Merci pour toutes vos reviews, elles sont géniales et j'adore vous lire !

Merci à Mag: J'attends tes petits mots avec impatience...lol, t'as raison, pas besoin de longs discours.

chapitre 12

- Bonjour ! Balbutiai-je, encore sous le choc de son apparition soudaine et des achats secrets de sa soeur.

- Bonjour, Bella !

Il vint vers moi et me déchargea de tout cet encombrement.

- Je parie que c'est encore un coup d'Alice ?

- Eh, oui ! Me réveillai-je, enfin.

- Elle aime surprendre, ça lui fait tellement plaisir.

- Je le sais, c'est pour ça que je ne lui ferai pas l'affront de tout lui rendre. Mais, elle ne devrait pas dépenser son argent à tout va. Je ne suis même pas de sa famille.

- Pour elle, tu en fais partie. Elle t'adore !

J'ouvris la porte et le laissai entrer. Il monta jusqu'à ma chambre et y déposa tous les sacs. Puis, il me fit face.

- Tu m'as énormément manqué depuis hier.

Le rouge me monta aux joues mais je ne baissai pas mes yeux. Ses prunelles dorées étaient encore plus claires que d'habitude. Je franchissai la distance qui nous séparait et déposai un rapide baiser sur sa bouche, en me hissant sur la pointe des pieds.

- Je t'ai manqué si peu ? Me demanda-t-il.

- Euh, non. Tu as occupé toutes mes pensées, mais...

Je n'eus pas le temps de terminer ma phrase qu'il m'enlaçait et posait ses lèvres si douces sur les miennes. Sa langue caressa le contour de ma bouche, je l'entrouvris instinctivement et sa langue se mêla à la mienne. Lorsque je dus reprendre mon souffle, Edward en profita pour s'asseoir sur mon lit et de m'attirer à lui.

Il me garda silencieusement dans ses bras frais pendant plusieurs minutes.

- J'ai un petit cadeau pour toi ! Déclarai-je, en l'embrassant sur la joue.

- Un cadeau pour moi ? S'étonna-t-il. Pour quelle raison ?

- J'ai le droit de t'offrir un cadeau si j'en ai envie ! Déclarai-je en me levant.

Je lui tendis le paquet. Il hésitait, surpris par mon geste.

- Rassure-toi, ce n'est pas un diamant ! Lui lançai-je, en touchant mon pendentif.

- Alice te l'a dit ?

- Oui, mais elle pensait que j'étais au courant. Vas-y, ouvre !

Il sortit, délicatement, l'écrin du sac. Mon coeur s'accéléra de peur qu'il n'apprécie pas. Il l'ouvrit et libéra la gourmette de son emballage. Je guettai sa réaction. Son visage exprimait de la tendresse lorsque ses longs doigts caressèrent la gravure de son prénom. Et je crus qu'il allait pleurer quand il retourna le bijou et aperçut "Pour l'éternité".

Sans dire un mot, il retira son blouson, releva la manche gauche de sa chemise et plaça la gourmette à son poignet.

Il se mit debout, se posta devant moi et me caressa la joue.

- Merci. C'est la première fois que j'apprécie autant un cadeau.

- Oh, ce n'est pas grand chose. Dès que je l'ai vue, j'ai su qu'elle était pour toi. Lui expliquai-je.

- Je ne l'enlèverai jamais.

Son index souleva mon menton, nos regards s'accrochèrent et, lentement, son visage se rapprocha du mien. Nos lèvres se trouvèrent immédiatement. Ma main glissa sous sa chemise et caressa la peau délicieusement douce de sa taille.

Il s'écarta subitement.

- Désolé, ton père est devant l'entrée. Je t'attends en bas.

Il disparut en un éclair.

Mon père entra deux secondes aprés. Je me dépêchai de dévaler les escaliers.

A mi-chemin, je l'aperçus regarder dans le salon.

- Tiens, bonjour Edward !

- Bonjour, Charlie ! Répondit mon amoureux.

Comment avait-il fait pour rejoindre le salon en si peu de temps ?

Encore un mystère Edwardien !

- Salut, papa ! L'accueillai-je en descendant.

- Déjà rentrée ?

- Edward ne serait pas là sinon ! Plaisantai-je, en l'embrassant sur la joue.

- Exact. Admit-il. Comment s'est passée ta journée, ma chérie ?

- Bien. Alice a encore fait des folies. Soupirai-je, gentiment.

- Ta soeur est terriblement généreuse, mais dis-lui que je la rembourserai.

- Elle ne va pas apprécier, vous savez. Répondit Edward.

- Je me doute mais elle doit faire attention, l'argent ne pousse pas avec des graines.

- Je lui dirai, Charlie.

- Tu dînes avec nous, Edward ? Lui proposai-je, espérant qu'il accepte.

- Désolé, je dois y aller. S'excusa-t-il.

- A bientôt, alors ! Bella, tu raccompagnes ton ami ?

J'acquiesçai vivement de la tête.

Une fois dehors, Edward prit ma main dans la sienne. Il m'emmena jusqu'à sa Volvo argentée. Il s'adossa contre la portière et m'attira à lui par la taille, entre ses jambes. Je posai ma tête sur son épaule. Ses mains se faufilèrent sous mon pull, me pressant encore plus près de lui. Personne ne pouvait nous voir dans la pénombre, pas même mon père.

- Je t'aime tant, mon amour. Murmura Edward, en m'embrassant dans le cou.

Nous étions si soudés l'un à l'autre que je pouvais sentir la force de son désir contre mon bas ventre. Je sentis mon propre désir naître en moi.

J'attirai son visage vers le mien et l'embrassai fiévreusement. Ses mains descendirent sur le haut de mes fesses et je me cambrai encore plus contre lui.

- Je n'ai pas envie que tu partes, Edward. Je ne supporte plus cette séparation.

- Que dirais-tu que je te rejoigne un peu plus tard ? Me proposa-t-il, le souffle court.

- Je dirais que c'est fantastique !

- Alors, peut-être que si tu laisses ta fenêtre de chambre ouverte ce soir, tu aurais la surprise de me voir débarquer.

- Elle sera grande ouverte !

- J'attendrai que ton père aille se coucher, je ne ferai aucun bruit.

- Je fouillerai dans l'armoire à pharmacie, peut-être y cache-t-il des somnifères... Plaisantai-je.

Il rit de mon empressement. Après un dernier baiser, je le laissai me quitter momentanément.

Mon repas dura dix minutes, en incluant la vaisselle. Par contre, je pris tout mon temps dans la salle de bain.

Se faire belle pour aller se coucher ?

Je ne pensais plus qu'à ça !

Mon père tapota à la porte.

- Je vais me coucher, je suis éreinté. Bonne nuit, Bella !

- Bonne nuit, papa ! Criai-je, sortant de ma douche.

Je me dépêchai de revêtir ma petite nuisette en satin, couleur chocolat, et de tresser mes longs cheveux.

J'étais sur le pas de ma porte lorsque les ronflements de mon père me prévinrent de son sommeil. Il s'était écroulé de fatigue, le pauvre. Mais, pour moi, c'était le nirvana, car ça voulait dire que mon Apollon allait arriver.

Et, s'il ne venait pas ?

Cette pensée me fit hésiter à pénétrer dans ma chambre. C'est vrai quoi ! Peut-être que ses parents ne le laisseront pas sortir, surtout la nuit. Non, ça c'était idiot car ils l'avaient laissé s'enfuir pendant plus d'un mois. Bon, tant pis, s'il ne venait pas, et bien, je dormirai. Non, je serai incapable de dormir, je serais en larmes, me demandant pourquoi il n'était pas là !

J'entrai, enfin, dans ma chambre et déposai mes affaires de toilette sur ma commode.

- Tu as été longue !

Je sursautai et mon coeur fit un saut périlleux. Ma main sur ma bouche empêcha le petit cri de surprise de se faire entendre.

- Désolé de t'avoir fait peur. Murmura Edward, en me prenant dans ses bras.

Je me laissai bercer, la tête contre son torse, jusqu'à ce que mon coeur reprenne un rythme normal.

- Depuis quand es-tu là ? M'enquis-je.

- Je dirai depuis que tu es sortie de la salle de bain. Tu faisais quoi devant ta porte ?

- Je doutais de ta venue, alors je n'osais pas aller me coucher.

- Hum, c'était long ! Soupira-t-il, en effleurant mes lèvres. J'adore respirer ton odeur, elle m'est si familière...

Il huma mes cheveux et sa joue descendit le long de mon visage.

- C'est à base de fraise. Répondis-je, troublée par ses caresses.

Sa bouche remonta lentement vers la mienne. Il m'embrassa tendrement, puis avec gourmandise, comme s'il dégustait son fruit préféré. Lorsque ses lèvres me quittèrent, un frisson me parcourut entièrement.

- Je t'empêche de te coucher, excuse-moi. Déclara-t-il.

- Dans ce cas, c'est pareil pour toi ! Mais, moi, je ne m'excuserai pas.

Je m'allongeai sur mon lit, lui faisant signe de m'y rejoindre. Il vint s'asseoir près de moi.

- Je suis navré mais je ne peux pas rester, pas encore. Il faudrait qu'on discute prochainement, je dois t'expliquer des tonnes de choses. De plus, te tenir dans mes bras, tout contre moi, avec ton père à quelques mètres, ça, j'ai du mal ! Imagine sa réaction s'il nous surprenait !

- Oui, je comprends... Tu vas me manquer !

- Je passe te chercher demain matin ? Me proposa-t-il.

- D'accord. Où m'emmèneras-tu ?

- Au restaurant, puis, jeter des cailloux dans la rivière.

Je ris, doucement, repensant à la fois où je l'avais aperçu sur le pont, il laissait tomber des petits cailloux dans l'eau.

- Quoi ? Tu trouves ça nul ? Sourit-il.

- Non ! Je repensais juste à quelque chose. C'est très bien, j'ai hâte que tu m'y emmènes.

Je me relevai un peu, nouai mes mains sur sa nuque et l'embrassai fougueusement.

- Je t'aime, tellement ! Lui soufflai-je.

- Je t'aime pour l'éternité.

La profondeur de son regard me fit l'effet d'une promesse.

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Alors reviews ou pas ???