Projet Réléna

Trotski commence à s'activer

et

la bande découvre la vérité!

Nouvelle base secrète de Trotski, L1, 9h du matin:

-Mr, vous m'avez fait demander?

-oui. Fit Trotski. J'aimerai savoir où vous en êtes, vous et vos ingénieurs.

-hé bien...nous avons commencé de mettre au point le vaisseau depuis peu...et...

-ET QUOI? Hurla Trotski, à bout de nerfs en donnant un coup de poing à son pauvre bureau qui n'avait rien fait.

-nous sommes hélas très loin de la finition...

Il déglutit en voyant le visage de son supérieur. Ce dernier se leva de son siège, se posta devant l'ingénieur, et l'attrapa par le col:

-JE VOUS PREVIENS, JE VEUX DES RESULTATS, ET VITE, JE SUIS PRESSE. MR KUSHRENADA S'EST RENFLOUE DE PLUSIEURS MATERIAUX DIFFERENTS ET EN GRANDE QUANTITE. J'AI MOI-MÊME FAIT DES RECHERCHES ET JE SUIS CASIMENT SÛR QU'IL EST EN TRAIN DE METTRE UN VAISSEAU TRES PUISSANT AU POINT.

Il se mit à secouer l'homme en continuant de hurler:

-ILS VONT FINIR PAR ÊTRE TROP FORTS POUR NOUS. OZ A TOUJOURS ETE UNE ORGANISATION MILITAIRE SECRETE POUR NOUS MAIS DEPUIS UN MOMENT, J'AVAIS REMARQUE QU'ELLE CHERCHAIT A SE DEBARRASSER DE NOUS POUR PRENDRE LE POUVOIR A NOTRE PLACE. TREIZE ET ZECHS COMMENCAIENT A AGIR BIZARREMENT, ILS ME CACHAIENT BEAUCOUP DE CHOSES. ILS ONT PROFITE QUE JE VEUILLE ME DEBARRASSER DE CETTE MAUDITE RELENA POUR ROMPRE NOTRE ALLIANCE. MAINTENANT, CE QU'ILS VEULENT, C'EST SE DEBARRASSER DE NOUS À L'AIDE DES GUNDAMS POUR NOUS REMPLACER. MAIS J'AI DANS L'IDEE QU'UNE FOIS QU'ILS AURONT REUSSI, ILS VOUDRONT SE DEBARRASSER DE LEURS ALLIES.

-excusez-moi...mais...je ne comprends pas...

Trotski le relâcha et l'homme se massa le coup:

-je veux que vous terminiez ce vaisseau le plus vite possible. Il est hors de question qu'ils me doublent. Vous avez un mois! Si il n'est pas terminé dans les délais, alors votre tête ornera mon bureau. C'est clair?

L'homme déglutit encore plus en pensant qu'on risquait de lui couper la tête et répondit:

-très...clair Mr. Le Peacemillion...sera terminé dans les délais...

-bien ! Alors c'est parfait. Fit Trotski en souriant de toutes ses dents. Maintenant, sortez, que je ne vous revoie pas. Je pourrais changer d'avis et vous faire décapiter tout de suite.

L'ingénieur ne se le fit pas dire deux fois et partit en courant. Il rejoignit ses quatre autres collègues et déclara:

-il faut terminé le vaisseau pour dans un mois.

-...avec combien de jours de retard? Demanda un des autres ingénieurs en souriant, croyant que son ami plaisantait.

-aucun! Répondit l'autre.

-et si on ne termine pas à temps? Demanda un autre des ingénieurs.

-alors...vous pourrez dire adieu à ma tête.

Ces quatre amis le regardèrent et une goutte de sueur coula sur leur tempe:

-va vraiment falloir s'activer. Lança un autre des ingénieurs.

Dans la planque des g-boys, 10h du matin:

Heero se réveilla et sentit quelque chose sur lui. Il abaissa les yeux et vit Réléna en train de dormir tranquillement. Elle n'avait pas l'air de vouloir se réveiller. Pire que Duo! Du coup, il lui dit à l'oreille:

-Léna...je ne voudrais pas te déranger dans ton sommeil...mais j'aimerai bien me lever...

-hum...Répondit-elle sans ouvrir les yeux.

-...et je ne peux pas le faire parce que tu me gênes.

-hum hum...

-qu'est-ce que je disais ?! Pire que Duo! Mais bon, au moins, avec lui, je pouvais lui faire regretter de se lever tard. Un bon seau d'eau gelé et il se réveillait en sursaut en hurlant "Hee-chan, pourquoi t'as fait ça?". Si je m'amuse à lui faire la même chose, elle risque de me tuer. Et pas dans le sens figuré. Bon, je retente:

-Léna...qu'est-ce que je vais faire si tu ne me laisses pas descendre? Je vais m'ennuyer moi.

-...tu n'as qu'à rester auprès de moi. Fit-elle en ouvrant grand les yeux.

-j'y crois pas, elle était bien réveillée. Elle m'a berné !

-bon, ben puisque t'es réveillée, on n'a qu'à descendre. Fit Heero.

Réléna le regarda droit dans les yeux et répondit:

-je vois...tu préfères descendre plutôt que rester à mes côtés...mais bon, tant pis, moi qui pensais qu'on serait bien ce matin, rien que tous les deux.

Elle commenca à se lever du lit alors qu'Heero restait bouche bée devant tant d'audace. Elle sous entendait beaucoup de choses en disant ça. Du coup, il la rattrapa par le bras et la ramena à lui:

-tout compte fait, j'ai plus du tout envie de descendre.

-t'es sûr? Fit-elle avec des yeux séducteurs. Tu ne risques pas de t'ennuyer?

-ça, ça va dépendre de toi. Répondit-il avant de l'embrasser.

-bon, je voudrais pas être rabat joie, commença Wufei, mais qu'est-ce qu'Heero et Réléna attendent pour descendre déjeuner?

-ils sont sûrement occupés. Répondit Duo en souriant et en regardant Hilde qui avait compris le sous-entendu.

-occupés à quoi? Demanda bêtement Wufei.

-à la même chose que ce que Sally et toi faisiez cette nuit, dans votre lit. Répondit Dorothy sans lever les yeux de son bol. Wufei faillit s'étouffer avec sa tartine et Sally, toute rouge, essayait de faire croire que ça ne l'avait pas atteinte.

-Dorothy, quand est-ce que tu arrêteras de parler de notre intimité à tout le monde? Demanda Wufei, presque en rogne.

-quand votre chambre sera insonorisée. Répondit Dorothy de la même façon que la première. C'est vrai quoi, ma chambre et celle de Quatre est juste à côté de la vôtre, j'ai même pas eu besoin de me servir de mes dons pour vous entendre et deviner ce que vous faisiez.

Les autres éclatèrent de rire devant les deux têtes rouges comme des tomates de Sally et Wufei. Mais ce dernier, pour se venger, répliqua:

-et vous deux, ça vous arrive jamais?

Il désigna Dorothy et Quatre de la tête. Ils se regardèrent tous les deux et Dorothy fit un signe de tête à Quatre pour qu'ils répondent:

-si si, ça nous arrive même très souvent. Sauf que nous, on fait ça silencieusement pour ne pas déranger les autres pendant leur sommeil.

Les autres éclatèrent à nouveau de rire devant les têtes que lançaient Sally et Wufei:

-ben dis donc Quatoru, t'es devenu bien pervers! Fit Duo en riant.

-que veux tu!? C'est à cause de Dorothy. Elle m'en a appris pas mal, tu sais. Répondit Quatre.

-hé! Fit Dorothy, faussement vexée. Ca n'avait pas l'air de tant te déranger que je sache.

-mais j'ai jamais dit ça. Répondit Quatre en l'embrassant.

-mais au fait, où sont nos chers exterminateurs? Demanda Wufei pour changer de sujet.

-ils sont allés se balader un peu. Répondit Catherine. D'ailleurs, on fait quoi après?

-on aura qu'à aller faire un petit tour dehors. Proposa Trowa. Je ne pense pas qu'on ait de missions aujourd'hui.

-tant mieux. Fit Duo. Hilde, passe moi mon nutella s'il te plait.

-Maxwell! C'est ta dixième tartine, tu devrais stopper un peu, non?

-Wuffie, arrête de faire ton rabat-joie et laisse moi manger tranquillement.

-MON NOM EST WUFEI! W-U-F-E-I! OK?

-t'as qu'à épeler ton nom de famille tant que t'y es. Proposa Dorothy.

-CA VA OUI? Fit Wufei en la regardant de travers.

-oui oui, ça va même très bien. Fit Dorothy en se levant de table. Merci de prendre de mes nouvelles, ça me fait très plaisir, surtout venant de ta part W-U-F-E-I.

Les autres rirent à nouveau et Quatre fit son possible pour retenir Wufei qui voulait sauter à la gorge de sa meuf. Dorothy sortit tranquillement de la pièce, monta les escaliers et arriva devant la porte de chambre de sa soeur et son gendre. Elle frappa trois petits coups et demanda, sans entrer:

-je vous dérange peut-être, mais...il est l'heure de se lever.

-CASSE TOI DOROTHY! Hurla Heero.

-hé! Sois poli Heero ! Je viens juste pour...

-CASSE TOI! Coupa sa sœur.

-ok, ok. Fit-elle, le sourire aux lèvres:

-décidément, il faut retenir une chose chez eux: ne pas les déranger en plein acte, ça les emmerde et après, ils font tout pour vous pourrir la vie.

Elle entra dans sa chambre et s'allongea tranquillement dans son lit. Mais elle se releva une quinzaine de minutes plus tard en entendant une voiture arriver sur le terrain. Elle releva légèrement le rideau et vit Treize et Zechs sortir d'un 4x4:

-mais qu'est-ce qu'ils font déjà là eux ? Ils ont pas dit qu'ils viendraient seulement quand le vaisseau serait terminé ? En plus, ils ne sont même pas accompagnés de leurs deux pots de colle. Hum, ça sent le coup foireux, je ferais peut-être bien de ne pas les perdre de vue. Qui sait, je pourrais peut-être apprendre quelque chose d'intéressant.

Elle descendit les escaliers et vit tout le monde à la porte :

-Zechs ? Treize ? Mais que faites-vous là ? Demanda Wufei.

-nous devons parler aux ingénieurs de toute urgence. Répondit Treize.

Elle remarqua qu'Heero et Réléna étaient déjà descendus. Elle croisa pendant un dixième de seconde le regard de sa sœur. Pas d'hésitation ! Réléna pensait la même chose qu'elle. Quelque chose de louche se passait. Réléna lui fit un signe de la tête et s'éloigna du couloir, ce qui signifiait que Dorothy devait la rejoindre. Elles se retrouvèrent toutes les deux dans la salle d'entraînement :

-alors ? Fit Réléna sans se retourner.

-je sens le coup foireux. Répondit Dorothy.

Réléna se retourna et regarda sa sœur dans les yeux :

-comme moi. Ces deux types cachent quelque chose. Je le sens, je le sais. Il ne faut pas les perdre de vue. On pourra sûrement en savoir plus si on les suit.

-ok.

Elles retournèrent voir les autres et remarquèrent que les deux hommes n'étaient déjà plus là :

-Heero ? Où sont Treize et Zechs ?

-ils sont descendus au sous sols voir les mads. Pourquoi cette question ?

-pour rien, pour rien. Bon, on va vous laisser, on doit aller vérifier un truc avec Dorothy.

-que…

Mais avant qu'Heero n'est pu terminé sa phrase, elles avaient toutes les deux disparu.

-ben, pourquoi elles sont parties aussi précipitamment ? Demanda Duo.

-quelque chose de grave doit se tramer. Répondit Heero. Réléna ne réagit comme ça que quand il se passe quelque chose de louche..

-et c'est pareil pour Dorothy. Ajouta Quatre en se rapprochant des deux mecs.

-et vous comptez les laisser partir comme ça ? Demanda Duo.

-oui, il vaut mieux éviter de se mêler de leurs affaires pour le moment. Répondit Quatre. Si elles veulent nous en parler, elles le feront de leur propre gré. Mais il ne faut pas les forcer, sinon, c'est comme si on les soumettait à un interrogatoire. Et elles détestent ça, ça leur refait penser à leur séjour dans le labo de Trotski.

Quatre regarda Heero qui acquiesça. Il avait raison. Surtout, ne pas brusquer les choses, elles pourraient tout détruire.

Réléna et Dorothy étaient maintenant dans les sous sols et se déplaçaient rapidement. Au bout d'un moment, elles virent les deux hommes qu'elles cherchaient arpenter les couloirs. Ils cherchaient toujours les mads. C'est que ces sous sols étaient immenses.

CRAC !

Dorothy venait de marcher sur un bout de verre qui traînait. Quelqu'un avait bu une bière et avait dû briser la bouteille en verre en la lançant au sol.

-J et ses sales habitudes !Pensa Réléna.

Les deux hommes s'étaient aussitôt retournés mais ne virent que le fond du couloir. Dorothy et Réléna avaient juste eu le temps de sauter au plafond. Grâce à leurs dons, elles arrivaient à tenir dessus grâce à leurs doigts. Quand elles le souhaitaient, des sortes de mini pics, invisibles à l'œil nu, sortaient de leurs doigts et grâce à cela, elles pouvaient grimper aux murs sans accroches (comme spider man si vous voyez ce que je veux dire). Elles continuèrent leur chemin ainsi, en se retenant de rire. En effet, Milliardo se retournait à chaque fois, l'air méfiant. Mais elles étaient au dessus de lui. Il aurait suffi qu'il lève la tête au plafond pour s'en apercevoir :

-je sens qu'on est suivi.

-allons Milliardo ! Cesse de croire que tout le monde nous espionne. Ces jeunes sont restés bien sagement en haut, ils ne se doutent de rien.

Dorothy et Réléna, tête en bas, se regardèrent bizarrement. Elles avaient vu juste, ça sentait le coup foireux.

-oui, tu as raison. Pardonne moi. Des fois, j'ai l'impression d'être parano. Se défendit Milliardo.

-ce n'est rien. Le plus important à présent, c'est que ces ingénieurs continuent à nous aider. Il me semble qu'ils ont compris ce que nous comptions faire. Cet ingénieur, J, a refusé que l'on vienne les chercher avec le vaisseau une fois qu'on l'aura terminé. Ca ne peut vouloir dire que ça. Ils ont compris et maintenant, ils refusent toutes alliances avec nous. Mais je crois que les jeunes n'étaient pas au courant, vu l'accueil chaleureux dont nous avons eu le droit. C'est déjà une bonne chose que nous ayons pu entrer. Déclara Treize. Il faut convaincre ces ingénieurs de continuer à nous aider, surtout J. J'ai remarqué que c'était lui le meneur de tout ce petit monde.

-qu'est-ce qu'il veut à papi J ce type ? Il veut que je lui fasse la peau ? Pensa Réléna.

Dorothy devait penser la même chose, vu la colère qui émanait d'elle. Elles se regardèrent à nouveau. Leurs yeux commençaient à changer de couleur : ils devenaient noirs comme les ténèbres. Les deux hommes continuèrent leur chemin et les deux filles en firent autant. Ils stoppèrent soudain devant une salle qui était fermée par deux portes en fer. Ils poussèrent les portes et tombèrent sur les cinq mads en plein travail. J stoppa le premier en ayant un flacon dans une main et un autre dans l'autre main. Sous la surprise, il les lâcha et les deux tubes s'éclatèrent sur le sol carrelé :

CRAAAAAAAACCCCC !

-QUE FAITES VOUS ICI ? Hurla J.

-du calme, nous ne sommes pas armés. Répondit Treize.

-allez vous en ! Ordonna G. Vous n'êtes tous les deux que des crapules.

-nous pensions que vous aviez compris que notre alliance était rompue. Continua H.

-hé bien, en fait, nous sommes venus nous expliquer. Répondit Milliardo.

-nous ne voulons rien entendre. Fit J. Vous comptez vous servir de nos élèves pour vous débarrasser de l'Alliance.

-oui, c'est exact ! Fit Treize. Où est le problème ? C'est ce que vous désirez aussi, non ?

-vous êtes malin, très malin Mr Kushrénada. Mais vous savez très bien que nous avons tout deviné. Fit G.

-c'est-à-dire ? Demanda Milliardo.

-vous comptez vous débarrasser de l'Alliance pour prendre sa place. Répondit J.

Réléna et Dorothy n'en crurent pas leurs oreilles. Alors comme ça, ces deux scélérats voulaient se servir des g-boys pour s'approprier le pouvoir. Jamais de la vie !

-mais enfin Dr J, si personne ne prend le pouvoir, les colonies seront démunies. Et puis, ce ne sera que pour un temps. Assura Treize. De toute façon, vous n'avez pas le choix. Pour vous débarrasser de Trotski, vous avez besoin de notre aide. Vous avez besoin d'hommes et d'armures mobiles. Et nous sommes les seuls capables de vous en procurer en assez grosse quantité.

J baissa la tête. Il n'avait pas confiance en ces deux hommes, pas plus qu'en Trotski. Mais ils avaient raison. Ils étaient leurs seuls alliés capables de les aider pour cette guerre. Il releva la tête dignement et répondit :

-très bien ! Nous gardons notre alliance. Mais seulement pour un temps.

-c'est déjà ça. Fit Milliardo. Merci.

Ils se retournèrent et s'en allèrent. Une fois qu'ils entendirent la porte du premier étage claquer, J déclara :

-Réléna, Dorothy, sortez de votre cachette !

Les deux filles se regardèrent, à deux doigts d'éclater de rire. Depuis quand J savait qu'elles étaient là ? Mais leur fureur était toujours présente. Elles sautèrent à terre et de retrouvèrent devant les cinq autres mads :

-j'imagine que vous avez tout entendu. Fit J.

-oui papi. Répondit Dorothy.

-ceci doit rester entre nous, il ne faut surtout pas que nos élèves ou qui que soit d'autres soient au courant. Sinon, ils refuseront de se battre pour eux. Vous comprenez ? Il ne faut pas leur dire la vérité.

Il vit leurs yeux commencer à reprendre leur couleur d'origine et elles répondirent d'une même voix :

-ok.

-merci beaucoup. Fit G, soulagé. Nous avons vraiment besoin de leur aide pour en finir avec cette guerre, même s'ils doivent prendre le pouvoir.

-ne vous en faites pas pour ça. Une fois qu'il n'y aura plus de Trotski, on se chargera nous même de leur cas. Assura Réléna.

-je n'en doute pas un seul instant. Répondit J en souriant de toutes ses dents.

Les deux filles remontèrent à l'étage sans se faire voir et trouvèrent les deux hommes attablés à la table du salon, discutant tranquillement avec les autres. Elles les rejoignirent et se postèrent devant eux, debout :

-ah, les filles ! Vous voilà enfin. Fit Quatre en allant enserrer la taille de Dorothy.

-où étiez-vous ? Demanda Heero en faisant de même avec Réléna.

-oh, nulle part. Répondit Dorothy.

-en fait, on a senti des ondes néfastes. Ajouta Réléna en regardant Treize et Milliardo.

Les deux concernés furent mal à l'aise, mais comprirent que les deux filles avaient tout entendu de la conversation avec les cinq ingénieurs. Milliardo avait vu juste, quelqu'un les avait suivi dans les sous sols.

Personne n'osa rien dire et Dorothy ajouta :

-je dirai même plus, on a senti le traître à plein nez.

Tout le monde regarda les deux jeunes filles :

-ça veut dire quoi ? Demanda Duo.

-ça veut dire que vous êtes tous aveugles. Répondit Réléna. Tu viens Dorothy, l'odeur des traîtres me donne envie de vomir.

-ouais, j'arrive.

Elles sortirent toutes les deux dehors pour se détendre un peu. Les autres commençaient à douter de leurs deux invités :

-qu'est-ce qu'elles ont voulu dire ? Demanda Wufei.

-ne nous cachez rien, ça pourrait mal se terminer. Ajouta Trowa en croisant les bras sur sa poitrine.

-mais enfin…nous n'en avons aucune idée. Se défendit Treize.

-ouais, c'est ça ! Lança Mike.

Treize et Milliardo se relevèrent et Treize déclara :

-nous allons vous laisser, le devoir nous appelle.

Ils n'en dirent pas plus et s'en allèrent sans leur jeter un seul regard. Ils ouvrirent la porte de sortie et se dirigèrent vers leur 4x4 quand une voix les intercepta :

-hé bien hé bien, vous leur cachez quelque chose de gros.

-Réléna, comment allez vous ? Demanda Milliardo, tout sourire, pour changer de conversation.

-…

Réléna ne répondit pas et enchaîna :

-je me demande ce qu'ils feront une fois qu'ils seront au courant de vos véritables intentions.

-il ne fallait pas croire que nous combattions Trotski seulement pour libérer les colonies. Il y avait forcément quelque chose à la clé. Répondit Treize.

-ben voyons ! Fit Dorothy. Un geste de bonne foi de temps en temps, ça ne fait pas de mal.

-vous comptez le leur dire ? Demanda Milliardo en regardant Réléna droit dans les yeux.

-non, papi J nous l'a interdit. On ne va pas lui désobéir. Par contre…

-par contre quoi ? Demanda Milliardo en voyant qu'elle ne terminait pas sa phrase.

-il ne nous a pas interdit de nous débarrasser de vous quand Trotski sera HS.

Milliardo et Treize se regardèrent soudain et on pu remarquer une goutte de sueur couler de leur front jusqu'à leur joue :

-vous comptez nous tuer ? Demanda Milliardo.

-…

-…

Les filles ne répondirent pas et se retournèrent pour rentrer à l'intérieur de leur planque. Mais avant de fermer la porte, Réléna lança :

-je ne connais presque rien à ce monde. La plupart des choses que je connais, je les ai lues dans des livres. Et si je sais bien une chose, c'est que la dictature est la pire forme des politiques qui existe. Obliger une personne à obéir est inadmissible. Vous, héritier des Peacecraft, vous devriez savoir ça. Il me semble que votre famille a passé sa vie à défendre la paix, surtout dans les colonies. S'il faut que je me débarrasse de vous pour que cette paix ait lieu, alors je n'hésiterai pas.

Et elle referma la porte aussitôt. Milliardo repensa à ce qu'elle venait de dire sur sa famille mais se mit une claque mentale. Sa famille était morte à cause de cette paix qu'elle avait voulu faire régner justement. Alors désormais, il n'y aurait plus de paix. Sank aidera OZ à prendre le pouvoir et ils dirigeront les colonies de façon à ce qu'il n'y ait plus de combats, par la force si nécessaire. Il monta dans le 4x4, suivi de Treize, puis ils s'en allèrent.

Les filles retournèrent voir les autres :

-alors, qu'est-ce qui se passe ? Demanda Catherine.

Réléna et Dorothy allèrent s'installer sur un des sofas mais ne répondirent pas. Elles allèrent même jusqu'à changer de sujet :

-il fait beau, vous ne trouvez pas ? Si on allait se balader un peu ? Proposa Dorothy.

-Dorothy, ne change pas de sujet. On vous a posé une question, on aimerait une réponse. Fit Wufei sans ciller.

-tu veux une réponse ? Très bien ! Répondit Réléna. Nous avons discuté avec les mads. Et c'est la seule réponse que tu obtiendras de moi.

-mais…Commença Duo, mph…

Heero lui avait mis la mais sur la bouche pour qu'il se taise :

-si elles ne veulent rien dire, elles ne diront rien. Pas la peine d'essayer de les forcer à parler. Fit Heero. Elles sont plus coriaces que tu ne le penses. Et elles pourraient te tuer si tu insistes trop. Je ne plaisante pas quand je dis ça Duo, je suis très sérieux.

Duo, qui ne pu s'empêcher une remarque à cette dernière phrase, lança :

-hé ben dis donc, qu'est-ce que ça doit être au lit. Si je comprends bien, t'as pas intérêt à la décevoir.

Bien sûr, Duo avait chuchoté ça dans l'oreille d'Heero mais Réléna répliqua :

-tu peux pas savoir Duo.

Duo resta la bouche grande ouverte, trop surpris :

-tu…tu m'as entendu ?

Réléna acquiesça de la tête :

-tu pourrais pas, de temps en temps, éviter d'écouter… (Duo cherchait son mot)…d'écouter aux portes ?

-c'est pas de ma faute si t'es pas silencieux. Se défendit Réléna en se levant du sofa et en sortant de la salle.

Dorothy fit de même. Elle était sûre que si elle ne la suivait pas, elle se ferait harceler de questions. Elles montèrent sur le toit, comme à leur habitude, et commencèrent leur discussion :

-tu crois que c'est bien d'avoir sous-entendu devant tout le monde que y'avait des traîtres ? Demanda Dorothy. J nous a dit de ne pas dire la vérité aux autres.

-exact ! Il nous a demandé de ne pas dire la vérité, mais il ne nous a pas interdit de sous-entendre les choses. Répondit Réléna en souriant.

-il va nous tuer si il le sait.

-ben, c'est papi J. Il nous engueule tout le temps de toute façon. Une fois de plus, ça changera quoi ?

Elles se mirent à rire.

-vous croyez qu'elles disaient la vérité tout à l'heure ? Demanda Catherine.

-elles ne mentent jamais ! Répondit Mark. Trotski s'est débrouillé pour qu'elles racontent toujours la vérité.

-elles ont désigné Merquise et Kushrénada de la tête quand elles ont dit « traîtres ». Ajouta June.

-ça signifie donc qu'ils ne sont pas dans notre camp. Lâcha Duo.

-peut-être que si. Fit Heero.

-PARDON !? Firent les autres.

-qu'est-ce que tu veux dire ? Demanda Hilde.

- je veux dire qu'ils sont ENCORE dans notre camp.

Il insista bien sur le mot « encore » et les autres comprirent :

-ils vont nous trahir. Fit Trowa.

-allons demander aux mads. Proposa Quatre.

Ils descendirent tous en courant dans les sous sols. Le bruit qu'ils firent alerta les mads qui sortirent de leur salle :

-qu'est-ce que vous faîtes tous ici ? Demanda S.

-pourvu que les filles n'aient rien dit ! Pensa J.

-on a une question à vous poser. Répondit Wufei.

-alors posez la. Affirma O.

-Merquise et Kushrénada seront dans notre camp encore combien de temps ? Demanda Trowa.

C'était exactement la question qu'il fallait poser :

-Réléna et Dorothy vous ont raconté ? Demanda J.

-non, pas du tout. Elles ont juste affirmé qu'il y avait des traîtres en regardant Zechs et Treize. Répondit Quatre.

-les malignes ! Je ne vais rien pouvoir leur dire, elles n'ont rien raconté, elles ont juste sous entendu. Pensa J.

-répondez à notre question maintenant ! Ordonna Wufei. Ils seront dans notre camp encore combien de temps ?

-aucune idée. Répondit G. Cela va dépendre de quand nous nous débarrasserons de Trotski.

G avait répondu à la question en sous entendant la vérité mais les autres n'avaient pas l'air d'avoir compris :

-et si nous refusons de nous battre pour eux? Demanda Duo.

-alors nous prendrons d'autres élèves pour piloter les gundams. Répondit tout simplement J. Pour le moment, nous avons encore besoin de leur aide.

-vous ne pouvez pas prendre d'autres élèves maintenant, vous bluffez ! Fit Duo. Il vous a fallu des années pour nous former.

-et vous n'êtes pas les seuls à avoir été formés. Ajouta G.

-pardon ? Demanda Heero.

-en réalité, vous êtes bien plus. Mais il nous est impossible de vous donner le nombre d'élèves qui ont été éduqués comme vous, ils sont très nombreux. En fait, les chefs des mouvements de résistances des colonies nous ont recrutés nous et d'autres scientifiques. Chaque scientifique a formé un élève. Mais c'est vous qui avez été choisi car vous étiez les meilleurs. Mais si vous partiez, cela ne nous dérangerait pas. Les nouvelles recrues seraient moins fortes mais très opérationnelles quand même. Mais vous savez que si vous partez, vous allez le regretter, simplement parce que vous ferez vivre ce que vous vivez à d'autres. Et nous savons pertinemment que vous ne le souhaitez pas.

Les cinq pilotes serrèrent les poings, non pas parce qu'ils avaient envie de les frapper mais tout simplement parce qu'ils savaient que leurs profs avaient raison. Heero commença à partir le premier, puis les autres le suivirent. Une fois que les mads furent sûr qu'ils étaient tous partis, J hurla :

-DOROTHY ! RELENA ! JE SAIS QUE VOUS NOUS ENTENDEZ ALORS VENEZ ICI IMMEDIATEMENT OU JE VIENS VOUS CHERCHER.

Les filles arrivèrent en moins de deux et se placèrent devant lui en souriant :

-holà papi J, t'as l'air en colère.

-il suffit Réléna ! Je ne suis pas là pour plaisanter. Vous rendez-vous compte de ce que vous avez fait ?

-ben, on a fait pleins de choses. Fit Dorothy en souriant bêtement. On ne se souvient pas de tout, et puis…

Les regards blasés que les mads lui lancèrent la firent taire. Mais elle se retint de rire, par respect.

-je disais donc que c'est inadmissible ce que vous avez fait. Vous deviez garder le silence.

-non papi J, tu as dit qu'on ne devait pas dire la vérité. Tu ne nous as pas interdit de sous entendre.

-malignes va ! Fit G.

-On ne vous en veut pas. Ils ne savent toujours pas. Mais au moins, ils se méfieront un peu plus d'eux. Ajouta H.

Les deux filles sourirent mais Dorothy déclara :

-j'imagine que vous ne nous avez pas appelé seulement pour ça .

-c'est exact ! Répondit O.

-nous avons une mission pour vous ! Fit J.

-une mission ?! Fit Réléna, ébahie.

-nous voudrions que vous vous rendiez à Sank et que vous rameniez les copies des plans du Tallgeese 2. Nous savons, de source sûre, que ce Peacecraft le fait construire pour s'en servir contre nous une fois que Trotski sera hors jeu. Aussi, il serait important que nous sachions à quoi nous attendre. Ca aiderait beaucoup nos élèves de savoir quelle puissance aura l'ennemi. Alors, vous acceptez ?

Les deux sœurs se regardèrent et sourirent de toutes leurs dents :

-dois-je prendre ces sourires pour un « oui » ? Demanda J.

Réléna répondit :

-comme le dirait Heero, mission acceptée !

Ils rirent tous et Dorothy demanda :

-quand partons nous ?

-ce soir même. Vous allez mettre plusieurs jours à atteindre le royaume. Vous partez à pied. En chemin, vous prendrez un bateau. La route est indiquée sur cette carte.

Il lui tendit une feuille enroulée. Réléna la déroula pour la regarder, puis elles firent :

-OK, pas de problème.

-ah oui, et pas un mot aux autres. Fit G.

-OK.

J leur tendit une liasse de billets et déclara :

-c'est pour subsister .

-houa, papi J, t'es riche ? Demanda Dorothy.

-non, c'est de l'argent qui a été volé à l'Alliance en cachette. Ils ne le savent même pas.

-ah, ok. Alors profitons en ! Fit Réléna tout sourire.

-je ne vous donne pas d'arme, vous en trouverez sûrement en chemin. Ajouta J, mystérieux.

Les deux sœurs le regardèrent bizarrement, mais laissèrent tomber, il ne leur en dirait pas plus.

-encore une chose ! Ajouta J. Ne vous faites pas trop remarquer tant que vous n'avez pas atteint Sank. Faites vous discrètes ! Mais une fois arrivées au château, faites le plus de dégâts possible, ça leur apprendra à se moquer de nous ainsi. Mais ne vous faites pas reconnaître.

Les deux filles sourirent pour lui répondre :

-bon, on vous laisse, on va faire nos bagages.

Elles montèrent préparer leurs affaires dans leurs chambres mais les garçons y étaient déjà.

Chambre d'Heero et Réléna :

Réléna sortit un sac de sous son lit et le posa ensuite sur le lit. Elle ouvrit l'armoire et Heero demanda :

-tu fais quoi ?

-je fais mon sac, ça se voit pas ?

Heero détestait quand elle s'amusait à le casser comme ça :

-pourquoi tu fais ton sac ?

-mission.

-QUOI ?

-mission. Répéta Réléna, tout en mettant quelques affaires dans son sac.

-mais…quelle mission ?

-c'est top secret ! Fit Réléna en mettant son doigt devant sa bouche.

Heero, fou de rage, sortit de la chambre en claquant de la porte et se rendit dans les sous sols. D'en bas, Réléna entendit :

-c'est quoi ce bins ? Pourquoi Réléna part seule en mission ?

-elle ne part pas seule, Dorothy l'accompagne. Fit J.

-il est hors de question qu'elle parte en mission. Envoyez-y moi à sa place.

-si j'ai choisi ces deux filles, c'est justement pour qu'aucun d'entre vous n'y aille. Quant à Réléna, elle a accepté de son plein gré. Nous ne l'avons pas forcé. Ca se voyait à son sourire qu'elle voulait participer un peu.

-QUOI ?

-tu as très bien compris Heero. Et puis, elle est libre, elle fait ce qu'elle veut. Maintenant, sors d'ici, tu nous déranges. Trancha J.

Heero fit claquer la porte en sortant et se dirigea de nouveau en direction de sa chambre. Réléna, qui avait tout entendu grâce à son don, se retenait de rire. Mais elle savait qu'elle allait passer un mauvais quart d'heure. Heero n'en resterait pas là. Une fois qu'il entra dans la chambre, Réléna fit comme ci il n'était pas là et continua ce qu'elle faisait. Pour montrer qu'il était là, Heero poussa la porte avec force. Réléna lui jeta un rapide coup d'œil, mais rien de plus. Du coup, fou de rage, il se plaça devant elle et attrapa ses mains quand elle les sortit du sac. Elle le regarda dans les yeux et il déclara :

-je t'interdis d'y aller !

-tu m'interdis ? Non mais je rêve, je suis en plein délire. Toi ? M'interdire de faire quelque chose ?

Heero commença à s'inquiéter en voyant ses yeux devenir noir :

-je t'empêcherai d'y aller.

-et tu comptes t'y prendre comment ? En me frappant ?

Heero la lâcha et s'assit sur le lit :

-je ne te lèverai jamais la main dessus.

-heureusement pour toi d'ailleurs. Ajouta Réléna ironiquement.

-mais je refuse que tu partes.

-et pourquoi ?

-parce que…c'est bien trop dangereux.

Réléna éclata de rire et répondit :

-tu veux dire, dangereux pour toi. Pas pour moi, ni pour Dorothy, et Quatre à l'air d'être bien plus compréhensif que toi à ce que j'arrive à entendre.

Et en effet, dans la chambre de Quatre et Dorothy :

-… si je ne peux pas t'empêcher d'y aller, alors sois prudente, d'accord. Reviens en un seul morceau.

-t'inquiète ! Fit Dorothy en souriant. Je suis avec ma sœur, à nous deux, on est encore plus fortes.

-je n'en doute pas un seul instant. Fit Quatre en approchant ses lèvres des siennes.

Retour dans la chambre d'Heero et Réléna :

-mais moi, je ne suis pas Quatre.

-et c'est bien dommage. Trancha Réléna en attrapant son sac et en sortant de la pièce.

Elle détestait qu'on lui dicte sa conduite. Trotski l'avait assez fait avant. Elle se souvenait encore du jour où, quand elle avait refusé de faire ce qu'on lui demandait, Trotski avait déboulé dans la pièce, avait pris une des petites barres de fer chauffée pour les expériences, et l'avait planté dans le ventre de Réléna. A ce moment là, elle avait l'apparence d'une petite fille de six ans et ça lui avait fait très mal vu que sa consistance n'avait pas atteint les 100%. Le sang coulait à flot et Sally avait déboulé aussitôt et l'avait emmenée aux urgences. Si un jour, un seul autre homme s'amusait à jouer à ce jeu avec elle, elle le tuerait sans hésitation.

Dorothy sortit de sa chambre, accompagnée de Quatre :

-il l'a prit comment ? Demanda Quatre.

-pas comme toi hélas. Répondit Réléna. Mais bon, tant pis, personne ne dirige ma vie, je fais ce que je veux ou je veux et quand je veux.

-vraiment ? Fit Quatre, dubitatif.

-telle est ma devise ! Répondit Réléna. Et personne ne me changera, pas même lui.

Elle descendit, suivi des deux autres. Quand la bande vit les filles avec leur sac, elle se précipita vers elles :

-ben, vous allez où ? Demanda Catherine.

-mission. Répondit Dorothy.

Elles posèrent leurs affaires dans le couloir et se dirigèrent vers la cuisine :

-mais avant, on veut manger. Fit Réléna en souriant.

Les autres suivirent, en posant quelques questions du genre « quelle mission ? », « ça consiste en quoi ? », « pourquoi vous deux ? », mais à chaque fois, la réponse était « secret ! ».

Heero les rejoignit à la cuisine et s'installa en face de Réléna. A la tête qu'il affichait, il n'avait pas changé d'avis. Les mads entrèrent à leur tour, et une fois installés, J demanda :

-alors ? Vous n'avez rien dit cette fois ?

-non papi J. Répondit Réléna. Cette fois, tu as dit « pas un mot », du coup, on a pas pu faire de sous entendus.

-bien, mais je vois que tout le monde a accepté. Fit-il.

-non, pas tout le monde ! Je ne suis toujours pas d'accord moi. Fit Heero.

-et on s'en fiche. Trancha Réléna.

Les autres se retinrent de rire en voyant la tête d'Heero. Décidément, même depuis qu'ils avaient renoué, ils s'envoyaient toujours des vannes dès qu'ils le pouvaient. Heero ajouta :

-comme d'hab. T'en as rien à foutre de ce que je dis. Y'a que toi qui compte.

-exactement ! Fit Réléna en continuant de manger tranquillement. Mais ma sœur est celle qui compte le plus avant moi-même.

Heero prit ça comme un couteau en plein cœur. En gros, elle lui disait qu'il ne comptait pas pour elle. Mais en vérité, elle avait dit ça exprès pour qu'il la laisse. Elle en avait assez. Au début, elle se plaignait qu'il ne s'occupait pas assez d'elle, mais maintenant, c'était le contraire. C'est presque si il ne l'empêchait pas de respirer des fois. Elle ne pouvait plus rien faire sans se justifier. En gros, il devenait comme… Wufei. Elle était sûre que c'était lui qui lui avait donné des conseils.

Mais Heero répondit :

-dommage, toi, tu comptes beaucoup pour moi. Fit-il.

Et il se leva de table. Réléna le regarda s'en aller mais ne le rejoignit pas. Les autres la regardèrent et elle lança :

-quoi ? Vous pensez tout de même pas que je vais aller le rejoindre ? Si ? Ben non, je ne le ferai pas ! Ca lui redonnera un peu du plomb dans la tête. Il me laissera respirer un peu et il réfléchira un peu.

Plus personne n'ajouta quoi que ce soit. Seuls Dorothy et J la comprenaient véritablement. Dorothy, parce qu'elle avait vécu la même chose qu'elle, et J, parce qu'il leur avait demandé une fois ce qu'elles avaient eu comme entraînement étant petites.

Depuis qu'elle avait goûté à la liberté, elle ne souhaitait plus y renoncer. Mais elle voulait en plus que tout le monde ressente ce que ELLE ressentait quand elle se baladait tranquillement. J avait deviné qu'elle voulait offrir à tout le monde la même chance qu'elle-même avait eu : la paix intérieure, la liberté de s'exprimer, la liberté de voir ce que l'on souhaite, etc…

Quand elles sortirent de table, elles dirent au revoir à tout le monde et s'en allèrent. Heero n'était même pas descendu de sa chambre pour les voir s'en aller. En réalité, il était sur le toit. Réléna s'en aperçut et croisa son regard. Elle lui montra ainsi qu'elle était déterminée à partir et que tout ce qu'il pourrait faire ne l'empêcherait pas de faire ce qu'elle désirait. Il descendit du toit, sans rien dire, et les filles reprirent leur chemin, en silence. Un peu plus loin, Dorothy lança :

-t'es sûre que t'as pas eu tord de le laisser en plan ?

-tout à fait sûre !

-mais…

-de toute façon, même depuis notre réconciliation, ça ne va plus entre nous.

-pourquoi ?

-il m'aime trop.

Dorothy éclata de rire :

-et alors ?

-et alors ? Alors il m'étouffe avec tout son amour. Répondit Réléna.

-au moins, t'es sûre qu'il te sera pas infidèle.

-ça, c'est sûr. Fit Réléna. Mais y'a pas meilleur amant que lui. Finit-elle en rigolant.

-Réléna, Dis moi pas ça ! Je vais faire des cauchemars toute la nuit. C'est toujours difficile d'imaginer sa sœur faire ça.

-c'est pour ça que j'essaie même pas d'imaginer pour toi et Quatre.

Elle rirent à nouveau et passèrent leur bras autour des épaules de chacune.

-bon, on y va ! Fit Réléna.

-ok.

Elles se dirigèrent vers le port pour prendre le premier bateau qui arrivait vers les 10h. C'était un bateau de nuit car il transportait des marchandises en provenance d'une des petites îles du Japon. Il fallait qu'elles arrivent à monter clandestinement.

-bon, on fait comment ? Demanda Dorothy.

Elles virent des hommes arriver et se cachèrent derrière un tonneau :

-posez ces caisses ici ! Fit une voix.

-OK.

Ils s'activèrent pour vider le bateau et d'autres hommes arrivèrent avec d'autres caisses :

-voilà les autres.

-posez les ici. On ne les charge pas tout de suite. On a encore le temps. Allons un peu nous détendre au bar, c'est moi qui invite.

-OK.

Deux minutes après, il n'y avait plus personne. Les filles se regardèrent et sourirent. Elles avaient trouvé un moyen de rentrer sans se faire trop remarquer.

-on monte dans laquelle ?

-celle du milieu. Elle a l'air assez grande pour nous deux.

-ok.

Elles se dirigèrent à pas de loups vers la caisse et l'ouvrirent. Elle contenait de la nourriture :

-quelque chose me dit qu'on va pas mourir de faim. Fit Dorothy.

Mais des bruits de pas se firent entendre, du coup, elles entrèrent vite dans la caisse et la refermèrent silencieusement.

….

Fin de ce chap !

Ca vous a plu ?