chapitre 12

POV Hermione

Après notre dernier cours de la journée, nous rejoignîmes notre dortoir. Pour nous les filles dans notre dortoir interdit d'accès aux garçons sous peine de glissade dans les escaliers et ces derniers dans les leurs.

Après avoir déposé mes affaires sur mon bureau, je sors rejoindre les garçons dans la salle commune.

Juste après mon arrivée dans la pièce, Harry débarqua l'air un remonté.

«Eh ça va mec? Le questionna Ronald

- Non ! Ça ne va pas du tout! Je viens d'apprendre une nouvelle, pas bonne, mais alors pas du tout. Ça devient plutôt n'importe quoi ici!

- Et si tu te calmais d'abord, et assis-toi. Fis-je doucement pour tenter de l'apaiser.»

Il finit par s'assoir sur le canapé en face de nous.

«Voilà. Tu peux nous expliquer maintenant.

- Je viens de découvrir que Snape est, et bien en quelques sorte ma mère. Il était marié à mon père, James. Vous imaginez! Et quand en plus j'en ai parlé à … à mon idiot de petit ami, lui m'a poussé à aller lui parler, il l'a défendu, comme si c'était moi le fautif! Vous vous rendez compte! Mon propre petit ami !!!»

J'avais bien remarqué le petit temps d'arrêt d'Harry. Un peu plus et j'aurais enfin su le nom de celui qui l'avait mis en cloque.

«D'un côté, ton petit ami n'a peut-être pas tort. Tu devrais aller t'excuser et envisager d'avoir une discussion, civilisée, avec le professeur Snape, lui fis-je remarquer.

- Quoi?! Toi aussi tu t'y mets! S'écria-t-il

- Mione, je ne crois pas que ça soit une bonne idée. Et toi Harry, si tu ne veux vraiment pas le faire tout de suite, ne le fait pas. dit Neville pour calmer les choses. Ah ce bon vieux Neville, si seulement il était un partie plus intéressant il serait tellement facile à manipuler.

« Tout à fait d'accord avec toi Neville, se joignit Ronald.

- Et on peut savoir qui est le mystérieux petit ami? fit remarquer Ginny les sourcils froncés

- Bientôt Ginny, bientôt. dit Harry nerveux.

- Pfff, ouais. Je n'arrive pas à croire que tu sois gay!

- Je sais, tu me l'as déjà fait remarquer. Tu te répètes. En plus tu n'étais pas sense le savoir.»

Rétorqua-t-il en lançant un regard noir à Ron. Ce dernier d'ailleurs rougi d'embarras.

Fin POV Hermione

POV Draco

Je sors de chez Severus, un peu perplexe concernant toute cette histoire qui est un peu tiré par les cheveux. Je me dirige vers ma salle commune rejoindre mes camarades.

Arrivé devant la porte, je chuchote le mot de passe et entre une fois le passage ouvert.

«Alors? Tu as pu parler au professeur Snape? M'interpelle de suite Blaise qui est assis juste en face de l'entrée avec Théo.

- Oui, c'est bon.

- Alors c'était pourquoi ? Me questionna Blaise.

- D'ordre personnel.

- Oh d'accord. Mais tu es sûr que tu ne veux rien nous dire de plus? Rétorqua Blaise

- Blaise tais-toi, il nous en parlera s'il le souhaite et quand il le voudra.»

Le fit taire Théo. Ah Théo, je l'adore ce mec, je ne sais pas ce que je ferai sans lui. Il nous canalise à merveille Blaise et moi, surtout Blaise.

« Eh Malefoy, il y a un hibou pour toi!» Fit un autre élève de Serpentard en pointant un hibou grand-duc vers la fenêtre.

Je me dirige vers la dite fenêtre afin de l'ouvrir et de recevoir mon courrier. Le hibou me tend sa patte, et à peine je prends sa lettre qu'il s'envole sans attendre de réponse. Je connais ce hibou, il appartient à Père. Le blason de la famille Malefoy que j'aperçois, scellant la lettre, ne fait que confirmer mes craintes. Je suis un homme mort.

Je décide alors de retourner dans ma chambre lire ce courrier loin des autres, et affronter seul le gourou de mes parents. Blaise et Théo ont eux aussi bien compris qui était l'expéditeur de cette lettre et me font qu'ils sont là en cas de soucis, mais comprennent que j'ai besoin d'être seul. Je referme derrière moi la porte de notre chambre avant de m'installer sur mon lit et d'ouvrir mon courrier.

«Cher Draco,

Ton père et moi fûmes extrêmement surpris lorsque nous avons reçu plusieurs lettres de félicitation des quelques membres restants de la famille Malefoy. Nous ne comprenions pas le pourquoi de toutes ces lettres au contenu des plus étonnants.

Cependant, comme tu t'en doutes certainement, nous sommes allés vérifier dans le salon des Illustres, là où se trouve la tapisserie familiale des Malefoy. Et là quel choque n'avons-nous pas eu quand nous comprîmes la raison de ces courriers et félicitations que nous avions reçu plus tôt.

Draco, chéri, tu pensais sincèrement que nous n'aurions rien découvert? Un Potter chez les Malefoy.

Sachez que nous avons déjà fait une demande auprès du directeur Dumbledore afin d'avoir la permission de venir te rendre visite à Poudlard, et ainsi de pouvoir rencontrer Mr Potter, qui va bientôt faire partie de la noble famille Malefoy.

Nous nous reverrons très bientôt mon chéri. Félicite Mr Potter de ma part.

Ta mère.»

Oh Merlin! Je suis vraiment un homme mort.

Je range la lettre dans mon coffre scellé et quitte la chambre pour rejoindre les autres.

«Alors cette lettre, elle disait quoi? me demande un Serpentard dont je n'ai plus le nom en tête.

- Rien qui ne te concerne. Lui rétorquais-je froidement.

- Et si nous allions manger plutôt, c'est l'heure, dit Blaise.

- Bonne idée», surenchérit Théo.

Nous quittâmes donc la salle commune pour nous diriger vers la grande salle. En chemin, nous croisâmes les griffondors. Personne ne fit la moindre remarque sarcastique, ni quoi que ce soit. J'étais bien trop perdu dans mes pensées, et Harry à mon avis doit toujours être en colère contre moi.

A part nous deux, nos amis respectifs se lancent dans un combat de regard noir.

«Hum Harry, si on rentrait pour le dîner, retenti la voix de Granger.

- Oui, bonne idée. Ça sent le serpent par ici», répond le Weasley.

Ils tirent Harry dans la grande salle, et se dirigent vers leur table.

Nous fîmes de même de notre côté.

Les professeurs arrivèrent un peu plus tard. Le vieux directeur se lança dans un discours sans queue ni tête, et d'après ce que j'en comprends, je vais devoir me coltiner Granger jusqu'à la fin de l'année scolaire.

Quand il a enfin terminé, les plats apparaissent sur chacune des cinq tables.

Je lance un rapide regard à la table Des griffondors et m'aperçoit qu'Harry ne mange pas. Je ramène mes yeux sur mon assiette, sans avoir remarqué qu'entre-temps Parkinson s'était rapprochée de moi. A peine je me retourne, que je sens des lèvres se poser sur les miennes.

Complètement pris par surprise, je ne réagis pas, ni approffondir le baiser bien entendu, mais je n'ai pas pensé à la repousser non plus. Prenant cela pour un accord, Parkinson continua son échange à sens unique, essayant par contre de l'approfondir, chose que j'ai le bon réflexe de refuser.

J'entends alors des bruits de pas se rapprocher rapidement, et que l'on me sauve enfin Parkinson tout en la jetant par terre, loin de moi.

« Je peux savoir ce que tu foutais Parkinson? Grogna une voix froide.

- Eh mais ça va pas bien dans ta tête le balafré! C'est quoi ton problème Potter? Cela ne se voit pas? J'embrassais mon fiancé!

- Ton quoi? Fiancé ? Non mais tu déconnes là ma petite! Tu rêves! Ta respiré trop d'effluves de potion! C'est MON mec que tu viens d'embrasser là. Je ne partage pas, donc ose encore poser tes sales pattes sur lui, t'es morte! Et toi! Tu te laisses fairesans rien dire! Non mais j'y crois pas, on se dispute à peine et toi tu oses embrasser cette … ce pitbull!»

Cria Harry rouge de colère, les larmes aux yeux, avant de quitter la salle en courant.

Encore choqué par ce qu'il venait de se passer, je n'ai pas su quoi faire. Ce sont les murmures qui commencèrent à se faire de plus en plus entendre dans la grande salle qui me ramenèrent à la réalité. Harry sans le vouloir et pris dans l'action et sa colère, venait d'annoncer notre coming out ainsi que la révélation de notre couple. Me rappelant les larmes et la tristesse que j'avais pu lire sur son visage, je finis par me lever à mon tour pour partir rapidement à la poursuite de mon petit ami, qui vient de se, de nous donner en spectacle.

Au passage, je me permis de lancer quelques regards noir aux élevé qui m'observait comme si j'étais la nouvelle attraction à la mode.

Il y avait une chose positive au coup de gueule d'Harry, c'est qu'il venait d'officialiser notre relation, et par le même coup, me prouver que malgré notre dispute, il tient toujours à moi. Que j'aime ma tête brûlée.

Fin POV Draco

POV Harry

Comment a-t-il pu oser me faire ça!!! Embrasser cette Pitbull devant moi et devant le reste de l'école!

«Hey Harry! Attends-moi! Laisses-moi tout t'expliquer! Ce n'est pas ce que tu crois! S'écria une voix que je reconnu immédiatement derrière moi.

- Laisses-moi tranquille Draco! Vas retrouver ta merveilleuse fiancée! Lui rétorquais-je d'un ton des plus glacials.

- Bon sang Harry, arrêtes-toi une minute!!!»

Cria Draco, ce qui me fit me stopper net et je retournais pour lui faire face.

«Qu'est-ce que tu me veux? Vas y je t'écoute.

- Harry écoutes, elle s'est jetée sur moi. Je ne sais même pas comment elle a réussir à se retrouver à côté de moi. Elle a dû profiter du fait que je sois retourné et absorbé par mes pensées. Tu sais que je ne te ferai pas de mal, du moins jamais intentionnellement.

- Et tu crois que ça va me suffire? Lui assénais-je ce qui le fit soupirer

- J'ai reçu une lettre de ma mère, c'est pour cela que j'étais un peu perdu dans mes pensées.

- Oh, ta mère t'a écrit. Et alors?»

Aïe, Draco s'inquiétait vraiment de la réaction de ses parents. Mais au moins, avec l'aide des hormones, ça m'a aidé à me calmer immédiatement. Foutues hormones. Si Draco l'a remarqué, au moins il a la décence de ne faire aucune remarque.

« Oui, je l'ai reçu juste avant d'aller dîner.

- Et alors?

- Ils vont venir au château afin de te rencontrer et de te faire officiellement rentrer dans notre famille. Je te la lirais si tu veux.

- Merci, mais ça ne va pas changer le fait que Parkinson t'a embrassé.

- Je sais. Mais c'est toi, et uniquement toi, que j'aime. Cette histoire de fiançailles est fausse. Il est vrai que mon père et le sien souhaitais nous fiancer pour créer une alliance, mais ma mère a refusé de céder.

- C'est vrai ?

- Oui, je t'en fais le serment. Aussi bien pour mes sentiments pour toi, que pour le reste.

- Pardonnes moi je crois que je me suis un peu emporté. Je suis désolé aussi pour tout à l'heure.

- Ce n'est pas grave, je te pardonne. Et puis tu es toi-même à cran dernièrement. Mais la prochaine fois, essayes de te contrôler un peu plus, veux-tu?

- J'essaierais, promis.

- Aller, viens là.»

Me dit-il en ouvrant ses bras dans lesquelles je me jette bien volontiers. Je fini par le lâcher et pris sa main dans la mienne. Il la serra et nous guida jusqu'aux cachots. J'en déduisis qu'il me conduisait mes la salle commune des Serpentards, et donc de sa chambre.

FIN POV Harry