Chapitre 11 : Son rire, bonheur rare !

Point De Vue de Naruto

« Salut, Naruto.

Je n'arrive pas à dormir , je regrette mes actes.

Je suis passé te voir à l'infirmerie tout à l'heure lors du derniers de la journée mais tu dormais, alors je n'ai pas voulu te déranger.

Je voudrais te parler, c'est possible qu'on se voit demain ?

En espérant que tu sois vite remis sur pieds,

Sasuke. »

Mon cœur s'emballe. Il veut me parler. Me parler à moi. Et rien que tout les deux. C'est comme un rêve. Je m'imagine déjà seul avec lui, savourant cet instant. La tête remplie d'images plus agréables les unes que les autres, je m'efforce de revenir à la réalité et de chasser de mon esprit ces clichés. Mais cette question persiste : Pourquoi veut-il me parler seul à seul ? Peut-être... Peut-être que lui aussi a un petit faible pour moi... Je ne demande rien de plus... Rien qu'un tout petit faible de rien du tout... Hey mais qu'est-ce qui me prends ? Sasuke ? Celui qui a toutes les filles du lycée à ses pieds ? Tomber amoureux d'un petit blond pas forcément très beau et qui, en plus, rougis dès qu'on s'adresse à lui ? ça serait le monde à l'envers ! Arrête de rêver mon p'tit Naruto, tu dérives ! Je m'allonge sur mon lit, déçu mais gardant toujours une petite lueur d'espoir au fond de moi. Je me demande bien ce qu'il pourrait me dire... Cette question me trotte dans l'esprit. Je n'arrive pas à penser à autre chose. Mais je finis tant bien que mal à m'endormir, mes rêve tournés vers le beau brun.

Tut tut tut tut...

- Zzzzz...

Tut tut tut tut...

- Mmhh...

Tut tut tut tut...

A tâtons, j'éteins mon réveil, m'assois sur mon lit et me frotte les yeux. Évidemment, quand on s'endort à 4h du matin, on peut pas vraiment être frais le lendemain... Je me lève enfin et descend à la cuisine. Mon père lit son journal comme tous les matins et il lance son habituel :

- Salut mon fils ! Bien dormi ?

- Hm...

- Et ben, tu dormais bien hier quand je suis monté te dire qu'on mangeait ! Je suis allé te secouer un peu mais t'as pas bougé et tu es resté endormi. Alors je n'ai pas insisté.

- Hm...

- T'as l'air fatigué, t'es sûr que ça va ?

- Hm...

- Je suis censé prendre ça pour un oui ou pour un non ?

- ... Pour un oui.

- Ah,tu me rassures !

- Hm...

- Mais t'as que ça à la bouche aujourd'hui !

Je ne réponds pas. Je n'ai pas envie de me disputer avec mon père pour qu'il ramène une fois de plus sur le tapis que l'on pourrait nous prendre pour deux étrangers vivant dans la même maison. Je finis toujours pas monter dans ma chambre, furax, et de claquer la porte de toutes mes forces. Je fais donc comme ci de rien n'était, avale mon petit déjeuner le plus vite possible et remonte dans ma chambre en quatrième vitesse. Je me laisse tomber sur mon lit, pensif. Hey c'est vrai ! C'est aujourd'hui que Sasuke veut me parler ! Mon morale remonte en flèche à cette idée et j'oublie vite ma situation délicate avec mon père en ce moment. Motivé comme jamais, je fonce dans la salle de bain. 20mn plus tard, je ressort, prêt à partir. J'ai mis plus de temps que d'habitude mais je tiens à être parfait pour cette entrevue avec Sasuke. Woulà ! Si j'me magne pas j'vais rater mon bus moi ! Je dévale les escaliers manquant de peu de m'étaler et lace mes converses le plus vite possible. Putain mais quelle idée de mettre des converses quand on est pressé ? J'enfile mon manteau, attrape mon sac et lance :

- J'y vais ! Salut !

Je claque la porte et part en courant. J'arrive à l'arrêt de bus tout rouge, la respiration saccadée. Mais au moins je n'ai pas raté mon bus. Je m'assois sur le banc pour reprendre mon souffle mais à j'ai à peine le temps de souffler que le bus arrive. Je grimpe à l'intérieur et trouve même une place assise libre. Je m'y installe et écoute mon I-pod. Je ne m'en sépare jamais. La musique, c'est ma vie. Elle m'aide à m'évader du quotidien. Je tombe enfin sur Gives You Hell des All-American Rejects. Je l'adore. Je pars dans mes pensées. Et elles se tournent automatiquement vers Sasuke. Plus le moment approche, plus un sentiment d'excitation et de crainte grandit en moi. Mais une question me vient à l'esprit : Comment il a eu mon numéro ? ça devient une habitude là ! D'abord Sakura pis après lui ! Je croyais qu'un portable c'était personel... Tss, tu parles ! Hey ! Mais c'est p't-être Sakura qui lui a donné ! Bon de toute façon, c'est pas la question ! Tout ce qui compte c'est ce qui va m'dire ! Je passe le reste du trajet à penser à cette histoire. Et j'arrive enfin devant le lycée. Pas de Sasuke à l'horizon. Je suis déçu. Je me dirige alors à contre-coeur vers Neiji, Temari et Gaara. Quand Temari m'aperçoit, elle lance d'une voix enjouée :

- Hey Naruto ! Comment ça va ?

- Oh... Euh... Bien merci . Et toi ?

- Ah, moi j'ai la patate !

- Pour changer... répond Neiji d'une voix froide et cassante.

- Ben quoi ? J'ai l'droit d'être hyperactive si j'ai envie ! Et en plus ce soir c'est le week-end ! Allez, Neiji et Gaara faites moi un beau smile !

- Tss... se contenta de marmonner Neiji.

Gaara, lui, se contente de la regarder d'un air las et de détourner les yeux dès qu'il m'aperçoit. Je le trouve très bizarre. Je ne sais pas si c'est que avec moi ou pas mais il reste toujours froid et distant. Un peu comme Sasuke... Oh ! Sasuke ! J'avais presque oublié ! Je regarde un peu partout autour de moi avec l'espoir de l'apercevoir mais Temari me coupe :

- Euh... Naruto qu'est-ce que tu fous ?

Je pose mon regard sur elle et le rouge me monte aux joues. Je réussi à bafouiller :

- Oh... Rien... J-Je regardais si Hinata arrivait.

- Ah ! Tu l'aimes bien Hinata hein ? répond-t-elle avec une pointe d'ironie dans la voix.

- Hein ? M-Mais qu'est-ce que tu veux dire ?

- Oh allez ! En plus t'as pas de mauvais goûts, elle est plutôt jolie !

- Quoi ? M-Mais n'importe quoi ! Ce... C'est une amie !

- Roh ! Mais arrêtes ! ça se voit !

Je regarde Neiji et Gaara espérant qu'il m'apporteraient de l'aide mais tout les deux affiche un sourire moqueur. Je perds mes moyens. Je sens mes joues s'empourprer de plus belle et mes jambes sont comme du coton. Je m'apprêtais à partir en courant lorsque quelqu'un me saisit le poignet. Je fais volte-face et me retrouve devant Sasuke. Il m'adresse un petit sourire et me lance :

- Viens, il faut que je te parle.

- D'ac.

Il m'entraîne à l'écart. Je lance un dernier regard vers Temari, Gaara et Neiji. Temari lance d'une voix assez forte pour que je l'entende :

- Sauvé par le gong hein Naruto ?

Je me retourne violemment et emboîte le pas de Sasuke. Aucun de nous deux ne prononce un mot. Puis, il s'arrête enfin, dans un coin reculé de la cour, protégé par un arbre. Il me lâche la main et se retourne pour me faire face :

- Naruton tu as reçu mon texto ?

Mon cœur s'accélère et j'acquiesce d'un bref mouvement de tête. J'ai l'impression que mon cerveau est embrumé . Mes jambes sont de coton, j'ai des sueurs froides. Mais malgré tout, je lève la tête pour le regarder dans les yeux. Je me surprends moi-même ! Je ne pensais pas avoir assez l'audace. Sasuke soutient mon regard quelques secondes puis détourne les yeux. Il reprend la parole :

- Naruto, je suis vraiment désolé pour hier. Je ne voulais pas que tu tombes dans les pommes. C'était... Une blague. De très mauvais goût, je te l'admets. Je ne sais pas ce qu'il m'as prit. Je ne sais pas, j'ai eu une forte envie de dire ça, sans aucune raison particulière. J'en suis profondément désolé. Pour ce qui est du moyen par lequel j'ai obtenu ton numéro, il est simplement tombé de la trousse de Sakura hier soir, alors j'en ai profité. Et d'ailleurs, comment ça se fait qu'elle ait ton numéro ? Vous avez déjà envoyé des sms ? Vous êtes proches ? Je croyais t'avoir entendu dire hier que tu ne l'aimais pas non plus ?

Pris de court pas toutes ces questions, je le regarde avec les yeux écarquillés.

- ça va Naruto ?

Essayant tant bien que mal de reprendre mes esprits, je réponds :

- Oui.

- Et... Alors ? dit-il avec une pointe d'impatience dans la voix.

- Je rêve ou tu t'inquiète pour moi ?

Je n'avais pas pu m'en empêcher. C'est comme si les mots avaient glissés tout seul hors de ma bouche. Mais maintenant que je l'avais posée, cette question, j'attends la réponse . Il semble un peu déstabilisé. Mais quand il me répond c'est de sa voix grave habituelle et sans aucune hésitation :

- Oui.

- Alors t'as vraiment eu peur pour moi hier ?

- Parce que toit t'aurais pas peur si tu voyais un de tes amis faire un malaise devant toi ?

- Pas faux.

Il laisse échapper un petit rire. Je le regarde sans comprendre. Son hilarité redouble d'intensité.

- What the fuck ?

Essayant de retrouver son calme, il réussit à articuler :

- Mais si tu voyais ta tête ! On croirait que tu viens d'encaisser une droite !

- Et c'est pour ça que t'es plié en deux ?

- Il faut croire, lâcha-t-il avant de se remettre à rire de plus belle.

Je reste là, planté comme un piquet à le regarder rire. Mais je n'ai pas à me plaindre. Le voir rire me procure une étrange sensation de bonheur, que tout va bien sur terre que que je ne souffrirai plus jamais. Quand il s'arrête quelques instants plus tard, je suis très frustré. J'ai même de grandes difficultés à ne pas le faire paraître. Mais je lance d'une voix que j'essaye de rendre détachée :

- Et alors... C'est tout ce que tu voulais me dire ?

- Non. J'ai autre chose à te dire. En fait...