N/A : Après avoir lu les deux premières parties du chef d'œuvre de MaggieMerc, je me sens petite, mais petite… Je suis scotchée, je n'arrive pas à me défaire de son Histoire. Elle m'écrase. Ca ne m'était plus arrivée depuis … Ouf ! La mort de Benton (Patricia Cornwell). Et c'est rare qu'une histoire me prenne tant aux tripes.

Je m'incline, Maître. Je resterai toute ma vie ce que je suis aujourd'hui. Jamais je n'arriverai à leur niveau :'( Parfois il faut savoir reconnaître que les rêves ne resteront que des rêves.

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Chapitre 12 :

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Les journées de Michael étaient chargées et ce n'était pas pour lui déplaire. Ca l'empêchait de penser et de s'apitoyer sur lui-même. Il fonçait tête baissée à la recherche du moindre ingrédient, sans prendre la peine de faire une pause, sans prendre la peine de réfléchir.

Il se déplaçait régulièrement chez M. Green, l'herboriste, dès qu'il recevait la liste d'ingrédients, parfois laissant le moteur tourner, prêt à repartir. Cela lui permettait de faire le tri, d'effectuer des cherches sur certaines plantes, avec un spécialiste, dans les encyclopédies ou autres, de voir à quoi elles pouvaient ressembler et ne pas perdre de temps à les reconnaître. Parfois, M. Green l'accompagnait dans ses ballades en forêt : il en apprenait davantage et agrandissait ses ressources. Lorsqu'ils se promenaient en forêt à la recherche d'une plante spécifique, Michael marchait vite, scrutait les moindres recoins, retournait toutes les pierres. Il travaillait vite et bien. Il ne négligeait rien, son regard scannait chaque parcelle de terrain et repérait aussitôt la dite-pousse. Il était né dans les bois et il y avait vécu toute sa vie d'avant Storybrooke. Sa mémoire pouvait reconnaître n'importe quelle plante qu'elle avait préalablement photographiée du livre ou d'un site internet que l'herboriste lui avait montré. Il était incollable. Il était d'une efficacité redoutable. Le petit homme trapu qui le suivait, l'enviait énormément et louangeait sa qualité. Jamais, il n'aurait pu étendre son savoir sans sa présence. Il n'était q'un petit sorcier de village. Ses connaissances, il ne les avait obtenues que par traditions familiales. Il n'était jamais sorti de sa hutte avant la malédiction et après, son métier de vendeur le mettait en contact avec des commandes en lignes et des livraisons à domicile. Il n'osait pas sortir, ni s'aventurer au-delà du croisement. Petit, chétif, il avait peur des autres et le comptoir et sa caisse enregistreuse étaient ses seules protections contre le monde extérieur. On ne l'appelait au téléphone que pour demander des conseils afin de soigner un animal malade ou des verrues aux pieds.

Lorsqu'il vit l'occasion, il la saisit, sachant pertinemment qu'elle ne se présenterait pas deux fois. Même si il se contentait de suivre le bûcheron, de porter le panier en osier et d'entreposer délicatement le résultat de leurs différentes cueillettes, il savait qu'il participait à une grande cause.

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Henry reprenait de temps à autre conscience. Pour faciliter ses réveils, les médecins lui avaient retiré, depuis peu, sa tente à oxygène. Pendant ces trop courts et brefs instants, il reconnaissait ses mères, les regardait et échangeait des brides de phrases. Puis il retombait dans un sommeil profond de plusieurs heures, voire d'un jour entier. Ce jour-là ne fut pas différent des autres, il sortit péniblement de sa torpeur en râlant, s'agitant, battant fébrilement des paupières. Quand il ouvrait difficilement les yeux, il mettait toujours du temps à reconnaître les lieux. Son regard hagard regardait tous les coins de la pièce, puis il était envahi d'une crise de panique, tentait de se redresser et seules les paroles douces et rassurantes, la main chaleureuse de Regina posée sur son torse l'apaisaient. Il tourna la tête et vit Emma, non loin de lui, aussi. Il referma aussitôt les yeux, calmé. Regina se leva et dégagea le front brûlant et moite de son fils des quelques mèches brunes collantes. Emma rapprocha son fauteuil :

- « Henry ? » D'un geste qu'elle ne se savait pas maternelle, elle releva de quelques millimètres inutiles la couverture jusqu'à son menton et lissa les rebords. Elle détournait son attention d'une réponse qui tardait à venir.

- « Mphf ! » fit-il au-delà de son masque.

- « Si tu nous entends, mon Chéri, sers moi la main » Ajouta sa mère adoptive. Et elle sentit une pression. « Peux-tu parler ? »

Il ouvrit la bouche mais aucun son ne sortit. Emma se leva et remplit un verre d'eau avec la cruche qui était à leur disposition sur la petite desserte. Elle y incorpora une paille et l'approcha de la bouche de son fils. Regina souleva doucement le masque de silicone pendant que la jeune blonde glissa le petit tube entre ses lèvres.

- « Bois doucement » Elle vit une petite langue rose se frayer un chemin et attirer l'embout à elle. Il toussa une ou deux fois puis il aspira le liquide tempéré. Il crachota un peu et Regina essuya son menton. Il rebut quelques petites gorgées et s'éclaircit la gorge.

- « Pourquoi je suis toujours ici ? » Dit-il difficilement, à voix basse, sèche. Il cligna des yeux, la lumière des néons était encore trop forte pour ses petites pupilles. « Maman » il regarda Regina, abattu, suppliant : « je veux rentrer à la maison. » Le cœur de la jeune Reine se serra, elle donnerait tout pour qu'il aille mieux et qu'elle puisse le ramener chez eux.

- « Tu es encore malade, gamin, il est plus prudent de te garder ici. » Lui répondit Emma en lui caressant les cheveux.

- « Mais qu'est-ce que j'ai ? »

Emma échangea un regard entendu avec Regina et celle-ci répondit :

- « Une vilaine grippe. Elle est coriace. Après la visite du Docteur Whale, elle s'est aggravée… » Il était inutile d'ajouter à son état physique une inquiétude supplémentaire.

- « Je suis ici depuis combien de temps ?

- Une petite semaine, maintenant. »

La pièce tanguait soudainement, les murs dansaient et les meubles voguaient tout autour de lui. Il avait l'impression de naviguer en pleine mer agitée :

- « J'ai la tête qui tourne… » Henry s'agrippa à son matelas « Je ne me sens pas bien. » Il toussa et cracha, puis il détourna la tête et vomit. Emma se précipita d'un bond sur le communicateur et appuya sur l'interrupteur. Une sonnerie d'appel retentit au bout du couloir : une infirmière ne tarderait pas à arriver.

Regina épongea la bille rosée et le liquide épais et visqueux qui s'échappaient de la bouche de son fils à l'aide d'une serviette éponge. Puis elle se pencha au-dessus de son visage et elle appliqua ensuite ses mains sur ses tempes et se concentra. Emma savait qu'elle tentait de contenir les effets de la maladie, qu'elle essayait de diminuer ses symptômes apparents. Un halo pourpre entoura ses doigts et s'infiltra par tous les pores de la peau du jeune garçon.

- « Maman » se plaignait-il.

Une larme s'écoula le long de la joue de la jeune brune. Elle sentait qu'il souffrait, elle ferma les yeux et son front se plissa. Des gouttes de sueurs perlaient près de ses oreilles et trahissaient toute l'énergie qu'elle voulait lui transmettre. Elle priait pour changer de place. Elle priait n'importe quel dieu, s'il existe, d'échanger leur condition, elle ferait n'importe quoi, elle se plierait à n'importe quelle volonté. Henry s'évanouit. Emma s'approcha de la jeune mère et posa sa main sur son avant-bras.

- « Il est inconscient, Regina. Il ne souffre plus. » Elle regarda la jeune femme. « Regina ? » Insista-t-elle. Elle fit une légère pression pour attirer l'attention de la jeune Maire et la convaincre de lâcher prise. « Laissez-le maintenant. »

Une infirmière en tenue stérilisée rose entra sans tarder dans la pièce. Elle portait aux pieds des sabots en caoutchouc colorés. Elle y avait épinglé des pins avec des animaux et des insectes. Elle était grande et imposante, mais d'un caractère aimant et plein d'entrain. Elle s'avança près du lit, jeta un regard aux mères présentes, côte à côté, toujours en contact, et au petit garçon. Regina se recula et s'entoura de ses bras. Emma resta près d'elle, immobile, épaule contre épaule.

- « Qu'est-ce qu'il s'est passé ? » Avec des gestes précis et doux, elle palpa la gorge d'Henry, lui prit son pouls et s'attarda sur ses pupilles.

- « Henry s'est réveillé » Répondit la jeune blonde « et il a été pris d'un malaise et de douleurs. »

Julie, son prénom était nettement inscrit en caractères noirs sur son badge fleuri se dirigea vers le monitoring et déplia la languette de papier qui contenait des données chiffrées et des graphiques. Elle lut les indications qui y étaient transcrits et fronça un sourcil :

- « Depuis combien de temps était-il réveillé ? » Elle saisit son stylo bille de sa poche extérieure et cliqua à l'arrière.

- « Dix petites minutes. » Regina ne disait pas un mot, elle regardait Henry, elle se tenait à l'écart de la réalité et de l'échange entre l'infirmière et la mère biologique de son fils.

- « Etait-il cohérent ? Dans l'espace ? Dans le temps ?

- Parfaitement. »

Julie acquiesça et nota quelques mots sur le relevé. Elle pressa ensuite la poche de Sérum physiologique, vérifia les autres perfusions. Elle se retourna une dernière fois vers l'ordinateur et effectua quelques petits réglages.

- « Qu'est-ce qu'il y a ?

- Je suis désolée, Shérif Swan, je ne suis pas qualifiée pour vous répondre… Mais je vais immédiatement demander au Docteur Whale de-

- Miss Dusprés. » La voix de Regina tremblait mais elle se reprit aussitôt, elle releva la tête et affronta le regard de l'infirmière : « Si vous entrevoyez un avenir dans votre fonction actuelle, » son ton était cassant et ne laissa pas la place à la discussion. « Je ne peux que vous conseiller grandement de nous communiquer ce qui vous traverse l'esprit… » Ce n'était pas une demande, c'était une injonction. Regina se détacha de sa compagne et avança menaçante. Elle n'était pas effrayante, elle était désespérée. Ses yeux étaient remplis d'une profonde tristesse. Elle avait délaissé Henry pour s'attaquer à une information qu'elle pressentait être mauvaise. Elle voulait, elle devait, avoir la confirmation à ses soupçons. Et l'attente aurait été insurmontable.

- « Henry vient d'entrer en phase quatre ».

L'infirmière sortit, Emma s'effondra dans le fauteuil, terrassée.

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Ils étaient quatre à s'agiter autour du jeune garçon. Chacun était préoccupé par la tâche qui lui incombait sans se soucier de l'autre. Ils savaient pourquoi ils étaient tous là et ils vaquaient immédiatement à leur occupation sans se gêner mutuellement. Le Docteur Whale auscultait patiemment Henry pendant qu'une infirmière enregistrait sur une tablette les informations qu'il lui transmettait. Il leva ses bras, toucha sa peau, palpa ses ganglions, regardait ses oreilles, le fond de sa gorge…. Un autre médecin prélevait des échantillons : il lui fit des prises de sang ou le frotta avec des petites tiges ouatées. Julie, elle, encodait des données dans l'ordinateur. Une autre infirmière poussait une énorme machine. Elle était accompagnée d'un petit médecin à lunettes qui ressemblait physiquement à un troll. Lorsqu'ils s'approchèrent du lit du jeune patient, Julie fut interrompue par un ordre que venait de lui donner le Docteur Whale. Elle regarda dans la direction du couloir et hocha positivement de la tête. Elle quitta son poste de travail et de dirigea vers la baie vitrée. Elle appuya sur un bouton et tira d'un coup sec le rideau pour occulter le champ de vision de la famille qui attendait de l'autre côté.

- « Mais qu'est-ce qui se passe là-dedans ? » Emma contourna ses parents et la mère adoptive de son fils et se dirigea vers le sas d'entrée. Les portes restèrent immobiles. Elle enclencha l'ouverture et réappuya plusieurs fois frénétiquement, mais rien ne bougea.

- « Ils l'ont fermée de l'intérieur » Pesta-t-elle et elle retourna près des siens. Regina s'assit sur une des chaises alignées le long des couloirs, les bras et les jambes croisées. Emma la rejoignit. Charming et Snow en firent autant.

Au bout d'une longue demi-heure de silence pesant, Emma demanda :

- « Vous vous en doutiez, n'est-ce pas ? »

Mais Regina ne répondit pas. Au lieu de ça, elle ferma les yeux et posa l'arrière de sa tête contre le mur.

Snow et Charming se retournèrent.

- « De quoi ? Regina ? Qu'as-tu-… »

La jeune Maire pencha la tête et ouvrit les yeux.

- « Au moment où je l'ai touché, j'ai senti que c'était différent. Ce n'était plus la même maladie que je combattais ou les mêmes symptômes. Elle possède une aura différente. »

Un chuchotement se fit entendre, des blouses blanches et roses sortirent du sas de stérilisation et s'éparpillèrent dans le couloir. Seul, le Docteur Whale se présenta à eux. Les deux mères se levèrent et attendirent qu'il dise un mot.

- « Comme Julie vous l'a annoncé, Henry est en phase quatre…

- Qui est ? » David demanda plus de précision. « Que lui arrive-t-il ?

- Il a une infection respiratoire. » Il triturait son stéthoscope, ennuyé. « Les râles que vous entendez proviennent de l'eau qui s'accumule dans ses poumons. » Il portait ses doigts à la hauteur de sa cage thoracique et mima le liquide qui s'entreposait au fond. « D'après nos premières analyses et prélèvements, cela s'apparie à une bronchite et à un œdème pulmonaire...

- Pourtant il était ici, nous l'avons apporté très rapidement. Il est soigné, surveillé par vous ! … Comment ? » Emma s'emporta. Ses gestes étaient désordonnés et menaçants, elle était prête à exploser.

- « Je ne sais pas. » Il tourna la tête et regarda en direction de la chambre. Julie rouvrait à nouveau les rideaux. Henry était à nouveau sous une tente à oxygène, relié à un respirateur et à un extracteur. Ses draps ainsi que son vêtement de lit avaient été changés. Il semblait qu'elle l'avait lavé, ses cheveux ternes étaient plus soyeux et sa peau avait repris un peu de couleur. « Ce que je sais c'est nous allons devoir l'opérer de toute urgence pour retirer les fluides et nettoyer les régions infectées.

- Et qu'allez-vous faire après ? » Demanda Charming. C'était le seul qui semblait surmonter la nouvelle, le seul qui tentait d'être clairvoyant et allait de l'avant. Snow, Emma et même Regina étaient abasourdies par la nouvelle.

- « Nous lui installerons un tube de drainage qui expectora les liquides au fur et à mesure de leur venue. Cela stabilisera son état… »

Snow intervint :

- « Je pensais que cette infection survenait lors de l'intrusion d'un corps étranger. Il n'y a rien eu de tout cela. » Elle se leva et pointa la chambre du doigt « Seigneur, il est dans une pièce aseptisée et nous faisons tous bien attention, pour lui, à suivre à la lettre les règles d'hygiène, pour le préserver. »

Le Docteur était dubitatif :

- « Je ne comprends pas, … c'est … je ne sais pas d'où cela vient … C'est comme si elle se créait toute seule, de rien …. C'est hors de mes connaissances. »

Regina se releva, tourna des talons et quitta le couloir, sans un mot.

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La demeure était silencieuse. Le tic-tac régulier de la pendule du salon résonnait dans le couloir et ricochait à l'intérieur de la tête de la jeune Reine. Alors, Regina posa, agacée, ses paumes sur son bureau et d'un geste violent fit valser ses livres par-delà la pièce et ils se crashèrent par terre avec fracas. Elle saisit les portes battantes de ses armoires et tira d'un coup sec. Ils s'écrasèrent sur le sol et éclatèrent sous l'effet du choc. Elle prit son halogène des deux mains et comme si c'était une batte de base-ball, elle frappa tout ce qui entrait en contact avec l'objet. Puis elle le lâcha et il passa à travers la fenêtre. La tornade brune traversa la pièce et marcha avec ses talons sur le verre brisé, les feuilles de papier éparpillées et les débris de meuble. Elle claqua des doigts et releva la paume de ses mains à hauteur de ses hanches. Ses mèches rebelles se soulevaient et battaient sous l'effet du courant d'air créé par sa magie et la fenêtre cassée. Une flamme rouge apparut et elle visa, un à un, tous les cadres et tableaux accrochés au mur. Elle pivota sur elle-même et ne laissa pas un mètre carré intact. Le papier peint se consumait de lui-même, les tentures fondirent peu à peu. Elle déchargeait toute sa colère, toute sa frustration sur tout ce qui représentait son soi-disant grand pouvoir de sorcière. Tous les objets et autres bibelots explosèrent tour à tour et leurs morceaux fendirent l'air en sifflant. Rien, elle ne savait rien. Elle s'écroula sur elle-même, à genoux, sans ressentir les éclats qui lui pénétraient sous la peau. Elle était inutile, impuissante. Elle posa son front dans les paumes de ses mains et glissa ses doigts dans ses cheveux. Elle pleura.

Des bruits de verre écrasés, des pas sûrs et précipités, Emma se planta devant la jeune brune. Elle s'abaissa à son niveau, la saisit sous les bras et la releva. Elle la serra contre elle et tenta de l'apaiser en caressant son dos.

- « Calmez-vous, … » Regina ne résista pas et se laissa porter. Elle sanglotait dans le creux de son épaule, essoufflée, épuisée. Elle n'avait plus la force de se contenir, elle n'avait plus le courage de tenir. Pour qui ? Pour quoi faire ?

- « J'ai tout essayé… Tout » La Reine déchue leva son regard plein de larmes vers la jeune Shérif « Je ne trouve pas… Je n'y arrive pas, Emma. Je ne peux pas soigner mon propre fils.

- Nous trouverons. » Elle posa son menton sur le dessus de sa tête, remonta ses mains dans le haut du dos de la jeune mère pour la maintenir plus fort contre elle. Pour se rassurer, elle aussi. « Ensemble. ».

Regina se laissa submerger par ces marques d'affection, elle se blottit contre le torse de la jeune femme blonde et l'encercla, elle aussi de ses bras. Même si elle se sentit plus calme, plus apaisée, plus sereine, les larmes continuaient à couler. Elle écoutait le battement rapide du cœur de sa compagne et se laissa bercer par son doux son. Emma l'embrassa sur le front. « Ca va aller… » Doucement. Puis elle recommença quelques centimètres sur le côté. « Il est solide… » Comme pour un petit enfant qu'on veut réconforter, elle ponctuait ses mots, ses caresses et ses massages par de petits baisers sur les tempes, puis sur les joues. Et elle s'arrêta. Leur visage était l'un en face de l'autre. D'une voix à peine audible « Il nous donne du temps … » Elles respiraient en même temps, leur haleine se confondait. « Il lutte, il résiste. » Elles pouvaient sentir la chaleur de l'une et l'autre sur leur peau. « Nous trouverons. » Elles se regardèrent et elles se noyaient dans leur regard. Le peu de distance qui les séparait se réduisit à quelques millimètres à peine. Emma baissa son regard et regarda la bouche de sa compagne, elle s'humecta les lèvres. Regina fit de même. Elles inspirèrent ensemble, en même temps et se rapprochèrent jusqu'à ce que leurs lèvres se frôlèrent.

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N/A : oui je sais, je suis cruelle. J'estime (hormis les fidèles que je cite : Huddyfanlove, Gottevil, Swan33, Schtroump30, Mademoiselle Mushu, Spooky, Maya – à chaque ligne, chaque chapitre, je pense à vous et j'écris pour vous) QUE JE NE RECOIS PAS ASSEZ DE REVIEWS des passagers. Alors je boude. Surtout en cette phase d'incertitude !

Sérieusement, maintenant, j'ai un énorme doute, manque de confiance, que sais-je… Après avoir lu pas mal de ff de génies, j'ai l'impression de n'être rien.

Sources, les sites du :

- Larousse médicale

- soins-infirmiers

- centre cochrane français

(A force de les potasser, je vais pouvoir passer mon doctorat de médecine :p)