Chapitre 12
Solly T'Sumi. Âge : 99 ans ( 17 ans humain ) Amoureuse et Amante de Jane Shepard. Elle habite sur la citadelle.
Fille d'un couple Asari femmes d'affaires sur la citadelle. Elles tiennent une entreprise d'entretien, de certaines Baies d'amarrage. Solly connaît Shepard depuis 2 ans.
Planète Terre.
Oxford, Grande-Bretagne.
17 Norham Gardens
Lundi 24 mars 2177
7 h 27
Samantha était revenue d'Horizon, il y a seize jours. Rendant visite à ses parents et sa sœur pour une semaine essayant de déstresser et de se remettre temporairement de son enlèvement. Elle avait pris pour excuse le coup de blues dû à l'éloignement de sa famille et de Penny. Elle avait d'ailleurs honteusement menti à sa petite amie lui faisant toujours croire qu'elle lui manquait et qu'elle était toujours amoureuse. Par la même occasion, elle avait relancé leur couple mourant elle savait qu'elle ne l'aurait pas dû. Et elle s'en voulait énormément.
Et bien entendu, pas un mot sur son enlèvement…
Après être revenue à Oxford, elle dut consulter deux fois par semaine un psychologue. Ce qui l'aida énormément et rapidement à se remettre de sa mauvaise aventure. Sa joie de vivre, sa sociabilité et sa bonne humeur continuelle avaient fait place à une Samantha triste plus sombre et renfermée sur elle-même.
C'était dans cet état d'esprit que Samantha essayait de reprendre sa vie en main.
Une fois le petit-déjeuner avalé, et la douche pris, Samantha fit le ménage dans ses mails et messages sur son Pad. Puis elle s'habilla rapidement, et prépara son sac pour le rendez-vous au commissariat. Elle s'arrêta devant son PC, le fixant pensivement, et regarda l'heure.
Hum, 7 h 27…
Oui, elle avait le temps d'envoyer le message mensuel à ses parents. Juste avant de partir pour les cours. Elle fera le ménage dans ses mails et autres dans le pc ce soir.
Elle s'assit et alluma le PC, activa sa messagerie et commença à pianoter.
Coucou ! c'est moi ! (^_^)
Papa, Maman, Ellie. Je vous écris juste pour vous dire que je vais bien. Rien d'excitant depuis mon dernier voyage sur Horizon. Mes études se passent très bien, quelques difficultés financières, mais, comme je vous l'ai dit, mon travail de serveuse va améliorer cela. Je viens d'ailleurs de recevoir ma première paie et ouf ! Ça fait du bien, car la vie est chère à Oxford. Mais ne vous en faites pas, vous me connaissez, je fais très attention à mon compte en banque. Pour les cours tout se passe bien, pas de problème.
J'ai rencontré des personnes très intéressantes et agréables avec lesquelles je passe mon temps libre. Après cinq mois à Oxford, je crois m'être assez bien intégrée à l'Université et à la vie de la ville D'Oxford. Ne vous inquiétez pas pour moi, si vous voyez Penny embrassez-la pour moi.
(Prochain message le 20 avril.)
[ ALERTE ! EXTRÊMEMENT URGENT ! ]
Ma brosse à dents est tombée en panne, je vais l'envoyer à Londres pour réparation (il n'y a pas de réparateur pour les Cision Pro Mark 1 à Oxford…). Je n'ai pas les numéros de garantie et celui de l'assurance avec moi. Ils sont dans ma chambre dans mon pad administratif (le rouge ! Tiroir droit en bas de l'armoire). Oui, oui je sais, je l'ai oublié lors de mon départ. Envoyez-moi toutes les données sur mon adresse Mail. Sans la garantie et l'assurance, je n'aurai pas les moyens de la faire réparer. Envoie-les-moi vite ! Car ils vont me les demander, c'est sûr ! (vite ! Car la réparation est chère !…)
PS : Je viens de m'inscrire au plus grand club d'échecs d'Oxford, « l'OCE… » Hé hé ! ils vont en baver… (et transpirer… :)
Je vous aime. Bises à tous.
PPS : N'oubliez pas les documents administratifs.
Samantha envoya le message. En grimaçant.
Dieu, je suis une terrible menteuse. Elle soupira. Mais non j'ai bien fait… il ne faut surtout pas leur parler de mon enlèvement, sinon ça va être le chaos… Et ils mettront fin à mes études sur terre, c'est sûr et puis zou ! retour sur Horizon illico !…
Elle tourna la tête vers l'horloge.
7 h 39
Bon ! Allez hop ! Ne pas être en retard au commissariat. Une demi-heure à trois quarts d'heure de route… avant Londres.
Elle grogna de mécontentement.
Quatrième convocation… Et le déplacement est toujours de ma poche… Cela commence à me coûter la peau du cul… Il faudra que je demande le remboursement de mes déplacements. Bon aller go !
En sortant, elle mitles oreillettes MP3 musicales, sans fils de sa princesse. Elle appréciait globalement les musiques et chansons hétéroclites et de tous les styles.
Londres, Grande-Bretagne.
Lundi 24 mars 2177
Salle de repos du Commissariat central.
10 h 27
Samantha et Sophie attendaient, assises à une table tasses de thé et café devant elles. Elles prenaient une pause après avoir été interrogées depuis 8 h 45. Elles s'étaient un peu rapprochées, à la suite de leurs drames mutuels, et avaient échangé leurs numéros. Mais elles se voyaient et discutaient que lors de leurs auditions, rarement au-delà malgré cela, elles continuaient à se vouvoyer. Samantha avait essayé de lui soutirer des informations sur sa princesse. Sophie lui avait fermement fait comprendre dès le début qu'elle désirait ne pas en parler.
Et bonheur suprême, elle avait enfin appris le nom de sa princesse lors de sa dernière audition. Jane Shepard… Jane, elle avait roulé son nom encore et encore dans son esprit et, à voix haute, sur tous les tons… Les savourant tous… Il lui avait semblé avoir déjà entendu ce nom, mais ne se rappelait plus ou…
Samantha porta sa tasse à ses lèvres, et leva ses yeux pour observer la jolie jeune femme en face d'elle. Sophie était entièrement concentrée sur l'écran orange de son omnitech, en train de lire des données.
Elle la connaissait mieux à présent.
Sophie était Française, avec ce maudit accent si sexy… (elle adorait tant l'entendre parler.)
Elle avait entre 20 et 25 ans, dans les 1 m 70 ? Peau hâlée, avec un beau corps. Yeux bleus, et cheveux châtains, très court à la garçonne (elle avait coupé sa petite queue de cheval). Elle avait le grade de 1er Lt dans le même régiment que sa princesse Jane, dont elle était son amie… Un sacré bonus pour Sam, et qu'elle ne comptait pas laisser échapper.
Sam se focalisa sur son visage.
Hmm… Son visage est beaucoup moins marqué par la fatigue, elle a l'air plus sereine traits moins tirés, pratiquement plus de cernes, et sa peau moins pâle… elle semble bien se remettre du viol. Enfin, autant que l'on puisse se remettre d'une telle agression.
Sam avala une petite gorgée de thé. Elle s'apprêtait à lui poser des questions sur la possibilité d'un remboursement, lors de ses déplacements au commissariat. Quand elle fut coupée net.
Soudain, Sophie éteignit son omni et claqua des doigts, se souvenant de quelque chose, et se tourna vers Samantha.
« Au cours de l'interrogatoire, vous avez précisé que vous avez bientôt changé d'adresse ? Aux 17 Norham Gardens ? C'est bien ça ? »
— Oui, depuis samedi. C'est juste au-dessus du parc de l'université, c'est unebelle petite maison étudiante, à un étage. Ça me change de la boîte à chaussure de la chambre universitaire… Et enfin une baignoire, vous vous rendez-compte ?. Je vis à Oxford depuis bientôt cinq mois, sans avoir pris un seul bain… C'est dément ! Que des douches. Sam secoua doucement la tête, regard rêveur, et sourire nostalgique aux lèvres. Puis elle dit d'une voix basse. « Se plonger dans un bon bain chaud… Mmm, un bon bain chaud, des huiles relaxantes parfumées, avec une douce musique d'ambiance en arrière-fond. » Elle se lécha les lèvres. « Le tout avec un gros verre de jus d'orange et bien sûr un pad en main… ». Prenant soudainement conscience de la situation, Sam semit à rougir. « Oh, mon Dieu !, pardon, je babille comme une idiote… Je… euh donc que voulez savoir sur mon nouveau domicile ? »
Sophie, qui avait commençait à sourire au monologue de Samantha. Lui répondit.
— Chercheriez-vous une colocataire ? Car si c'est le cas, j'aurai bien une personne pour vous.
— C'est vrai ? s'écria jovialement Sam, sourire aux lèvres. « Hé, bien, oui, avec plaisir. J'ai déjà une coloc, mais une deuxième ne serait pas de refus.Je dois avouer que le loyer est assez haut et ça ferait du bien d'avoir une deuxième colo. Qui est cette personne ? »
— Ma sœur, elle doit venir en programme d'échange universitaire à Oxford. Elle doit arriver dans deux semaines, j'avoue que j'ai beaucoup de mal à lui trouver un habitat qui ne soit pas hors de prix… Les prix à Oxford sont faramineux.
Sam soupira.
— C'est le lot de tous les nouveaux arrivants dans cette ville. Hé bien, ce sera avec plaisir, je vous enverrais les données et informations pour la colocation.
— Je vous remercie Samantha, c'est un vrai soulagement. Sophie lui sourit et avala une petite gorgée de café tout en la regardant. « À part ça, vous semblez assez bien surmonter les évènements… Est-ce le cas ?
Samantha baissa les yeux, fixant son regard sur la tasse entre ses mains. Son sourire avait diminué, mais était toujours là.
— Ça va, je me sens vraiment mieux, pas de cauchemar ou de crise de panique. Je vois un psychologue deux fois par semaine, ça aide beaucoup. En plus je suis allé voir ma famille pendant une semaine, sur Horizon ; ça m'a fait du bien. Répondit-elle avec une petite voix.
— Et vous ? vous semblez vous remettre, il me semble…
— Vous parlez du viol ?
— Désolé… Je ne voulais pas, je…
— Non, ça va, pas de problème… Les femmes de terrain de l'Alliance sont formées, ou du moins suivent une formation pour faire face à une telle situation… si par malheur nous étions prisonnières, esclaves ou autres.
— C'est vrai ? Vous suivez un entraînement ? vous…
Sophie la coupa sèchement, légèrement irritée.
— Nous suivons toutes une formation psychologique, pour nous y préparer. Pour savoir comment réagir psychologiquement et physiquement, face à un Butarien, Humain ou autres. Ça aide beaucoup, mais j'avoue qu'il faut être assez forte mentalement à la base.
— Vous suivez un psy.
— Non, pas actuellement, mais j'en ai suivi un pendant trois semaines.
Un silence suivit cet échange de paroles. Puis Sam reprit, se souvenant d'un détail qui lui revenait de temps en temps. Et d'on elle ne trouvait pas de réponses.
— Lors de notre enlèvement, aux moments des fouilles, vous avez bien mis un bijou venant de vos cheveux dans votre… euh, comment dire… dans votre culotte ?
— Pas la culotte, c'était dans mon sexe, pour si en cas la fouille était très poussée. Il s'agissait d'un bijou d'alarme anti viol, avec traceur gps. C'est comme ça que Jane a su où nous retrouver…
Elle ne laissa pas Samantha répondre, et claqua sa tasse contre celle de Sam. En lui souriant.
— Bon, aller pour un meilleur futur et une bonne santé.
Samantha hocha gravement la tête.
Un policier entra, coupant la conversation. Il les prévint que l'audition allait bientôt reprendre. Elles terminèrent leurs boissons et sortirent de la pièce. Sophie lui sourit tout en lui tapotant l'épaule, la soutenant moralement.
Citadelle
Lundi 24 mars.
Zone Asari
Bar club : Aux trois Pijaks.
13 h 31
Nabeel, l'hôtesse Asari, derrière le comptoir regardait un couple, assis sur un petit divan, devant une table. Le couple révélait une jeune humaine très joyeuse et espiègle, aux mains baladeuses. Face à elle, assise sur ses genoux, bras derrière la nuque de la femme, une jeune et belle Asari. Elles étaient heureuses et frivoles, et n'arrêtaient pas de s'embrasser, et de se murmurer des choses. La femme humaine devait avoir dans les 20 ans, peut être plus : d'après ce qu'elle savait des humains. L'Asari quant à elle semblait être jeune.
Nabeel fit la moue.
Humm… 95 ? 100 ans ? Encore une adolescente… Pauvre petite, encore une qui craque pour une humaine… Bon, il faut dire que l'humaine estbelle… Elle sourit. En tout cas, c'est sûr, elles ne discutent certainement pas de politique…
La femme, était la seule représentante féminine, de la race humaine présente dans le bar aujourd'hui : et presque la seule, depuis un mois déjà. Elle se démarquait donc déjà. Mais elle était plus intéressante que les quelques femmes humaines habituelles. Nabeel n'avait jamais vu une Femme avec des cheveux rouges ou plutôt cuivre. Les cheveux humains la fascinaient toujours autant et, ceux de cette couleur encore plus…. Elle avait un beau corps elle pouvait voir les muscles de ses bras et de ses épaules ondulés, à travers le tissu de sa chemise.
Sur le divan.
« Alors c'est vrai ? Tu es vraiment libre ce soir ? Pour une soirée entre nous deux, tes parents sont d'accord ? »
L'Asari lui donna un petit baiser, puis frotta le bout de son nez contre celui de Jane. Un large sourire aux lèvres.
— Oui, je suis libre jusqu'à minuit… J'ai réussi à marchander une autorisation… Elle fit une petite grimace. « Ils sont durs quand même… Enfin bref, je suis libre à partir de 17 h à la fin des cours, Le temps de me préparer, etc. Je devrais être prête vers les 18 h 30. J'aimerais bien que tu m'attendes devant chez moi pour que l'on ne perde pas de temps… Enfin quand je dis devant chez moi, je veux dire à une vingtaine de mètres sur le côté, hors de vue de mes parents sinon on en aura pour au moins une demi-heure de discussions, et d'explications… »
Elle termina en embrassant longuement la belle rousse, qui le lui rendit avec fougue…
Des Bips d'appels prioritaires résonnèrent à son oreillette.
Jane se retira du baiser.
— Attend Solly, j'ai un appel.
— Oh, non !
— Désolé ma douce c'est un appel prioritaire, je dois répondre.
La jeune Asari ferma les yeux, visiblement agacée et hocha la tête.
— Oui, oui, vite réponds.
Jane ouvrit l'appel.
— Ici Shepard, j'écoute…
Solly scrutait attentivement le visage de sa belle amante humaine.
Jane écouta, d'abord d'un air attentif et sérieux, elle changea d'un coup. Devenant soudain radieuse. Elle ferma les yeux avec un large sourire, disant des mots silencieux pour ne pas être entendue. Elle ouvrit les yeux et lui fit un clin d'œil, puis leva son bras avec le poing tendu et d'un V des doigts, en signe de victoire. Elle arrêta l'appel et l'embrassa… Fougueusement, et longuement.
Elles se séparèrent pour reprendre leurs souffles.
Solly haletante, visage empourpré, à moitié étourdi. Avait un large sourire aux lèvres,
— Waouh ! Ce… c'est… par la Déesse, pourquoi une telle fougue ? haleta-t-elle.
— Je viens d'apprendre ma nomination au statut N7. C'est génial ! Je dois recevoir mon titre samedi prochain.
Solly se renfrogna.
— Où ?
— Sur terre au Brésil… Euh, c'est un pays… enfin une région… comment dire…
— Je sais ce qu'est un pays sur Terre Jane… Depuis que j'ai fait ta connaissance, je me renseigne beaucoup sur les humains. Plus que ce que mes cours m'apprennent.
Elle détourna le regard.
— Alors, tu vas encore me quitter… Visiblement irritée.
— Je t'en prie Solly tu…
— Quand dois-tu partir ? Dit-elle, renfrognée.
— Mercredi, 13 h 00.
— Tu ne restes jamais longtemps, quand tu viens sur la citadelle. Bouda la jeune Asari.
Jane soupira et lui prit le menton dans sa main et retourna son visage, face à elle.
— Mais ce soir et demain, je suis toute à toi… Profites-en. Lui dit Jane, d'une voix douce, un sourire doux aux lèvres.
« et pour ce soir si ça tient toujours, je vais te faire oublier mon futur départ… Tu n'auras pas le temps de penser rationnellement… Et tu pourras encore t'entraîner à la fusion… »
Solly lui sourit.
— J'attends cette soirée avec impatience. Répondit-elle, d'une voix basse. Ses yeux brillants d'excitations. « Et après 13 fusions, en 23 soirées de sexe intenses en deux ans, je crois n'avoir plus à m'entraîner… » Elle lui fit un sourire malicieux. « Et tu as déjà pu t'en rendre compte. » Ronronna-t-elle en lui donnant un petit baiser sur le nez.
Jane plissa les yeux, surprise.
— Tu comptes toutes les soirées et Journées de nos rencontres sur la citadelle ?
L'Asari se pencha et embrassa tendrement sa mâchoire, en remontant vers les lèvres.
— Oui, car je ne veux pas oublier tous les moments passés avec la femme que j'aime… Je te jure que tu ne seras pas déçue ce soir.
Jane se retira des baisers et la fixa gravement, droit dans les yeux. Plissant les sourcils.
— Solly, non… on avait déjà parlé à propos des sentiments… il ne faut pas que…
— Je sais, je sais, mais l'amour que j'ai pour toi ne peut être supprimé. Alors je vis avec, même si je sais que je n'aurai pas de retour. Elle soupira et fit une petite moue. « Je vis avec… »
— Ce n'est pas bon, il…
Elle fut coupée par un doigt bleu sur ses lèvres.
— Chuuut ! tu casses l'ambiance. Pense plutôt à ce soir, je te jure que tu ne le regretteras pas.
Jane soupira.
— Bon, bien, tu me le démontreras ce soir alors, car je veux des preuves… Rétorqua Jane, taquine.
Terre
Rio de Janeiro
Dimanche 30 mars
22 h 34
Betty et Alberto, célèbres détectives d'une grande agence privée brésilienne se tenaient à une vingtaine de mètres de l'entrée principale de l'opéra de Rio de Janeiro.
Ils avaient été alertés par un indic sur l'identité d'une femme : une femme qu'ils recherchaient depuis un mois. Cette personne se trouvait actuellement à Rio. Mais l'indic l'avait perdu. Par chance elle avait été retrouvée à l'opéra, au cours d'une soirée de musique classique. Betty et Alberto s'étaient rapidement rendus sur place.
Betty s'était alors faufilée au milieu de la petite cérémonie, postconcert pour repérer la cible. Elle l'avait difficilement reconnu, car elle avait changée d'apparence : la belle blonde discutait avec des hommes et femmes de la haute société. Elle avait pris une photo de la grande femme et l'avait envoyée pour certification. Et après confirmation, elle avait demandé des renforts.
Ils attendaient donc la sortie de leurs objectifs. Sous le froid et la pluie fine qui tombait depuis quelques minutes et des parfums d'humidité qui planaient au-dessus des trottoirs.
La concernée, sortit enfin du Théâtre, accompagné d'un homme et d'une femme. Ils se dirigèrent vers la zone destinée au taxi. Betty s'attendit à la voir monter dans un taxi, mais il n'en fut rien. La blonde dit au revoir au couple, qui, eux prirent un taxi. Puis elle se dirigea vers une avenue perpendiculaire à la sienne.
Betty suivit de Alberto, accéléra le pas pour la rattraper.
« Eh merde ! » lâcha Betty. Elle posa deux doigts à son oreillette. « Melk, ici Betty, vous me recevez ? »
# Je vous reçois, qui a-t-il ?
« La cible se dirige à pied, le long de la Rua Evarista da Vega, vers le Quartier général de la police militaire. Je ne peux attendre les renforts, je la suis sinon je vais la perdre. Et rappelez-vous : belle femme, grande 1m73,75, coupe carrée courte, blond vénitien, veste noire, robe d'été, botte et sac. »
# Bien, n'oubliez pas de signaler régulièrement votre position, nous réunissons leshommes, faites attention.
Betty fit signe à Alberto de la suivre. Et lui dit en lui montrant la cible du doigt.
« Nous la suivons, on fait semblant d'être un couple, faisons gaffe de ne pas nous faire remarquer, n'oublie pas, elle est très dangereuse » elle lui prit le coude, se faisant passer pour deux amoureux.
Il hocha la tête, d'un air grave.
— Entendu.
Il était tard, 23 h 07, et les avenues et rues de Rio de Janeiro étaient encore relativement animées selon l'emplacement des magasins, bars ou restaurants. Les parfums de fritures, et aux autres odeurs nauséabondes, se mêlaient aux bruits incessants de la rue. Les grondements des moteurs et le passage des véhicules se combinaient aux brouhahas de la rue et à la musique des bars. Au milieu de tout cela, les piétons et clients déambulaient silencieusement.
Le flot incessant de bruits parasites s'estompa au fil des rues qu'empruntaient Betty et Alberto. En suivant la femme toujours à bonne distance.
Arrivée au quartier général de la police, la femme y rentra pendant une dizaine de minutes, puis en ressortit continuant sa marche, en se déplaçant d'un pas alerte.
L'élégante blonde portait une petite veste, sur une robe mi-cuisse noire moulante. Des bottes hautes, et un petit sac sur son épaule complétaient sa démarche droite et gracieuse.
— Ici Betty, elle est sur l'Avenue républica do Paraguai, et se dirige vers le parc Praça. Grouillez-vous pour les renforts.
# Reçus.
Elle accéléra le pas, curieuse de savoir où elle se rendait. Elle la vit tourner dans le parc et tourner à une large haie. Seulement, à peine passèrent-ils au niveau du massif d'arbustes qu'un puissant coup de genou percuta violemment l'entrejambe d'Alberto. Il se plia de douleur en lâchant un cri avant de recevoir un coup de poignet de pistolet sur la nuque, le mettant ko. Au sol.
Betty réagit aussitôt : dans un mouvement rapide, elle croisa ses mains sur le côté, stoppa net le pied de son assaillante qui tentait de l'atteindre à la tête. Puis tenta de sortir son pistolet de sous sa veste, mais fut aussitôt désarmée par un coup de poing biotique sur la main.
Elle fut tirée par le col de l'autre côté de la haie et plaquée contre un arbre. Puis se figea, quand elle vit le canon du pistolet pointé sur elle, juste devant ses yeux : elle leva rapidement les bras en signe de reddition. Leurs regards se soutinrent et Betty fut encore plus surprise par les traits forts, beaux, et bien dessinés du visage de la jeune femme, avec des yeux bleus qui la sondaient.
Sa peau était hâlée et ses cheveux courts blonds vénitiens.
Elle était vraiment différente de la première photo qu'elle avait reçue, il y a un mois : la photo représentait une jeune femme aux longs cheveux noirs, et à la peau claire.
Bien sûr, elle avait changé d'apparence…
La femme jeta un rapide coup d'œil dans les chemins mal éclairés du parc. Puis elle la fixa du regard, les yeux plissés. Et lui dit :
— Qui êtes-vous ? demanda la femme dans un accent australien. D'une voix calme… Impassible.
— V… vous nous avez agressés, mon ami et moi, je me suis défendue.
— Vous me suiviez.
— Pourquoi ferais-je une chose pareille ?
— À vous de me le dire ! et vite ! Dans le même temps, elle appuya le canon sur son front.
— OK ! OK !… Je suis détective, j'ai été chargé de vous trouver et de vous suivre.
— Comment m'avez-vous trouvé ?
— Un de nos détectives qui suivait une personne au court de la cérémonie N7 est tombé par hasard sur votre identité. Il nous a immédiatement alertés, puis a tenté de vous suivre, mais sans résultat.
Miranda Lawson, car telle était son vrai nom, tiqua à cette information.
— Qui vous a demandé de me retrouver ? insista-t-elle en appuyant un peu plus le canon sur le front.
Betty inspira fortement.
Putain, reste calme, réponds-lui sinon c'est mal barré. Merde, merde, j'ai tout foiré…
— Il y a un mois, un certain Altern a contacté chaque grande agence de détectives mondiale ainsi que leurs filiales. Nous avons reçu un avis de recherche d'une certaine Myriam Dayson, ainsi que des photos et descriptions détaillées.
— Je vois… Jack Altern, directeur de sécurité de la société Lawson… Cracha-t-elle, d'une voix pleine de mépris.
— Nous pourrions peut-être parler entre personnes civilisées…, et peut-être baisser votre arme ?
— Ne comptez pas dessus.
— Mais je…
Un coup de poing puissant à la tête l'étourdit, suivit d'un violent coup de pied à la rotule, qui la fit tomber au sol en criant. La douleur fut si vive que Betty se mit en boule, en serrant le genou. Elle ne s'était pas attendue à ce que son interlocutrice la frappe et l'immobilise.
La jeune femme continua de la tenir en joue et lui dit :
— Vous direz à mon père… Ou plutôt à Altern que… non, cela ne servirait à rien. Considérez-vous privilégier votre ami et vous, car je vous laisse envie.
Puis sans la quitter des yeux, elle fit quelques pas à reculons et finit par se tourner avant de s'enfuir en courant. Betty la vit disparaître à l'embranchement d'arbres et haies. Elle aurait pu essayer de réagir, la poursuivre, pour sauver la mission. Mais son genou lui faisait trop souffrir, et elle ne pouvait s'y résoudre sans prendre de risque. Elle se tourna en grimaçant pour aller au secours d'Alberto, encore dans les vapes.
Miranda, après une demi-heure de marche à travers le parc, rues et de route en taxi, arriva à son hôtel ou elle commença a préparer ses affaires. Elle devait quitter Rio et la terre au plus vite.
Tout en rangeant ses vêtements, elle repensa aux derniers évènements.
Elle avait été inconsciente, elle n'aurait jamais dû venir voir Shepard pour la remise de son statut N7… même en ayant changé d'apparence, elle s'était fait repérer. Elle se réprima à voix haute :
« Espèce d'idiote ! Et voilà ! Maintenant ton identité est grillée… Enfin non, il semblerait que j'ai été démasquée il y a un mois… Comment ?… Non pas maintenant, je verrais cela plus tard. »
Pour l'instant, elle devait fuir et prévenir Cerbérus que son identité était découverte. Et surtout déplacer Oriana, car, si son père remontait ses trajets à travers son nom, il finira par remonter à Oriana…
Elle ferma sa valise, et s'assit sur le lit, pensive. Puis elle prit son pad.
Puis en hésitant, elle se força à transférer toutes les données, et certaines vidéos et photos de Jane Shepard et de sa sœur à Cerbérus. Pour que les données ne soient pas perdues pour le futur.
Elle regarda une dernière fois la dernière vidéo qu'elle avait prise, lors de la remise du statut N7 de Shepard. Elle avait réussi grâce à une connaissance à assister à la cérémonie. Au milieu du groupe des autorités civiles. En ayant changé d'apparence…
Miranda hésita puis envoya la vidéo et supprima toutes les sauvegardes.
Elle devait oublier Jane et se consacrer à sa sœur et à Cerbérus. Même si elle devait se faire violence.
Miranda partit pour la Guyane française sur vol privé puis vers la citadelle.
Oxford, Grande-Bretagne.
Lundi 31 mars 2177
Nouveau Domicile de Samantha Traynor.
17 Norham Gardens
6 h 30
Au centre de la pièce d'un vaisseau. Allongée dos sur une table, Samantha, entièrement nue, attendait… immobile. Elle était légèrement redressée, en s'appuyant sur les coudes, yeux grands ouverts devant elle. En face d'elle se tenaient deux superbes silhouettes féminines : Sophie et sa princesse Jane, debout et bien droite dans leurs uniformes bleus rutilants. Elles venaient juste de lâcher leurs pistolets encore fumants, après avoir supprimé les esclavagistes.
Sourires malicieux aux lèvres les deux femmes avançaient nonchalamment vers elle, en de petits pas. Tout en se déshabillant, lentement et avec efficacités. Elles vinrent se placer, totalement nues, à quelques centimètres d'elle. Leurs regards avides glissaient le long de son corps, avant de s'arrêter sur son visage. Samantha, le corps en feu, avait la bouche et les yeux largement ouverts. Bavant littéralement sur les corps des deux belles créatures…
Sa belle héroïne rousse lui écarta tendrement les cuisses tout en les caressant. Avant de venir embrasser et lécher l'intérieur des cuisses.
Entre des baisers et des coups de langue, elle lui dit.
« Nous voilà douceur, détend toi c'est fini… Tu es sauvée, tu as bien assez souffert, tu mérites une récompense… ». Ronronna la belle rousse, de sa voix basse sensuelle. Petit sourire en coin.
Sophie a ses côtés, commença à lui caresser tendrement le sein droit, tout en lui léchant le dessous du sein gauche. Puis, entre quelques coups de langue, elle lui annonça d'une voix sensuelle.
— Oui, ma belle, confirma Sophie avec un large sourire, « tu mérites un bon stimulant. Pour que tu voies l'avenir sous un autre jour. » Lui dit-elle avec son bel accent sexy.
Et en terminant sa phrase, elles se penchèrent en même temps l'une entre ses plis chauds et humides et l'autre sur un téton érigé…
« Oh, mon Dieu ! Oui ! oui ! Enfiiiiin ! Merci, merci… Mmm, vous êtes si bonnes, si gentilles... si belles. Oooh oui ! Mmm… J'en ai tant besoin. »
Samantha gémissait et se tortillait à plat ventre dans son lit. Lâchant une multitude de mots empreints de ravissement et de bonheur. Jusqu'à ce que son corps se raidisse, et se cambre. Avant de trembler sous le coup d'un orgasme puissant.
Le Bipbipbip de la première alerte du réveil brisa le nuage sur lequel elle flottait.
Samantha jura, et en maugréant arrêta difficilement le bip de sa main gauche. Elle ouvrit un œil regardant l'heure, avant de le refermer et gémit.
L'esprit encore embrumé de sommeil, des brides de son rêve lui revinrent. Elle soupira, et sourit.
Mmm… C'étaitvraimentsympa… Commed'habitudedans ce genre derêves. Sauf que là Sophie était dans l'action. C'était de plus en plus agréable…
Un reste d'orgasme la fit frissonner… Elle laissa passer le bon moment ,affalée sur le drap.
Mmm, c'est si bon…
Des images lui revenaient progressivement : sa princesse… Jane et Sophie, des cheveux roux et blonds. Des yeux verts et bleus. De beaux corps féminins athlétiques… Mmm. Bref, sa princesse était impliquée entre ses jambes caressant intensément de sa langue son clitoris tout en la doigtant. Tandis que Sophie aspirait, et léchait son téton, tout en la caressant. Son corps était en chaleur, et son sexe en feu.
Elle soupira fortement.
Bon aller ! debout ma belle.
Ce n'est qu'alors, qu'elle remarqua que sa main gauche était revenue sur la veste de pyjama caressant doucement l'un de ses seins. Tandis que sa main droite, toujours ensevelie sous sa culotte, effleurait encore son clitoris. Roulant des yeux, elle retourna ses draps pour voir que sa culotte et son pantalon de pyjama étaient complètement trempés, collant à sa féminité comme un papier peint sur un mur.
Chiotte ! une culotte et un pyjama foutu… Pfff !
Mon Dieu, elle se sentait tellement dégoutante en ce moment, comme si elle avait passé la dernière année dans le caniveau. Agacée contre elle-même pour de multiples raisons de stupidité, elle retira sa main de sa poitrine ainsi que de son sexe trempée afin de s'assoir maladroitement et avec pas mal d'effort, sur le bord du lit.
Samantha se frotta le visage avant de s'arrêter net, et de les retirer vivement. Elle lâcha un fort juron.
— Hé merde ! c'est pas vrai ! gémit-elle, en grimaçant. Réalisant qu'elle venait de se maculer le visage de son propre jus, qui lui collait à la main. « Bon sang ! je suis maudite ! »Elle grimaça, acceptant le fait qu'aujourd'hui serait sûrement un jour merdique. Enlevant rapidement son pantalon de pyjama et sa culotte mouillées et s'essuya le visage sur une partie sèche du pantalon. Avant de s'essuyer les mains et de jeter le linge au pied du lit.
Elle se dirigea vers la petite salle de bains, en traînant les pieds. Elle planifiera sa journée un peu plus tard. De toute évidence, en premier ce sera une bonne douche, puis le petit-déj etc. Puis les cours… pour un examen important
Sam alluma la douche, tira le t-shirt pyjama et le jeta au sol avant de se glisser sous la douche. Elle laissa l'eau chaude le savon et le shampoing recouvrir son corps. Et se lava rapidement préférant ne pas s'attarder sur ses zones hautement érogènes. Pour ne pas tenter le diable… surtout après un tel rêve.
En tout cas, elle pouvait dire que c'était l'un des plus beaux rêves humides qu'elle n'est jamais faite…
Et c'était juste, génial.
Avant de quitter la maison, elle laissa un mot pour sa nouvelle colocataire finlandaise… Suvi Anvar.
SUVI !
Et mince Suv !, il ne reste plus de cookie au citron ! tu les as tous mangés !… Je t'avais pourtant averti qu'ils n'étaient que pour moi ! Tu déconnes Suv. Et en plus il ne reste plus de thé Earl Grey ! Mince, il en restait deux, un sachet pour chacune, fais gaffe ! J'ai été obligée de boire du café !…
( une fois bien calmé… ) Bon… Il reste des brioches au chocolat sous le tupperware rose. Je vais faire les courses en revenant des cours, je préfère les faire car tu oublies toujours la moitié des victuailles…
Sam en colère !
7 h 53
Samantha monta en trombe dans le tram, qui mettrait vingt minutes avant d'arriver à l'université. Ne trouvant pas de place assise, elle se plaça dans le coin : s'appuyant contre les barres de maintien. La ville d'Oxford défilait par la fenêtre du tram : scintillante sous le soleil matinal. Le nombre d'usagers était particulièrement dense à mesure que le tram s'approchait de l'université.
Elle se mit à penser aux plannings de sa journée : 8 h 30: math, 10 h 00: informatique. 15 h 0: Examen très important. Son 1er depuis son arrivée à Oxford. Puis à la fin des cours, les courses, et ensuite… Elle fronça les sourcils. Elle essayerait à ne pas écraser des œufs sur les cheveux de Suvi…
Samantha ne put résister à l'envie de regarder les superbes fesses, d'une brune particulièrement séduisante : qui venait de s'arrêter dos à elle, en attente de l'ouverture des portes.
La vue des belles fesses la fit repenser à sa belle princesse Jane : elle se mit à imaginer la texture et la sensation des fesses toniques sous ses doigts… et sous sa langue…
Sam se frotta le visage, essayant de se débarrasser de ces pensées. Mais cela ne l'aida pas du tout. Au lieu de cela, elle se mit soudainement à s'imaginer : à que pourrait être la sensation des fesses de sa belle rouquine, entre ses mains. Cette seule pensée lui envoya une étincelle d'une vague de chaleur et d'humidification entre ses jambes.
Hé merde ! Merci pour ça, stupide cerveau, j'avais vraiment besoin de ça, soupira Sam.
Peut-être qu'elle avait juste besoin de s'envoyer en l'air. Cela faisait longtemps qu'elle y pensait, même si elle avait beaucoup de flirt sans signification. Mais ce n'était justement que cela… des flirts sans signification. Sam était quand même, très délicates en ce qui concernait ses partenaires de lit potentiels. Elle ne couchait pas avec n'importe qui.
Et malheureusement pour elle, peu de filles convenaient à ses critères… Enfin si, mais elle était toutes déjà prises, ou trop âgée, ou ne voulaient tout simplement pas d'elle… Elle pensait sérieusement à élargir ses critères, car ses jouets commençaient à devenir insuffisants par apport à ses besoins. Elle soupira encore une fois.
Par la fenêtre elle vit son arrêt approcher, et se prépara à sortir.
Ne pas foirer cette journée Sammy, surtout pas l'examen.
J'apprécie vraiment les critiques, conseilset (ou) suggestions. Je pense que c'est très important, j'aimerais qu'il y ait plus de "lecteurs-réviseurs" sur ce site. Il faut beaucoup de temps pour s'asseoir et écrire une fiction, et la rétroaction est inestimable en termes de confiance / histoire. Donc, si vous avez apprécié quelque chose ici, ne soyez pas timide, prenez juste 60 secondes (ou moins) sur votre journée pour faire savoir ce que vous en pensez. Merci ! À toutes et tous. En espérant que vous ayez passé un bon moment.
