Chapitre 12 :

L 'homme s'approchait par-devant, s'apprêtant visiblement à passer à l'attaque. Il ne faisait aucun effort de discrétion particulier. Alors soit il avait compris que c'était inutile parce qu'elle le repèrerait de toute façon, soit il y avait anguille sous roche.

Des anguilles, il y en avait même trois, armée de kunais et shuriken. Elle ferma les yeux et sourit. Ils étaient bien malins ceux-là. A force ce de jouer les idiots et de la faire rire de leur maladresse, ils étaient parvenus à la mettre dans une position idéale pour lui lancée une attaque en croix, sans même qu'elle ne s'en rende compte. Seulement maintenant, elle les voyait. Le savaient-ils seulement ? Ils devaient se demander ce qu'elle avait à rester ainsi immobile les yeux fermés, un sourire béat aux lèvres et les bras à moitié replier devant sa poitrine.

Le vent souffle. Elle se reçoit une goutte d'eau sur l'épaule. Ce serait quand même bien, s'ils pouvaient se décider avant qu'il ne se mette à pleuvoir. Ils avaient dû entendre cette prière, parce que, dans un mouvement magnifiquement synchrone, qu'elle aurait bien applaudi, s'il n'avait pas été dirigé contre elle avec l'intention de tuer, ils sortirent de leur « cachettes » et lui foncèrent dessus.

- koosui no kioku ! ( Le parfum du souvenir) Cria-t-elle alors qu'ils n'étaient plus qu'à un pas de la percer de leurs Kunais.

Ses adversaires ralentirent progressivement, hésitant. Lorsqu'ils se stoppèrent complètement, elle pouvait sentir le souffle de celui qui se trouvait dans son dos mais les kunais étaient tombé à terre depuis quelques instants déjà. Prenant soin de ne pas faire de mouvement brusque pour ne pas les réveiller, elle souffla.

- kyookan ( cri de désespoir).

Il lui restait juste le temps de se retirer avant qu'ils ne s'effondrent : Elle n'avait tellement envie de se retrouver écrasée sous quatre mercenaires de basse classe en train de pleurer comme des bébés.

Elle entreprit rapidement de récupérer les kunais qu'elle avait lancé durant la bagarre, sans grand succès d'ailleurs. Elle se démenait pour retirer l'un d'eux qui s'était profondément enfoncé dans un tronc, lorsqu'une jeune fille de dix-huit ans, aux longs cheveux acajou, arriva, essoufflée.

- Ah ! Nadie, pas de problème ?

- Non , aucun . A part ce truc qui veut pas rentré à la maison !

Le regard de la fille glissa lentement de Nadie et de son kunai récalcitrant pour aller se poser sur les quatre silhouettes qui dormaient à même le sol, en poussant parfois de petits gémissements plaintifs et des sanglots angoissés.

- Qu'est-ce que tu leur a fait à ceux-là?

- J'y suis peut-être aller un peu fort sur le Genjutsu….Faut dire que dans cette région , vous n'avez décidément aucune résistance ! Tu as ce qu'on venait chercher ?

- Oui , ca n'a pas été trop compliqué , une fois que tu as eu terminé d'attirer leur attention.

Nadie sourit .

- Ce fut un plaisir , Aneko .

- En effet , j'ai cru remarqué que tu t'amusais bien.

Les deux ninjas se mirent en route , sans plus se soucier des mercenaires qui poursuivrait bien gentiment leur sieste jusqu'au lendemain.

- Nadie.

- Oui , Aneko ?

- J'espère que tu vas pas raconter à Gaara-sama que je t'ai laissé te battre toute seule , pendant que je faisait la partie facile du travail…Même si , en fait , c'est la stricte vérité.

- Je ne lui dirais certainement pas les choses ainsi . Et puis , avec Benjiro dans les vapes , on pouvait difficilement faire autrement. A ce propos , comment va-t-il ?

- Il s'est réveillé . Il nous attend.

Gaara était assis à son bureau , depuis une bonne heure. Le titre de Kasekage avait bien des avantages mais aussi quelques fléaux dont le pire était sans aucune doute possible la… ( hésite à le dire tant c'est horrible. Pauvre Gaara-san !)…la paperasserie. Estimant qu'il avait suffisamment avancé, il fit tourner son fauteuil sur lui-même pour regarder par la fenêtre . Il ne se passait pas grand-chose dehors mais ce serait toujours moins ennuyant que de remplir tout ces formulaire .

Trois coups furent poliment frappé à la porte . Le Kasekage s'empressa de se remettre face à son bureau et de reprendre la page où il s'était arrêté avant de dire.

- Entrer !

- Excusez-moi , Kasekage. Je me suis permis de vous déranger pour vous signaler que la mission , à laquelle Nadie Kinsei s'était jointe, s'était déroulé sans encombre et qu'ils étaient de retour avec un peu d'avance.

- Elle…Sont-ils déjà ici ?

- Ils viennent d'entré dans le village . Ils sont partis se reposer dans leur appartements respectifs.

Une fois seul , Gaara regarda le travail qui lui restait à faire , comme s'il espérait le faire s'enfuir . Il ne devait pas…Il ne fallait pas…Mais il était déjà dans les escaliers qui menaient aux appartements de Nadie.

Personne ne répondit , lorsqu'il toqua alors il poussa prudemment sur la clinche. La porte s'ouvrit dans un léger grincement et il entra. Une main tourna le robinet de la douche et le silence se fit.

- Il y a quelqu'un ?

- Ce n'est que moi.

- Oh ! Gaara ! Attends une seconde.

Il s'assit dans le sofa . Nadie était partie pendant trois jours. Au début , il avait montré quelques réticences à la laisser participer à une mission mais elle avait insisté pendant deux jours entier et elle savait ce que cela voulait dire « insister » , pour ça , elle était presque pire que Naruto. Elle lui avait expliqué qu'une mission de rang C ce n'était pas énorme pour elle , que , dans son pays , on ne lui avait jamais donné que des de rang A et qu'avec son Etsuko , elle ne courait vraiment aucun risque.

Seulement , comme il l'avait découvert , le cœur est ainsi fait qu'il ne peut s'empêcher de craindre le pire, lorsque ce qu'il aime se retrouve trop loin de lui.

Dix minutes plus tard , Nadie apparaissait , les cheveux encore mouillés , vêtue d'une longue robe rouge et lie de vin, boutonnée sur l'avant avec de petit bouton de nacre bordeaux.

- Dans cette robe , tu es encore plus belle que d'habitude.

- C'est gentil.

- Complimenter une jeune fille sur sa robe , ça veut souvent dire qu'on voudrait bien la voir sans….

- Tu es lourde par moment , tu sais ?

- Comment s'est passé la mission ?

- Disons plutôt que je suis experimentée.

- A merveille ! Je me suis beaucoup amusée.

- Tu m'as manqué.

Nadie s'assit à côté de lui et passa un bras dans son dos pour le faire s'approcher et l'embrasser. Gaara hésita un instant puis passa une main dans les cheveux humides de Nadie et tenta d'approfondir le baiser. Elle se crispa un peu , rouvrit les yeux et se recula légèrement, embarrassée mais pas autant que Gaara.

- Tu veux qu'on aille quelque part ensemble ? Demanda-t-elle pour mettre fin au malaise.

- Oui, je veux …Oh ! Non, je suis désolé mais j'ai encore du travail ou plutôt de la paperasserie dont je dois m'occuper. Ca va me prendre un temps fou.

- Je peux t'aider, peut-être ?

- Tu es sûre ? Tu as sûrement quelque chose de plus agréable à faire.

- Plus agréable que de passer du temps avec toi ? Viens. Plus vite on commence et plus vite on peut aller se promener tout les deux.

Le Kasekage se laissa entraîné jusqu'à son bureau , sans grand enthousiasme. Nadie s'installa à son bureau et repartit aussitôt le travail en deux tas égaux . Au bout d'une heure , elle avait finit son tas et commençait à prendre dans celui de Gaara. Elle lui demandait souvent ce qu'elle devait marqué à tel ou tel endroit et lui faisait passé les feuilles sur lesquels il devait apposé sa signature . C'était beaucoup moins ennuyant à deux. Il avait craint un instant qu'elle ne bâcle un tantinet le travail mais , après un rapide coup d'œil à ce qu'elle avait déjà fait , il avait bien été obligé d'admettre qu'elle faisait ça très bien .

- Comment tu fais ?

- Comment je fais quoi ? Répondit-elle concentrée sur sa tâche. Dis donc , ce n'est pas parce que j'avance vite que tu peux relâcher la cadence de ton côté.

- Oui , chérie. Fit-il sur un ton drôle.

Nadie releva la tête et lui sourit. Lorsqu'ils eurent fini , c'était l'heure du repas.

- Je meurs de faim ! On ira se promener , après manger.

- Merci, Nadie. J'étais vraiment dans un jour de chance incroyable , lorsqu'il m'a été donné de faire ta connaissance.

- On était tout les deux dans un jour de chance.

- Avec toi , le travail avance tellement vite…Tu pourrais travailler , ici. On manque de secrétaire.

Le regard qu'elle lui lança voulait clairement dire « j'espère pour toi que c'est une blague » aussi s'empressa-t-il de dire :

- Je plaisantais !

- Tant mieux parce qu'on ne me verra jamais faire un travail de bureau ! Je m'en sort plus ou moins avec la paperasse mais je trouves, quand même ça mortellement ennuyeux.

- Je m'en doutais.

Estuko : Je n'y crois pas ! Je n'y crois pas !

Nadie : Me proposer un travail de secretaire, quand même !

Etsuko : Ne détourne pas la conversation ! Tu sais très bien ce dont je parle ! La scène où vous être tout les deux sur le canapé …Il te dit que tu es belle. Tu l'embrasses. Tout en restant très délicat, il essaye de rendre votre baiser un peu plus passionnant et toi, au lieu de t'abandonner dans ses bras, tu recule !

Gaara : C'est vrai que sur ce coup, je me suis senti mal !

Nadie : Mais …

Etsuko : Le pauvre petit ! Pour une fois qu'il arrêtait de jouer au panda rouge !

Nadie : Mais je…Bon ! D'accord ! Gaara viens un peu par ici !