'ai jamais faite de toute ma vie ! reprit-il d'un air de défi.
.
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… à suivre ?
.
¹- wari = désolé
Haha. Un vieux pervers, il manquait plus que ça dans l'histoire...
Bref bref bref. Quelques réponses aux généreuses reviews :
Erutan : Merci beaucoup ! J'essaye de rendre Melissa/Meiko aussi drôle que possible pour rendre l'histoire plus amusante et justement pour ne pas qu'elle prenne trop de recul par rapport aux lecteurs(trices), et puis de toute façon je sais que je ne pourrais pas faire d'histoire sérieuses sur One Piece... Impossible ! Pour ce qui est du sauvetage de Ace eh bien... Meiko fera tout son possible ! J'espère pouvoir te ravir dans les prochains chapitres aussi !
Guest (n°2) : Oui, j'ai pensé à une situation de ce genre, mais je sais pas encore ce que j'ai prévu de faire... Il faudra attendre le bon moment... héhé.
Neiflheim : Oui, le moment avec Barbe Blanche approche à grands pas. Mmh... je me demande même si elle arrivera à prononcer un seul mot devant lui...? muahaha ! Encore quelques chapitres et je pense qu'on y sera ! ;)
Naoli et Guest (n°1) : Voilà votre suite tant attendue (n'est-ce pas naoli ? x)) J'espère que vous continuerez de prendre plaisir à lire ^^
Merci à tous ceux qui me suivent aussi, et qui m'ont fav' ! Et n'hésitez pas à lâcher une review, ça fait toujours plaisir ! :)
La suite pour bientôt ! Tchoouuuuss ~
