Twilight, à S. Meyer
The shadow and the womanizer, à BritCat - Twilight Lover
Traduction, Selina972
Chapitre 12. Hommes sirènes et Centaures.
EPOV
Je reste assis, incapable de la réconforter, mais aussi incapable de ne pas essayer. J'aimerai tant pouvoir détruire chacun de ses démons qui lui font si peur, chaque cauchemars, et chaque mauvais souvenirs. Je laisse mon menton sur ses cheveux.
Elle est plus calme. Encore torturée mais plus effrayée. Elle ressent aussi beaucoup... J'entends un gros choc et Jasper crie « Ouch Alice ! »... vraiment … hum... endormie. Il ne me dit pas tout.
« Je veux te le dire, j'aimerais vraiment mais... ». Elle s'arrête. Je sais ce qu'elle ressent. Je ressens souvent la même chose, enfin seulement lorsque je suis près d'elle. Lorsqu'elle finit par s'allonger pour dormir, je l'entends soupirer et me demande pour la millionième fois de quoi elle rêve.
« Jazz? ».
Il me répond directement « Elle est incroyablement heureuse. ». Bella murmure mon prénom et je souris en restant près d'elle.
Je ne peux décrire les sentiments que je ressens en ce moment. Jasper jure violemment. Je le submerge. Je pense que je suis heureux, extatique et plein de désirs. Je reste prudent, triste et vigilant. Je suis un danger pour elle, nous le sommes tous. Ce pessimisme de ma part est de plus en plus noyé par cet écrasant amour qui se déverse de mon âme. Je ne savais pas que quiconque pouvait se sentir aussi merveilleusement.
Je me précipite à l'étage, m'écrasant sur Esmée. Je la fais virevolter plusieurs fois, elle pense que je suis heureux et elle ne m'a jamais vu ainsi. Lorsque je la pose à terre je trouve Alice, insistant pour qu'elle finisse par me révéler ce que Bella a pu écrire sur le pc. Je n'arrive pas à penser à quelque chose de sérieux à dire, alors je reste dans cette heureuse béatitude.
« Soie Bleue? ».
Elle rit en réponse. Je trouve Emmett et le tacle, pour aucune autre raison que d'avoir quelque chose à faire. Il me faut expulser toute cette énergie que j'ai. On roule sur le sol jusqu'à ce que je lui mette un coup de pied. Il traverse un mur. Esmée et Carlisle arrivent sur les lieux, furieux après moi. Mais je m'en moque. Je souris comme un dingue et pourtant j'essaie de m'arrêter. Esmée ne peut pas rester en colère après moi, pas lorsque je suis si joyeux, Carlisle sourit lui aussi, étonné par ma légèreté.
Il pense Tu l'aimes vraiment n'est ce pas?
« Plus que ma propre vie. Plus que le soleil, la lune, chaque étoile du ciel, toutes les couleurs, chaque brin d'herbe, toutes les chansons, chaque gouttes d'eau. Je l'aime plus qu'il soit vampirement possible. ».
Esmée semble prête à se mettre à pleurer, même si elle ne le peut physiquement. Elle enlace son mari et j'entends Jasper se plaindre auprès d'Alice au sujet du mal de crane que je lui donne. Je repars trouver Emmett et Rosalie. Elle me regarde surprise par mes réactions.
« Elle m'aime. ». Je me sens ridicule et peu compréhensif. Elle regarde Emmett, son amour et comprend immédiatement. Elle se lève et me prend dans ses bras. Je lui donne le même traitement qu'a subit Esmée. Je la fait tourner jusqu'au moment où l'on finit dans une commode. Esmée monte les escaliers et me prend par les épaules.
Elle me prévient joyeusement « Va dehors s'il le faut. Mais arrêtes de casser ma maison ! ». Je secoue ma tête pour essayer de me calmer. Je descends au sous sol, à vitesse humaine et retourne dans ma chambre.
Isabella est allongée là, l'air heureuse, calme et magnifique comme toujours. Je m'assois au piano et commence à composer une nouvelle partition. Celle ci est bien plus joyeuse et aussi belle que la précédente.
BPOV
A mon réveil Edward semble différent. Pas physiquement. Non à ce niveau il est toujours aussi parfait, sauf qu'il semble avoir du... plâtre, dans les cheveux. Non, son attitude est relaxée, excitée, ses yeux sont débordants d'émotion. Je la reconnais maintenant. C'est de l'amour. C'est ce regard qu'échangent Renée et Phil, le même qu'Alice et Jasper. Il semble si heureux alors qu'il tente de paraître indifférent.
« T'as passé une bonne nuit? ».
Il me répond simplement « Oui. ».
« Qu'est ce que tu as fait de ta nuit vu que tu ne dors pas? ».
« J'ai joué au piano. Composé un autre morceau. Fais de la lutte avec Emmett et ennuyé Jasper. ». Il me récite sa liste en souriant. Je m'assoies pour réfléchir.
« Composer une autre pièce? ». Je réalise soudainement pourquoi la berceuse n'a pas de nom. « Tu as écrit cette berceuse n'est ce pas? ». Il me regarde, souriant cet éblouissant sourire encore une fois.
« Oui je l'ai écrite. Pour toi. ». Il hausse les épaules, désinvolte. Mon cœur bat plus fort et j'essaie de retenir toutes ces émotions qui courent en moi. J'entends Jasper maudire lourdement.
« Un seul est déjà assez lourd! Maintenant les deux sont à fond ! Je vais vomir! ». Je me mets à rire. Edward me regarde interrogateur.
Je le regarde « Je n'ai aucune idée de quoi il parle. ». Edward rit. Il se lève, toujours aussi heureux et me prend la main.
« Il est temps de rentrer et de se réveiller. ». il m'entraine prudemment dans les escaliers. On passe devant Emmett qui est en train de réparer un mur.
« Est ce que je dois demander? ».
Edward rit et secoue sa tête.
« C'est de ma faute. Rappelles toi je t'ai dit qu'on a lutté. ». Edward a l'air extatique, joyeux et ça me fait sourire. Son humeur est infectieuse.
Il me met sur son dos et en quelques secondes nous sommes chez moi, devant ma chambre. Il me repose et ouvre la porte pour moi. J'hésite.
« Que c'est il passé la nuit dernière? ». Son sourire ne bouge pas.
« Rien en particulier. ».
« OK. Tu commences à me faire peur. ». Son visage se décompose.
« Je suis désolé. ».
Je lui redemande « Alors que s'est il passé? ». Edward prend plusieurs inspirations et me regarde. Il me demande prudemment.
« Tu sais que tu parles dans ton sommeil n'est ce pas? ». Je sens mon visage devenir de plus en plus chaud. Qu'est ce que j'ai encore dit, surtout maintenant, alors que mes rêves sont sur Edward? Il sourit à ma réaction.
Je lui demande « Qu'est ce que j'ai dit? ». Il sourit encore.
« Alors, lors du week-end où tu es venue la première fois, tu n'as rien dit. La fois où tu avais pris des médicaments non plus. Mercredi soir tu parlais d'un piano fantôme et que la musique te semblait familière. La fois d'après tu as dit mon prénom. Samedi dernier, lorsque tu t'es endormie tu as aussi dit mon prénom. ». Il s'arrête, pas sûr s'il doit continuer ou non.
« Et la nuit dernière? ». Je lui demande alors que je connais déjà la réponse.
« Tu as dit que tu m'aimais. ».
Je reste là, mon visage caché par mes cheveux. Je suis contente que ça soit sorti, au moins je n'ai plus à le cacher, mais qu'est ce qu'il ressent? Bon la réponse est assez évidente, enfin de ce que j'ai pu constaté. Il m'aime. Edward m'aime. C'est pourquoi il est si heureux ce matin. Qu'il est si content d'être en vie ce matin.
« Alors maintenant tu sais. ». Je ne le regarde toujours pas. « Qu'est ce que ça te fais? ». l'hésitation dans ma voix la fait un peu trembler. Il rit et prend mon visage dans ses mains. Il m'embrasse, passionnément, gentiment, amoureusement, comme si ça faisait des années qu'il attendait de pouvoir le faire. Mon cœur bat à tout rompre en réponse. Mon sang se met à bouillir et partout où nous nous touchons, cette étrange électricité nous traverse.
Je me sens en sécurité, aimée et entière. Il s'écarte brièvement et commence à embrasser le long de ma mâchoire.
« Je... t'aime... plus... que... tout... ce.... que.... tu.... ne.... pourras.... jamais.... imaginer ». Il m'embrasse entre chaque mot, renforçant leur impact. Je ne peux rien faire d'autre que haleter, ma respiration s'accélérant dangereusement. Il s'écarte encore et me regarde tendrement. Je l'attrape, posant ma main sur le bas de son cou pour le rapprocher de moi. Nos fronts et nos nez se touchent laissant nos lèvres libres. Je lui murmure.
« Je t'aime aussi, plus que tu ne peux le réaliser. ».
On reste ainsi, respirant l'odeur de l'autre et appréciant la chaleur du soleil, qui perce à travers les arbres. Ses yeux sont excités, assoiffés de sang mais aussi d'une manière plus humaine. Ils sont presque noirs, bordés d'or sombre.
« Tu as besoin de te nourrir, chasser, manger ou quelque soit la façon dont tu appelles ça. ».
« Chasser généralement. J'y vais ce soir avec Jasper. C'est plus facile d'être près de toi lorsque je ne suis pas assoiffé. ».
Il se raidit. « Ali est en train de descendre. Je dois partir. ». Il essaie de s'écarter et je le suis. Il rit de son rire mélodieux. « Je te conduis à l'école. Je te promets. ». Et il disparaît.
Je trébuche en rentrant, essayant de m'éclaircir les idées. Je dis bonjour à Ali et pars me préparer. En prenant mon petit déjeuner, je me sens redevenue normale. Je discute avec Ali et Pete lorsque la sonnerie de la porte retenti. Je me dirige calmement vers la porte, malgré mon anticipation et j'ouvre. Edward est là, s'appuyant relax sur l'encadrement de la porte.
« Besoin d'un chauffeur? ».
Lorsqu'on arrive au lycée, je remarque un cabriolet sur le parking. Alice, Emmett, Jasper et Rosalie en descendent. Alice me voit et me sourit. Elle a, bien évidemment, dû voir ce qu'il s'était passé. Les autres n'ont pas l'air atteints.
« Est ce qu'ils savent? ».
« Ils ont vu ma réaction la nuit dernière. Mais ils ne sont pas au courant pour ce matin. Enfin pas encore car Alice est sur le point d'exploser. ».
« Pourquoi ce n'est pas toujours le cas? ».
Le reste de la journée passe à vitesse d'escargot. J'ai presque envie de dormir histoire d'avoir quelque chose à faire. Littérature ne consiste qu'à lire et rechercher des extraits dans des pièces de Shakespeare. La trigo n'est que formules et questions, sauf lorsque un bout de papier atterrit sur notre table. Edward n'a quasiment pas bougé, mais ce n'est pas Alice car elle gronde Edward. Je l'ouvre pour trouver une partition. Je regarde les notes, les chantonnant dans ma tête et réalise que c'est la berceuse. Tout en bas de la page, dans son élégante écriture il y a 4 mots, La Berceuse d'Isabella. Je planque la page dans mon carnet et cherche une page blanche pour dessiner. Je dessine Edward, dans toute sa magnificence, debout innocemment avec les mains dans le dos. C'est le moment où je lui ai dit de ne pas toucher à mon carnet à dessin. Alice rit en voyant le dessin et le lui transmet.
En espagnol, Rosalie m'envoie une note.
Je suis désolée. Je ne voulais pas t'offenser ni rien, mais je suis inquiète. Tu es devenue, littéralement la plus grande menace pour moi et ma famille.
Je lui murmure « Mais qui peut obtenir une quelconque information de moi si je suis toujours endormie? ». Elle rit.
À l'heure du déjeuner, je m'assois en face d'Edward, comme d'habitude, sauf que cette fois je rougis dès que je le regarde. Alors j'arrête de le regarder et je me concentre sur mon repas. J'avale une frite lorsque Edward caresse ma jambe avec son pied. Je tousse et la frite remonte en me griffant l'intérieur de la gorge. J'avale encore et tousse une douzaine de fois, essayant de m'éclaircir la gorge. Emmett, pour je ne sais quelle raison, pense que je suis en train de m'étouffer commence à me taper dans le dos. Et avec mon épaule, ça fait mal. Une fois remise de mes émotions, je jète un regard mauvais vers Edward. Il a l'air désolé et légèrement concerné par le fait que je me frotte l'épaule.
Comment suis je censée lui en vouloir après ça?
En allant en bio, j'ai eu l'inspiration. Ben joue avec deux aimants, poussant l'un autour de la table grâce à l'autre, essayant de forcer les deux charges identiques à être ensemble.
Je m'assois près d'Edward et il va pour me prendre la main. Je retire la mienne. Il tente de se rapprocher de moi et je m'allonge un peu plus loin. Lorsqu'il se remet à sa place je me remets à la mienne. Je souris tout du long, alors il sait que je ne suis pas sérieuse, mais ça le saoule tout de même. À la fin du cours, il tente de m'enlacer et je m'en vais. Il commence à être vraiment vexé.
« Penses tu que c'est assez de punition pour avoir tenté de me tuer ce midi? ». Il a l'air de mauvaise humeur.
« Ça suffisait dès le moment où tu as retiré ta main la première fois. Je suis pratiquement mort. Enfin.. je me comprends. Mais toi tu as recommencé encore et encore. ».
Il a vraiment l'air perturbé. Je glisse ma main sur sa nuque et l'attire vers moi pour l'embrasser rapidement.
« Ça va mieux? ». Il sourit et réfléchit.
« Non pas encore. ». Je recommence avec un baiser un peu plus long.
« Mieux maintenant? ». Il ferme ses yeux et inhale, respirant mon odeur.
« Beaucoup. Merci docteur. ».
On se dirige vers notre gymnase. Je soupire en m'asseyant dehors. On a piscine. Enfin eux oui. Mon épaule m'empêche de faire quoi que ce soit encore. Je reste assise regardant Alice et Rosalie sortir des vestiaires. Toutes les filles ont l'obligation de porter un maillot une pièce. Et les garçons les maillots réglementaires. Bien s^r, Alice et Rosalie ont l'air fantastiques. Elles viennent s'assoir auprès de moi presque instantanément.
« Est ce que ça va? ».
« C'est moche que je ne puisse pas nager. ». Alice a l'air triste, et d'un coup elle a le regard vague. J'ai appris que c'est dû au fait qu'elle a une vision.
« Oh ça va marcher. Bella je te suggère de ranger ton Ipod. ». Je m'exécute en le fourrant dans mon sac, avec un air interrogateur vers Alice. Elle sourit et s'en va. Rosalie restant avec moi.
Elle se plaint « Je déteste quand elle fait ça. ». puis s'en va la suivre. Edward sort des vestiaires suivit par Jasper. Ma respiration s'arrête. Chaque partie d'Edward est du muscle. Ses bras, son dos, ses mollets, son torse. Il déchire, sérieusement. Il me voit et sourit, prenant un détour pour me rejoindre. Jasper est pareil, très musclé et beau à tomber raide mort. Mais ce n'est pas Edward.
Edward s'assoit près de moi, me cachant du soleil qui cogne. Je me penche un peu à coté de lui pour voir Alice regarder son amoureux d'un air appréciateur.
Edward me dit « Oh je suis désolé. Je te cache la vue? ».
« En fait oui, mais je ne m'en fais pas plus que ça. ». Il a l'air confus. « Toi, Edward Cullen , t'es un dieu grec vivant. Je ne sais pas encore lequel par contre. ».
« Ta façon de me percevoir est ridicule. ».
« Je peux dire la même chose pour toi. Pourquoi diable t'intéresse tu à moi? ».
« Parce que tu es la plus magnifique, attachante, spirituelle, malchanceuse personne que je n'ai jamais vu. ». Ça me fait rire et rougir. C'est à ce moment que le prof décide de commencer le cours.
Je regarde le cours avec désintérêt, bien que je sois vraiment intéressée par Edward. Je trouve quelques pages blanches et commence à dessiner son physique. Chaque muscle, chaque traits jusqu'à ce que j'obtienne une image qui ressemble à une esquisse d'un mythe grec. Alors j'efface ses jambes dessinant celles d'un centaure à la place. Ce dessin me fait rire. Mais il est fantastique. J'esquisse Rosalie telle une nymphe de la forêt. Alice telle une fée et Jasper en homme sirène. Cette inspiration me vient du moment où il entoure sa serviette de bain autour de ses jambes.
C'est à ce moment que je fais tomber mon stylo. Il roule jusqu'au bord de la piscine et oscille entre le sol et l'eau. Je me relève rapidement et me baisse pour le récupérer. Tyler et deux de ses potes s'amusent à se rentrer dedans un peu brutalement. Tyler est poussé en arrière et me rentre dedans. En tombant, mon épaule craque contre le bord de la piscine entrainant ma chute dans l'eau. Trois choses me viennent à l'esprit.
Comment autant de désastres peuvent suivre une seule et même personne?
Comment autant de douleur peut provenir d'une seule blessure?
Comment Alice ne m'a pas dit ce qui m'attendait?
Nota : Alors normalement le titre est 'mermen and centaurs', j'ai choisie de traduire mermen par hommes sirène car normalement c'est triton mais en France un triton ben... c'est un triton. On imagine pas un homme avec une queue de poisson quand on parle de triton.... ouais OK je ne suis pas sûre d'être très claire... mais bon j'me comprends hein !
Comme on dit le prochain épisode est le Season Final !
Je vous remercie encore de tous ces reviews ! Si ça continue j'en aurais plus que l'histoire originale (elle est à 161 !)
tous vos commentaires sont comme lorsque mes filles se réveillent à 8h30 le dimanche (et ça c'est un effort pour elles car elles ont la dalle dès 7h du mat généralement) … c'est un pur bonheur !
:3
