Lucius Malfoy

Narcissa me manque parfois. Ses yeux bleus me manquent, cette manie de hausser un sourcil hautain quand elle était perplexe me manque. La voir se mordiller la lèvre me manque, la voir tresser ses cheveux blonds platine assise à sa commode et regarder le parc du Manoir Malfoy me manque. Ma vie d'avant me manque. Celle de quand j'étais encore adolescent, quand j'étais respecté et aimé pour qui je suis vraiment.

Être un Malfoy est à la fois un honneur et une malédiction. Je m'en suis rendu compte quand mon père m'a, pour la première fois, emmené dans son "laboratoire". Il était rempli de toutes sortes d'objets, de flacons renfermant des poisons, de livres de magie noire et d'instruments de torture. Ce jour là, il m'apprit comment réussir à extraire une information d'un homme réticent à la donner. Et je fût son cobaye.

Abraxas Malfoy n'était pas un homme bien, avec ses six femmes consécutives disparues dans d'étranges circonstances et ses activités plus qu'illégales, il était même l'un des hommes les moins recommandables du pays, pourtant il avait cette chose. Ce charisme qui en avait envoûtés tant. Ma mère fit partie de ses victimes. Sa dernière épouse. Une jolie femme ma mère. Blonde, comme le veut la tradition, avec des yeux noirs comme de l'encre. Mais elle était trop discrète, trop cultivée, trop Serdaigle.

Alors il la fit disparaître. Comme ça, hop ! Du jour au lendemain. Morte en couche qu'il disait. Morte avec son bébé. En vérité elle avait réussi à mettre au monde son enfant sans dommage, elle avait réussi à me mettre au monde. Mais il lui fallait une occasion pour la tuer. Et celle-ci était parfaite. Un simple poison, oh, il était doué avec les poisons.

Je suis content que Draco ne l'ai pas connu. Il est mort bien avant sa naissance. A vrai dire, cette dernière était inespérée.. Après plusieurs essais et une fausse couche au bout de trois mois, Narcissa avait enfin accouché d'un adorable petit garçon blond comme les blés. Le portrait de sa mère. Ses traits fins lui avaient tous été transmis, à l'exception de ses yeux et de son nez. Un nez en trompette, pointu, et de captivants yeux anthracite. Mes yeux.

Quand Bellatrix a tué sa sœur, quand j'ai vu son corps tomber à terre dans un bruit sourd, mon souffle s'est coupé. Puis elle s'est tournée vers Draco. Mon Draco, mon enfant, celui dans lequel mon sang coule. Elle s'est tournée vers lui et elle a ri, un rire cruel comme elle savait si bien les faire, un rire froid, un rire de folle.

Puis elle a levé sa baguette vers lui et elle a crié Endoloris !. Je l'ai vu se tordre de douleur par terre, supplier, pourtant elle a continué. Endoloris ! Endoloris ! Endoloris ! A la fin il a perdu connaissance, et j'ai vraiment cru qu'il était mort. Qu'elle l'avait tué lui aussi. Elle est venue vers moi, elle s'est penchée vers mon visage comme pour me murmurer quelques mots à l'oreille. Puis j'ai vu sa baguette sortie et j'ai compris. Endoloris ! Endoloris ! Endoloris ! Et j'avais mal, comme si l'on me poignardait encore et encore au même endroit. Un douleur horrible et insupportable. Ses Doloris étaient plus puissants que ceux du maître quand il avait découvert ma trahison. Nourris par la haine et la folie. Endoloris ! Endoloris ! L'entendis-je encore crier. Mais j'avais trop mal, et sans que je ne puisse rien dire ni faire il me sembla qu'un rideau de fer tombait sur mes yeux. L'obscurité, le noir, le silence.

Je me suis réveillé à Ste Mangouste. Les médicomages m'ont dit que j'avais subi de terrible dommages, on me dit que Draco allait bien. Mieux que moi en tout cas. En effet. Mon fils s'était déjà réveillé depuis quelques jours, quand il vint me voir, ses yeux étaient remplis d'inquiétude, il me faisait tellement penser à sa mère avec sa peau d'albâtre et son visage délicatement ciselé, un visage ravagé par la tristesse, par la peur. Le masque était tombé.

Il m'emmena en France avec lui, de toute façon ni lui ni moi ne nous voyions retourner vivre là où Voldemort avait séjourné.

Et maintenant je me retrouve là, hébété, assis devant mon bureau. Ayant enfin décidé de me lever après la troisième fois que ce fichu hibou avait tapé à la fenêtre. Je savais par cette lettre qu'on proposait également le poste de Potions à mon fils. Je savais qu'il allait accepter. Draco a toujours aimé Poudlard, et c'est vrai que ce grand château me manque aussi un peu. Peut être vais-je accepter, finalement...

Je me suis réveillé à Ste Mangouste. Les médicomages m'ont dit que j'avais subi de terrible dommages, on me dit que Draco allait bien. Mieux que moi en tout cas. En effet. Mon fils s'était déjà réveillé depuis quelques jours, quand il vint me voir, ses yeux étaient remplis d'inquiétude, il me faisait tellement penser à sa mère avec sa peau d'albâtre et son visage délicatement ciselé, un visage ravagé par la tristesse, par la peur. Le masque était tombé.

Il m'emmena en France avec lui, de toute façon ni lui ni moi ne nous voyions retourner vivre là où Voldemort avait séjourné.

Et maintenant je me retrouve là, hébété, assis devant mon bureau. Ayant enfin décidé de me lever après la troisième fois que ce fichu hibou avait tapé à la fenêtre. Je savais par cette lettre qu'on proposait également le poste de Potions à mon fils. Je savais qu'il allait accepter. Draco a toujours aimé Poudlard, et c'est vrai que ce grand château me manque aussi un peu. Peut être vais-je accepter, finalement...