Bonjour ! Voici le nouveau chapitre ! J'ai pris un peu de retard , mais pour être franche, je vous préviendrais que les chapitres vont s'espacer. Désolée d'avance, je veillerais à ne jamais prendre de gros retard !

Enfin, passons au disclamer ! Tous les personnages et le monde appartiennent à J.K.Rowling, mis à part Tipsy, le centaure Maël et Gwenolé !

Comme toujours, merci aux lecteurs ! Les inconnus, les nouveaux, les fidèles et à

Choupinettes : merci ! J'espère que ça te plaira autant !

Chapitre 11 :Les révélations d'un centaure

Lily se redressa finalement en baillant et lança un regard à sa montre. 7h15. Inutile de retourner se coucher. Elle se tourna vers les trios autres.

- Allons prendre un bon petit déjeuné !

- On arrive !

Ils sortirent ensemble et se dirigèrent dans la Grande Salle. La jeune sorcière s'immobilisa en ouvrant la porte. Potter, Black et Pettigrow y étaient déjà. Mais elle ne les avait pas vues descendre du dortoir. Elle s'approcha d'eux, les sourcils froncés. Ils paraissaient endormit et James oublia même, à sa grande joie, de s'ébouriffer les cheveux.

- Où avez-vous passé la nuit, tous les trois , gronda-t-elle

- Mais…Dans notre dortoir Evans, répliqua Potter en lui adressant un sourire charmeur, et en retenant un bâillement.

Lily haussa un sourcil et le fusilla du regard.

- Je suis restée dans la Salle commune, Potter, si vous étiez sortis du dortoir, je vous aurais vue, tu ne crois pas ? Alors, où étiez-vous ?

- Ok, ok, admit Sirius, on n'était pas dans le dortoir parce qu'on a dormi à l'infirmerie. Remus est malade. Et comme l'infirmière pense que c'est contagieux, elle a tenu à nous garder en observation. On l'a convaincu de nous laisser partir tôt parce qu'on a une recherche à faire en Défense Contre les Forces Du Mal.

Elle allait répliquer vertement qu'elle n'était pas assez stupide pour croire pareil mensonge quand Harry acquiesça.

- Le pire, c'est que c'est vrai… Elle nous a prévenu des risques étant donné qu'on est dans le même dortoir, mais comme on est moins souvent avec eux, elle a accepté de ne pas nous garder cette nuit, même si on doit passer faire des examens dans la matinée.

- Tu vois Evans, on ne te ment pas, sourit Potter.

- Toi, n'en rajoute pas, siffla-t-elle avant de s'asseoir le plus loin d'eux possible.

Si Harry lui certifiait que c'était vrai, elle voulait bien le croire. Malgré son instinct, qui lui assuré le contraire. Pourtant, il n'avait aucune raison de lui mentir. Ou en tout cas, elle ne voulait pas penser qu'il puisse le faire. Ils se connaissaient si peu et pourtant, elle se sentait proche de lui. Il pouvait rapidement devenir un très bon ami et elle le souhaitait vraiment. Les trois nouveaux la rejoignirent et ils prirent leur petit déjeuné ensemble.

Lorsque les camarades de chambre de Lily sortirent enfin, elle les présenta, heureuse d'avoir le moyen d'échapper à un interrogatoire. Il ne faisait aucun doute qu'Alice et Caitlin s'étonnaient de ne pas l'avoir trouver dans le dortoir, mais elles ne poseraient aucune question devant Harry, Hermione et Ron. Se ne fut qu'une fois qu'elles se dirigèrent vers leurs cours d'arithmancie, qu'elles avaient toutes trois en option, qu'elles purent commencer à la questionner, à son grand désespoir.

Quand elle leur eut assuré qu'elle n'avait strictement rien fais, que non, elle n'avait pas un rendez-vous, oui, elle leur dirait si c'était le cas, non elle n'était pas sortie sans elle, oui, elle était juste restée dans la Salle Commune et non elle ne se rêvait pas Harry Topper, elles purent discutaient de choses bien plus intéressantes comme les potions.

Bientôt, une jeune fille, les cheveux emmêlés et l'air fatigué, mais ravi les rejoignit. Toutes trois lui sourirent. Gwénola était l'une de leur amie, la quatrième du groupe même si elle était moins présente, étant à Serdaigle. Elle s'assit à côté de Lily, devant Alice et Caitlin.

Tu sors de la Forêt, toi , la taquina Lily.

Son amie secoua la tête d'un air faussement agacé.

- Chut ! J'y suis allée ce matin…

- Comment va Maël ?

- Plus tard, répliqua sèchement Gwénola en sortant ses affaires alors que le professeur entrait.

Lily soupira. Il lui serait impossible de la faire parler avant la fin du cours, peut-être même plus tard si elles avaient des devoirs.

La jeune Serdaigle était amie des centaures de la Forêt Interdite depuis que, dans leurs troisième années, elle avait aidé un jeune qui s'était perdu vers la zone des araignées géantes. Les trois autres étaient aussi les bienvenues, mais étaient bien moins accueillis de ce peuple farouche et peu sociable. Or, à chaque fois, Maël, le père du centaure perdu, lui apprenait des choses passionnantes que ce soit sur les étoiles, la Forêt ou les créatures magiques. Et Gwénola était d'une curiosité insatiable et ce sur tout. Lily, elle, était bien moins passionnée, mais les leçons sur les plantes l'aidaient souvent en potion, matière préférée de la sorcière.

Elle retint, à grand mal, un soupir d'impatience et se concentra sur le cours en surprenant le regard réprobateur de son amie.

Une heure plus tard cependant, à sa surprise, Gwénola ne se fit pas prier pour lui raconter sa visite matinale. Mais à la manière qu'elle avait de passer les détails, que les filles devaient lui tirer, était encore plus étonnante. Lily la regarda, essayant de deviner ce qui se passait à son regard. Rien n'y fit. Jamais son amie avait été aussi mystérieuse.

Finalement, lassée de ses cachotteries, elle l'attira à la bibliothèque, Caitlin et Alice ayant cours.

- Bon alors , demanda-t-elle à voix basse, Qu'est ce qui se passe ?

Gwénola se mordit la lèvre inférieure et ferma son livre à peine ouvert. Prenant une profonde inspiration, elle chuchota :

- Plusieurs choses… En fait, Maël parle d'un problème dans l'Espace Temps. D'après lui, des gens du futur ont rejoint notre époque. Et quand je dis futur, je ne parle pas de l'heure qui arrive. Il parle aussi d'une guerre du Bien contre la Mal. Impossible de lui faire dire si nos futuristes sont dans notre camp ou dans celui de nos adversaires.

- Et nos adversaires ? Ce sont ?

- Je crois… Je crois qu'il s'agit de l'espèce de secte anti-moldu dont la Gazette parle ces temps-ci…

Lily la regarda, stupéfaite.

- Voldemort et ses Mangemorts ? Il te l'a dit ?

- Non… Non mais… Il a dit quelque chose comme quoi il sortait de l'ombre… Et… En tout cas, la guerre est proche et il n'y a que ce gars qui a assez de pouvoir pour l'instant.

- À moins que ce ne soit quelqu'un d'autre qui est resté silencieux et discret…

- Je ne pense pas… Dumbledore à l'air de le prendre au sérieux. Et le ministère bien plus qu'il ne veut le laisser paraître… La Gazette est très surveillée. Toujours est-il que ce Voldemort est bien plus puissant et dangereux qu'on ne veut l'admettre. De toute façon, que ce soit lui ou pas, il ne jouera pas le rôle du gentil ! Et sera un adversaire de taille.

- Et, Maël est pessimiste ?

- Maël paraît tout ce qu'il a de plus indifférent. Seule cette histoire de futuriste l'émeut. Ça change le cours des étoiles, rend le futur pratiquement indéchiffrable. Enfin, la dernière chose… Il a laissé échapper qu'il avait croisé des gens dans la Forêt, à son avis, des Animagus et un loup-garou.

Lily repensa brutalement aux trois formes apparues dans la nuit. Le loup serait donc vraiment un Loup-Garou ? Mais pas à Poudlard, c'était impossible ! Jamais Dumbledore n'en laisserait un erré dans le parc ! Encore que… Bien malin serait celui qui réussirait à deviner ce que le directeur pouvait penser.

- Je crois les avoir vus, avoua-t-elle à son amie, En tout cas, tu as vraiment appris beaucoup de choses…. Qui laisse des questions sans réponses ! Pourquoi ne pas en avoir parler devant les filles ?

- Je ne sais pas… Je crois que… Que j'aurais aimé gardé ça pour moi. Tant que je n'en sais pas plus, tu vois. Désolée.

Lily ne répondit pas et elles restèrent silencieuses un moment. Il était un peu normal que Gwénola n'en parle pas immédiatement. Ce n'était pas le genre de savoir qu'on partagé facilement. Ni qu'on gardait pour sois. Et surtout, on ne le lâchait pas entre deux vannes. Non, c'était bien plus sérieux. Il faudrait trouver un moment pour leur expliquer plus tard. Mais pas maintenant. Pour le moment, Lily avait surtout envie et besoin de réfléchir.

L'avenir paraissait sombre et elle devait prendre sur elle pour ne pas s'abandonner à l'angoisse. L'année prochaine, la guerre serait encore plus proche si elle n'avait pas éclaté et elles auraient quitté les murs et le regard rassurants de Poudlard et son directeur. Bref, elles seraient toutes les quatre lâchées dans un univers de combats, de sang et de morts. Il y avait de quoi lui faire ardemment souhaiter un redoublement salvateur !

Mais en même temps, elle était assez âgée pour pouvoir se prendre un peu en mains, et surtout, aider dans la mesure du possible. Rester à étudier un livre de Soins aux Créatures Magiques ne lui avait jamais parut aussi dérisoire qu'en cet instant où elle prenait conscience des dangers que la vie lui réservait. Lily referma sèchement l'ouvrage et se leva.

- Allons dehors, il fait trop chaud, ici.

Gwénola comprit le message et toutes deux sortirent. Le vent de fin d'été leur souffla au visage. Elles s'approchèrent du lac et restèrent un moment à observer les légers remous.

- Evans, oh, Evans !

Le garçon qui l'apostrophait ainsi -et qui n'était personne d'autre que Potter -la ramena à la réalité. Lily se retourna d'un bloc, s'apprêta à lui faire savoir de sa plus belle voix, soit de manière à ce que tout Poudlard l'entende, ce qu'elle pensait de lui, c'est-à-dire, quel crétin il était, mais s'arrêta avant même de commencer, prise de cours par sa ressemblance avec Harry. Pourquoi fallait-il qu'ils se ressemblent autant ! Heureusement qu'ils n'avaient pas les mêmes yeux par-dessus le marché ! Ce d'Harry était d'un joli vert, ce de James, d'un magnifique marron. Certes, la couleur n'était pas originale, mais elle ne manquait pas de charmes.

Lily secoua la tête avec rage. Pourquoi fallait-il que les yeux les plus craquants du monde appartiennent à un égoïste, imbu de lui-même, prétentieux et arrogant ? Il n'avait bien sûr pas que des défauts, contrairement à ce que son discours laissé sous-entendre, il était courageux, avait le sens de l'humour, même si il était parfois un peu lourd, et avait vraiment le sens de l'amitié, de l'honneur et du bien. Bref, si ses chevilles avaient eu leurs tailles normales, il aurait été le prétendant parfait, le petit ami rêvé.

Mais il était ainsi et cela faisait longtemps qu'elle n'attendait plus de changements, nourrissant à son égard qu'indifférence et agacement face à ses constantes demandes de rendez-vous. Elle se décida à l'ignorer cette fois encore, et continua sa balade dans le parc avec son amie qui semblait de moins en moins patiente avec lui.

- Il ne peut pas te laisser tranquille ? Au moins aujourd'hui ? Je ne suis pas d'humeur à supporter ses gémissements d'amoureux éconduit !

- Moi non plus Gwénola ! Mais explique lui ça, à cet imbécile !

- Tu n'es pas un peu dur avec lui ?

Elles se retournèrent et Harry leur sourit. Lily haussa les épaules.

- Bof… Il ne fait rien pour changer que je sache !

- C'est vrai…

- C'est toi, Harry Topper, le nouveau , demanda alors Gwénola, Je suis Gwénola, à Serdaigle. J'ai entendu dire que ton amie, Hermione Granger était déjà la meilleure élève de la classe, devant Lily , ajouta-t-elle l'air admirative.

Lily, quant à elle, admira surtout la capacité de son amie à se souvenir des noms des gens et à les reconnaître. Après tout, elle ne les lui avait jamais présentés. Harry parut surpris, puis il acquiesça.

- C'est une très bonne élève, oui…

- Tu me la présenteras ? On pourra peut-être s'entre aider !

- Oh… Euh… Je lui proposerais…

- Laisse-le Gwénola, Coupa Lily en souriant.

Il y eut un moment de silence puis elle demanda, sans vraiment savoir pourquoi.

- Vous avez entendu parler de Voldemort, en France ?

Harry parut mal à l'aise et elle regretta sa question.

- Un peu oui… Il a des partisans dans le monde entier.

- Et… Tu n'aurais pas des journaux en parlant , interrogea alors Gwénola.

Il sembla encore plus gêné.

- Je… Je ne lis plus les journaux français depuis que je suis ici.

- Et, tu ne pourrais pas nous en avoir ?

Son insistance n'était pas le bon moyen pour le mettre à l'aise. Il haussa les épaules.

- Je ne sais pas… Je suppose…

- Ça m'intéresserait beaucoup si tu pouvais.

- J'essaierai d'y penser…

- Merci, c'est important.

- Je verrais ce que je peux faire alors, sourit-il finalement.

Lily soupira. Si réellement, Voldemort était connu dans le monde entier, alors les soupçons de Gwénola devaient être juste. Or, étant issu d'une famille de moldu, elle se sentait encore plus directement concerné. Mais que pouvait-elle faire ? Et pourquoi le ministère refusait-il de lui donner plus d'importance ? La Gazette était-elle, comme le pensait sans doute à raison Gwénola, surveillée et censurée ? Après tout, sa mère étant journaliste, elle devait être plus qu'elle au courant des coulisses du journal. Or, s'il était censuré, ce n'était peut-être pas le cas des journaux français. Aussi, l'idée de son amie était la bonne. Resté plus qu'à espérer qu'aussi peu motivé qu'il soit, Harry leur donnerait bel et bien des exemplaires français.