MERCI A MAHA1959, GRACE A ELLE, VOUS LISEZ UNE HISTOIRE SANS FAUTE =)


Chapitre 11 : Grosse déprime.

Draco sortit doucement de son sommeil. Il entendait des voix qui chuchotaient. Il ouvrit un œil, tout était nébuleux autour de lui. Il se redressa, un mal de tête lui martelait le cerveau. Il passa sa main dans ses cheveux et sentit une fine et longue boursouflure au sommet de son crâne. Il la tâta, la cicatrice le picota. Draco se secoua pour essayer de dissiper les points rouges qui obstruaient sa vue. Il distingua les visages impassibles de trois personnes assises par terre sur le carrelage recouvert de tapis en cuir duveteux. Ils s'étaient tus et le fixaient maintenant. Il vit un regard vert cerclé de lunette noire et surplombé d'une balafre en forme d'éclair. Tout à coup, tout lui revint, comme si l'on avait allumé les phares sur la route sombre et sinueuse de sa vie : L'arrivée de Potter, sa tentative de fugue, les énormes loups qui avaient voulus faire de lui leur repas, puis cette chute. Ensuite le néant. Il bascula dans son lit à ce souvenir.

- Ne t'en fais pas, Malfoy. La voix de Harry semblait venir de loin pour Draco, encore sous le choc. On est au courant de tout, déclara t-il.

- Au courant ? Balbutia Draco confus.

- Harry a testé l'occlumentie sur toi lorsque tu étais évanoui, il a remonté tes souvenirs pour savoir si tu étais une menace, expliqua Hermione.

- tu as fouillé mon cerveau ? S'énerva Draco.

- Il fallait que je sache, rétorqua Potter.

- En es-tu satisfait, Potter ? Cracha froidement Draco, énervé par le fait qu'on ait pénétré son intimité alors qu'il était impuissant. Il en oublia même sa mésaventure.

- Oui, en partie ; j'ai réussi à voir quand Dumbledore a fait sa proposition. J'ai vu que tu avais accepté et que Bellatrix l'avait compris.

- Qu'as-tu vu d'autre ?

- Que tu avais encore des couches à l'âge de quatre ans, ricana Ron.

- A part ça, rien d'autre, rassura Harry.

Draco regarda autour de lui. Il était tard, la nuit était déjà là. Combien de temps était-il resté inconscient ? Il entendait le ronflement des hôtes des lieux. Comme pour répondre à sa question informulée, Ron lui dit :

- On a bien cru que tu ne te réveillerais jamais ; ça fait cinq jours que tu dors.

- Que sait-il passer ? S'enquit Draco.

- On est parti à ta recherche... Tu étais déjà inconscient quand on t'a retrouvé... Les autres loups-garous te cernaient déjà... Louvia et les autres se sont battus pour te sauver... et puis c'est tout. Hermione avait raconté son histoire en la ponctuant de silences pesants, cherchant ses mots.

- Louvia, comment va-t-elle ? Il regarda autour de lui mais il ne vit pas son amie. Où est-elle ?

Il y eut un silence pesant et Draco s'énerva.

- Que lui est-il arrivé ? Elle a été blessée ?

- Oui... Mais elle va bien, s'empressa de rajouter Hermione devant l'expression horrifiée du blond.

- Un des loups lui a arrachée un morceau d'épaule, rajouta Ron.

- Mais ce n'est pas sa blessure qui a l'air de la faire souffrir. Elle n'arrête pas de gémir depuis cinq jours, informa Harry.

- On ne sait pas vraiment ce qu'elle a, reprit Hermione. Puisqu'elle n'a pas quitté sa forme lupine.

- Où est-elle ?

- Dehors. Elle doit dormir.

- Très bien. Sur ce Draco se leva et prit la direction de la sortie. Harry le retint par le bras, le coupant dans son élan. Draco se retourna, les sourcils levés en une expression hautaine.

- Ne la réveille pas. Il n'y a que quand elle dort, qu'elle trouve la paix.

Draco n'écouta pas le conseil du survivant. Il sortit et vit immédiatement un tas de fourrure roulé en boule sur le côté de l'entrée. Il s'approcha de Lou et s'assit à ses côtés. Il passa ses longs doigts fins dans la toison de la louve. Il sentit la blessure recouverte d'une épaisse croûte, sur son épaule. Elle semblait avoir du mal à cicatriser, pourtant ses capacités de guérison étaient époustouflantes. Draco en avait eu plusieurs fois la démonstration. Il caressa sa tête, ses poils étaient humides. Elle avait dû pleurer. Doucement il lui chuchota à l'oreille et la louve ouvrit un grand œil noisette. Une lueur de bonheur y brûla, mais s'éteignit rapidement. La peine était encore trop présente.

Pendant cinq jours, elle avait pleuré toutes les larmes de son corps jusqu'à en épuiser son âme. Les larmes, perles salées incandescentes, lui avaient brûlé le visage. Ses yeux rouges et humides, étaient emplis d'une profonde peine. Son cœur s'était tordu dans sa poitrine, en proie à des sentiments divers mais tous d'une extrême tristesse. Les griffes du désespoir lui avaient déchiquetée les entrailles.

La blessure à son épaule avait été là pour lui rappeler ce qui l'avait mise dans cet état. Elle s'était dégoûtée d'elle-même.

Elle les avait perdus. Son amour, et ses deux amis.

Elle n'avait pas quitté son enveloppe de loup depuis cette fameuse nuit. Elle s'était apitoyée sur son sort. Ses frères, Jake, Sora et ses parents, n'avaient pas réussi à lui faire entendre raison, à la sortir du gouffre dans lequel elle était tombée. Les sorciers avaient eux aussi essayé, en vain. Et Draco dans le coma n'avait pas arrangé les choses. Mais Draco était maintenant là, allait-il réussir à l'aider à sortir de l'impasse ? Du virage dangereux qu'avait pris sa vie ?

Louvia se redressa et lécha le visage du sorcier. Puis elle plongea son regard dans le sien et se mit à geindre. Elle meuglait, braillait, ses jappements étaient tous sur des tons différents. Elle parlait en loup. Draco ne comprenait rien, bien évidemment.

- Louvia, tu veux bien redevenir humaine ?

Elle poussa un petit cri étranglé. Elle jeta sa lourde tête en arrière puis la fourra dans sa position initiale, entre ses deux pattes avant. Draco comprit qu'elle ne voulait pas. Elle se rendormit. Il se leva et alla rejoindre les trois autres sorciers à l'entrée de la grotte. Ils s'assirent sur la pierre fraîche.

- Je ne comprends pas, lança Draco, d'habitude elle pète la forme. Jamais elle n'a déprimé. Elle est toujours tout sourire et excitée, surtout quand on est avec…

Draco s'interrompit, la bouche ouverte, puis il fronça les sourcils et sa bouche se tordit en un rictus de rage. Il se leva d'un bond et rentra dans la grotte. Harry, Ron et Hermione le regardèrent se lever mais ne le suivirent pas. Il revint rapidement, accompagné de Nathaniel qui baillait aux corneilles.

- Il était là, hein ? C'était cet imbécile ? Crailla Draco.

- De qui tu parles ? Demanda Nathaniel.

- Du débile incapable d'aligner trois mots de suite, le grand crétin ! Vociféra Draco.

- Lyzandre ?

- Non, pas lui. Au fait il est où, celui-là ? Il faut que je lui dise deux mots, il m'a envoyé dans la mauvaise direction.

- Lyzandre ne fait plus partie de la meute. Il t'a piégé l'autre jour.

- L'enfoiré, grogna Draco. Et je suppose que l'autre crétin faisait partie du lot, non ?

Nathaniel baissa les yeux vers sa sœur endormie roulée en boule, il soupira.

- Si le grand débile incapable d'aligner trois mots de suite est Mandoza. Alors oui, il y était.

- Tu parles qu'elle ait les boules ! C'est lequel qui l'a mordu ? Edouin, non ?

- Non, pas Edouin.

- Qui alors ?

Il resta muet, il regarda de nouveau Louvia.

- Non ! Beugla Draco. Il n'a pas osé ! Ce n'est quand même pas Mandoza qui lui a déchiqueté l'épaule ?

- Le pire c'est qu'elle ne veut pas guérir. Elle bloque sa cicatrisation, et refuse catégoriquement de reprendre forme humaine. Et je ne peux pas l'y obliger, vu que je n'ai pas encore suffisamment d'autorité sur elle, puisqu'elle ne fait pas entièrement partie de ma meute. Et c'est pareil pour Remeaudor, il ne peut en rien l'obliger. Louvia est dans cet état depuis cette fameuse nuit où elle t'avait perdu toi, en plus de Lyzandre et Mandoza.

- Une histoire de fille, intervint Ron. C'est super compliqué... les filles.

- Qu'est ce que tu racontes Ron ? Grondèrent à l'unisson Harry et Hermione.

- Non, pour une fois t'as raison Weasley, ça suffit ces gamineries.

Sur ce Draco se leva déterminé, et alla vers Louvia à grandes enjambées. Il attrapa une oreille de la louve et la secoua violemment pour obliger sa propriétaire à se lever.

- Bon, maintenant tu m'écoutes ! Tu arrêtes ça tout de suite ! Cela ne sert à rien de se morfondre. Lyzandre est un crétin, ce n'est pas un ami. Et Mandoza, franchement tu as très mal choisi, ce type il n'a pas plus de deux neurones. Alors, maintenant, tu repasses en mode humain, et tu arrêtes de pleurnicher !

La louve le regarda fixement, ses grands yeux noisette écarquillés. Elle gémit. Draco lui donna un coup de pied.

- Dépêches-toi !

Elle retroussa les babines. Puis s'en alla en trottinant d'une démarche digne d'un cheval de spectacle, dans la grotte. Harry et compagnie, ainsi que Nathaniel la regardèrent passer, l'air ahuri. Ils rentrèrent à leur tour dans la caverne. Nathaniel retourna se coucher. Louvia avait repris sa forme humaine, et s'était couchée à côté de son petit frère Rom. Draco se dit qu'il ne valait mieux pas la réveiller pour l'instant. Vu que cela faisait cinq jours qu'il dormait, lui n'était pas du tout fatigué.


Le lendemain matin, c'est un soleil pâlot qui se leva sur le camp. L'hiver arrivait à grand pas et l'air s'était considérablement rafraîchi. Les sorciers furent réveillés par l'odeur alléchante du pain grillé. Ils se levèrent et sortirent. Une bonne partie du clan était déjà levée et s'affairait autour du feu. Mère fit signe aux trois sorciers de venir la rejoindre. Draco était déjà là, faisant griller le pain sur le grand feu.

- Bonjour, avez-vous bien dormi ? Demanda la mère.

- Oui, acquiesça Hermione et Harry à l'unisson.

- On est allé, spécialement pour vous, chercher du pain au village humain, j'espère que vous aimez.

- Oui, c'est très gentil.

Louvia arriva de la forêt les bras chargés de baies des bois. Elle les déposa dans un grand fruitier en bois, puis tourna les talons sans consentir un seul regard aux autres. Elle repartit dans la forêt. Mère soupira.

- Celle là, elle est vraiment impossible. En pleine crise d'adolescence. Mais bon il y a tout de même une nette amélioration depuis cinq jours.

Ils ne répondirent rien. Harry s'avança vers Draco.

- Salut, Malfoy.

- Salut, Potter.

Silence.

- Je suis désolé, dit Harry rapidement.

- Tu es désolé de quoi, Potter ?

- D'avoir fouillé dans ta mémoire.

- Quoi ? S'esclaffa Draco. Tu es désolé Potter ? Vraiment ?

- Oui, désolé.

- Tu es vraiment un crétin, Potter. Ce n'est pas à toi d'être désolé. Ce n'est pas toi qui as servi la face de serpent. Ce n'est pas toi qui as fait tuer Dumbledore. Ce n'est pas toi qui as…

- Je sais, mais je suis désolé quand même. Et puis maintenant tu n'en fais plus partie. Tu as changé.

- Tu es vraiment un Saint, Potter. Pour me pardonner aussi facilement. Qui te dit que je ne suis pas un espion ?

- Ça m'étonnerait fort.

- Bien. Merci de ta confiance. Mais c'est bizarre venant de ta part, Potter.

- Non, on sait que tu n'es plus le même, Hermione venait se s'immiscer dans la conversation. Harry a vu la façon dont Tu-sais-qui t'a traité, et les menaces qu'il a fait peser sur ta famille.

- Haha, Draco partit dans un fou rire amer. Alors, Granger, le fait de savoir que j'ai été torturé, t'a fait oublier ce que je t'ai fait pendant toutes ces années ? As-tu oublié les insultes ?

- A croire que tu préfèrerais qu'on ne compatisse pas, lâcha Harry.

- Tu sais, Malfoy. Là ce fut au tour de Ron de s'introduire dans la conversation. Je t'aurais bien défoncé ta tronche de Sang Pur, moi je n'ai pas oublié qui tu es.

- Cela ne m'étonne pas de toi Weasley. Mais je n'ai pourtant aucune marque, à part si Sainte Granger m'a soigné.

- Ron ! Essaye de faire un effort ! Et toi aussi s'il te plait, Draco. Oublions ce qu'il s'est passé à Poudlard. Maintenant nous sommes du même côté.

Draco se leva, il en avait marre d'eux, c'était quoi leur problème ? On leur avait fait avaler une potion de sympathie ou quoi ? Quel revirement de situation ! Et dire qu'il y avait à peine trois mois, Harry et Draco se haïssaient de tout leur être, s'ils avaient pu, ils se seraient entretués. Il marcha dans la forêt sans parvenir à retrouver Louvia. Il voulait lui parler, et s'excuser de son geste, même s'il ne le regrettait pas. Il continuait de s'avancer quand des mains puissantes l'agrippèrent, et le tirèrent en arrière. Il tomba à travers un grand buisson. Il se retourna et vit les propriétaires des mains.

- Guenri, Fenri !

- Salut, dirent-ils en cœur.

Draco était installé sur la racine d'un grand chêne, jouant avec un gland, Fenri était assis à côté de lui et Guenri en face, se balançant d'avant en arrière.

- Non, on n'était pas avec eux, assura Fenri.

- Ok. Il n'empêche que si jamais je vois ce crétin écervelé, je lui règle son compte ! A lui, autant qu'à Mandoza.

- Ne t'acharne pas sur lui. Je suis sûr que Mandoza s'en veut d'avoir mordu Lou.

- C'est un imbécile, pire qu'un scroupt à pétard ! Je ne vois pas du tout ce qu'elle peut lui trouver. Il est immense mais il a le cerveau de la taille d'un gland. Sur cette déclaration Draco éclata le gland dans sa paume.

- Ne le sous estime pas. Il est très fort.

- Je m'en fiche, il lui a fait du mal. Il le paiera.

- Houlà ! Calme mec.

- Ne fait pas ce genre d'allusions stupides. Louvia est mon amie. Je l'aime comme une sœur.

- Ok, mais elle a tout de même un certain charme.

- Ce n'est pas mon genre, se pressa-t-il de répliquer.

- Pourquoi ? Lança Fenri, soudain agressif.

- Ce n'est pas à cause de ce qu'elle est !

- Il ne disait pas ça comme ça, Fenri. Et puis, je le comprends, elles sont dures ces filles.

- Et puis, elle est à fond sur le débile, continua Draco furax. Il faudrait être aveugle pour ne pas le voir.

- Alors nous avons été aveugles un bon moment, rétorqua Guenri.

- Ça fait combien de temps, qu'elle a un béguin irrationnel pour ce veracrasse ?

- Presque 3 ans, d'après ses frères. Mandoza avait 16 ans et il était venu participer à la chasse commune de la pleine Lune.

- Attend, coupa Draco. S'il avait 16 ans, il y a 3 ans, alors aujourd'hui il en a 19 ?

- Quel sens de la déduction, se moqua Fenri. En fait quasiment 20 ans.

- Louvia, elle en avait seulement 12. Dès qu'elle l'a vu, il paraît, qu'elle en est devenue dingue. On ne l'a pas tout de suite remarqué. Elle est discrète, et cache plutôt bien son jeu. Elle ne l'a jamais dit à Mandoza, d'ailleurs si Lyzandre n'avait pas cafté, je pense qu'il ne le saurait toujours pas.

- Comment a-t-il réagi ? S'enquit Draco.

- Il a été un peu gêné, répondit Fenri.

- Il ne voulait pas d'elle ?

- Non, c'est juste qu'elle avait 13 ans et lui dans les 17.

- Même toi, tu ne te serais pas intéressé à une gamine.

- C'est vrai, admit Draco. Mais, maintenant l'âge n'est plus trop un problème maintenant.

- Elle ne lui a jamais rien dit. C'était des rumeurs.

- Et alors ? Je ne vois pas ce que ça change. ça se voit que ce ne sont plus des rumeurs.

- Ça change que les rumeurs, c'est du vent. Si Louvia lui avait avoué ses sentiments, ça aurait pu marcher.

- Oui, avant qu'il ne lui arrache la moitié de l'épaule.

- Tu es vraiment lourd Draco. Pourtant, ça doit être la même chose chez les humains, non ?

- Oui, il y a souvent des problèmes au niveau des couples. Sauf qu'on ne les règle pas à coups de crocs !

- Je te l'ai déjà dit. Ce n'était pas intentionnel.

- Comment tu le sais vu que tu n'y étais pas ? Moi...

- Tu n'étais pas là, toi non plus... enfin pas mentalement en tout cas.

- On dérive du sujet là ! Le problème maintenant c'est que Mandoza n'est plus libre, et puis aussi que les deux meutes sont en froid.

- Et tu n'y es pas pour rien !

- Oui, Oh ça va ! Et Lou, elle est au courant ?

- Non, je ne crois pas, ça ne fait pas si longtemps. Après que l'accord ait été rompu...

- L'accord ?

- Oui, ce n'est pas la première fois, que nos deux meutes se disputent au sujet des sorciers, mais c'est une très longue histoire.

- Je suis patient, raconte-moi.

- Non.

- Draco, ce n'est pas un sujet que l'on aime aborder. C'est tabou.

Silence.

- Tu m'étonnes qu'elle soit comme ça. Elle a dû l'apprendre il y a 5 jours. C'est à cause de ça qu'elle est triste. Et moi qui lui ai mal parlé.

- C'est possible. Carmena l'a sûrement provoquée.

- Qui ?

- Non, rien.

- Bon, nous rentrons. On voulait voir Lou, mais ce n'est pas grave. Dis-lui de venir à la rivière dans 2 semaines.

- Je lui ferais part du message.

- A la prochaine.

Il reprit le chemin du retour. Il rentrait au camp après s'être absenté une heure, une heure à bavarder avec les jumeaux. Il trouva Louvia assise à l'entrée de sa tanière. Elle discutait avec Hermione. Elle avait l'air d'aller mieux. Elle semblait ne plus faire la gueule. Quirin était là aussi, ça faisait quelque temps que Draco ne l'avait pas vu. Il s'approcha prudemment d'elle. Quand il la vit lui sourire, il alla s'asseoir à coté elle. Elle parlait chiffon avec Hermione. Discussion de filles quoi !

Le lendemain, Louvia allait mieux, gràce à Draco. Toute la moitié de la matinée et une partie de l'après midi, mère avait demandé de l'aide aux quatre sorciers et à ses deux plus jeunes enfants. Les garçons devaient aller chercher du bois, et changer les poutres en bois de plusieurs tanières. Ils eurent le droit d'user de la magie, quand la tâche était trop compliquée, même pour les membres du clan. Ils avaient aussi érigé la tente magique après avoir eu l'accord de Remeaudor. Celui-ci trouva que c'était une bonne idée, car même si la grotte était grande, ils commençaient à être à l'étroit. De plus les sorciers gagneraient un certain confort non négligeable. Draco n'aurait plus besoin de se laver à l'eau glacée, et il dormirait sur un matelas et plus sur un morceau de bois. Hermione s'affairait avec mère à la couture ... et Louvia…

- Arrêtes de gigoter, je vais finir par te couper.

La louve des sables feula pour montrer toute son antipathie à se faire tondre.

- J'ai fini. Elle ramassa l'énorme tas de poil et le mit dans un grand sac plastique, récupéré à la supérette humaine. Hermione, peux-tu dire à Lyanne que c'est son tour.

- Bien sûr.

Hermione alla appeler Lyanne. Cette dernière se déshabilla entièrement et se transforma en une sublime louve couleur souris. Mère prit son couteau et commença à couper les poils. Après Lyanne, d'autres membres de la meute vinrent se faire tondre. La mère, la sorcière et la fille (qui était restée aider sa mère) rassemblèrent les poils du dernier malheureux à s'être fait dépouillé de sa toison dans un sac. Un sac pour chaque personne différente. Hermione demanda à mère pourquoi ils se rasaient, alors que l'hiver approchait.

- C'est justement parce que l'hiver approche, ma jolie, répondit-elle. Je ne sais pas si tu as remarqué, mais lors de nos transformations, nos habits ne résistent pas, enfin pas tous. Seuls les vêtements confectionnés avec notre propre toison tiennent.

- Oui, Louvia m'en a parlée. Vu que c'est une matière qui vous est propre, elle se conserve lors de la transformation.

- Ça nous évite de finir à poil quand nous n'avons pas le temps de se déshabiller. Mais ça n'empêche pas que l'on doive les refaire souvent car ils s'usent vite. Expliqua Louvia. Mais ce n'est pas très esthétique, je préfère largement les vêtements humains, mais on n'en a pas beaucoup.

- Bon, il nous reste pas mal de travail, il faut tricoter maintenant.

- Pff, souffla Louvia qui en avait marre. Maman, Hermione ne pourrait pas le faire par magie ? Ça irait plus vite, et on pourrait faire autre chose, les garçons ont déjà fini.

- On ne peut pas faire ça par magie. Allez-y, je continue seule.

Louvia embrassa sa mère. Elle voulut emmener Hermione, mais celle-ci refusa voulant rester aider la mère de Louvia. Cette dernière s'empressa donc de rejoindre les garçons dans la tente magique, d'apparence extérieure vraiment miteuse.

- Wouaaa ! Trop bien ! S'émerveilla Louvia, en y pénétrant.

La tente était très grande, il y avait tout le matériel de première nécessité. Une salle de bain, une cuisine, deux pièces que Louvia ne connaissait pas, vu qu'elle n'était jamais aller dans une maison humaine. Il y avait un canapé, deux lits mezzanine, un lit simple, une étagère saturée de livres… C'était la caverne d'Ali Baba pour Lou. Elle alla se vautrer sur le canapé rouge, qui couina sous son poids.

- C'est tout mou !

Elle se leva, et prit soin de regarder en détail les moindres recoins de la tente. Elle demanda à quoi servait tout un tas d'ustensiles de cuisine qu'elle n'avait encore jamais vus.

De son côté, Hermione tentait de confectionner une brassière avec un tas de poil couleur aile de corbeau. Si elle était restée, c'était en partie pour pouvoir questionner la mère, seule. Elle avait eu quelques informations sur les loups-garous par le biais du cerveau de Draco, mais les loups-garous du clan de Louvia ne ressemblaient pas à ceux du genre de Remus Lupin. Elle se posait des questions, sur la véritable identité des membres de ce mystérieux clan ami de Dumbledore.

- Excusez-moi madame, mais je voudrais savoir ce que vous êtes ? Je veux dire par-là que vous ne ressemblez pas aux loups-garous communs.

- Des Lytharis, c'est ainsi que nous nomment les elfes et les sorciers.

- Oui, j'ai lu un livre mentionnant brièvement votre espèce. Un article écrit par Dumbledore.

- Cet homme a entendu parler de notre histoire, et il est venu nous rencontrer, il y a cinquante ans. C'est grâce à lui que les sorciers ont changé, en partie, d'avis à notre sujet ; il a joué de son influence pour qu'on nous laisse en paix. Il a aussi amélioré nos rapports avec les elfes. Et en plus de ça, il nous a étudiés, et par conséquent nous avons appris des choses sur nous que nous ignorions. Par exemple, l'idée des vêtements taillés dans notre propre fourrure, pour résister à la transformation, vient de lui.

- Merci, Madame.

- Ne m'appelle pas Madame, appelle-moi Anna.

- Oui, Anna.

- Va rejoindre tes amis, jeune Hermione, tu m'as déjà bien aidée.

Hermione ne se fit pas prier. Lorsqu'elle entra dans la tente, elle ne fit pas attention à la discussion de Harry, Ron et Draco, qui s'étaient réunis autour d'un pendentif et débattaient. Louvia jouait avec son petit frère sur le lit simple, aux échecs version sorcier. Ils ne comprenaient visiblement pas les règles mais trouvaient très amusant les batailles que se livraient les pions. Ils étaient en extase devant une reine en train d'écrabouiller un cavalier. Hermione fonça sur l'étagère où étaient posés les livres. Elle en prit un avec une reliure bleu argenté. Sur la couverture était écrit en lettre d'argent : Le journal des rencontres avec des êtres extraordinaires par Albus Perceval Dumbledore. Ce livre, en plus de celui des contes de Biddle le barde, lui avait été remis par le sorcier par le biais de son testament. Elle alla directement au chapitre qui l'intéressait : Les Lytharis.


Review ? Ce chapitre vous a plût même s'il n'y avait pas énormément d'action =S

Chapitre à venir = Chapitre 12 : Les Elfes. Sera publié quand il sera corriger =)

EXTRAIT :

Elle s'approcha légèrement tremblante. Elle caressa du bout des doigt le museau doux de la licorne. Hermiona emmêla ses doigt dans la crinière et posa une main sur l'encolure. Louvia la saisit par la taille et l'installa sur la licorne. Après elle se tourna vers Ron, avec un sourire en coin.

- ça te dit un rodéo ?

- Quoi ? … Non sans façon .. merci, se défila t-il.

- On a peur la belette ?

- J'aimerais t'y voir la fouine.