La danse finie, on retourne vers Perospero et Big Mom. Leurs regards sont suspicieux mais la fin du mariage s'annonce et chacun reprend son rôle d'hôte.


Environ 2 mois plus tard. Les yeux fermés, j'esquive un coup de feu. Trois autres suivent et ne me touchent pas.

- « Je pense que l'on va enfin pouvoir passer au haki de l'armement, perorin. »

J'ouvris les yeux. Un sourire trône sur mes lèvres. Au bout de quatre mois, je maitrîse l'observation de manière plus que convenable. Les atouts de mon fruit du démon m'apporte aussi un avantage non négligeable. Ces deux derniers mois sont passés vites et une routine s'est installée. Après le mariage, Perospero avait essayé de me faire parler de la discussion avec Jinbei et j'ai pris un malin plaisir à le contrarier.

- « Je lui ai juste posé des questions sur son île. Tu savais que la mode sur cette île est fa-bu-leuse ? J'avais tellement hâte de pouvoir y aller que je me suis renseignais auprès de lui et-

- C'est bon, épargne moi ton baratin. »

Il a un regard tellement deséspéré que j'éclate de rire.

- « Je te conseille juste de ne rien faire que tu pourrais regretter. »

Maintenant, nous sommes tout les deux sérieux. Il sait que quelque chose se prépare et que ça ne va pas lui plaire.

Au final, Jinbei m'a procuré ce que je lui ai demandé. Je me suis aussi renseignée sur l'homme inquiétant du mariage. Charlotte Katakuri, second fils, un prodige, il est le deuxième plus fort après leur mère. Il a tellement développé son haki ded l'observation qu'il peut voir dans le futur. Lorsque Perospero m'a parlé de lui, il avais l'air légèrement énervé et je l'ai entendu baragouiner, je crois, « foutu emmerdeur » avant qu'il ne me dise que s'il m'interessait tant je n'avais aller lui parler au prochain événement. Le reste de l'entrainement était assez inconfortable.

Ce haki est complètement différent. Il faut se concentrer pour canaliser son énergie dans une partie du corps. Il m'a avoué que ce serait surtout du travail personnel et qu'il ne pourrait que me donner des conseils. De ce fait, je m'entrainerais seule et à la fin de chaque semaine, il jugera des progrès. Donc plus d'entrainement quotidien. Même si je ne veux pas me l'avouer, ils vont me manquer. Même si Peros et moi n'avons pas commencé du bon pied, il est un bon prof et assez marrant ( quand ce n'est pas contre moi ). Et j'adore le titiller. Lui amener du thé froid, des cookies à la menthe poivrée, etc... Les cookies étaient le plus drôles.

Je toque avant d'entrer dans le bureau. Il est 23h et il est en train de rédiger un compte rendu. Il lève les yeux et lorsqu'il remarque mon plateau, il les fronce.

- « Encore une de tes bêtises ? »

Ok, il m'en veut encore pour le thé. Peut être aussi pour le « je suis une licorne » écris au dos de son manteau. Quoique celle là, il est pas encore au courant. Je lui fait un sourire innocent et tente de paraître serviable.

- « Nan, jamais deux fois la même. Les cuisiniers m'ont dis que tu n'avais pas mangé alors je t'apporte le plateau qu'ils ont préparé.

- Hum, trop aimable, perorin. »

Il est toujours suspect. Il sent son thé avant d'en boire une gorgée. Quand il se rend compte que tout va bien, il le repose. Il a l'air plus détendu. Grossière erreur. Lorsqu'il prend un cookie et croque dedans, son visage se décompose. Il attrape une serviette sur le plateau et recrache. J'éclate de rire pendant qu'il boit une gorgée de thé pour enlever le goût. Il me lance un regard noir et je me précipite vers la porte. Presque arrivée à la porte, je sens une présence à mes pieds et me transforme pour ne plus toucher le sol. Je baisse les yeux et voit du bonbons se diriger vers moi. J'esquive et sors de la salle. En jetant un dernier coup d'oeil, je vois qu'il est levé et à l'air prêt à me poursuivre. C'est comme ça que toute la rue s'est retrouvée dehors à regarder un ministre vociférant des insultes à une chouette et tentant de l'attraper avec ses bonbons. Cette nuit là, beaucoup ont mis en doûte la santé mentale de leur ministre. Excepté le médecin de la ville qui était éclaté de rire sur le trottoir. Au final, il m'a rattrapé et j'ai fini toute la nuit pendue à du bonbon la tête à l'envers. Aucun regret !


Nous partons cet après-midi pour Whole Cake. Big Mom organise une Tea Party avec l'équipage pour célébrer la première livraison des bonbons mensuels de l'île des Hommes-poissons. Il a fallu un mois pour construire l'usine.

Nous sommes arrivés au château. Je me dirige déjà vers la bibliothèque avant que Perospero ne m'arrête.

- « Ça va bientôt commencer donc tu restes avec mo-

- Oi ! Cara, c'est ça ?

- Oui ! Bonjour, Mont D'or.

- Ça fait quelque temps ! La Party commence dans une heure, tu veux venir à la bibliothèque avant ? »

Je m'apprête à dire oui avant qu'un malpoli ne me coupe.

- « Mont D'or, depuis quand êtes-vous aussi bons amis, perorin ?

- Oh bonjour, Peros-nii. Depuis qu'on a discuté de lecture. D'ailleurs, Compote-nee voulait te parler de quelque chose. Elle est dans le jardin avec Amande. Ne t'inquiète pas, je m'occupe ton élève. »

Peros n'a pas l'air content de la situation alors que j'ai un sourire jusqu'au oreilles. Une heure à parler de littérature, c'est vâchement mieux que une heure à faire semblant de s'interesser au plafond pendant que les autres discutent de problèmes de l'équipage et d'anecdotes sur les bêtises des enfants.

On se retrouve donc dans la bibliothèque. Une question me dérange depuis que je suis arrivée.

- « Si Totland accueille toute les races sans discrimination, pourquoi je n'ai jamais vu de géants ? Je veux dire, à Whole Cake et Candy. Il y a une île qui leur est réservée avec des infrastructures adaptées ? »

Malgré le cas de Lola, je suppose qu'il y en a quand même qui sont restés s'ils le voulaient. En plus, d'après Chiffon, Loki était juste triste de s'être fait rejeter, pas en colère. Mont D'or se tend et me jette un regard paniqué.

- « Mama est en conflit avec les géants depuis aussi longtemps que je m'en souvienne, en plus, il y a eu un problème il y a quelques années qui a compliqué les choses. Maintenant, évite d'aborder ce sujet, ça énerve beaucoup Mama. »

Donc, ça date d'avant Lola. La curiosité est un vilain défaut dont je suis imprégner jusqu'aux ongles. Il faut que je me renseigne sur cette histoire. Mais en attendant...

- « Tu peux me parler de l'histoire des géants ?

- Oui ! Viens, c'est par ici. »

Il a l'air rassuré que je ne pose pas plus de question sur le pourquoi du comment. L'heure passe à une vitesse folle et on se rend compte que l'on est quasiment en retard. Il appelle Brûlée à travers un miroir du couloir et lui demande de nous emmener sur le toit.

- « Sérieusement vous deux ! Mont D'or, tu sais très bien que Mama ne supporte pas les retardataires. »

Nous nous retrouvons sur le toit et rejoignons notre place respective sous les regards énervés, amusés ou blasés des autres. Big Mom arrive une minute après et la Tea Party commence. Il faut l'avouer, ces bonbons sont absolument délicieux. Certains commence à danser. La place se fait au milieu du terrain. Je me dirige comme toujours dans un coin pour y échapper. Un toussotement me fait me retourner. Peros va encore m'obli- c'est pas Peros. Charlotte Katakuri. Mon corps se paralyse. J'arrive quand même à lever la tête. Il doit faire dans les cinq mètres, comme son frère, Daifuku. Il a un regard ferme et déterminé.

- « Tu es Cara ? Nous n'avons pas eu de présentation. Tu sais qui je suis ? Bien, ça ira plus vite. J'ai appris que tu as un bon potentiel. Peros-nii semble sûr de ça et Mont D'or a souligné que tu t'intéressais à la lecture. On dirait que mes frères t'apprécient malgré que tu ne fasses pas encore partie officiellement de l'équipage. Je suis là pour te dire que si tu fais quelque chose contre cet équipage, je m'occuperais de toi. »

Enchantée. Il répond à ses propres questions, à ce niveau là, il n'a qu'à discuter tout seul. Je crois que j'ai fini par comprendre la remarque de Peros. J'allais répondre avant qu'une vague d'envie meurtrière ne me touche. Toutes les femmes et filles de la salle, exceptée Big Mom, me fixent. Et elles ont pas l'air de vouloir parler autour d'une tasse de thé. De ce fait, tout le monde nous fixe. Peros et Mont D'or ont l'air surpris. C'est gênant. Je me retourne vers lui, avce la ferme intention d'en finir avec cette « conversation ».

- « Oui, je m'entraine avec Peros et j'aime la littérature. Et je me doûte que si je fais quelque chose, je finis en chair à saucisse. Je peux retourner dans mon coin maintenant ? »

Il me fixe en silence pendant vingt bonnes secondes avant de répondre.

- « J'aimerais voir où en est cet entrainement. Choisis une arme et nous allons voir. »

Oh Putain !