Thème de saison, mais mon idée était bien tordue. Ca pourrait être une suite de comportement irrationnel. Y a pas besoin de l'avoir lu pour comprendre, mais j'avoue, j'y fais référence.


Chocolat

Ils ne pouvaient se faire surprendre à cause du bruit. Même si à cette heure-ci les vestiaires étaient déserts, ils devaient rester prudents.

Il avait vérifié plusieurs fois le règlement intérieur et rien n'interdisait ce genre de chose, mais il n'avait pas envie d'être dérangé pour autant. Ce n'était pas la première fois qu'ils en arrivaient là et il avait bien compris son besoin d'intimité. Lui-même appréciait le calme pour éviter de se disperser à surveiller le moindre bruit suspect.

La seule qui l'intéressait à cet instant c'était la lycéenne qu'il tenait fermement contre lui.

La réunion du conseil des élèves s'était encore éternisé sur des sujets idiots et il voyait bien qu'elle était contrarié. C'était d'ailleurs précisément pour cette raison qu'ils se retrouvaient maintenant dans les sous-sols.

Sosuke avait découvert cette solution quelques mois plus tôt, après un entretien avec le même conseil suite à une réaction légèrement disproportionnée de sa part qui avait entraîné l'hospitalisation du gardien et qui avait mis Kaname particulièrement hors d'elle.

Il avait alors appliqué à la lettre les conseils de ses amis et il avait trouvé une méthode pour la détendre qui non seulement était efficace, mais qui avait le mérite d'être des plus plaisantes.

Leur relation n'avait pas vraiment changé par la suite. Ils restaient amis devant les autres, il veillait sur elle et elle l'aidait pour ses devoirs. Mais quand il restait dîner, il ne retournait pas chez lui tout de suite et quand elle s'énervait de sa protection trop envahissante, elle ne lui faisait plus de scène de la même manière.

C'était un bon compromis.

Mais pour l'instant, la seule chose qui comptait, c'était de ne pas se faire surprendre et d'être discrets.

Ce n'était parce que personne dans leurs camarades n'avait vu de différence dans leur comportement l'un envers l'autre, qu'ils pouvaient se laisser aller à des actes inconsidérés.

Il mit donc sa main sur sa bouche pour être sûr d'étouffer ses gémissements comme il s'enfonçait en elle.

Elle lui tournait le dos et par conséquent, il ne pouvait pas l'embrasser comme il le faisait parfois pour s'assurer son silence.

Ils avaient choisi cette position pour son coté pratique, puisque ainsi, ils gardaient tous les deux l'intégralité de leurs uniformes. Elle n'avait qu'à relever un peu sa jupe et lui à ouvrir son pantalon. Simple, rapide, efficace.

Et extrêmement agréable.

Comme ils faisaient presque la même taille, il n'avait pas de problème pour se mettre en place. Il suffisait qu'elle se mette légèrement sur la pointe des pieds et il se glissait en elle tout simplement.

Elle se cambra un peu en arrière pour lui offrir un meilleur accès et il s'enfonça un peu, lui arrachant un gémissement satisfait.

Elle savait qu'elle n'avait pas le droit de faire de bruit, mais c'était difficile de rester stoïque alors qu'il la torturait par ses mouvements trop lents. Il prenait toujours son temps et refusait de la pénétrer entièrement.

Quand elle voulut accélérer les choses de son coté en roulant des hanches, il resserra son emprise sur sa taille et la bloqua un peu plus contre son bassin.

Il avait envie de la caresser, de la toucher, mais avec son uniforme, c'était impossible. Même s'il laissait ses mains glisser sur son corps, il n'était pas en contact avec sa peau et c'était pire que tout. Elle refusait qu'il passe sous sa chemise pour la sentir directement, de peur de froisser le tissu et de révéler leur activité, alors il se contentait du peu de chair qu'elle lui offrait.

Il relâcha un peu sa prise sur sa bouche et profita qu'elle penchait la tête sur le coté pour lui embrasser le cou.

Soudain, alors qu'il arrivait enfin à calmer les battements anarchiques de son coeur et à contrôler son envie urgente de se perdre complètement en elle, sans se soucier des conséquences, il sentit sa langue sur ses doigts. Il crut, ou plus espéra que son geste fût accidentel. Malheureusement pour lui, elle recommença rapidement, passant le bout de sa langue méthodiquement sur l'intérieur de chacune de ses phalanges avant de prendre son index entre ses lèvres et de le lécher avec application.

En réponse à sa provocation, il planta un peu plus fort ses dents sur sa nuque, quitte à laisser une marque. Il avait choisi un point sous l'oreille, où elle était particulièrement sensible et qui avait le mérite de se couvrir facilement avec ses cheveux.

Il sentit sa respiration se bloquer un instant, alors qu'il appuyait enfin là où il fallait dans son ventre. Tout son corps se contractait à chaque fois qu'il effleurait cette zone si réceptive, et rapidement, il remarqua que les spasmes s'intensifiaient.

Il accéléra un peu plus et utilisa sa main de libre pour lui cambrer les fesses vers lui, enfin de s'enfoncer encore un peu plus.

Kaname pencha la tête en arrière et ferma les yeux. Elle usait toute sa volonté pour ne pas laisser échapper un soupir. Elle avait le souffle court et avait de plus en plus de mal à garder le silence. Mais Sosuke lui murmurait des mots apaisants pendant qu'il continuait ses tortures.

Il savait qu'elle ne tiendra plus très longtemps et qu'il fallait faire vite. Alors il glissa de sa taille à ses hanches, puis, soulevant sa jupe, il s'immisça entre ses jambes. Tout en continuant ses allées et venues dans son ventre, il se mit à caresser le haut de sa cuisse, avant de se perdre vers son clitoris.

Il laissa son autre main sur sa bouche, tenant ses lèvres closes pendant qu'il déclenchait en elle des vagues de plaisirs incontrôlables. Il lui faisait presque mal à la serrer si fort, mais elle n'avait pas l'intention de se plaindre. Au contraire. Elle s'agrippa à lui, se rapprochant encore plus si possible et finit par succomber, engloutie sous les frissons qui se répandaient dans tout son corps.

Sosuke fut emporté avec elle, les contractions de son ventre autour de lui, l'emprisonnant un peu plus fort à chaque coup avaient eu raison de sa volonté.

Ils restèrent immobiles longtemps, Kaname ne tenant encore en position que garce au soutien de son protecteur, qui lui-même devait s'appuyer sur le mur pour ne pas s'effondrer. Ils retrouvèrent leur souffle, et sans un mot, se séparèrent.

Elle ajusta sa jupe, il referma son pantalon. Après s'être débarrasser de son préservatif dans les toilettes, il lui ouvrit la porte, et l'air de rien, ils rejoignirent leur classe, juste avant la fin de la pause déjeuner.

Le voyant revenir aussi tard, Kyouko et Shiori craignirent le pire. Elles savaient combien Kaname détestait être dérangée par le Conseil pendant son repas, elles avaient donc prévu.

En souriant, les jeunes filles tendirent un petit paquet à leur amie qui les regarda avec surprise.

« Qu'est-ce que c'est ? »

Kyouko sourit et lui annonça fièrement : « Du chocolat, pour te mettre de bonne humeur après ta réunion... » Tout le monde connaissait le tempérament de la déléguée et ils apprécièrent tous le geste qui les sauvait, ne serait-ce qu'un peu des foudres de la jeune fille.

Kaname la remercia en s'asseyant, puis sentit Sosuke derrière et dit simplement : « C'était pas nécessaire, tu sais. » Puis elle partagea la barre de chocolat en deux et en tendit une moitié à Sosuke.

Kyouko la regarda faire avec suspicion et demanda : « Tu as trouvé un autre moyen de te passer les nerfs, peut-être ? »

Kaname sentit ses yeux accusateurs scrutant à la recherche du moindre signe révélateur, mais elle ne trouva rien de plus qu'une petite rougeur derrière l'oreille et une autre, plus marquée sur les joues de son amie et de son protecteur.

« Va savoir... »