Bonjour à tous,

Je vous souhaite une bonne année 2014, bonheur, santé et réussite ! Bienvenue aux nouveaux lecteurs et merci pour vos commentaires qui sont toujours les bienvenus !

Mini-Yuya : Le rire, c'est un peu ma spécialité, je suis ravie d'y être parvenue ! Qui est mignon ? James et Lily ? Sirius mal à l'aise ? Pas vraiment, il ne s'en soucis pas vraiment, car pour lui Orphen est un mec (rire). Orha ne part son masque, si ça arrivait de si tôt, ça serai moins drôle (rire) ! Et leur altercation ne sont pas finis ! Tu peux t'en réjouir ! Et de rien pour le chapitre ! Je tiens bon t'inquiètes pas, faut juste que je me motive parce que le chapitre sur lequel je travaille est délicat...

Lectrice fan : Bienvenue à toi, merci pour le très long commentaire. Il est difficile de faire apprécier ses personnages qu'ils soient oc ou sortit du canon, car nous n'avons pas tous la même perception de leurs caractères. Je suis vraiment flattée de savoir qu'ils sont attachants, mais c'est vrai. Je m'y suis moi-même attachés. Des fois, j'ai même un peu peur de partir dans le occ. Tu apprécie Peter ? Vraiment ? C'est une grande victoire pour moi ! Effectivement, il est plus humain dans ma fiction, mais comme tu le dis toi-même, il est plus réaliste ici que dans d'autre fiction où l'on a envie de le gifler à chacune de ses apparition tellement les auteurs le font abjecte. J'espère arriver à convaincre plus de lecteurs à l'apprécier...Je suis plus à l'aise dans les histoire drôle que triste, c'est pour ça que mes personnage ont toujours un côté déjanté ou alors c'est moi qui déteint sur eux (rire). Sirius est un de mes personnages préférés, et comme toi ça m'agace de le voir en coureur de jupons, surtout que dans les passages du passé de J.K.R. On voit un adolescent qui pense plus à faire des coups tordu que de se taper toutes les filles du château, c'est pour ça que le Sirius de mon histoire est comme ça. Bien que, je risque de fort vous surprendre pour la suite à son sujet, j'en ris déjà (rire). Pour James et Lily, je me suis toujours demandé comme elle avait fini par tomber sous son charme, et j'ai découvert un lien entre eux, et c'est de cela que je vais me servir pour mon histoire. Tout en restant dans l'originalité. Remus a toujours été le plus lucide de la bande, même si ça ne sort pas de l'originalité, mais on l'aime comme ça ! Ah Regulus ! Il est dans mon histoire et a son propre rôle à jouer. Je te laisse découvrir par toi-même si ce rôle est important ou pas ! Autrement, je profite qu'on ne sache pas grand chose de son caractère pour mixer un Regulus à ma sauce, en espérant qu'il plaise ! Pour le reste de tes questions, je t'encourage à poursuivre ta lecture, tu y trouveras petit à petit tes réponses ! J'espère que tu ne m'en voudras pas de ne pas t'avoir répondu. Mais saches que mon histoire est déjà toute ficelée ! Je ne suis pas copine avec la conjugaison et je vois que malgré mes nombreuses relectures et celle de ma bêta, quelques fautes se baladent encore. Je vais tacher de faire plus attention, mais je ne peux rien te promettre dans ce domaine ! Ne t'inquiètes pas pour tes ses questions, j'espère que tu sera satisfaite des réponses !


Cette année, encore, je vous embarque encore dans mon histoire. Il me reste peu de chapitre d'avance (j'en suis au 24ème). Je dois très vite me motiver pour reprendre l'écriture ! Bref. La seule chose que je ne peux vous promettre, c'est qu'elle ne sera pas fini d'ici la fin de l'année ! C'est une très longue histoire ! (rire).

Ce chapitre est l'un des mes préférés, j'espère qu'il vous plaira et que vous ne m'en voudrez pas trop ! Comme promis, un petit peu d'action à ma sauce. Bonne lecture !


12

ALTERCATION

Orphen s'étira de tout son long alors qu'elle était assise en tailleur au sommet de la tour d'astronomie. Elle bailla négligemment tout en regardant Lily faire les cents pas, perdue dans un monologue qu'elle marmonnait, si bien que Cross ne comprit que « Potter » et « crétin ». James s'était vanté d'avoir joué la comédie, il avait plus ou moins mentit sur sa retenue. Oui, elle durerait bien une semaine, mais non il ne raterait pas ses entraînements de Quidditch, McGonagall n'aurait jamais osée mettre sa propre équipe en difficulté. Mais ça, Evans l'ignorait et il en avait joué pour qu'elle accepte de l'accompagner ce week-end à Pré-au-Lard. Et oui, parce que sa retenue ne commencerait qu'après le match... Encore une chose que la rousse ignorait. Orha se demandait si elle devait ou non, le lui dire. Mais finalement, la situation l'amusait tellement qu'elle se tut.

Dans peu de temps, elles avaient rendez-vous dans le hall de Hogwarts afin de retrouver les garçons et partir à Pré-au-Lard. Orha ne le montrait pas, mais elle était toute excitée à l'idée de se rendre dans un lieu autre que le château et puis elle gardait l'espoir qu'un paysage, là-bas, lui rappellerait quelque chose. Un grand sourire ornait son visage alors qu'elle redescendit sur terre, reportant son attention sur Lily qui tournait toujours en rond dans son monologue interminable. La jeune fille comprit un vague « pas dû m'habiller comme ça... cherches pas à lui plaire... Potter... frissons d'épouvante ». Cross secoua négativement la tête, James n'était pas si terrible que ça... Peut-être que la rouquine le détestait pour une raison bien définit... Une raison qu'Orphen ignorait.

— Lily, c'est l'heure ! Lança-t-elle.

— D'accord... Par contre… Donnes-moi ta main, s'il te plaît, lui demanda nerveusement la rousse.

— Pourquoi ? Demanda Orha incrédule. Les élèves risquent de se poser des questions...Tu sais ?

— Tant pis... Potter... trancha-t-elle.


Les Maraudeurs étaient devant l'entrée du château. Remus regardait attentivement le livre des différents parchemins que lui montrait Peter. Il hésitait entre deux modèles, le blondinet voulait choisir le meilleur pour concevoir leur carte. Lupin souriait de voir avec quel acharnement Pettigrow avait abouti à de telles recherches. Sirius était appuyé contre un mur de pierre, les mains dans les poches levant les yeux au ciel, tout en soupirant son impatiente, malgré son attitude décontractée, ce qui faisaient glousser des filles qui passaient par là. James, lui, faisait les cents pas tout en se mordant le pouce. Il avait une occasion en or de passer un peu de temps avec Evans. La première fois en six ans, il ne devait pas faire n'importe quoi.

Puis il se stoppa, ses lunettes glissèrent de son nez alors que son visage prenait doucement une teinte rouge. Non pas de la gêne, il était, en fait, fou de rage. Cross arrivait comme une fleur, main dans la main avec sa Lily. James faillit s'étrangler, Orphen se payait bien sa tête et cela l'énervait. Il ne se priva pas pour lui lancer une rafale de regards noirs tellement intimidants qu'Orha lâcha Evans, en riant nerveusement.

— Désolé pour le retard ! Déglutit-elle en essayant d'échapper au regard de Potter.

— Ne t'inquiètes pas, la rassura Remus.

— En route ! Pesta James.

Il ouvrit la marche aux côtes de Lily, au grand dam de celle-ci. Remus marcha près de Peter, ils continuaient leur étude sur le parchemin. Sirius les suivit un peu en retrait. Orha se retrouva à fermer cette marche. Elle soupira quant aux sautes d'humeurs de James et se demanda s'il n'était pas lunatique des fois. La demoiselle ralentit sa cadence les regardant s'éloigner d'elle alors qu'ils lui tournaient le dos. Un étrange sentiment l'envahit... Elle baissa la tête et poursuivit son chemin.


Lorsqu'ils arrivèrent dans le village, la jeune fille ne put s'empêcher de regarder dans tous les sens. Le premier bâtiment qu'elle vit était un pub qui d'après l'enseigne se nommait « Les Trois Balais ». Puis elle avança un peu et tourna la tête vers la gauche où elle vit, au loin, une vieille maison délabrée.

— Qu'est-ce que c'est ? Demanda-t-elle, intriguée.

— La Cabane Hurlante, lui répondit Sirius en venant à sa hauteur, toujours les mains dans les poches. La plus célèbre maison hantée de Grande-Bretagne, rajouta-t-il.

Orphen pâlit, Black qui le remarqua, se moqua-t-elle dans un ricanement canin. Lily s'approcha d'elle posant une main sur son bras.

— Elle n'est pas vraiment hantée...Hein ? Bredouilla-t-elle.

— Tu es un peureux ? S'étonna Sirius qui avait tout entendu.

— Bien...sûr que...non !

— Essaies sans bégayer pour voir...Ça serai plus, comment dirais-je, crédible ! Railla Black.

— Laisses-le tranquille ! Tonna Evans. On dit qu'il y a des fantômes, mais rien n'a été prouvé, expliqua-t-elle en regarda son amie apeurée.

— On ne va pas y aller...Hein ?

Les garçons observèrent la vieille baraque qui leur rappelait beaucoup de souvenirs puis s'échangèrent un regard en souriant. James détourna ses yeux chocolat sur la rousse qui parlait avec Orha. Il se rapprocha d'elles et sans prévenir il imita un cri strident qui les fit sursauter. Si la rouquine se retourna vivement vers Potter d'un air menaçant, Orphen, elle était tombée sur les fesses et avait rampé sur quelques mètres. Sous le regard ahuri de Remus, Peter et Sirius, dont le dernier ne cacha pas son hilarité.

— Espèce de malade ! Hurla Lily en frappant James d'un livres qu'elle avait sorti de son sac. Ça va pas de nous faire peur comme ça ! T'es complètement dérangé !

Potter s'amusa à esquiver les coups laissant ainsi Lily lui courir après, il était aux anges. Remus s'approcha d'Orah et lui tendit la main l'aidant à se relever. Il lui assura qu'ils n'iraient pas dans la Cabane Hurlante, elle soupira de soulagement. Peter proposa d'aller faire un tour chez Honeydukes, une boutique de friandises, d'après ce que lui avait expliqué le blondinet.

— J'aime pas les choses sucrés, lui confia-t-elle. Je préfère les trucs acides.

Il s'excusa immédiatement pour avoir proposé cet endroit, mais elle le rassura qu'elle les suivrait. La curiosité de voir à quoi pouvait bien ressembler ce magasin. Remus lui affirma qu'il y avait un choix impressionnant de confiserie qu'on ne savait plus où donner de la tête. Ils arrivèrent bientôt devant une boutique à l'enseigne rouge. Une clochette tinta lorsque les adolescents pénétrèrent à l'intérieur. Peter se rua vers l'étale où les sucreries avaient une forme de limaces. Remus partit dans un autre coin. Orha jeta un œil à Lily qui regardait différents bonbons qui lui étaient inconnus, la rousse était tellement absorbée par sa contemplation qu'elle ne remarqua pas, qu'elle était elle-même épiait par Potter qui ne la lâchait pas et la suivait partout comme un petit chien. Orphen resta près de l'entrée se contentant de les attendre.

— Tu n'achètes rien ? S'étonna Sirius qui avait déjà un sachet plein de friandises.

— J'aime pas ce qui est sucré.

— Tu sais pas ce que tu rates...Tu ne veux même pas en goûter un ? Lui proposa-t-il alors qu'il mâchouillé un bonbon.

Il farfouilla dans son sac et en tira une confiserie qui semblant moelleuse de couleur orangé. La jeune fille la regarda un instant. C'est vrai que ça avait l'air appétissant

— Je crois... qu'en fait, je n'en ai jamais mangé, hésita-t-elle presque hypnotisé devant la sucrerie. Je n'aime pas les gâteaux... Mais les bonbons...

— T'es sérieux là ? Lui demanda Black. T'en as jamais mangé ? Mais d'où tu sors ?

— Seul Merlin le sait, souffla-t-elle dans un murmure.

— De quoi ?

— Rien, je disais que tu allais me donner un truc immonde à manger.

— Fais-moi confiance ! Se vexa Sirius en lui tendant la sucrerie.

— Voilà justement où est le problème, je ne te fais pas confiance ! Trancha-t-elle.

— Juste pour une fois, dit-il.

Mais son hésitation se lisait bien sur son visage. Vexé, Black replongea sa main dans son sachet et attrapa un autre bonbon identique à celui qu'il avait déjà dans les mains. Il les présenta à Orah avant dans mâchouiller un qu'il avala presque aussitôt.

— C'est une Patacitrouille, lui expliqua-t-il. C'est super bon ! Vas-y ouvres la bouche !

Orphen lui lança un regard de travers, rougissante. Sirius agita la sucrerie devant son nez. Elle protesta avant d'abdiquer. Ils étaient entre garçons, non ? Orha entrouvrit la bouche légèrement, rouge de gêne. Sirius lui enfourna la Patacitrouille qu'elle croqua, douteuse

— Ça va, on vous dérange pas trop ? Cingla la voix de Potter.

La jeune fille sursauta. Cross croisa le regard septique de James qui les regardait à tour de rôle. Puis celui de Lily qui avait la bouche entrouverte à demi choquée. Il n'en fallut pas plus à Orha pour s'étouffer avec sa sucrerie. Sirius lui mit une grande tape dans le dos qui l'aida grandement à avaler le bonbon.

— Bon, on y va ? Lança Black en sortant comme si de rien n'était.

— Mais qu'est-ce que tu fiches bon sang ? Lui demanda la rouquine sans que James ne puisse l'entendre.

— J'en ai aucune idée, répondit honnêtement Orphen en haussant les épaules.

Les Gryffondors sortirent du magasin se regroupant les uns autour des autres. Ils avaient tous un paquet dans les mains sauf Orha.

— Une petite Bièraubeurre, histoire de nous désaltérer après avoir mangé autant de sucreries ? Proposa Remus en ouvrant la marche suivit de près par Peter.

— Vas-y Moony ! On te suit ! S'exclama James.

— Bièrauquoi ? Répéta la jeune fille, incrédule.

Mais Lily ne lui répondit pas, trop occupé à sermonner Potter de la laisser tranquille. Il lui avait proposé d'aller, après « Les Trois Balais », chez une certaine Madame Pieddodu. La demoiselle se demanda qui ça pouvait bien être.

— C'est une boisson populaire ici, ça à un goût proche du caramel.

Cross tourna la tête vers Sirius qui marchait tranquillement à côtes d'elle, piochant de temps à autres dans son sac, mastiquant ses bonbons.

— Du caramel ? Répéta-t-elle.

— Tu as grandi dans le genre de maison paumée en pleine campagne pour être aussi ignare ?

Elle ne répondit pas, Black prit cela pour un oui. Mais comme il ne semblait pas se moquer d'elle, Orphen lui demanda qui était cette Madame Pieddodu. Et il éclata de rire.

— C'est un café pour les couples...Un endroit pathétique et complètement niais si tu veux mon avis.

— Oh je vois... Un endroit parfait pour eux... ou pas... songea-t-elle en observant Lily s'énerver contre James qui semblait en redemander.

— James et Lily ? Prangs est un homme mort s'il l'amène là-bas...

— C'est sûr, mais c'est justement ce qui serai drôle. Merci pour les explications !

Black la sonda un moment un sourcil arqué.


Installés à leur table. Ils commandèrent tous une Bièraubeurre. Orha laissa les autres boires la leur en premier ne sachant pas s'il fallait, ou non faire, quelque chose de bien spécifique. Cette sortie se révéla plus compliquée que prévue, la jeune fille découvrit plusieurs choses dont elle ne soupçonnait même pas l'existence...ou plutôt ne s'en souvenait plus. Orphen prit une gorgée, bien qu'elle ne se souvenait pas de l'arôme du caramel, elle trouva la boisson délicieuse. Mais son système digestif se manifesta contre son gré.

— Je...Je reviens ! Lança-t-elle précipitamment en quittant la table.

Elle se dirigea dans les toilettes où elle fut rejointe par Peter et Sirius qui avaient apparemment eux aussi une petite envie. Cross se maudit et tourna le dos aux garçons tout en fermant les yeux, rouge de honte. Elle entendit des bruits de braguettes et d'eau qui coule.

— Oh bon sang ! C'est trop bon ! S'exclama la voix de Pettigrow.

— On se sent plus léger, c'est sûr ! Rit Black. Ben Orha...Qu'est-ce que tu fous ?

Lorsqu'elle entendit un robinet s'ouvrit, la jeune fille se risqua à se retourner. Le blondinet se lavait les mains alors que Sirius était toujours devant son urinoir et remonter la fermeture de son pantalon puis s'avança vers Orphen les mains dans les poches.

— Qu'est-ce que tu attends ? Lui lança-t-il.

— Je suis pudique, trancha la jeune fille en le regardant de travers.

— Oh ! Pauvre chou, se moqua Black tout en prenant la direction de la sortie.

— Black...

— Quoi ?

— Tu te laves jamais les mains ? Lui demanda-t-elle.

— Pardon ? S'exclama-t-il en se retournant. - Il renifla ses mains puis haussa les épaules - Pourquoi faire ? Elles sont propres, c'est une perte de temps !

— Tu m'as...donné...de la nourriture...avec tes mains...sales... s'outra la jeune fille en bégayant.

— T'es pas mort ? Non ? Donc tout va bien ! Attesta-t-il.

— Répugnant...Je vais être malade...

La jeune fille complètement écœurée attendit que Peter quitte les lieux pour se soulager. Chose fait, elle prit le temps de se laver les mains. Puis sortit à son tour des toilettes, sursautant quand elle tomba nez à nez avec Evans.

— Tu m'as fait peur ! S'exclama-t-elle.

— Désolée...Mais tu t'éternisais...Je me demandais pourquoi tu étais si longue...euh long… toussota Lily en se retournant mais personne n'avait entendu.

— Ce n'est pas simple d'aller au toilette avec un tel corps...avoua Orphen. Je n'aime pas trop avoir affaire à mon...A ce truc quoi ! S'emporta-t-elle, rougissante. Je fais toujours en sorte de me doucher la nuit... Mais je ne peux pas me retenir toute une journée, expliqua-t-elle en bredouilla se passant une main dans les cheveux.

Les deux jeunes filles se mirent à rougir mal à l'aise. La rousse proposa de sortir du pub pour y rejoindre les autres, changeant ainsi de sujet.


Après avoir refait un point. Ils se séparèrent. Peter voulait se rendre à « Scribenpenne » pour acheter du parchemin, Orphen se proposa de l'accompagner. Les trois autres garçons allaient à Zonko, mais après avoir su que Lily désirait se rendre à Gaichiffon, James changea son itinéraire et la suivit pour le plus grand malheur de la rouquine.


Remus et Sirius pénétrèrent dans le magasin de farce et attrape. C'était bien le magasin préféré de Black, il était dans son univers. Lupin le suivit dans les rayonnages. Le brun contempla de plus près les bombabouses, puis hésita à acheter des bonbons à hoquet.

— Paddy, lança soudainement le préfet.

— Hum ?

— Je m'inquiète pour toi, tu sais ?

— C'est à dire ? Demanda-t-il, en examinant des tasses mordeuses.

— Tu es conscient de ce que tu fais...

Black tourna la tête et plissa les yeux alors que son ami se massait la nuque, gêné.

— Qu'est-ce que tu insinues ?

— Surveilles tes gestes, lui conseilla Remus.

— Mes gestes ? Répéta Sirius incrédule. Comprends pas...

— Laisses tomber, Paddy...

Ils sursautèrent quand un étalage se renversa vers l'entrée du magasin et que la voix de Zonko résonna de mécontentement dans toute la boutique. Le brun leva la tête le plus haut qu'il put. Un garçon légèrement empâté se releva et s'excusa pour le désordre. Il avait le visage tout rouge. Les deux jeunes hommes furent surprit quand ils reconnurent Peter, qui vint les trouver, à bout de souffle.

— Tu n'étais pas avec Orha ? Demanda Remus, inquiet.

— Orha... Serpentard... Cabane Hurlante... Bagarre... articula-t-il comme il le put entre deux respirations.

Les deux garçons se regardèrent un instant avant de se précipiter hors de la boutique abandonnant Pettigrow qui fût retenue par Zonko. Remus et Sirius couraient à travers le village à vive allure, baguettes sortie, évitant les passants qui se retournaient sur leur passage, curieux de les voir courir ainsi. Puis tournèrent à droite où ils ralentirent. A travers les planches qui condamnaient les vitres de la vieille demeure, ils virent des jets de lumières.

— Ce n'est sûrement pas du un contre un ! Analysa Lupin.

— Bien sûr que non...Les Serpentards sont des lâches, c'est bien connu !

Ils se hâtèrent jusqu'à l'entrée de la maison. Pour avoir été leur terrain de jeu, les tout premiers soirs de pleine lune, ils y pénétrèrent sans hésitation alors qu'un grand fracas résonnait à l'étage, suivit d'un ricanement très grave. Les deux Gryffondors se concertèrent.

— Rosier ! S'exclamèrent-ils en même temps.

Ils montèrent doucement à l'étage tentant de ne pas faire trop grincer les marches sur leurs passages, chose difficile vu l'âge de la bicoque. Se baissant avant d'atteindre le palier, ils reconnurent sans difficulté le fameux Rosier qui ricanait avec un autre garçon. Il était mince et avait des cheveux attachés en queue de cheval.

— Avery...murmurèrent les jeunes hommes.

Ils entendirent deux autres voix, dont aucune n'appartenaient pas à Orha. Ils étaient donc quatre minimums. Les Gryffondors se regardèrent un instant.

— Eh ! Evan maintenant que tu l'as pétrifié. On peut jouer avec ? Demanda l'un d'eux.

— Faites ce que vous voulez ! Leur lança-t-il. Il n'était pas très costaud, c'était un jeu d'enfant !

Sirius frappa du poing.

— Évidement à quatre contre un ! Tu m'étonnes ! Ragea-t-il. Quelle bande de lâches !

— Calmes-toi, Sirius...

— On attends quoi là ? S'impatienta Sirius.

Lupin n'eut pas le temps de répondre que Black sauta sur le palier, passant à l'offensive en jetant un stupéfix qui envoya Avery à l'autre bout de la pièce. Mais les trois autres ripostèrent immédiatement. Dans la bataille, les deux amis furent séparés. Remus se baissa évitant des débris de bois après que l'un des Serpentards eut raté son sort, puis il riposta en le désarment. « Et de deux ! se dit-il ». Il vit au loin Sirius rouler au sol esquivant un jet rouge avec beaucoup de chance. Lupin traita son ami d'idiot.

— Sirius ! À couvert !

— Facile à dire ! Râla Black en rampant comme une larve, ayant subi un Locomotor Mortis.

Remus lui lança l'anti-sort et ne put éviter un sort lancé en traître, il étouffa un cri de douleur quand il percuta le mur. Il avait indiqué sa position en aidant son ami imprudent. Il pesta contre Black et se releva lentement cherchant à voir le moindre mouvement de la part de ses ennemis. Le préfet entendit la voix de Sirius tonner un nouveau stupéfix suivit d'un bruit d'éboulement. Puis il vit son ami se faire projeter jusqu'au palier du premier étage. Et soudain le silence. Un calme plat tomba. Le jeune homme resta sur ses gardes alors que le brun toussait à sans arracher les poumons.

— Moony... Ils ont décampé ! Lui cria Sirius en se tenant les côtes.

Remus sortit de sa cachette et vint aux côtés de Black qui grimaçait de douleur. Après une rapide constatation, le préfet nota que son ami ne saignait pas. Sirius pesta contre les Serpentards tout en se relevant, puis il observa les alentours.

— Rien de cassé ? Lui demanda Remus.

— Au poil ! Lui répondit-il en levant son pouce vers le haut. Bon, où est Orha ?

— Ils ont dit l'avoir pétrifié...Il est donc dans l'incapacité de nous faire signe, lui rappela Lupin.

Ils se séparèrent et commencèrent à cherche minutieusement dans chaque recoin de l'immense pièce. Orphen demeurait introuvable. Black soulevait toutes les décombres qu'il voyait alors que Remus survolait du regard les environs.

Revelio ! S'exclama le balafré.

Son sortilège lui révéla une présence derrière un amas de débris.

— Par-là, Paddy !

Remus accourut dans la direction de son sort suivit de près par Black. Ils retrouvèrent Orha qui semblait plutôt mal en point. Elle était allongée sur le dos, les yeux clos, son visage et sa main gauche étaient ensanglantées. Sirius lança l'anti-sort.

— Il est inconscient !

— Et ils ne l'ont pas raté, constata Lupin. Sirius, aides moi...

Étant le plus grand, Remus mit sur son dos, son camarade inconscient, à l'aide de Black.

— N'oublies pas sa baguette, lui lança le préfet.

— Ouais...ouais...

Le brun se pencha mais fut projeté par un éclair aussitôt qu'il frôla le morceau de bois. Il se releva péniblement et pesta.

— Ma parole ! Mais rien n'est normal chez ce type ! S'énerva-t-il. C'est quoi cette baguette ?!

— Peut être une de ces fameuses baguettes de lauriers, se hasarda Remus. Il se racla la gorge. « Elle possède d'ailleurs la charmante et rare particularité de lancer spontanément un éclair sur le sorcier ou la sorcière qui essayerait de la voler », récita-t-il comme une poésie. J'ai dû le lire dans le registre des bois pour baguettes.

— Charmante particularité ? Ironisa le brun, énervé. Et je m'y prends comment moi ?

— Alors là tu me déçois mon cher... Simplement avec un « accio » ... lui lança Remus.

Sirius bouda tout en lançant le sort. Il laissa la baguette tomber dans sa poche, tout en prenant garde de ne pas entrer directement en contact avec. Une fois fait, ils se dirigèrent doucement vers la sortie. De nouveau dans les rues de Pré-au-Lard, Black rattrapa Orha qui glissait sur le côté, il aida de nouveau Remus à bien l'installer sur son dos. C'est là, qu'il vit une larme couler sur le visage de son camarade, inconscient. Il freina la course de la goutte d'eau à mi-chemin à l'aide de son pouce.

— Orha ! Cria une voix féminine.

Les deux jeunes hommes, un peu amochés, se retournèrent pour voir Lily arriver en courant suivit de près par James et Peter qui avait réussir à s'enfuir de chez Zonko. Evans plaqua ses mains sur sa bouche quand elle vit l'état de son amie.

— Non! S'exclama-t-elle les larmes aux yeux.

— Qui c'était ? Demanda James avec colère.

— Rosier et Avery sûr... Mais y en avait deux autres, répondit Sirius en croisant les bras songeur.

— Ce n'est pas le plus important, intervint Remus, ramenons Orha au château, il a besoin de soin.

— Vous allez bien ? S'inquiéta Peter pour ses amis.

— Ouais...T'en fais pas pour nous, souffla Black en regardant Orphen.

— Il va s'en sortir? N'est-ce pas ? S'épouvanta Lily en s'accrochant à Lupin.

— Calmes toi, Lily !

Le poids que Remus portait plus celui que la rouquine lui infligeait, manquèrent de le faire basculer. James attrapa alors la jeune fille tout en la retenant fermement. Mais elle se débattait alors que Remus, Sirius et Peter reprenaient déjà le chemin de Hogwarts. Potter la retourna face à lui, prenant son visage entre ses mains.

— Evans ! Regardes moi ! Tonna-t-il.

Mais elle gesticulait encore, se mettant à pleurer. Il soupira puis prit une grande inspiration tout en la secouant sèchement.

— LILY ! L'appela-t-il. Il va s'en sortit, il est juste évanouit !

— Il... Il saignait ! S'affola-t-elle en hoquetant.

— Des blessures superficiels, lança-t-il sans s'en être vraiment sûr. Allez viens, on rentre.

Il attrapa doucement, avec une pointe de méfiance, sa main. Mais elle le laissa faire. James l'entraîna en direction de l'école tout en observant ses amis qui n'étaient plus que de petits points tellement ils étaient déjà loin. Puis il reposa ses yeux sur la préfète qui hoquetait et reniflait. Il se maudit d'avance, avant de lâcher la main de la rousse. Il la plaqua contre lui de son bras droit et attrapa une de ses mains de sa main gauche. James aurait bien pu profiter de la situation puisqu'elle se laissa faire, mais sa priorité était de la calmer. Une chose était sûre cependant, c'est qu'elle ne le raterait pas, quand elle retrouverait ses esprits. Mais il s'en moquait bien. Ses pensées se tournèrent alors vers Orphen, dont l'état l'inquiétait.