Bonjour tout le monde !
Et le voilà ! Chapitre douze oh yeah ! Je ne sais pas si vous avez remarqué, mais ça fait au moins trois chapitres que l'histoire se déroule le même jour. Une grosse journée très chargés pour nos pauvres héros.
Il y a tellement de choses que j'aimerais insérer dans cette fiction et je ne sais pas si ce sera vraiment possible avec les événements, mais je suis contente d'avoir enfin réussis à replacer Sakura dans le chapitre onze !:) Je vais continuer dans ma lancée, mon plan devient de plus en plus immense avec les nouvelles idées qui me viennent, je vais devoir faire du tri la dedans.
Sur-ce je vous souhaite une bonne lecture à tous !
Chapitre 12 :
Lorsque Sasuke rentra chez lui, il fut surpris de ne rencontrer personne dans le manoir. Il regarda furtivement dans le salon pour ne pas se faire voir, pensant y voir son père, puis dans la cuisine et les couloirs aux alentours. Silence total. Le jeune Uchiwa haussa les épaules, avec les événements du matin, ses parents devaient être plus occupés que d'ordinaire et il ne s'en formalisa pas. A vrai dire, leur absence l'arrangeait. S'il avait de la chance ils n'auraient pas remarqué sa petite sortie. Car oui, n'oublions pas que Sasuke était techniquement privé de toute sortie qu'il soit jusqu'à nouvel ordre.
Il soupira et s'étira avant de filer vers sa salle de bain pour mieux se démaquiller. Il y passa une bonne demi heure car sa peau s'était asséchée et il ne voulait pas la voir craqueler. Il était en train de se passer de la crème sur le visage lorsque sa porte s'ouvrit en grand.
- Sasuke ! je peux savoir où tu étais pass... ?!
Le concerné regarda l'intrus, impassible alors qu'Itachi le fixait les yeux rond, plus que surpris de voir son frère se faire beau. Dépité, le cadet lança sèchement :
- Quoi ?
- T'es une vraie fille... Répliqua l'aîné en se sentant soudainement fatigué.
- Ta gueule.
Vexé, l'Uchiwa se détourna de son frère pour reprendre son activité en ajoutant :
- Et arrête d'entrer sans frapper, ce n'est pas parce que tu ne me vois pas que je suis sortis.
Itachi le regarda faire, son expression tanguait entre l'amusement et l'irritation, ce qui formait un tic nerveux aux coins de ses lèvres.
- J'entre si je veux, et non tu n'étais pas là, alors je réitère ma question : t'étais passé où ?
- J'étais ici à me pomponner pour oublier le stress, d'ailleurs tu ne m'aides pas vraiment, là. Répliqua le plus jeune en se tournant vers lui, sa peau étant redevenue toute lisse et homogène.
L'aîné le regarda d'un air blasé, sachant pertinemment qu'il se fichait de lui. Surtout qu'on ne met pas quatre heures pour se faire un soin du visage. Itachi croisa les bras, allant pour répliquer qu'il était déjà venu et qu'il ne l'avait pas trouvé en train de se masser jouissivement la tronche avec un soin de jour douteux, quand il remarqua un léger détail sur son frère et se pencha vers lui. Son visage était sans aucune imperfection comme toujours, et pour cause il avait un visage d'ange et incroyablement beau, surtout lorsqu'il faisait sa moue boudeuse ce qui lui donnait un air diaboliquement enfantin malgré sa majorité. Non, il avait l'habitude de voir que son frère était presque aussi beau que lui, par contre il n'avait pas l'habitude de voir que ses lèvres étaient plus... roses et hydratée que d'ordinaire. Il fronça les sourcils alors que Sasuke avait eu un mouvement de recul en se demandant pourquoi il était silencieux et le fixait tout d'un coup comme un poisson mort.
- Est-ce que tu as mis du Gloss ? Demanda-t-il visiblement surpris.
Le cadet tenta de garder son teint pâle en vain et gagna une rougeur, grillé. Il regarda son aîné dans les yeux, gardant un sang froid et un ton glacial hors norme digne de son père dans le but de démentir les dires prononcés.
- C'est un baume à lèvre à la fraise, fit-il plus sec qu'il ne l'avait voulu.
Itachi répondit sur le même ton :
- Tu ne sens pas la fraise.
- Eh bah t'as le nez bouché, rétorqua le plus jeune visiblement irrité.
L'aîné le dévisagea quand à son attitude digne d'un enfant de quatre ans.
- Tu es puéril, lui remarqua-t-il.
Sasuke le fusilla du regard, vexé.
- J'm'en branle.
- Et vulgaire, ajouta-t-il.
- Si t'es là pour me faire la morale tu peux te casser, j'ai envie de me détendre et de me préparer psychologiquement à la suite des événements.
Itachi décroisa les bras et posa ses mains sur ses hanches, moqueur.
- Tu comptes te mettre du lait corporel pour peau douce à la vanille ?
- MAIS PUTAIN TU M'EMMERDES ! Hurla-t-il.
L'aîné eu un sourire victorieux sur le visage tandis que le cadet fulminait sur place, agacé par son frère qui avait l'air plus chiant que d'ordinaire. Pas qu'il soit réellement chiant et qu'il l'ait été souvent avec lui, mais depuis qu'ils s'étaient un peu tout dis il suspectait Itachi de profiter de l'occasion pour rattraper ses années en retard et lui faire un concentré d'amour et de reproches. Le plus âgé répondit calmement :
- Et je continuerais tant que tu ne répondras pas à ma question, alors arrête de l'esquiver et je te laisserais te détendre tranquillement dans un bain mousseux avec deux rondelles de concombre sur les yeux.
- Tu sais où tu peux te le mettre ton concombre ? Crisa-t-il, agacé des vannes à propos de ses soins corporels.
- En salade, rétorqua Itachi.
- Tu m'en fais une belle de salade toi tiens.
- J'm'en branle.
- T'es vulgaire, répliqua le cadet avec un sourire moqueur et provocateur sur le visage.
L'expression de l'aîné passa du « petit con » à « putain je vais me le faire», ce qui entres autres, donnait la même chose sur son visage, à savoir de l'agacement et de l'énervement. A cet instant, Sasuke sut qu'il ne fallait pas l'irriter d'avantage et soupira.
- J'étais sortis avec mes gardes, alors c'est bon, tu ne vas pas me faire la morale. J'étais en sécurité.
- Ça ne me dis pas où tu étais, et avec qui, ajouta-t-il d'un ton suspicieux en regardant ses lèvres.
Agacé, le cadet s'emporta contre son aîné. Il en avait marre qu'on se mêle de ses affaires même s'il savait qu'il faisait ça dans l'unique but de le protéger, il donnerait n'importe quoi pour une heure de tranquillité.
- Avec le pape ! Il est venu spécialement de Rome pour prendre mon cul de Yakuza ! D'ailleurs il est tellement vieux qu'il a bouffé quatre viagra, d'où ma longue absence parce qu'il fallait attendre que ça fasse effet ! Mais bon je m'en tape je suis absout de mes pêchés et il m'a promit une sucette pour ma communion !
L'expression incrédule d'Itachi devint blasée en l'entendant et il se massa les sinus. Heureusement qu'il savait que son frère ironisait sinon il serait allé assassiner le pape dans la soirée en prenant le jet privé.
- Bien, donc tu ne veux pas me dire, très bien. Fais attention à Père quand il l'apprendra.
- C'est une menace ?
- Une constatation, tu as encore fais des tiennes. Tu penses qu'il ne vas pas l'apprendre ?
Sasuke grommela en penchant la tête vers le bas, se tortillant sur place comme un enfant ayant fait une bêtise. Ce qui était presque le cas. Il leva les yeux vers son frère faisant une moue inquiète. Les sourcils légèrement arqués, les yeux brillants d'un éclair innocent et enfantin, et les joues un peu gonflées, le cadet jouait la carte du « petit frère trop craquant ». Avec ses mèches qui tombaient sur son visage qu'il n'avait pas remis en place, et surtout avec son expression de chaton en demande de gros câlin imminent. Sasuke contrastait fortement avec son visage habituel du « tu me touches je t'expose ».
Itachi le regarda, fondant presque sur place tellement il était mignon et innocent. Ça lui allait tellement bien ! Il était vrai après tout il avait toujours agis de cette manière, il avait toujours désobéis quand il fallait rester sagement au manoir. L'aîné déglutit légèrement en le toisant, bon sang il était décidément trop mignon il ne pouvait le laisser dans le pétrin tout seul. Pas son petit frère adoré qui, oh attendez une minute... Il était en train de se faire avoir là.
Cette hésitation était le signe qu'attendait son fourbe de cadet pour prendre une voix mielleuse et enfantine en penchant doucement la tête sur le côté avec un léger sourire :
- Aniki, tu ne vas pas le dire à papa, ne ?
Bon dieu ce qu'il pouvait le détester à cet instant précis. Certes, il lui avait avoué à quel point il tenait à lui et était près à tout pour le protéger, mais là il abusait. Itachi se fit violence pour ne pas le câliner et le rassurer en lui disant qu'il ne dirait rien, sauf que si son frère avait effectivement agis de manière irresponsable pendant son absence il ne pouvait pas le protéger. Parce que lui-même allait lui crier dessus. Il ferma les yeux et eut un soupir.
- Sasuke tu as 20 ans, c'est ridicule.
Itachi se cria intérieurement une victoire de son côté sérieux contre son côté protecteur. Se promettant une glace à lui-même. Ah oui, Nota Bene : l'aîné est aussi barge que son cadet mais a conscience d'une légère différence que son frère n'a pas : la peur. En effet si l'Uchiwa n'avait pas vécu dans l'horreur, il serait actuellement en train de le féliciter et de faire les 400 coups avec lui. Seulement, ayant conscience des dangers, Itachi dansait sur ses pieds pour savoir comment avancer. Chose dont Sasuke ne se souciait absolument pas et courait presque dans le danger en esquivant les balles. Tout un art.
- Ce n'est pas plus ridicule que de me surveiller comme si j'avais six ans, rétorqua le cadet. Et toi qui en a 25 tu peux bien parler.
Il marquait un point. L'aîné croisa une nouvelle fois les bras.
- Ose me dire que tu n'agis pas comme un gamin, juste pour rire ?
Égalité, le cadet fronça les sourcils et croisa les bras, bien décidé à lui faire la gueule pour ces paroles osées envers sa personne.
- J'agis comme tel pour avoir de l'attention et des câlin, et tu le sais.
- Sauf que là, tu agissais pour parvenir à d'autres fins que d'avoir des attentions familiales. Et pour cause tu as essayé de te servir de mon amour pour toi pour y parvenir. Tu es très gonflé de te comporter ainsi Sasuke.
Deux à un. Le concerné parut blessé et rétorqua.
- Mais pas du tout, j'essaye de faire en sorte que tu puisses me protéger d'une engueulade. J'entretiens notre lien fraternel !
- tu n'entretiens rien du tout parce que j'aurais accepté si tu n'avais pas fait une tête d'enfant suppliante.
- Menteur, tu n'aurais jamais accepté sans savoir ce que j'avais fait. Et comme je ne veux pas te le dire j'ai voulu te forcer un peu la main.
Itachi fronça les sourcils.
- C'est donc bien ce que je dis, tu as voulu te servir de moi à mon insu. Surtout que je n'aurais rien gagné dans l'histoire.
Sasuke hésita un court instant, arquant un peu les sourcils en murmurant timidement :
- Ma reconnaissance envers ton geste fraternel ? J'aurais dormis avec toi pour te remercier en t'offrant un sommeil salvateur.
Le cadet marqua un demi point. Mais l'aîné le dévisagea, lui criant intérieurement de se carrer son sommeil réparateur là où il pensait. Surtout qu'il n'avait aucun mal à dormir, du moins plus maintenant.
- Je me fiche de dormir avec toi, je veux ta sécurité, et ce n'est pas en partant sans dire où tu vas que tu vas me rassurer.
Le jeune brun se rendit à l'évidence, il était en train de perdre à plate couture. Il n'aimait pas l'idée qu'Itachi stresse lorsqu'il partait et il comprenait son sentiment possessif envers lui. Il eut un soupir. Si une chose pareille lui était arrivé, son grand-frère aurait finit sur une île inaccessible entourée de fortification et de fusils antichars. Et l'idée de ne pas savoir où il se trouvait l'aurait très certainement rendu malade à en crever, sûrement au point de le gifler en le voyant rentrer aussi calme, joyeux, innocent, bref, comme lui.
Il leva les yeux vers son frère et posa une main sur son menton, en pleine réflexion. Comment diable avait fait son frère pour ne pas piquer de crises lorsqu'il avait lâché ses gardes à de nombreuses reprises ? Enfin si il en avait fait, mais pas aussi violentes maintenant qu'il y repensait. L'aîné haussa un sourcil en le voyant perplexe et en plein questionnement évident à son égard. La question sortit des lèvres de son cadet au bout de quelques secondes.
- Pourquoi tu ne m'as jamais giflé ?
Itachi fit les yeux ronds, surpris d'une telle question alors qu'il s'attendait à des excuses.
- Mais pourquoi j'aurais fais ça ?! S'exclama-t-il, visiblement outré.
Sasuke fronça les sourcils quand à cette réponse, l'incompréhension se lisait sur son visage.
- Parce que je t'ai fait très peur de nombreuses fois en sortant seul en ville, n'étant pas au courant du danger et de ta peur de me voir capturé par l'autre face de serpent. J'veux dire que... à ta place, j'aurais fais voler ma main dans la face de mon petit frère et l'aurait secoué comme un prunier.
Itachi lui souris tendrement, touché de son inquiétude.
- Sasuke, comme tu le dis tu n'étais pas au courant, et je n'étais pas près à te raconter une chose pareille alors je me contentais de te crier dessus. Et si tu me dis que ce n'est pas une raison sache que je me mettais à ta place. Tu n'aurais pas compris de recevoir une gifle alors que tu ignorais le danger, et tu m'en aurais voulu. N'est-ce pas ?
Le cadet eut un léger sourire en baissant les yeux. Il avait raison, et il l'aurait très certainement détesté pour de tels gestes.
- Ouais...
- Donc...
L'aîné eut un mouvement pour se redresser en ayant un soupir, il avança ses deux mains vers son cadet et lui empoigna violemment le col, le soulevant du sol sans aucune difficulté pour l'avoir à son niveau. C'est à dire une dizaine de centimètres plus haut afin de le rejoindre dans son un mètre quatre-vingt cinq. Car oui, Itachi était aussi son grand-frère par sa taille. Surpris, Sasuke ne réagis que trop tard et se fit littéralement secouer comme un prunier par son aîné.
- J'PEUX SAVOIR CE QUI T'EST PASSE PAR LA TÊTE ?!
Ça, il n'allait pas dire qu'il ne l'avait pas cherché, et que ce n'était pas mérité. Sasuke tenta vainement de calmer son aîné pour qu'il le lâche mais avait le souffle coupé. Voyant qu'il secouait peut être un peu trop son frère pour qu'il soit capable de répondre, Itachi recula vers la chambre, le tenant toujours fermement à dix centimètres du sol sans aucune difficulté et le relâcha sans ménagement dans le fauteuil qui trônait au coin de la pièce.
Ayant le souffle court, le cadet se retrouva assis en face de son frère, qui, debout en face de lui, lui coupait toute fuite possible. Sasuke cligna des yeux, se redressa pour mieux s'asseoir et remit sa chemise en place alors qu'Itachi croisait ses bras et le fixait d'un air dur.
- Explications.
Ce mot était sans appel. Le plus jeune Uchiwa regarda son homologue comme un chaton maltraité et apeuré dans un dernier espoir de l'amadouer. Seulement, il se frottait à un tigre a tendance grand-frèriste et rienafoutiste qui avait presque sortit ses crocs, et il décida donc d'abandonner. Après tout il était en tord dans l'histoire et s'en voulait déjà d'avoir encore fait stresser son frère. Il garda cependant son expression de « petit frère mignon qui s'en veut » pour éviter qu'il ne l'étripe, juste au cas où. Il soupira, résigné.
- Pour faire court, le garde que j'avais envoyé à l'hôpital avec mes Sharingans, Jûgo, espionne la tour des Renards depuis quelques jours et s'est retrouvé coincé dans l'hôtel où il se trouvait car il appartenait aussi aux Renards.
Itachi fronça les sourcils, s'attendant à ce qui allait suivre avec un tic nerveux. Son sourcil droit tressautait d'agacement. Il sentait qu'il allait crier.
- Donc, pour qu'il me fasse son rapport... disons que c'est possible que je me sois déguisé en fille pour aller le rejoindre incognito dans l'hôtel.
L'aîné cligna des yeux et fixa son petit frère incrédule. Il... Il n'avait pas réellement fait ça, si ? Son regard se déporta vers ses lèvres encore légèrement rouges, lui donnant la réponse à sa question muette. Si.
- C'est une blague... ? Murmura-t-il.
- A vrai dire, non, fit-il d'un air désolé. Seulement, je suis resté avec un garde pour une fois, je ne suis pas suicidaire. Jugo m'a fait son rapport et on est ressortit en simulant une dispute d'amants. Je t'avouerais que je ne suis pas trop fier de ce coup là mais je ne voulais pas me faire capturer.
Itachi s'était assis en face de lui sur le lit et se massait les sinus pour se remettre de ses émotions. Dépité, il n'arrivait pas à être en colère contre l'imprudence de son petit frère et soupira.
- Tu es vraiment pas croyable...
Sur le coup, Sasuke ne savait pas si c'était un compliment ou non et eut un sourire nerveux. L'aîné releva la tête et regarda son frère d'un air visiblement assez inquiet.
- Il ne faut surtout pas que père apprenne que tu te travestisses pour parvenir à tes fins, sinon il va définitivement te renier.
Le cadet sentit une veine pulser sur son front, excédé des insinuations de son frère qui n'en étaient plus désormais et inspira avant de crier :
- JE NE ME TRAVESTIS PAS !
Itachi se redressa légèrement, imperturbable et avec un sourire narquois aux coins des lèvres, il se demandait s'il avait porté une robe.
- Ah non ? Tu veux qu'on reparle de ta sortie hôtel et baume à lèvres ?
Sasuke se redressa également pour être à quelques centimètres de son visage. Il prit un ton sarcastique :
- Est-ce que c'est celui qui se vernis les ongles tous les jours, mets du mascara et à les cheveux longs qui me parle ?
Les deux frères se dévisageaient froidement. Une nouvelle joute verbale venait de se déclarer au détriment de Sasori et Deidara qui étaient de garde et avaient du mal à retenir de rire de l'autre côté de la porte. Queslques minutes plus tard, le roux et le blond furent néanmoins surpris de voir un autre garde arriver au pas de course. Il s'arrêta presque en glissade tellement il allait vite, sous l'admiration du roux pour le contrôle dont il avait fait preuve pour ne pas se casser la figure a cause du parquet tout juste ciré.
- Itachi-sama est avec Sasuke-sama ?
Intrigué, Deidara répondit aussi vite, craignant que quelque chose soit arrivé alors que Sasori se retournait pour frapper.
- O...Oui ils sont tous les deux ici.
La porte s'ouvrit aussi sec sur le propriétaire de la chambre, son « invité qui s'était incrusté lui-même » sur les talons. Tout deux avaient entendu courir dans le couloir et s'étaient levé, abandonnant leur dispute qu'ils remettront à plus tard. Parce qu'on ne court pas dans le manoir pour rien.
- Un problème ?
Le garde qui avait vaguement repris son souffle s'inclina et débita d'une traite :
- Je ne sais pas Sasuke-sama, mais il y a des nouvelles des Renards et votre père vous attend tout deux dans le salon privé. Il a l'air en colère, ajouta-t-il pour les prévenir de l'ambiance et de la gravité de la nouvelle qui allait les attendre.
Les deux frères se regardèrent et remercièrent le garde, quittant la chambre pour aller rejoindre Fugaku.
- On aurait échoué quelque part ? Questionna Sasuke en descendant les escaliers.
- Non père avait rectifié tes tirs et je n'ai rien fait, donc non je ne pense pas.
Itachi semblait tendu. Des nouvelles aussi vite n'envisageaient rien de bon. Il espérait que les Renards ne s'était pas rendu compte de leur supercherie qui avait coûté malgré eux la vie de plus de cinquante personnes. Mais ils n'avaient rien a craindre maintenant que les frères Norima étaient en asile politique en Europe. Il lança un regard à son cadet, inquiet. De quoi devraient-ils s'inquiéter ?
En arrivant dans le salon ils furent accueillis par Mikoto qui état blême. Elle leur fit signe d'aller s'asseoir, Itachi la regarda en lui posant une question muette, voulant savoir si elle allait bien. Celle-ci détourna immédiatement les yeux devenant plus blanche encore. L'aîné fronça les sourcils à sa réaction et releva les yeux vers son père qui était nerveux, très nerveux, et irrité. Lui aussi était blême mais beaucoup moins. Sasuke remarqua le malaise évident qui régnait dans la pièce et se demanda ce qui se passait. Ils crurent qu'il y avait eu un mort et allèrent s'asseoir sans parler. Leur mère ne vint pas s'asseoir, restant nerveuse plus loin.
Itachi commençait à devenir nerveux, que c'était-il passé pour qu'elle n'arrive pas à les regarder en face ? Il reporta son attention vers leur père, qui semblait avoir du mal à contenir sa colère. Sasuke brisa le silence en demandant timidement :
- Il... y a un problème ?
Les bras croisés, Fugaku tapait son avant-bras avec son index dans un tic qui n'envisageait rien de bon, il cessa en entendant son fils et prit une inspiration.
- Globalement non, lâcha-t-il. La suite des événements va même aller assez bien. Danzô est mort hier soir.
L'aîné cligna des yeux, se demandant s'il avait mal entendu. Il y eu un silence où le cadet semblait se demander où il voulait en venir parce que l'homme en question allait être effectivement exécuté dans les prochains mois. Seulement, voyant que le regard de son père visait Itachi, il eu un mouvement pour le regarder, et son frère, semblait... a la fois stupéfait et très enchanté de l'apprendre. Pourquoi en était-il content ? Ce flic ne lui avait pas fait de mal à ce qu'il sache...si ?
- Ils ont avancé la sentence ? Lâcha-t-il.
Le chef de famille secoua la tête.
- Il a été assassiné, et ce ne sont apparemment pas les Renards qui sont derrière tout ça, c'était une victoire pour eux de l'emmener à la potence. Mais la manière n'importe peu, coupa-t-il pour en venir au fait. Il y avait de nouvelles preuves avec son cadavre.
Il s'arrêta, n'arrivant pas à continuer sans vouloir balancer la table à l'autre bout de la pièce. Fugaku n'avait été au courant que d'une partie des blessures causées a son fils, et le fait qu'on l'ait filmé alors que... Il n'arrivait pas à le digérer. Il n'avait qu'une seule envie, c'est d'avoir ce maudit flic en train de crever sous ses tortures. Voyant l'air sombre de son père, Sasuke fronça les sourcils, au courant de rien. Surtout qu'il avait vu les preuves, du mois une partie... Il avait raté quelque chose. Les vidéos, il ne les avait pas toutes regardées. Itachi ne lui laissa pas pas le temps de poursuivre dans ses pensées, il s'était raidit et fixait son père, le suppliant du regard, semblant lui demander de tout lui dire sauf ça. L'aîné ne voyait que ce genre de preuves qui pouvait mettre ses parents dans un tel état, des preuves sur lui. Et il ne pouvait pas en exister plusieurs, à présent il ne restait uniquement ce genre de preuve à trouver. Il savait qu'il avait été filmé pendant... Pendant...
Intrigué de son comportement, Sasuke le regarda et fixa son père, semblant comprendre que ça ne tournait pas rond, absolument pas rond :
- Quelles preuves ? Fit-il un peu sèchement.
- Un enregistrement... De ce que Danzô à fait à ton frère.
Le concerné s'était figé et avait perdu toute couleur alors que son cadet regardait Fugaku avec effrois. Il avait raison, dans un sens tout allait très bien, ces preuves allaient pouvoir rouvrir le procès d'Orochimaru, qui sait maintenant qu'on savait que son frère avait réellement été malmené par les flics. Mais... Mais l'idée même qu'il avait été filmé lui donnait envie de commettre un meurtre. Seulement il avait déjà assassiné le policier, et si sur le moment il avait été au courant que même cet homme était passé sur son frère, il l'aurait torturé à mort.
Blême, Sasuke ne savait pas quoi dire. Il restait glacé d'horreur. Ce n'était pas possible... Il l'aurait filmé pour... Pour pouvoir continuer à se faire plaisir en le regardant souffrir ? Le cadet porta une main a sa bouche en ayant un hoquet de dégoût. Il ferma les yeux pour essayer de remettre de l'ordre dans ses pensées qui partaient en vrille. Surtout ne pas craquer, pas maintenant. Il sentit alors une main tremblante se poser sur la sienne sur le canapé et serrer ses doigts dans un geste crispé, demandant de l'aide.
- Itachi ? Appela la voix de son père, visiblement inquiet.
Sasuke rouvrit les yeux en comprenant que son aîné allait mal et tourna la tête vers lui, serrant ses doigts avec les siens pour le rassurer. Mais il comprit que ça n'allait pas être facile en voyant son expression. La tête penchée en avant, Itachi avait les yeux grands ouverts, presque paniqué et semblait chercher de l'air. Il tremblait de plus en plus alors qu'il broyait presque la main de son cadet, son autre main crispé sur sa chemise au niveau de sa poitrine.
Le brun était tétanisé. Le profond malaise qu'il avait ressentit lorsqu'il avait vu Orochimaru installer une caméra en face de son corps nu, encore inviolé, et pendant qu'il le faisait revenait en force dans son esprit. La sensation de se sentir faible, brisé, regardé constamment dans sa douleur percutait de nouveau sa mémoire. Et là quelqu'un était en train de voir la vidéo en guise de pièce à conviction. Une angoisse sourde montait dans sa poitrine et dans sa gorge. Son cœur battait de plus en plus vite alors qu'il avait du mal à respirer, à se calmer. Son esprit commença à devenir trop embrumé et flou alors qu'il entendait son frère qui essayait de la calmer à côté de lui. Le prenait par les épaules en lui chuchotant des paroles rassurantes. Il ne vit pas leur mère quitter précipitamment la pièce pour aller appeler le médecin.
Sasuke l'avait prit contre lui, lui caressant la tête en lui murmurant de respirer, qu'il était là, que ça allait bien se passer. Seulement, Itachi suffoquait et ne semblait ni voir ni entendre, son corps entier s'était crispé et il se recroquevillait de plus en plus contre lui. Fugaku s'était levé et avait ordonné à son plus jeune fils de l'allonger. L'aîné sentit alors qu'on le faisait basculer doucement sur le côté, il se laissa tomber dans les bras qui le soutenaient. Tremblant de toute part, son corps commença à avoir des spasmes de plus en plus violents.
Sous le choc de voir son frère dans cet état, Sasuke ne sut pas quoi faire. Son aîné tentait de respirer en semblant être en train de s'étouffer, sa respiration étant forte et horriblement hachée alors qu'il convulsait. Ses muscles se contractaient violemment sans prévenir, faisant arquer son dos qui se soulevait brusquement du canapé. Ses bras et ses jambes se crispaient et se décrispaient sans relâche, le faisant fortement trembler de toute part. Fugaku jura aux premiers spasmes et vint lui soutenir la tête, la penchant sur le côté pour qu'il ne s'étouffe pas avec sa langue.
Le cadet s'était tétanisé sous le choc, une telle crise était impressionnante à voir et il se sentait terriblement impuissant face à ça. Le cadet ne savait pas quoi faire pour aider son frère, il n'y avait rien a faire à part attendre que ça passe et lui éviter de s'étouffer, ce que son père faisait.
- Sasuke aide-moi, lança sèchement le concerné.
Reprenant ses esprits, le jeune brun alla rejoindre son père, ne se souvenant pas d'avoir reculé. Même si Fugaku avait l'air de savoir parfaitement comment s'y prendre il était inquiet devant les spasmes incessants de son fils, qui avait fermé les yeux et ne parvenait à respirer que lorsque son torse se contractait moins.
- Je peux faire quoi ? Demanda-t-il d'une voix tremblante.
- Rassure-le et essaie de le calmer, ça passera plus vite s'il se détend.
Le cadet regarda un instant son père, d'après ses réactions ce n'était pas la première fois qu'il voyait ce genre de crises et il se demanda si son frère en faisait régulièrement. Une panique pareille... Merde il était loin d'imaginer ce qu'il avait vécu après son calvaire. Il se pencha sur lui, lui tenant les épaules alors qu'il convulsait encore violemment. Il le caressait du bout des pouces instinctivement, et sans plus réfléchir Sasuke commença à lui murmurer des mots rassurants et calmes pour l'aider à se détendre en espérant que sa crise passe.
- Nii-san... Chht Nii-san tout va bien... On est à la maison tu ne risques rien...
Après de longues minutes où il était là a le consoler et le cajoler, sa crise sembla diminuer en intensité mais était toujours présente. Itachi tremblait toujours de tout son corps, haletant difficilement et douloureusement alors que le médecin arrivait. Fugaku avait regardé son cadet faire, intrigué par l'efficacité de ses paroles sur son fils aîné, qui se calmait bien plus vite qu'avec n'importe qui d'autre, même Saï. Les mots n'avaient pas le même impact lorsque c'était Sasuke qui les lui disait, et la chose lui sembla singulière. Mais peut être après tout qu'il se faisait des idées, parce que son amour fraternel avait toujours été particulièrement fort avec son petit frère.
La crise enfin passée, Itachi respirait enfin convenablement, haletant fortement mais ne tremblant plus, épuisé. Sasuke ne laissa pas pour autant la place au médecin et le serra contre lui, mort d'inquiétude et enfin rassuré. Alors que ses parents allaient lui dire de le lâcher pour lui laisser de l'air, les bras du plus âgé se soulevèrent faiblement pour lui rendre un semblant d'étreinte rassurante. Il avait juste posé ses avant-bras sur le dos de son frère, faute d'avoir vraiment de la force, ses mains étaient encore tremblantes. Il toussa, les yeux clos de fatigue et l'esprit embrumé, avant de lui murmurer d'un ton bas et presque maladif :
- ça... ça va Sasuke... c'est passé...
Le concerné hocha la tête contre lui sans pour autant le lâcher et Fugaku du le prendre par les épaules pour le tirer un peu en arrière, lui faisant comprendre qu'il fallait qu'ils se séparent pour laisser le médecin faire. Bien que réticent, le cadet se décolla de lui et se laissa asseoir lourdement dans l'autre canapé. Le cadet tremblait doucement a cause de l'adrénaline, son esprit clairement éveillé marchait à cent à l'heure. Son état l'inquiétait et il était de plus en plus nerveux maintenant qu'il avait du temps pour penser tandis qu'on apportait un verre d'eau à son aîné. Le médecin l'aida à boire en soulevant sa tête, puis le rallongea pour l'ausculter. Il prit son pouls, vérifia ses yeux et massa légèrement les muscles de ses bras pour le rassurer, lui faisant comprendre que c'était bon maintenant, il ne referait pas de crises. Quand bien même il n'y aurait rien à faire.
- Il faut que tu dormes maintenant Itachi-san, d'accord ? On va te ramener dans ta chambre.
Le concerné était trop épuisé pour refuser et était déjà presque endormit lorsque son père le prit dans ses bras pour quitter la pièce. Sasuke cligna des yeux en le voyant faire. Mais il ne rêvait pas, Fugaku était bel et bien en train de prendre soin de son grand-frère.
- Sasuke je l'emmène dans ta chambre.
- O...Oui... Balbutia-t-il encore sous le choc des événements.
Dormir avec lui le rassurait bien plus que de le savoir seul dans un moment pareil, et son père devait sûrement penser la même chose. Il se surprit à se demander si leur père aurait agit de la même sorte s'il ne lui avait pas secoué la boite crânienne. Mais il y avait plus important pour l'heure. Sasuke se releva une fois son père sortit et se mit en face du médecin.
- Pourquoi a-t-il convulsé ? Demanda-t-il presque sèchement, inquiet. Ce n'est pas normal, il n'est pas épileptique ! Une crise de tétanie comme il a fait avant ne m'étonnes pas mais pas les spasmes ! C'était trop violent il faut qu'on fasse quelque chose !
Sa mère avait posé ses mains sur son bras pour le calmer un peu et pour éviter qu'il ne s'emporte trop. Le docteur le regarda le plus calmement possible, habitué sûrement que la famille de ses patients piquent des crises.
- Écoutez-moi Sasuke-san, votre frère n'est pas épileptique vous avez raison sur ce point. Ce qu'il a fait est une crise de spasmophilie. Les causes ne sont pas organiques mais mentales, exposa-t-il calmement. Le stress et l'angoisse à haute dose peut provoquer ces crises de spasmes. Paniqué il hyperventile, tremble, et son corps réagit à la place de son cerveau qui n'arrive pas à contenir son mal être. Il faisait ce genre de crises fréquemment après sa séquestration et nous l'avons surveillé de près. Il n'en avait pas refait depuis cinq ans. Si ça peut vous rassurer, il n'y a pas vraiment de séquelles outres les douleurs musculaires et son angoisse, mais il n'y a pas vraiment de médicaments non plus pour le soigner. Il faut qu'il se repose et reste calme, mais apparemment ce sera difficile si les Renards rouvrent l'enquête sur Orochimaru.
Sasuke écoutait les nouvelles sans broncher, prenant connaissance de ce mal qui rongeait son frère bien plus qu'il ne l'avait pensé. L'adrénaline encore dans ses veines le faisait encore doucement trembler alors qu'il devenait nerveux.
- Heureusement cette crise n'était pas très forte. Il faut que vous l'aidiez à se détendre le plus possible, à penser à autre chose. Il se peut qu'il ne refasse pas de crises, il est plus fort qu'on ne le pense, mais dans le doute gardez-le à l'oeil et s'il angoisse il faudra le réconforter avant que ça ne recommence.
Le cadet hocha la tête, comprenant. Le médecin continua à parler avec sa mère pour la réconforter et faire passer son inquiétude tandis que Sasuke filait vers les escaliers, rejoignant sa chambre. Il croisa son père non loin de celle-ci. Fugaku lui posa une main sur l'épaule avant de le dépasser, plus blanc que d'ordinaire.
- Prend soin de lui.
- Oui...
Sans plus attendre qu'on ne lui dise autre chose, le cadet ouvrit la porte de sa chambre doucement. Inspectant la pénombre il repéra son frère qui semblait dormir. Il referma doucement la porte et alla le rejoindre sans allumer pour ne pas le déranger. La veste et le pantalon d'Itachi étaient pliés sur le fauteuil, son père probablement car son aîné n'était pas en état de le faire. Il retira aussi ses vêtements, ne gardant que son t-shirt et son caleçon. L'air blême de son père lui revint, il avait du voir ses cicatrices s'il l'avait aidé à se dévêtir.
Sasuke se mordit l'intérieur de la joue en se glissant sous les draps, son frère était en t-shirt et boxer comme lui. Il alla se coller à lui et Itachi le prit contre lui dès qu'il sentit qu'il était assez près, s'accrochant à son frère comme à une bouée avec le peu de force qui lui restait. La boule qui se forma dans la gorge du cadet était acre et amer. Il serra fortement son frère, ayant eu une peur bleue de le perdre et étant toujours aussi inquiet il lui caressait doucement la tête.
- Dors Nii-san, je suis là... lui chuchota-t-il.
Épuisé, l'aîné n'eut pas même la force de mieux se blottir et murmura un faible « désolé » avant de sombrer dans les limbes, le corps douloureux à cause des spasmes et l'esprit fatigué.
- Ne t'excuses pas... Idiot... Murmura-t-il.
Sasuke poursuivit ses caresses un moment, se rassurant en même temps que son frère qui se détendait peu à peu dans ses bras. Des larmes silencieuses coulaient sur ses joues alors que sa mâchoire était crispée au possible, lui faisant mal aux dents tellement il les serrait. Il ne pouvait plus attendre, Orochimaru allait mourir, très vite.
Convois d'arrestation d'Orochimaru :
Jiraya avait quitté la tour des Renards une heure après avoir visionné la vidéo avec Tsunade. Celle-ci était assise sur le siège passager, extrêmement blême. Ils avaient regardé le film avec Kakashi, et personne d'autre ne l'avait vu. En entendant le son de la voix d'Orochimaru, elle s'était figée et n'avait plus bougé jusqu'à la fin, incapable de se rendre à l'évidence. La vérité lui avait heurté l'esprit tel un coup de fouet et elle avait quitté la pièce pour s'enfermer dans un bureau vide. La tête entre ses mains, assise à même le sol la policière avait craquée.
Elle avait essayé de croire que c'était faux, que les Yakuzas en profitaient pour l'avoir, qu'ils mentaient. Elle avait trouvé ça immonde de faire dire une chose pareille à leur fils torturé, mais à présent elle se rendait compte qu'il disait vrai. Et que l'ennemi n'était pas celui qu'elle pensait. Jiraya avait eu du mal à enfoncer la porte et à venir la consoler. C'était le première fois qu'il voyait son ancienne collègue dans cet état et elle qui était de nature forte, le hoc de la voir ainsi lui avait fait perdre ses moyens. Parce que Tsunade n'est pas une femme que l'on câline, non Tsunade est la femme qui te cogne sans ménagement pour n'importe quelle raison.
Une fois calmée et remise de ses émotions, elle avait insisté pour venir avec eux arrêter Orochimaru. Elle voulait en être sûre. Le leader des Renards la regarda du coin de l'oeil. Elle était nerveuse et elle risquait de tout faire planter, il n'aurait jamais du accepter qu'elle les accompagne. Si par malheur elle se mettait du côté de leur ancien ami, elle ne ferait pas que le défendre mais se mettrait aussi en danger. Il eu un soupir et finit par prendre la parole.
- Tu resteras en retrais.
Elle ne broncha pas, regardant vaguement en face d'elle.
- Je sais, je ne bougerais pas de la voiture.
Il hocha la tête, satisfait. Il savait très bien que la relation qu'elle entretenait avec leur vieil ami était forte, et que ce moment était dur. Pour elle comme pour le chef des Renards. Mais à la différence de Tsunade, Jiraya s'était attendu depuis de nombreuses années à ce qui allait se passer.
Il traversèrent la moitié de la ville avec les gyrophares éteins pour ne pas paraître suspects. Les voitures se dispersèrent deux kilomètres avant d'arriver à destination dans le but d'encercler le quartier, ne laissant ainsi aucune rue sans surveillance et donc aucune fuite possible. Un hélicoptère était près à décoller sur le toit d'un immeuble non loin de là pour intercepter le policier s'il tentait de s'échapper par les airs. Jiraya enclencha enfin sa sirène, bientôt imité par les autres, et dépassa les rares véhicules civils, dont les conducteurs furent surpris du nombre de policiers qui leur passait devant, en appuyant sur la pédale de l'accélérateur.
Une dizaines de voitures s'arrêtèrent ainsi dans la cour de la villa en faisant craquer les graviers sous leurs roues, d'autres étant postées derrière les hauts murs qui encerclaient la demeure. Le Renard serra le frein à main et regarda sa collègue. Nerveuse, elle contemplait la villa où elle avait l'habitude de venir sans bouger.
- Il y a des sorties de secours qui mènent dans les quartiers voisins, annonça-t-elle enfin comme sortant de sa torpeur.
- Je le sais Tsunade, tout est surveillé.
Il se détacha et ouvrit la portière. N'importe qui d'autre aurait eu peur de sortir si c'était pour se prendre une balle en pleine tête, mais Orochimaru n'était pas fou. Techniquement il n'avait absolument rien à se reprocher, intouchable comme il l'était, il n'aurait pas peur de son comité d'accueil.
Jiraya descendit de voiture, suivit par quelques policiers. Armes rangées, leur attitude n'était pas agressive, il ne fallait pas que son ancien ami se sente menacé. Des snipers et hommes en noir cagoulé surveillaient les environs, bien caché tout autour de la demeure. On ne voulait pas le rater. Tsunade le suivait des yeux, s'attendant à voir le brun sortir au naturel en demandant quel était le problème.
Le majordome alla à leur rencontre en descendant des marches, les mains croisées noblement et surpris de les voir arriver ainsi.
- Messieurs, il y aurait-il un problème ? Leur demanda-t-il.
Le Renard s'arrêta en face de lui, le considérant un instant. L'homme semblait absolument normal et réellement surpris, comme si son maître de maison n'avait rien à se reprocher. Attitude qui n'était guère étonnante pour l'enquêteur. Après tout, quel intérêt il y aurait-il à dévoiler ses crimes à ses domestiques ? Il sortit sa plaque et lui la montra en suivant le protocole, prouvant qui il était et que l'homme n'avait rien à craindre.
- Nous aimerions parler à Orochimaru, une affaire importante vient de rouvrir et nous avons besoin de lui. Allez le chercher je vous prie.
S'il lui avait dit qu'il était venu l'arrêter, le majordome serait immédiatement allé le prévenir et il aurait fuis dans la seconde. Mais il avait mentis pour éviter cela, et deux policiers s'étaient avancés pour l'accompagner. Seulement, l'homme regarda Jiraya d'un air réellement navré et quelques peu ennuyé.
- Je suis vraiment désolé, Jiraya-san, mais Orochimaru-sama est partit ce matin pour les Etats-unis. Il disait aller à un Meeting important. Je peux néanmoins l'appeler pour le prévenir, il rentrera sûrement plus tôt.
Le vieil homme avait blêmis et fit un signe de tête aux hommes derrière-lui. Un partit aussitôt vers une voiture pour prévenir le reste des unités. S'il disait vrai il était impératif de le capturer à son arrivée aux Amériques dès qu'il débarquerait de l'aéroport. Jiraya reporta son attention sur le majordome.
- Inutile de le prévenir, nous avons une perquisition.
Il lui montra la feuille que l'homme lut en fronçant les sourcils, le Renard reprit, bien décidé à fouiller tout de même la villa pour trouver toute preuves possibles :
- Nous vous demandons de nous laisser passer et de ne passer aucun coup de téléphone au risque d'aller en cellule de détention.
D'un signe de la main, les Renards s'engouffrèrent sans plus attendre dans la demeure sous la stupeur du majordome.
- Mais... Enfin messieurs il doit y avoir une erreur ! Orochimaru-sama est absent vous ne pouvez pas entrer !
Posant une main sur son épaule, un policier l'emmena à l'écart
- Veuillez me suivre, nous aurions quelques questions a vous poser.
Alors qu'on emmenait l'homme qui continuait ses protestations, outré et choqué qu'on insinue que son maître de maison aurait pu faire quelque chose de mal, Jiraya se dirigea vers la voiture de Tsunade. Celle-ci en était sortie en voyant le déroulement de la scène et alla à sa rencontre.
- Que ce passe-t-il ? Où est Orochimaru ?
Irrité, Jiraya croisa les bras en la regardant.
- As-tu eu vent qu'il aurait un Meeting aux Etats-Unis Tsunade ? Attention, ne me mens pas.
Surprise, elle le fixa d'un air incrédule avant de froncer les sourcils.
- Un Meeting ? Mais il est prévu pour le mois prochain... Jiraya tu penses que... ? Qu'il aurait quitté le Pays en craignant qu'on ne retrouve cette vidéo ? Finit-elle après avoir déglutit.
Le Renard eut un hochement de tête d'un air grave.
- Il est partit ce matin, or l'annonce de la mort de Danzo a été faite officiellement dans les fichiers de la police à huit heures du matin. S'il a vu qu'il y avait des nouvelles preuves dont un disque dur avec le numéro qu'il connaissait, il devait savoir ce qu'on allait trouver.
Elle se laissa asseoir lourdement sur le capot encore chaud de la voiture. Il s'était enfuis, échappé bien avant qu'ils n'aient eu le temps de l'intercepter. Mais pour Tsunade cette fuite avouait clairement qu'il était coupable. Elle ferma les yeux. Avec les preuves et le fait qu'il soit partit, cela ne laissait plus place aux doutes. Mais s'il avait effectivement un Meeting de prévu alors il aurait une chance de s'en sortir. Elle soupira et décrocha son téléphone.
- Je vais appeler sa secrétaire pour qu'elle me donne l'adresse exacte où il va et si cette histoire est vraie. Il est vingt heures, elle répondra.
Jiraya hocha la tête, content qu'elle marche de son côté, il jeta un rapide coup d'oeil, tout de même méfiant au numéro qu'elle composait, et voyant qu'il semblait ne pas la croire, elle mit le haut parleur. La femme décrocha au bout de quelques secondes. Elle leur répondit ne pas en avoir eu vent et leur demanda de patienter quelques minutes, le temps qu'elle vérifie l'agenda. La situation rendit Tsunade encore plus nerveuse avant que la femme ne reprenne le téléphone.
- C'est bon, je viens de vérifier. L'agenda a été modifié ce matin à huit heures et demis. Orochimaru-sama a prit son jet privé un peu plus tard à neuf heures pour arriver à l'aéroport de New York pour vingt-deux heures à l'heure Japonaise. Demain il aurait un rendez-vous avec le préfet de la police Américaine. Il rentrera dans trois jours Tsunade-sama.
Soulagée, elle la remercia et raccrocha en regardant Jiraya. Celui-ci regardait sa montre, il était vingt heures. Il ordonna qu'on intercepte l'appareil à l'aéroport en prévenant les forces de police Américaines, avec le décalage horaire, il était dix heures du matin aux Etats-Unis. Il fallait se dépêcher et le faire rapatrier sur le territoire au plus vite.
-Jiraya... ils n'accepteront jamais de nous aider pour juste une voix dans un enregistrement. Attendre son retour serait plus judicieux, de plus le satellite peut surveiller son jet.
Le concerné la regarda et eut un soupir.
- Tsunade, comme l'enquête rouvre, il est impératif qu'il soit présent au plus tard dans deux jour. On l'intercepte, il fait son meeting et il revient au pays l'heure suivante. Tu connais la procédure, n'essaye pas de lui faire gagner du temps tu te rendrais suspecte. De plus, son départ est trop précipité pour ne pas être suspect.
Elle baisa la tête, nerveuse. En la voyant, le Renard eu un soupir.
- Écoutes, je sais que c'est dur pour toi. Mais dorénavant il n'est plus policier, il perdra sa plaque durant le procès. Et crois-moi, même s'il est mon ami, je le ferais parler pour sauver les gosses qui sont encore retenu par lui où ses connaissances.
Il posa ses mains sur ses épaules, la forçant à le regarder. Son regard était sérieux, il ne fallait pas qu'elle flanche.
- Que préfères-tu entre sauver un homme, et des dizaines d'enfants ?
Elle serra ses doigts sur ses genoux. Elle savait tout cela, ce qu'elle avait a faire, ce qu'elle devait faire. Étant proche de lui elle serait mis à part de l'enquête, ainsi que Jiraya. C'était pour cela que c'était Kakashi qui s'en chargeait.
- Les enfants... je sauverais toujours les enfants. Peut importe combien d'adultes je pourrais sauver, ce sera toujours l'enfant en priorité, et tu le sais.
L'homme eu un faible sourire. Il détestait lui rappeler de mauvais souvenirs. Par le passé il y avait eu un accident au Nord du Pays, elle n'avait pas pu sauver deux enfants, deux sœurs qui étaient en train de se noyer, car elle tenait la barre du bateau qui fonçait vers la falaise. A bord, vingts hommes et femmes. Des vacanciers qu'un taré avaient pris en otage en échange d'une somme astronomique. Elle avait réussis à l'arrêter, mais il avait endommagé la direction du navire et elle était en train de tirer sur la barre comme une malade pour les sauver du crash. Deux gamines étaient tombés à l'eau, personne ne les avait vu. En tournant le bateau de justesse ils avaient broyé les deux gamines dans les hélices. Tsunade s'était longuement demandé pendant les années suivantes, ce qu'elle aurait fait si elle les avait vu. Si elle aurait laissé le bateau s'écraser, tuant la moitié des passagers pour les sauver, où si elle aurait fermé les yeux en pleurant en choisissant de les tuer.
Aujourd'hui elle aurait fait le chois de les sauver, quitte à perdre sa plaque et à aller en prison pour meurtre prémédité. Elle laissa couler une larme que le Renard essuya du bout du pouce. La blonde releva les yeux vers lui, déterminée.
- Je sauverais ces enfants quitte à ce que je tue moi-même Orochimaru pour savoir où ils se trouvent.
Tour des Renards, plus tôt dans la soirée :
L'immeuble était d'un silence inquiétant. Après l'annonce de la vidéo de la séquestration d'Itachi, Jiraya avait confié la suite de l'enquête à Hatake Kakashi, l'enquêteur qui avait été chargé d'inculper Orochimaru sur cette affaire. Naruto l'avait donc accueillit avec un demi sourire, à la fois heureux de le revoir et se sentant à la fois horriblement mal. Dans le bureau, on avait rapporté toutes les preuves, conversations, plaintes, témoignages et vidéos des séances de jugements que les Renards possédaient sur Orochimaru.
Le jeune blond déposa les lourds dossiers concernant Itachi sur un bureau vide. Il y avait à l'intérieur tout les rapports médicaux, ceux des convocations de l'aîné Uchiwa et son entière déposition détaillée sur ce qui lui a été fait. Naruto était blême. Comment pouvait-on, seulement deux mois après être sortit d'un tel cauchemar, raconter tout en détail ? D'après ce qu'il avait entendu dire Itachi était presque fou lorsqu'il avait tout débité, faisant de nombreuses crises de tétanies. En temps normal on ne forçait jamais les victimes à continuer de parler et on arrêtait là, laissant quelques jours de repos avant de reprendre la déposition. Or, le brun était resté des jours entiers dans une des tours judiciaires sans pouvoir rentrer chez lui, les seules pauses autorisées avaient été accordées lorsqu'il s'effondrait en tremblant. Quoi de plus horrible pour Itachi d'avoir été forcé de parler, enfermé dans un lieu où il était entouré de policier avec la peur au ventre qu'on ne vienne l'enlever par ordre d'Orochimaru pour le séquestrer à nouveau.
Naruto suspectait personnellement les bourreaux d'avoir demandé ça pour qu'Itachi s'embrouille sous la panique, rendant le dépôt de plainte presque inutilisable. Et ça avait réussis.
Kakashi avait par la suite monté un procès contre cet interrogatoire barbare qu'il avait fort heureusement gagné. On avait donné à la famille Uchiwa non sans rancœur une sommes de dix millions de yens (soit 75000 euros) et avait condamné les auteurs à deux ans de prison ferme pour acte de traumatisme prémédité. Ce qui était in-vraisemblablement peu lorsque l'on voyait l'état dans lequel était revenu Itachi. On ne connu pas les suites du comportement du jeune Uchiwa, sa famille ayant presque coupé les ponts avec les Renards a l'échec du procès. Mais d'après les dires et quelques espionnages de leur part, l'aîné s'était complètement renfermé sur lui même jusqu'au retour de son petit frère. On ne sait par quelle magie Itachi Uchiwa avait réussit à sortir de son enfermement à ce moment précis, soit quatre mois après son hospitalisation, mais Jiraya pensait qu'il voulait cacher toute cette horreur à Sasuke. Qui eut cru qu'il y parviendrait ?
- C'est le dernier, annonça Naruto en tapotant la pile de classeurs.
Kakashi qui avait plongé le nez dans un dossier pour se remettre les éléments d'enquête dans la tête, le releva en l'entendant et lui souris derrière son masque en tissu.
- Merci Naruto.
Il s'avança vers lui et lui ébouriffa un peu les cheveux. Le jeune blond ferma les yeux a ce contact et grogna un peu. L'enquêteur eut un plus grand sourire et le regarda un instant, considérant sa nouvelle poussée de croissance. Qui eut cru que le petit protégé de Jiraya et son ancien élève grandisse autant ?
En effet, Hatake avait été appelé par le chef des Renards huit ans plus tôt. Le jeune Uzumaki venait tout juste de massacrer un des hommes qui avait tué ses parents, et tremblait encore d'adrénaline. Il avait fait le souhait de rejoindre le groupe de son oncle pour les mener tous en justice, ayant pris conscience que le meurtre qu'il avait commis n'avait pas fait avancé l'enquête, et qu'il aurait put l'interroger pour trouver les autres. Accablé d'avoir fait fausse route et d'avoir tué en y prenant autant de plaisir. Naruto avait suivit l'apprentissage de kakashi pour apprendre à se contrôler et à enquêter. Il était ainsi devenu un de ses meilleurs élèves et avait officiellement intégré les Renards à l'âge de quinze ans.
Le Kyubi eut un sourire fade, il était bien plus pâle que d'ordinaire et le Sensei savait parfaitement pourquoi. Ce n'était pas la première enquête pédophile que Naruto effectuait et il avait vu beaucoup de choses inimaginables, mais ces vidéos allaient avoir raison de son mental. Et ce n'était pas étonnant. Il lui posa une main sur l'épaule.
- Tu devrais aller te reposer, ça fait trop d'un coup même pour toi.
Le concerné leva les yeux vers l'homme aux cheveux blancs, toujours inhabitué de le voir avec cette teinte malgré son âge. En effet, Kakashi, même s'il n'avait qu'une trentaine d'année il possédait des cheveux entièrement blancs. Et pour cause, l'enquêteur était albinos et cachait toujours une bonne partie de son visage et de son corps pour se protéger des UV, y étant plus sensible que la moyenne. On ne voyait donc uniquement ses yeux rouges lorsqu'il retirait ses lunettes de soleil lorsqu'il faisait assez sombre pour qu'il n'ai pas mal aux yeux.
Le faible sourire de Naruto disparut et il baissa les yeux. Il n'en pouvait plus, mais il lui restait une seule vidéo à regarder, et il ne pourrait de toute manière pas se reposer tant qu'il n'ait pas été sûr qu'aucun autre homme ne pouvait être identifié. Il soupira.
- j'ai presque finis Kakashi-sensei. Et puis ce n'est pas comme si j'allais pouvoir dormir de toute manière.
L'enquêteur pencha légèrement la tête sur le côté, perdant son sourire.
- Prend un somnifère ou un décontractant dans ce cas. Parce que si tu ne dors pas tu seras moins efficace dans l'enquête. Tu sais qu'une erreur peut tout faire basculer et je sais que tu n'en a pas envies. Iruka passera sûrement te voir dans la nuit au cas où, il est venu avec moi.
Le jeune homme hocha la tête, ledit Iruka avait été son tuteur durant son enfance. L'idée de pouvoir le revoir lui fit un peu plus chaud au cœur. En effet depuis sa majorité le jeune blond ne l'avait pas vraiment revu. Kakashi et lui s'étaient fiancés quelques mois plus tôt, et ils devaient leur rencontre à Naruto. Effectivement, comme l'albinos venait souvent lui rendre visite pour lui enseigner son art et calmer ses pulsions meurtrières en lui apprenant les arts martiaux, son tuteur avait eu un faible pour l'enquêteur à force de le regarder s'entraîner et d'avoir longtemps regarder ses muscles en action. Il fallait dire que kakashi était vraiment bien gaulé, enfin musclé il voulait dire musclé.
Ils étaient devenus proches au fil du temps, puis meilleurs amis, mais leur relation était trop ambiguë pour ne pas avoir de suite. Suite qui n'arriva que lorsque Naruto atteignit ses seize ans et que les deux hommes se retrouvèrent vraiment par accident (ou non car c'était un coup de Naruto et de Gaara qui voulaient absolument qu'ils s'avouent tout au lieu de se tourner autour sans oser se toucher) coincés dans un ascenseur, et sans lumière, ou alors une toute petite de sécurité qui faisait très tamisée. Bref, Iruka étant claustrophobe, kakashi n'avait pas arrêté de le rassurer et de le cajoler pour éviter qu'il ne fasse un trop grosse crise de panique. A leur sortie une demi heure plus tard les deux adolescents eurent le droit à la ronflante de leur vie (surtout Naruto qui savait que son tuteur avait une phobie des endroits clos). Mais quelques jours plus tard les deux hommes s'étaient d'avantage rapprochés et enfin embrassé. On ne sut pas vraiment ce qu'ils s'étaient dis dans cet ascenseur mais ça avait porté ses fruits. A vrai dire sous la panique d'y rester Iruka avait lancé des propos assez évidents. Enfin, il les lui aurait crié plutôt.
Le Kyubi eu un léger sourire à ce souvenir et releva la tête quelques secondes plus tard pour répondre à son Sensei.
- J'irais me coucher ce soir uniquement lorsqu'on aura mit ce salopard sous surveillance, au moins je pourrais peut être dormir un peu plus tranquillement.
- Ne t'inquiète pas pour ça, il n'est pas assez idiot pour s'enfuir. Ce type est persuadé d'être intouchable il se laissera faire. Nous fouillerons entièrement tous les bâtiments qui sont en sa possession lorsque nous aurons la perquisition accordée, elle ne devrait plus tarder. Cette affaire doit être menée dans les règles : pas de meurtres, pas de fouilles sans autorisations, sinon nous perdrons le procès d'office.
Naruto eu un soupir en comprenant l'insinuation qui lui était destiné.
- Je saurais me contenir Sensei, mais je prendrais un ticket en première place pour le voir crever.
Kakashi eu un sourire et lui posa une main sur l'épaule.
- J'ai l'habitude de dire qu'il ne faut pas se réjouir de la mort de quelqu'un, mais ce genre d'homme fait exception à la règle. Ainsi je ne t'en tiendrais pas rigueur si tu désires prendre part à son exécution. File maintenant, j'ai une ordure à faire interner, dit-il en lui faisant un clin d'oeil complice.
Le blond s'inclina légèrement par signe de respect envers l'enquêteur et quitta la pièce. Nibi s'affairait non loin avec quelques autres Renards qui lui faisaient leur rapport. Et vu son expression ce n'était pas concluant. Naruto eu un soupir et entra dans son bureau.
Il retourna en face de son poste avec un soupir et mit son casque. On voyait dans son expression que plus rien ne pouvait l'atteindre désormais. Il lança la dernière vidéo, à sa grande surprise, il s'agissait d'un fichier caché sous l'apparence d'une icône vidéo. Il se retrouva ainsi avec une nouvelle fenêtre ouverte par dessus les autres. Naruto fixa le titre de l'unique vidéo qu'il contenait et blêmis sur le champ. Le temps sembla s'être suspendu, un vide immense s'empara de son esprit tandis qu'il lisait et relisait les mêmes mots.
« Alors Kyubi ? »
Il eut un mouvement de recul lorsqu'il comprit ce que ce message voulait dire. Il prit son portable pour appeler son oncle et le prévenir, mais celui-ci était partit stopper Orochimaru. Il ne fallait surtout pas qu'il le dérange. Le blond jura en posant son casque sur le bureau devant lui. Il enfouit son visage dans ses mains quelques secondes avant de frotter ses yeux et masser ses sinus.
Garder son calme, surtout garder son calme.
Inspirant un grand coup, Naruto expira en fermant les paupières. On avait voulu montrer en tuant Danzo qu'on le connaissait, qu'on savait sa manière de tuer, sa première manière de tuer surtout. Quelqu'un avait ainsi réussit à remonter sa trace jusqu'à son enfance. Quelqu'un qui cherchait son attention, mais dans quel but ? En toute évidence il allait bientôt le découvrir. Ce message leur donnait dans un certains sens un bon alibi, il restait à savoir ce qu'il contenait.
Par mesure de sécurité, il fit une sauvegarde de tous les fichiers sur un disque externe vierge. Il serait idiot de perdre des preuves aussi importantes, bien que Kakashi ait une copie de celle où est Itachi, les autres vidéos permettaient entre autre que l'auteur de la mort de Danzo n'ait pas trop de problèmes. Une fois que c'était fait il s'installa mieux et remit son casque, puis lança la nouvelle vidéo en plein écran.
Des tons gris apparurent, l'image semblait sauter un peu comme si la vidéo était ancienne et de qualité douteuse. Naruto fronça les sourcils, il y avait un bruit de fond, une respiration saccadée et basse, comme terrifiée. Une respiration d'adulte, et âgé d'après le timbre. Des lettres blanches entourées de noir apparurent à l'écran dans un fondu : « cadeau Kitsune, enjoy ».
Le blond eu un sourire, se demandant ce que lui réservait celui qui avait orchestré tout ça pour le contacter. Cependant il y avait derrière tout ça une insinuation avec ce surnom enfantin, comme s'il n'était qu'un petit joueur. Naruto en était quelque peu irrité mais ne s'en formalisa pas car l'homme qui était derrière tout ça leur a apporté des preuves considérables. Il avait réellement hâte de savoir ce qui allait se passer, car la voix en arrière fond lui rappelait très bien celle du policier qui avait été retrouvé mort assassiné dans sa cellule.
Le cadrage de la caméra était identique à celui qui était utilisé dans les enregistrements précédents. Une contre plongée faisait voir cette fois-ci le sol et non une table, et au lieu d'un enfant c'était son bourreau qui était recroquevillé sur lui-même, les vêtements déchirés et la tête en sang. Le Kyubi sentit son sourire s'élargir, il commençait à vraiment apprécier l'auteur du crime. La caméra était vieille, et donc impossible à tracer car ne possédant pas de codes barres, ça se voyait à l'image défectueuse, malin.
- Allez, fais-lui payer, montre moi de quelle manière exacte tu l'as assassiné, et comment tu as utilisé mon art... Murmura-t-il pour lui-même.
Il y eu un bruit métallique, quelque chose qui raclait le sol et résonnait, une barre de fer creuse, qui s'abattit avec violence dans le dos de l'homme qui eut un cri et se roula en boule pour tenter de se protéger. Naruto ne vit presque rien de l'assassin qui frappait Danzo, juste des bras fins mais apparemment musclés, entièrement couverts et des gants en latex opaques. Impossible de savoir sa couleur de peau ni même si c'était un homme ou une femme. La force avec laquelle la barre heurtait ses bras, son dos et son torse laissait penser à un homme, mais une femme bien entraînée pouvait facilement parvenir à ce résultat. Une personne androgyne sans douter. Danzo poussait des cris douloureux de supplications a son agresseur, tremblant de toute part.
Pathétique. Le blond posa son menton entre ses paumes, regardant l'homme souffrir et supplier comme ses victimes l'avaient faites. Son agresseur balança la barre en plein dans sa tempes, le faisant taire sous le choc. Le policier se recroquevilla d'autant plus en gémissant de douleur, à moitié sonné. Par la suite, il se fit briser les doigts un par un, retournés perpendiculairement d'une lenteur extrême pour faire durer la douleur. Il n'entendait que rarement les os craquer tellement Danzo hurlait lorsqu'ils étaient sur le point de céder. Ainsi il ne touchera plus personne. Un sourire satisfait s'étira sur ses lèvres devant la torture, mais ce n'était pas suffisant, il voulait le voir agoniser, pleurer et hurler bien plus de douleur en guise de vengeance pour ces enfants.
Dans les très longues minutes qui suivirent, le nouveau bourreau s'était saisit un couteau de cuisine, un Hattori tranchant facilement identifiable et le même qui avait été retrouvé près du corps, et commença à découper ses vêtements, l'entaillant sans ménagement au passage. Le faisant se retrouver entièrement nu. Naruto le regardait faire, penchant la tête sur le côté, passionné par la dextérité du tueur. La manière dont il commençait à le découper, le faisant crier en plantant la lame dans son corps à des endroits précis, était fait pour l'imiter. Il travaillait aux petits soins pour que ce soit parfait et le Renard en fut touché.
Mutilé, Danzo ne parvenait plus à crier sa douleur et avait des spasmes alors que son sang commençait à se répandre sur le sol. Connaissant la suite, le blond jubila alors que le bourreau faisait danser sa lame entre ses doigts devant l'écran. Ses jambes blessées ne pouvaient plus bouger, les tendons étant sectionnés au niveau du talon et du genoux. Ainsi le policier ne put pas se débattre lorsque ses cuisses furent écartées. Naruto eu un large sourire en l'entendant hurler pendant que l'homme lui sectionnait les testicules et frissonna en voyant tout le sang qui dégoulinait entre ses jambes. Danzo s'évanouit très vite, un peu trop à son goût et ses bourses furent jeté à un coin de la pièce. Hors du champ de caméra.
Naruto mit la vidéo en pause et se leva, prenant une copie du rapport d'autopsie et de l'état de la scène du crime. Il se rassied et feuilleta la dossier jusqu'à ce qu'il trouve ce qu'il cherchait. Ah oui, voilà juste pour le plaisir de vérifier « testicules gauche et droit encore dans leur enveloppe retrouvé au niveau du coin gauche de la pièce, elles auraient heurté le mur avant de tomber au sol, une tache de sang sur celui-ci le confirme ». Satisfait de savoir le destin final de la paire de couilles de cet enfoiré, Naruto referma les dossier et le posa, remettant la vidéo en marche.
Le bourreau sembla s'éloigner et contourna l'homme, sembla hésiter, puis lui donna un violent coup de pied dans les côtes pour le réveiller. Ce qui fut efficace car le vieux sembla tousser à s'en faire cracher les poumons et suffoquait en tremblant grandement. Naruto fronça les sourcils, comment un corps aussi fin pouvait-il avoir une telle force ? Il était probablement entraîné, ce qui réduisait encore les possibilités de son identité. En y réfléchissant il ne connaissait personnellement qu'une seule personne capable d'un tel exploit et secoua la tête pour regarder la suite.
Venait la partie intéressante. Pendant cette heure là, les mutilations et les coups se poursuivirent, douloureux mais pas suffisamment pour le tuer. Juste assez pour le faire hurler et sangloter de douleur, suppliant pour qu'on l'achève. Tous ses membres étaient brisés, ses tendons coupés avec une précision presque chirurgicale, la face complètement défigurée, le corps couvert d'entailles, de coupures, d'hématomes et de contusions, formant des bosses difformes partout sur son torse et sur ses membres. Le Renard pencha la tête sur le côté en considérant la « victime » une dernière fois, car bientôt il allait mourir, toujours dans la douleur la plus insoutenable. Heureusement que le bourreau était un expert, sinon il se serait de nouveau évanouit et serait tombé dans un coma, son esprit étant trop atteint.
Cette dernière pensée lui rappela vaguement quelque chose. L'homme lâcha ses outils et fit pivoter légèrement la caméra pour que l'on ne voit principalement que le visage de Danzo. Un sourire s'étira sur son visage alors qu'il voyait les pouces du bourreau dont les gants étaient déjà ensanglantés, entrer dans les orbites du policier sans ménagement, le faisant hurler de douleur alors qu'il l'aveuglait, son sang coulant abondamment sur son visage. Le cri devint presque une supplique basse, un son étouffé alors que son expression restait douloureuse au possible. Son corps eu un spasme violent alors qu'un nouveau hurlement sortait de sa gorge, son dos se arquait sous la douleur pendant que l'homme faisait bouger ses pouces dans ses orbites.
Naruto posa sa tête entre ses mains tout en regardant, son sourire ne quittait pas son visage. Danzo eu un dernier hoquet, son corps se décrispa et retomba sur le sol, sans vie. Satisfait, le blond fixait l'écran, soulagé de la tension qui l'avait habité durant des heures. Il était enfin mort. Mais tout de même, parvenir à l'achever avec ses pouces, c'était grandiose. Il avait du lui enfoncer les yeux tellement fort qu'ils avaient atteins son cerveau. A moins que la douleur trop forte ne lui ait fait faire un black out, achevé par l'insoutenable. Ça paraissait déjà plus plausible. L'homme retira ses doigts de son crâne, laissant voir deux trous béants, sanguinolents et larges à la place de ses yeux.
Exactement sa première procédure d'assassinat, exécuté avec quelques différences mais l'approche était très fidèle. A la seule différence que Naruto avait achevé sa victime en l'étouffant avec un coussin. Mais on ne peut pas être parfait.
Le bourreau s'éloigna, recadrant un peu mieux pour que l'on puisse admirer l'état du corps qui gisait maintenant au sol. Ce n'était plus vraiment humain, difforme, sanguinolent, un monstre. L'homme avait réussit à capter ce qu'était réellement Danzô a cet instant précis : un monstre sadique et boursouflé par ses désirs malsains. Une pochette cartonnée apparue dans le champ de vision, un peu tâchée par les gants maculés, tenant une feuille d'un blanc éclatant. Naruto fronça les sourcils en se redressant, il allait lui laisser un message ? Avec son autre main gantée, la personne traça trois virgules de sang au centre de la feuille, les reliant par un cercle. Le Renard blêmit alors que la vidéo s'arrêtait.
Impossible. Il fixa l'écran noir, incrédule. Celui qui avait tout orchestré, avait apparemment une vue sur lui et s'amusait à attirer son attention, était LUI ? Ce meurtrier qui n'a jamais fait voir son visage, signant toujours ses crimes ainsi et entrant directement en concurrence avec eux. Tuant tous les pourris qu'il croisait sans demander quelconque récompense. kosuke Omoï. LE Kosuke Omoï. La personne qu'il cherchait à avoir par dessus tout, qui l'énervait au plus haut point à jouer avec lui dès qu'il le traquait à tel point qu'il le comparait presque au Joker... ! Et il venait de lui rendre un immense service ?
Non c'était impensable. Pourquoi ? Il désirait son aide ? Un gros coup ? Il allait enfin le rencontrer et avoir une occasion de lui péter les dents ? Pour de vrai ? Naruto se laissa retomber sur son siège et appela Bee. Celui-ci décrocha assez rapidement.
- Oui Kyu ?
- Mec, j'ai celui qui a tué Danzo, viens immédiatement dans le bureau 12.
Une réponse précipité lui parvint alors qu'il raccrochait. Leur peau était sauvée ce qui leur évitait désormais de chercher le coupable. Mais à présent une galère plus grosse encore leur tombait dessus. Naruto avait l'impression que plus il s'enfonçait dans les secrets, plus tout devenait dangereux et malsain.
Il sentit alors dans son subconscient une légère angoisse mais qui ne venait pas de lui. Il ferma les yeux en posant sa tête dans ses mains. Au bout de quelques secondes il parvint à savoir que c'était Sasuke qui angoissait à propos de son frère. Jiraya avait prévenu sa famille avant de partir et c'était prévisible qu'Itachi se sente mal, mais il devait savoir qu'on pouvait désormais avoir une chance de coffrer Orochimaru.
Ce que Naruto ne savait pas, c'était que son arrestation ne s'était pas du tout passé comme prévu. Et que le lendemain risquait d'être tout aussi éprouvant car il était à présent vingt deux heures, et le jet qui venait tout juste d'arriver à New York, outre le pilote, était vide.
