Bonjour everybody...

voilà le douzième... La suite du plan...

Merci à ceux qui lisent suivent toujours cette histoire, vous devez être maso...

Bonne lecture

Lehlla


Chose inconcevable vu l'année qu'il venait de passer, il avait réussi ses exams. Le truc juste incroyable, la chance de cocu, le cul bordé de nouilles, un truc de cet ordre-là. Savait pas comment il avait fait, vraiment pas. Il allait pas cracher dans la soupe. Cora lui avait dit: "Law les jours avancent mais ne se ressemblent pas toujours." Il lui avait conseillé de voir si l'été n'avait pas été bénéfique. Si les choses changeaient avant de foncer dans le tas, et de faire n'importe quoi!

Bon, il avait pris un peu de recul durant son séjour chez son père, ils avaient beaucoup parlé, de tas de choses. Cora quoi qu'il fasse le soutiendrait, il était même prêt à l'aider pour s'occuper de puce, parce que Law tu fais médecine quand même, tu te vois gérer une môme en plus de tes études? Parce que niveau boulot ça va être de pire en pire tu sais. Ouais y savait et pourtant ça lui faisait pas peur, il était peut-être dingue. Il avait même appelé l'avocat familial, pour être sûr de la solidité du truc, et mettre toutes les cartes de son côté. Glad avait été surpris de sa demande et avait voulu en savoir plus. Mais il avait noyé le poisson, puce lui avait bien appris.

Glad lui avait promis de s'occuper des dossiers, de la paperasse et de tout monter en bonne et due forme. Glad aimait les choses carrées.

Il avait reçu des cartes postales de puce, plusieurs de la montagne, des images kitchs à faire peur de sommets enneigés avec des ramoneurs et des marmottes. Pourquoi des ramoneurs? Et puis la montagne, ça l'avait surpris il croyait qu'elle allait à la mer. Écriture chaotique, fautes à faire saigner les yeux, histoire de jardins, de fraises, de chats et de pique-niques. Petits dessins de toutes les couleurs soleils, fleurs, papillons avec la flèche et la légende j'en ai vu un comme ça, et à la fin toujours un gros cœur rouge.

Donc il était remonté sur la capitale avec un objectif, épouser sa voisine, mais pour ça faudrait qu'elle le veuille, et pour qu'elle le veuille faudrait qu'elle tombe amoureuse, et cette partie-là du plan, ne l'enchantait vraiment pas. Ça c'était vraiment être un enculé et le pire des enfoirés. Parce que lui, il ne l'aimait pas, la désirait pas mais alors pas du tout, même si elle était très jolie. Il avait juste envie de la tarter! Donc une fois marié, les papiers signés faudrait que ça change, et sinon bin bye bye sayonara. C'était la seule partie du plan qu'il ne contrôlait pas, et si ça arrivait ça ferait du mal à puce, parce que tous les mômes aiment leur maman, même si c'est une bêtise.

Alors il avait repris ses habitudes, il avait croisé puce sur le palier. Elle avait gueulé un t'es rentré ouais! en lui sautant dessus. Il en avait lâché son sac pour la rattraper dans ses bras et avait failli se vautrer. Et puis elle lui avait un bisou sonore sur la joue, s'accrochant à son cou et lui il l'avait serrée fort contre lui. Elle était en forme, elle avait pris des joues et des couleurs, elle allait au square retrouver des copains. Mais bon Traffy c'est pas pressé... Y avait eu le t'as reçu mes cartes?

"ouais puce, je les ai reçu. Ça m'a fait plaisir... Faudra que tu m'expliques les ramoneurs..." Elle avait rigolé, sourire sur le visage de puce, lumière dans les yeux.

Chez les voisins c'était tranquille. Phil au poste pour ce qu'il en était témoin, voulait louer l'appart. Avec la mère il avait aussi changé d'attitude, il se montrait charmeur, charmant, gentil, voulait lui faire baisser sa garde. Quand il les croisait mère et fille, il ne s'occupait pas de puce, il s'occupait de la tarée de voisine. Enfin ça c'était dans la journée quand il les croisait, la nuit c'était la porte qui claque, et puce dans l'appart toute seule, ça ça changeait pas.

Il avait même proposé de la garder la nuit, un soir où il les avait croisés sur le palier, alors qu'ils sortaient sans puce... Comme ça vous êtes plus tranquilles, c'est qu'elle peut en faire des conneries. Mais non, y avait eu le, elle va dormir où? Genre la mère modèle qui s'inquiète, qu'en avait quelque chose à taper. Là il avait juste dit, faut que je bosse comme un malade mental, puce dort sur le canap, je peux même lui ouvrir, pendant que moi je travaille. Vous la récupérez quand vous rentrez. Mais non, la mère avait pas voulu en disant que c'était pas sain. Là il avait juste eu envie de l'emplâtrer et de lui balancer dans les dents: et participer à des deals de dope et voir sa mère se faire baiser, c'est sain peut-être? Mais il ne l'avait pas dit, parce que ça aiderait pas son plan.

Y avait toujours les moments tartines, et d'autres, puce rentrant chez lui sans crier gare. Elle l'avait surpris un matin au lit, une nana entre ses draps, une transfuge australienne, un TP qui avait fini bin voilà. Il était un peu en manque faut dire. Puce s'était assise au bord du lit et il l'avait vu détailler son corps. Oui elle l'avait regardé ouvertement son regard glissant sur son torse pour arriver jusqu'au drap. Elle avait jeté un regard à la nana qui se levait le cul à l'air, et là aussi puce avait détaillé le corps devant elle, et puis elle avait eu une moue en coin un peu méprisante. Puce avait de nouveau baissé le regard, réfléchissant à un truc. Et la nana avec son accent assez mignon fallait bien l'avouer, il l'avait surnommée Koala.

"A bientôt alors... tu peux venir quand tu veux..."

Elle avait relevé la tête et plissé les yeux, un regard en coin et dans le regard de la puce une fois posé sur Koala, y avait un truc, un toi je t'aime pas, ou un rira bien qui rira le dernier. Et puis y avait eu un sourire qui était monté au coin de sa bouche.

Et puce avec ce regard si particulier, ce sourire si... pas... pas à sa place

"Oh ça je sais..." puis braquant son regard vert dans celui de la petite australienne "... mais c'est pas sûr..."

"Pas sûr?"

"Bin le à bientôt..." avec un petit sourire en coin.

"Ah bon pourquoi?"

Et puce balayant du regard la femme à moitié à poil devant elle, avec une moue dédaigneuse.

"Elles restent jamais... aucune... et c'est pas comme si... en plus y en a eu des plus jolies... " dans un grand sourire.

Et paf!

Bon elle avait pas tort, mais... Avait-il rendu puce jalouse? Intérieurement ça l'avait fait rigoler, elle était terrible quand même. Il avait senti l'énervement de la petite australienne, elle se rhabillait à vitesse grand v d'ailleurs, elle semblait en colère. Heu... Et le regard de puce devant la réaction, le sourire content, le truc un peu fourbe, par en dessous, surement un truc de femme entre elle... Heu puce n'était pas une femme, c'était une petite fille, petite fille qui avait des réactions et un comportement de nana adulte là. Un côté marche pas sur mes plates-bandes, là. Heu... C'était peut-être pas si drôle que ça finalement.

Et puis en lançant un dernier regard, avec un petit soupir elle était rentré chez elle. Et la petite Koala lui était rentrée dedans, c'est qui cette gamine? C'est quoi son problème? Et les mots anglais se mélangeant, elle était si en colère. Elle était partie en claquant la porte, il avait rien compris, et il en avait rien eu à foutre non plus.

Il observait comme lui avait conseillé Cora, mais nan rien de neuf, de mieux, de ce qu'il pouvait en voir. Puce chantait de moins en moins, semblait tendue, en constante réflexion. Le vert plus terne de nouveau. Mais non, la mère était méfiante, Phil assez présent, ça aidait pas. En plus la mère savait qu'il voulait lui prendre puce, ça avait peut-être pas été une bonne idée de lui balancer ça dans la gueule, mais ce jour-là il en pouvait plus.

Un jour, c'était un moment tartines. Lui derrière le bar, elle sur son tabouret. Ce jour-là c'était pain beurre et miel, elle lui en avait ramené un pot de la montagne, il était excellent. Puce lui avait posé une question.

"Dis.. tu seras là cet hiver? Ou tu vas partir comme l'autre fois? Tu sais Traffy?"

"Nan je sais pas encore puce. Pourquoi?"

"Bin pour prévoir..."

"Prévoir quoi puce?"

"Des trucs..."

"Quels genres de trucs?"

Là puce avait évité son regard et s'était mise à regarder par la fenêtre.

"Puce? Quels genres de trucs?..."

"Bin tu sais, les points de chute..."

"Les points de chute? C'est à dire?"

"Bin oui, pour après l'école, les vacances... tout ça..."

"Bin y a ta tante, si je suis pas là."

"Hein... non... pas là... non... tata c'est juste quand y pas le choix..."

Pas le choix? Heu...

"Pourquoi tu veux plus aller chez ta tante? Explique-moi tu veux bien?.."

Puce l'avait regardé, elle avait plissé les lèvres, elle réfléchissait, sous-pesant ses options.

"Bin parce que... je sais.. et j'ai pas envie... de ça..."

"Heu... de ça quoi?"

"Bin à cette heure-là, tata elle est pas rentrée, y a que Sen..."

Sen le mec de la tante rouquine, celui qui lui avait ouvert la porte cette fois-là, un clandestin, qui lui aussi doit rester secret pasque sinon ça ferait tout plein d'embêtement pour tout le monde. La tante attendait un môme de lui d'ailleurs, il avait pas perdu de temps le clandestin... Personnellement y trouvait que c'était pas une bonne idée.

"Tu l'aimes pas Sen?"

"Pas vraiment... y se colle a moi, pour regarder la télé, y me couche sur le canapé, et y met la couette pour qu'on soit au chaud.." il avait suspendu son geste, HEIN?! ... Puce qui continue imperturbable

"Comme une cabane, et il se frotte... y me parle... y me touche... y m'apprends... y m'embrasse... j'aime pas quand y m'embrasse..." QUOI?!...

"Alors si j'y vais c'est comme si je suis d'accord... et je sais bien ce qu'y va se passer.. y retire son pantalon... il est dur... mais moi... même si ça fait chaud, moi je suis encore petite... et même si je sais que ça va bien arriver un jour, j'évite le plus possible... mais des fois y fait trop froid ou Clara elle peut pas, et puis Olivier il a trombone, ou la couturière elle est fermée, alors des fois même si je sais... c'est ça ou le froid... c'est comme ça... c'est pour ça que je demande... faut prévoir... mais pour l'instant ça va... t'es là et sinon y pleut juste... j'aime bien la pluie, ça fait des claquettes comme dans le film de Fred Astair"

Pas une fois elle ne l'avait regardé dans les yeux, juste ce regard vide posé sur la fenêtre. Puce avait même eu une esquisse de sourire quand elle lui avait parlé de la pluie, ouais un petit fantôme de sourire. Il avait envie de hurler! PUTAIN NON! NON NON NON!

Il était tremblant de rage, y s'était allumé une clope ouais ses mains tremblaient. Regard sur puce, parfaitement au courant de ce qu'elle vivait, lucide. Il avait entendu des pas dans l'escalier, le voisin rentrait

"Phil faut que je te parle! Maintenant!"

Regard étonné du voisin devant son ton.

"Puce tu restes là, d'accord" hochement de tête elle mâchouillait une tartine de miel, elle aimait le miel...

Et il avait raconté avec les mots de puce, il fut surpris Phil plissa les yeux, il avait pris ça très très au sérieux.

"Je peux utiliser ton téléphone?"

"Ouais"

Ils étaient retourné à son appart, puce avait pas bougé, elle regardait par la fenêtre immobile. Phil avait eu un regard sur puce

"Yaya tu veux bien rentrer à la maison" et la puce avait disparu dans un courant d'air et puis il avait pris le téléphone en s'asseyant dans canapé.

"Gros Poisson, tu rameutes... y à quelqu'un à virer... ouais ... à rayer là... ouais... fait passer le mot... Sen on le raye... rappliquez-vous!"

A peine une heure plus tard on avait toqué à sa porte, Gros Poisson, son frangin, et un autre gars, il le connaissait pas bien celui-là Teach vu juste une ou deux fois, et le regard de celui-là, celui-là c'était un tueur... Et ils étaient tous descendus au troisième sans un mot, y avait eu des coups à la porte, et là Sen qui ouvre la porte la gueule enfarinée

"Vous me reveill..."

et la voix de Phil tranchante comme une lame,

"Toi! Tu te tires! Maintenant! Tout de suite! T'as intérêt à courir vite!"

Une porte s'était ouverte, tête de voisin apeurée, regard en biais de la part de Phil et il avait continué

"Tu frappes la frangine et tu crois que tu vas t'en tirer comme ça! Tu te tires!"

Teach expliquait un truc au voisin, et le voisin qui hoche la tête, genre je suis au courant.

Là il avait senti un truc sur sa jambe il baissa les yeux, y avait la puce qui s'accrochait à lui le bras passé autour de sa cuisse. Elle les avait suivis, elle avait levé les yeux sur lui

"Je savais pas qu'y tapait tata... oh..."

Et puis elle avait baissé les yeux, avait lâché sa jambe et fait un pas en avant, très droite, le visage toujours baissé vers le sol, se mettant entre eux et Sen. Elle était là devant eux, il avait eu l'impression qu'elle était entourée d'un halo de lumière dorée, un truc chaud et la lumière hurlait, hurlait juste une chose, regardez-moi! Je suis là! Moi aussi je suis là! Et lentement cette petite fille avait levé les yeux sur eux, passant sur chacun d'eux, le regard était doux, si triste, si... Ouais dans les yeux de puce la lumière qui vacille sous la réalisation, un côté même ça ça vaut pas, ça vaut rien... Je vaux rien, même ça c'est pas grave, pas important, je n'existe pas. Oui destruction en bonne et due forme, là à l'intérieur de puce. Il s'était entendu murmurer viens-là et il avait tendu le bras, et pour la première foi, elle l'avait évité les yeux rivés au sol, la tête penchée et était remontée vers le sixième, sans même leur jeter un regard en se mordant les lèvres...

Et il avait eu envie de hurler, de la suivre, de lui expliquer, c'est pour toi! Juste pour toi! Pourquoi ne l'avait-il pas dit? Pourquoi? Nan, il était là le pied sur la première marche de l'escalier, tenant la rampe, ses jointures en blanchissaient. Il voyait juste son petit dos, les cheveux blonds, les épaules basses, elle avait monté les marches quatre à quatre... fuite en bonne et du forme aussi... Nan, il l'avait regardé et était resté là avec ces mecs comme un piquet. Sen se tirait un sac de sport sur l'épaule en gueulant un peu.

Réunion dans son appart, il les trouvait bien coulants. Et puis il avait compris, nan écoute tu fais suffisamment de bruit pour rameuter les voisins, pour qu'y ai des témoins, et tu laisses partir, tu montres que tu laisses partir, que tu rentres chez toi, que tu vas consoler... mais.. Phil jouait nonchalamment avec un couteau un papillon, il le faisait voler entre ses doigts... Consoler? Puce était dans l'appart d'à côté avec sa mère, et il avait comme un doute... Consoler? Elle allait bien la consoler, les mamans font ça... Pour un truc comme ça, elle allait bien consoler sa fille... Sonnerie de téléphone...

Phil qui décroche

"Ouais... on arrive."

Et les trois mecs s'étaient levés comme un seul homme, Phil l'avait regardé longuement, y avait eu un tss, et ils l'avaient laissé planté là, il avait pas suivi. Savait pas vraiment pourquoi d'ailleurs. Lui il entendait plus rien... Lui y se souvenait... Y faisait trop froid... L'hiver dernier pendant que lui skiait avec son père, sa puce... sa petite puce... et tout ce temps... Images immondes dansant dans sa tête, se créant dans sa tête, prenant forme. Il allait vomir. Vision du vert qui s'éteint... Envie de hurler, de fondre en larmes... Putain! Qu'est-ce qu'il avait foutu?! Des mois que ça durait... Putain! Et il avait vomi.

Bon Sen avait fini dans une poubelle, à ce qu'y paraissait c'était vraiment moche, et ça c'est Bépo qui lui avait raconté...

Et puis après ça Phil avait de nouveau disparu... Ça lui arrivait de disparaitre. Ce coup-là y comprenait pourquoi.

Et puis il avait entendu... Il avait entendu... Consoler... Nan, pas consoler... Nan..

"Pourquoi t'a pas fermé ta gueule! Fallait te taire! Tu crois quoi! T'es juste une égoïste! Tu penses qu'à toi! C'est comme ça Yaya! C'est pas grave! T'as pas encore compris! C'est de ta faute! Tout ça c'est de ta faute!" et la colère, la haine dans la voix "T'es stupide! Tu le sais pourtant! On a pas rien sans rien! La vie c'est comme ça! T'es vraiment débile! Tu vas apprendre quand?! Et tata?! T'y as pensé! Hein? Et le bébé de tata! Et moi t'y a pensé! Il est parti, c'est de ta faute! Nan, rien, qu'à ta gueule! Je veux plus te voir! Tire-toi dans ta chambre!"

Consoler... Nan, pas consoler...

Et la mère lui disant les dents serrées quelques jours après en la croisant sur le palier

"Tu sais Yaya c'est pas une sainte!"

Il avait été incapable de répondre quoi que ce soit! Il l'avait juste regardé avec de grands yeux surpris.

... Pas un sainte? Heu..

"Tu veux me la prendre!"

"..."

"Tu veux la sauver!"

"..."

"Y a rien à sauver!... "

Là il avait attrapé le visage de la voisine entre ses mains, et il l'avait regardé longtemps en silence, il était si en colère... Y pouvait plus... Cette histoire c'était le truc de trop, ou alors les mots de cette folle c'était le truc de trop. Même devant un truc comme ça, l'absence de tendresse, l'absence de douceur, l'absence de soutien, de compassion, de juste un peu d'humanité. Tout ça, c'était le truc de trop... Comment ne pas culpabiliser? Même lui culpabilisait! Il se sentait minable, de pas avoir vu, de pas avoir compris plus vite. Nan, aucune culpabilité dans le regard de cette femme. Aucune, juste de la haine, de la colère, et même là de la jalousie. Cette petite fille, sa petite fille de huit ans avait été abusée sexuellement pendant des mois et tout ce que cette femme trouvait à dire, c'est que c'était pas une sainte? Que y avait rien à sauver. Ça c'était clair, bientôt y aurait plus rien à sauver chez cette petite fille. Juste une petite coquille vide, détruite et sa propre mère en avait rien à foutre.

Et c'est entre ses dents qu'il lui avait murmuré

"Bien sûr, tu crois quoi?... bien sûr que je la sauverais..."

Il avait entendu des pas dans l'escalier, quelqu'un montait...

"Tu me la prendras jamais!... elle est à moi!..."

Et là il avait vu la blondeur de puce. Elle avait levé la tète, et dans le regard de la puce y avait un truc qu'elle comprenait pas... Et il se rendit compte de la position de leur corps, lui et sa mère... Ça pouvait donner quoi de l'extérieur? Puce avait froncé les sourcils.

Il avait fait un pas en arrière et était rentré chez lui en claquant la porte. Et il s'était fait une ligne pour se calmer, une grosse... Y s'en faisait de plus en plus souvent des lignes pour se calmer ses derniers temps... De nouveau.

Pour dissoudre les images, faire taire les hurlements qui montaient dans sa poitrine, faire taire la culpabilité, la honte de soi, calmer la gerbe, faire taire les larmes.


A suivre...


Et paf!

Bon je vous avait prévenu que c'était pas une histoire drôle...

Vraiment pas drôle... Merci d'avoir lu jusque là...

à la prochaine j'espère.

Lehlla