Kikou, voila le 12eme chapitre ! Desolée d'être un peu beaucoup pas dans les temps, mais j'ai eut des soucis d'internet. On a l'adsl chez moi maintenant, mais ca coupe sans arret et comme par hasard, pile quand je dois sauvegrader un document corrigé. Rah, la poisse ! Enfin, aujourd'hui, si vous pouvez lire ce chapitre, c'est que ca marche, lol ! Alle,r place aux RAR :

ONARLUCA : Oui, et deolsée pour ceux et celles qui aimaient bien Severald, mais je commencais a le trouver un trop present. Ca n'alait pas avec la suite de l'histoire. Pour l'histoire des ailes ( c'est la grande question dans vos reviews) il ne les a pas deployées, simplement parce qu'il n'e a pas eut le temps. En fait, cette scène, quand on la lit et quand je l'ai ecrite, on ne dirait pas, mais elle ne dure que quelques secondes en fait, dix tout au plus. Dix secondes donc entre le moment ou Severald se jette sur Dumbledore pour lui enlever l'Enregistreur et le moment où il s'ecrase par terre. C'est court et donc, il n'a pas eut le temps de deployer ses ailes. Ais-je repondu a ta question ? lol ! Aller, bonne lecture.

GALLY-CHAN : Harry pas avec Severus, deja. Ni quelqu'un d'autre. Quand a Drago avec Hermione, oh que non. Pas que je n'aime pas ce couple, au contraire, mais c'est rare quand j'arrive a ecrire une fic "normale" avec des couples "normaux" sans que ca tourne au yaoi XD. Aller, bonne lecture !

EMILY BLACK POTTER : Merci pour le compliment, j'espere que tu va continuer a me lire et si tu veux, j'ai ecrit trois autres fic sur HP : "Rapprochements", "Double Je" et "Distances et Prises de Becs" qui et le suite de "Rapprochements", si tu veux aller les lire. Sinon, pour ce qui est de Tom, je ne sais pas, je vais peut-etre revoir son sort, finallement. Après tout, Severald a seulement "dit" qu'il l'avait tué, personne n'a de preuves concretes... Aller, bonne lecture !

ZAIKA : Specialiste des reviews express ! lol ! T'inquiete pas, Harry, il sera heureux, je n'ai pas pour habitude de faire des Detah Fics ou des Bad End. Voila, t'es rassuré(e) j'espere. Aller, bonne lecture !

ROSIEL : Pour les ailes de Severald, repporte-toi a la reponse à ONARLUCA, j'explique pourquoi. Voilà, bonne lecture !

DEBI : Pareil que pour ROSIEL, lit la reponse pour ONARLUCA, tu comprendra. Bonnne lecture !

CRYSTAL YUY : Troisieme edition, lol ! Pour la reponse à la grande question des ailes de Severald, voir la reponse à ONARLUCA. XD ! Sinon, pour Tom, je sais pas trop en fait s'il est vraiment mort. Va falloir que je revoie son cas. Sinon, ya pas de honte à etre sentimale. En tous cas, je pensais pas que ce que j'ecrivais allait jusqu'à faire pleurer. lol ! Aller, bonne lecture !

LOUNA46 : Non, je n'ai aps encore lu le Tome 6 et je ne vais pas pouvoir le lire avant un bon moment parce que je n'ai plus un copec pour l'acheter en fait :D. Sinon, je ne trouve pas que ma fic est violent, mis a part au debut, mais je vois que tu n'en est qu'au chapitre 2 donc tu a sle temps de decouvrir par toit-même que ma fic est en fait remplie de bons sentiments et de romance. Voila, bonne lecture !


Chapitre XII

Ce matin-là fleurait bon les vacances de Noël toutes proches. Un mois s'était écoulé depuis la mort de Severald. Il avait été enterré une semaine plus tard dans le cimetière où étaient enterrés ses ancêtres Malefoy malgré la vive opposition que fit Drago à son père. Cependant, celui-ci lui avait répondu que, malgré sa trahison, il restait un Malefoy, même dans la mort et qu'il devait être enterré avec les siens. Drago n'avait rien trouvé à redire et était retourné à Poudlard quelques jours après la mise en bière. (n/a : l'enterrement pour ceuw a qui cette expression ne dit rien.)

Cette épreuve l'avait rapproché des trois Gryffondors qui étaient jadis ses ennemis jurés. A présent, il passait plus de temps avec eux, ne les insultait que rarement ou lorsqu'il avait envie de jouer au coq devant ses amis Serpentards. Il essayait également d'aider Harry et le Gryffondor allait un peu mieux de jours en jours, les souvenir douloureux de Severald étant remplacé peu à peu par celui de Malefoy.

Arriva alors le moment de quitter le collège pour rentrer chez soit afin d'y passer Noël et le Nouvel An. Harry n'était pas très pressé de retourner à Privet Drive, mais une lettre lui parvenant des Dursley le fit subitement changer d'avis et il prit le train avec Hermione et les deux Weasley, le vingt-trois décembre au matin.

Arrivé à la gare, le brun eut la surprise de voir les Dursley au complet, sur le quai sorcier de King's Cross, à l'attendre.

La tante Pétunia regardait la locomotive rouge et noire souffler ses panaches de vapeur blanche tout en attendant Harry. L'oncle Vernon surveillait les sorciers massés autour d'eux et Dudley, lui, était caché derrière sa mère, bien qu'il la dépassât de plusieurs centimètres, en largeur comme en hauteur.

Quand Harry descendit du train, derrière Ron, la cage d'Edwige à la main, la tante Pétunia donna un coup de coude à son mari et lui montra le garçon.

> Il a mauvaise mine, dit-elle.

L'oncle Vernon ne put qu'acquiescer quand Harry les regarda en venant vers eux.

> Bonjour, Mr et Mrs Dursley, dit Mr Weasley en s'approchant avec sa femme et ses deux fils, Fred et Georges.

> Bonjour, répondit poliment la tante Pétunia.

> Cela va mieux depuis cet été ? demanda Molly.

> Oui, tout est rentré dans l'ordre, répondit la tante Pétunia avec un sourire. D'ailleurs, mon mari aurait aimé vous parler, voilà pourquoi nous sommes de ce côté du quai…

> Ha ? Vraiment ? dit Arthur en haussant un sourcil. Dans ce cas, allons quelques minutes sur le Chemin de Traverse, nous y seront tranquille pour bavarder.

Ignorant ce qu'était le « Chemin de Traverse », l'oncle Vernon accepta tout de même l'invitation et le couple Weasley s'éloigna avec les deux Dursley, Dudley restant avec Harry et les autres, ainsi que le couple Granger.

> Allez nous attendre quelque part où l'on pourra facilement vous retrouver, dit Mr Weasley à ses fils. Et n'ennuyez pas Dudley, d'accord ?

> Oui, papa, répondit Fred d'un air sincère qui étonna Harry.

Quand les adultes eurent disparu derrière le portique menant au monde Moldu, Dudley se tourna vers Harry et dit :

> Alors, cousin, t'en fait une tête ? Est-ce que tu serais fait larguer ?

> Dudley, si j'étais toi, j'éviterais d'aborder ce sujet, dit Hermione en regardant Harry furtivement, guettant sa réaction. Tout du moins évite de poser cette question en sa présence.

Dudley fronça les sourcils en regardant Hermione puis il jeta un coup d'œil à Harry qui regardait le sol.

Tout à coup, une ombre agrandit la sienne et le brun leva la tête. Il se retourna et vit Lucius Malefoy, flanqué de sa femme et de Drago.

> Mr Potter, dit-il avec un léger signe de tête.

> Toutes mes condoléances, Mr Malefoy, répondit Harry.

Hermione et Ron, ainsi que Ginny hochèrent la tête, mais Fred, Georges et Dudley se contentèrent de détourner les yeux, faisant mine de s'intéresser à autre chose.

> Merci, Mr Potter, répondit Narcissa Malefoy avec un tout petit sourire.

Ils se regardèrent alors tous les trois, Lucius, Narcissa et Harry, puis Mr Malefoy se racla discrètement la gorge et dit :

> Mr Potter, Drago nous a raconté comment évoluait votre moral depuis ce très regrettable incident, et mon épouse et moi nous sommes demandés si vous ne préféreriez pas passer ces vacances avec des sorciers…

Harry baissa les yeux sur Drago qui lui fit un léger signe de tête, puis le brun dit :

> Votre proposition est très plaisante, Mr Malefoy, mais je dois refuser. Je pense que quelques semaines loin du monde sorcier me feront le plus grand bien. Ce n'est point contre vous, votre famille est sensiblement remontée dans mon estime ces dernières semaines, mais, comprenez-moi, il s'est passé tellement de choses en quatre mois que j'ai besoin de faire le vide dans mon esprit.

> Je comprends parfaitement, dit Mr Malefoy. Bien, nous allons vous laisser à présent. Drago ? Allons-y.

> Oui, père, je viens dans une minute, répondit Drago en le regardant faire volte-face et s'éloigner avec Narcissa accrochée à son bras.

Il se tourna ensuite vers Harry et dit :

> Tu es certain de ne pas vouloir accepter cette invitation ? Je n'y suis pour rien, crois-moi...

> Je n'en doute pas, dit Harry. Cependant, la réponse que j'ai donnée à ton père est la pure vérité. J'ai besoin de me reposer un peu afin de revenir l'année prochaine en pleine forme.

Il eut un léger sourire puis ajouta :

> Si cela ne tenait qu'à moi, il y aurait longtemps que j'aurais bu une Potion d'Oubli… Enfin. C'est très gentil de la part de tes parents, mais je ne peux accepter pour les raisons que je viens de te dire.

> Très bien, dit Drago. Comme tu voudras.

> Et toi ? dit alors Harry. Est-ce que ça va aller ?

> Pour moi oui, répondit Drago. Mais c'est pour mes parents que je suis un peu inquiet. Je ne connaissais Severald que depuis trois mois, c'est peu, mais ma mère l'a quand même porté et mis au monde, ce n'est pas rien… Enfin, j'imagine que d'ici un ou deux mois, tout cela sera remisé au fond des mémoires.

Harry sourit légèrement puis il tendit une main que Malefoy sera brièvement avant de dire :

> Bien, on m'attend. Je te souhaite un bon Noël et une bonne année, Potter.

> A toi aussi, répondit Harry avec un hochement de tête.

Le Serpentard s'éloigna alors de quelques pas puis fit volte-face et rejoignit ses parents qui transplanèrent en l'emmenant avec eux.

> Qu'est-ce qui lui prend à Mr Malefoy ? demanda Hermione en s'approchant de Harry.

> Je l'ignore, répondit le brun en souriant à son amie qui passait un bras sous le sien.

Ginny passa son bras sous l'autre bras du brun, puis tous quittèrent la voie 9¾ en vue d'aller au Chaudron Baveur. Dudley hésita un instant à les suivre. Il n'était qu'un Moldu après tout, mais Harry l'invita à venir avec eux et le fils Dursley ne put refuser.

A midi, les adultes les rejoignirent au Chaudron Baveur mais les Dursley, malgré l'invitation d'Arthur, refusèrent de se joindre à eux pour déjeuner et rentrèrent au plus vite à Privet Drive avec Harry et leur fils.

Arrivé au 4, Harry ne fut pas mécontent de se retrouver dans un endroit sans magie. Il avait eut sa dose et l'avait encore en lui malgré les apparences.

Laissant ses bagages en plan au milieu de sa chambre, il se laissa tomber sur son lit et s'endormit sans même ôter ses lunettes. Montant peu après, la tante Pétunia les lui retira et les posa sur la table de chevet après lui avoir déposé le plaid sur le dos.

Tandis que Harry dormait paisiblement dans sa chambre, dans le salon, les trois Dursley étaient en grande conversation. Pendant leur promenade sur le Chemin de Traverse, que la tante Pétunia avait trouvé très intéressant, les Weasley leur avait raconté tout ce qui était arrivé à Harry durant les quatre derniers mois. Certes, ils avaient étés choqués, voir même au bord de la syncope pour l'oncle Vernon, mais ils avaient finalement réussit à avaler la pilule et à promettre aux Weasley de tout faire pour que Harry revienne au collègue, le trois janvier, au meilleur de sa forme afin de rattraper tout le retard accumulé depuis la rentrée.

Arthur avait réussit à faire comprendre à l'oncle Vernon l'importance de cette ultime année d'étude à Poudlard. Il avait réussit à mettre l'oncle Vernon du côté de Harry en lui faisant momentanément et mentalement prendre sa place. Cela avait dû bigrement bien marcher car l'oncle Vernon était, en ce moment même, en train de dire à sa femme et à son fils qu'il avait décidé de laisser Harry faire de la magie dans la maison. De plus, le Gryffondor bénéficiait à présent d'un statut un peu particulier grâce à l'acquisition des pouvoirs de Voldemort. Bien qu'il soit encore un sorcier de premier cycle, il avait à présent le droit de faire de la magie hors de l'école, mais uniquement chez lui. Interdiction formelle d'utiliser la magie dans la rue, pour faire quoi que ce soit. Cela, Harry l'ignorait encore et l'oncle Vernon ne le lui révéla que lorsque le jeune homme descendit pour dîner.

> Oh, Harry… dit la tante Pétunia en le regardant entrer dans la cuisine en se frottant un œil. Tu aurais dû rester couché…

> Non, dit Harry en s'asseyant à table. Il fallait que je me lève pour manger, je n'ai pas mangé depuis hier soir…

> Très bien, dit la tante Pétunia. Mange donc.

Et elle poussa le plat de saucisses grillées vers lui. Il en piqua deux avec sa fourchette puis l'assiette disparut, emportée par Dudley qui en prit cinq d'un coup. L'oncle Vernon en prit ensuite quatre et la tante Pétunia se contenta de la dernière restante.

Le dîner fut silencieux, comme toujours, seulement ponctué par le cliquetis des couverts et le son de la télévision en sourdine sur laquelle les petits yeux de Dudley étaient rivés.

Les yeux fixés sur son assiette, Harry avait du mal à se concentrer pour manger, et, régulièrement durant l'heure que dura le repas, la tante Pétunia le secoua légèrement du bout des doigts. Au bout du cinquième rappel sur terre, elle dit :

> Harry, montes donc te coucher, tu es épuisé…

> Mais non, dit Harry. C'est simplement que j'ai l'esprit un peu trop plein…

> Raison de plus pour aller te coucher, grogna l'oncle Vernon.

> Inutile, dit Harry. Je n'arriverais pas à dormir. Je crois que je vais plutôt aller faire un tour…

> Dehors ? Maintenant ? dit la tante Pétunia en risquant un coup d'œil vers la fenêtre de la cuisine où la buée s'amoncelait. Mais Harry, il est neuf heures…

> Je sais, dit Harry en se levant de table. Je ne sais pas à quelle heure je rentre, ne m'attendez pas.

> Où va-tu ? demanda l'oncle Vernon.

> Je vais sûrement aller jusqu'au parc, répondit Harry avec un haussement d'épaules.

Dudley cligna soudain des yeux et détacha son regard de la télévision pour le poser sur Harry. Soudain, il demanda :

> Je peux t'accompagner ?

> Hein ? dit Harry. Heu… Hé bien, oui, pourquoi pas, ajouta-t-il, un peu étonné.

Il jeta un coup d'œil à l'oncle Vernon, apparemment, tout aussi étonné que lui, puis, il haussa légèrement les épaules et alla dans le vestibule. Dans la penderie, il prit un blouson en jean, enfila des gants et noua son écharpe de Gryffondor autour de son cou.

L'instant d'après, Dudley et lui longeait les murets proprets des numéros 6, 8, et 10 de Privet Drive afin de se rendre dans le petit parc où jadis, ils venaient jouer.

S'asseyant sur une balançoire légèrement humide, Harry regarda Dudley prendre place sur le tourniquet en face de lui et demanda :

> Pourquoi t'as voulu venir ? Pour te moquer, comme à la gare ?

Dudley regarda son cousin puis détourna la tête un instant avant de répondre :

> Je sais ce qui t'es arrivé ces derniers mois, tu sais… Papa et maman me l'ont expliqué pendant que tu dormais. Je suis désolé pour ce matin à la gare, je ne savais pas…

Sentant la sincérité dans la voix du garçon blond de dix-sept ans, Harry hocha la tête en disant :

> C'est pas grave, tu ne pouvais pas savoir après tout.

> Dis-moi Harry… demanda alors Dudley en regardant son cousin.

> Mhm ?

> Je peux te poser une question ?

> Si tu veux, tu peux même m'en poser des dizaines, j'ai besoin de parler, dit Harry en passant ses bras derrière les chaînes qui retenaient la balançoire au portique. Je t'écoute, dit-il ensuite.

Et à Dudley de poser questions sur questions, Harry y répondant aussi fidèlement que possible, se gardant parfois de dire telle ou telle chose dont il savait le pouvoir choquant.

Il était passé minuit quand Dudley n'eut plus de questions.

> D'autres questions ? demanda Harry.

> Non, pas pour ce soir, en tous cas, répondit Dudley. Tu sais, je suis désolé de ce qui t'es arrivé. En fait, c'est un peu la faute de mon père…

> Pourquoi ? Pas du tout…

> Si, dit Dudley. L'autre soir, pendant les vacances, tu lui as demandé de t'aider, mais il n'a pas bougé. Il aurait été largement assez fort pour te débarrasser de ce… Mangemort. Par contre, j'ignore pourquoi il n'a pas bougé, ajouta-t-il en baissant les yeux.

> Écoute, dit alors Harry. Ce n'est pas ta faute ni celle de ton père s'il m'est arrivé tout ça. Ce n'est qu'un concours de circonstances, ok ? Voldemort m'en voulait depuis des années, c'est lui qui a tué mes parents et qui a fait que je me suis retrouvé chez vous. C'est également lui qui a envoyé ces deux Mangemorts me capturer, ici, à Privet Drive. Quoi que l'oncle Vernon aurait tenté se serait soldé par un échec parce que vous êtes des Moldus et que ces Mangemort étaient des sorciers très puissants.

> Plus puissants que toi ?

Harry baissa soudain la tête et déglutit.

> Quoi ? J'ai dit quelque chose qui ne fallait pas ? demanda Dudley.

> Non, non, ne t'inquiète pas, répondit Harry. J'ai juste un souvenir qui est remonté dans ma mémoire, un souvenir particulièrement douloureux…

> Je… commença Dudley.

> Oui, tu peux savoir, après tout, tu es mon cousin, tu en as le droit, répondit Harry.

Et il raconta sa brève relation avec Voldemort. Au début, Dudley écoutait attentivement, puis son teint vira au blanc et au vert. Il n'émit cependant aucun son et laissa Harry déballer son cœur.

Le Gryffondor parlait, parlait, sans presque jamais reprendre sa respiration, quand soudain, il se tu et porta une main à ses yeux. Un hoquet fit sursauter Dudley qui se leva aussitôt et s'approcha de Harry qui pleurait en silence.

Sentant la main épaisse de son cousin sur son dos, Harry dit, la voix brisée :

> Je l'aimais, Dudley… J'aimais cet homme mais celui que je croyais être mon ami l'a tué… Il l'a tué et je n'ai même pas pu lui dire au revoir…

Un sanglot lui coupa la voix et il enfouit son visage dans ses mains.

> Harry… dit Dudley. Je suis navré… J'ignorais… Pardon, Harry…

Harry se redressa soudain et renifla en s'essuyant le visage du plat de ses mains. Il se leva ensuite en s'éventant puis se tourna vers Dudley et dit :

> On rentre ?

> Heu… oui, si tu veux, dit Dudley en le regardant de travers, surprit.

> J'ai un message à envoyer et je dois parler à tes parents, dit Harry en se mettant en marche.

> Très bien, dit Dudley avec un hochement de tête.

Et ils rentrèrent au 4 en silence. Quand ils y furent, Harry parla aussitôt à l'oncle Vernon et à la tante Pétunia qui l'écoutèrent en silence, quoiqu'un peu fatigués d'avoir attendu les deux garçons passé la mi-nuit.

> Tu en es certain, Harry ? demanda la tante Pétunia au bout d'un moment. Tu ne crois pas que tu serais mieux dans une maison sans magie ?

> Si, bien sûr, dit Harry avec un hochement de tête. Cependant, vous ne savez pas ce que j'ai vécu, vous ne pouvez pas comprendre en n'ayant pas été là quand cela s'est passé. Le père du garçon qui m'a proposé ceci était là-bas. Il sait ce que j'éprouve et c'est son aîné qui tirait les ficelles…

> Harry, dit l'oncle Vernon. Ils viennent de perdre un fils, si j'ai bien compris, ne devrais-tu pas les laisser tranquille ? Reste donc ici, au moins, tu es au calme…

> Je sais, dit Harry en baissant les yeux. Cependant, un sorcier est plus à même de m'aider à faire le tri dans mes idées. Vous êtes des Moldus, vous ne raisonnez pas comme un sorcier, vous ne pouvez pas m'aider plus que vous ne le faites déjà.

> Harry… dit la tante Pétunia, dans une tentative désespérée de lui faire changer d'avis.

> Merci, tante Pétunia, dit Harry. Mais je suis décidé.

> Mais pourquoi chez lui et pas chez Mr et Mrs Weasley ? demanda l'oncle Vernon. J'ai déjà vu cet homme à la gare, il est si… hautain…

Harry regarda son oncle puis dit :

> Ils portent un nom de famille très réputé dans le monde sorcier, oncle Vernon. Tout le monde les respecte et de plus, ce sont des nobles. C'est l'une des dernières familles de sang-pur du monde sorcier, mis à part les Weasley.

> Sang pur ? demanda la tante Pétunia.

> On appelle ainsi les sorciers qui n'ont pas de sang Moldu dans les veines, expliqua Harry.

> Et toi tu es ?

> Un Sang-de-Bourbe, dit Harry amèrement. Parce que dans la famille Evans, seule ma mère était une sorcière.

La tante Pétunia regarda son époux puis pinça les lèvres avant de dire :

> Très bien, Harry. Si tu veux partir, pars, nous ne te retiendrons pas. Cependant, je te demande simplement d'attendre demain après-midi. Pour l'instant, tu va aller te coucher, compris ?

> Oui, tante Pétunia, dit Harry avec un petit sourire confus.

Il se leva ensuite et monta dans sa chambre, suivit par Dudley qui s'enferma dans sa propre chambre.

Épuisé, Harry se laissa tomber sur son lit. Il sentait encore sa gorge étroite, mais il ne se laissa pas submerger par le chagrin car il fallait qu'il le surmonte à tous prix sans quoi il ne s'en sortirait jamais et redoublerait sa septième année.