Me revoilà pour un nouveau chapitre ! Enjoy :p
Loki et Tony étaient paisiblement assis dans l'atelier de la Tour.
Enfin, Loki était paisiblement assis, le poignet droit tendu devant lui. Tony, lui, tournoyait dans tout l'atelier, dans un état de stress palpable, réglant le bracelet de Loki afin qu'il agisse comme la montre des Avengers.
- Pourquoi est-ce que Fury veut ça, encore ? demanda nonchalamment le Jotun en faisant tourner sa chaise roulante.
Tony le rattrapa, lui lança son « regard-de-la-mort-numéro-33 » pour lui intimer de ne plus bouger et répondit tout en s'acharnant sur son poignet avec un minuscule tournevis :
- Je ne pense pas que c'est Fury qui le veuille ; je pense que c'est Coulson. Il est notre véritable leader, car bien que nous appartenions au SHIELD, nous ne sommes pas des Agents normaux, tu vois ? On est une équipe. La meilleure.
Il alla chercher un autre outil et continua, le tournevis coincé entre les dents :
- Che penche qu'il te voit comme un allié pochenchiel.
- Vraiment ? demanda Loki en haussant un sourcil et en tournoyant à nouveau.
Tony cracha le tournevis et se prit la tête entre les mains lorsque le bras de Loki lui échappa à nouveau.
- Si tu continues à faire tourner cette putain de chaise, je vais te trucider, Loki Laufeyson.
Loki l'ignora totalement et continua :
- Vous, humains, vous êtes tellement complexes. Tous tellement différents. Certains sont rancuniers ; d'autres non. C'est fascinant.
- Parfois, j'ai tellement l'impression de parler dans le vide.
Loki poussa soudain un petit cri de douleur, et Tony sourit.
- Désolé. Voilà, c'est fini.
Il se mit à ranger les matériaux éparpillés un peu partout.
- Admire ta nouvelle montre, digne d'un film de science-fiction.
- Je suis digne d'un film de science-fiction. Et c'est un engin de torture, Tony.
Le milliardaire leva les yeux au ciel.
- Tu exagères toujours, Rodolphe.
Il tira une chaise pour s'asseoir en face du Géant des Glaces.
- Parlons de nos plans.
- Tu réalises que si quelqu'un nous espionne, on va probablement croire que j'essaie de reconquérir la planète, et que tu couches avec moi ? sourit Loki.
- Il n'y a ni micros, ni caméras, dans ma Tour. Sauf dans ta chambre, bien sûr. J'y pense, il y a pleins de choses drôles que tu peux faire, avec une caméra et Fury à l'autre bout. Mais- eh ! Pourquoi est-ce qu'on coucherait ensemble ?
- 1. Je sais. 2. Parce que tous les partenaires ou complices couchent ensemble, Stark. N'es-tu pas censé être une sorte de génie Midgardien ?
Tony rit, et répondit.
- 1. Tu sais. Qu'est-ce que ça veut dire ? 2. Donne-moi un exemple.
Loki prit un air blasé, fixa Tony dans les yeux et lança :
- Je ne suis pas sûr que tu veuilles connaître les réponses.
- Je veux toujours connaître les réponses.
- 1. Faire pleins de choses qui doivent êtres très gênantes pour Fury, juste devant la caméra principale, est devenu un de mes passe-temps favoris. 2. Clint et Natasha. Ou Batman et Robin.
- Batman et Ro- Oh, Mon Dieu, les images mentales ! gémit Tony en clignant des yeux pour chasser la vision.
- Je t'avais prévenu.
Et Loki s'avachit encore un peu plus sur sa chaise, les jambes largement écartées.
Le regard de Tony se perdit un instant au niveau de son entre-jambe avant que son cerveau ne lui envoie le signal d'alerte numéro 64 (« ATTENTION, TU MATES TON ENNEMI ») et qu'il ne se secoue.
Contrairement à ce qu'on pourrait penser, le signal d'alerte numéro 64 avait servi de très nombreuses fois.
Eh, on est Tony Stark ou on ne l'est pas !
Il perdait un peu sa réputation de playboy, ces derniers temps. Il était temps de se rattraper !
Maintenant que Pepper n'était plus là, il pourrait sortir, et rencontrer des filles…
Mais sa gorge se serra au souvenir de Pepper.
Il secoua la tête, chassant ses idées noires.
- Alors, qui sera notre première victime ? demanda le philanthrope d'un air nonchalant.
- Victime, grommela Loki en tripotant son bracelet. C'est un grand mot. Nous sommes censés les aider, après tout.
Tony leva les yeux au ciel.
- Non, le gothique. Ça, c'était ta stupide idée pour me faire accepter ton petit plan, parce que tu t'ennuies. Et moi aussi, je m'ennuie – je suis un génie, bordel ! Les gens, l'univers entier est ennuyeux. Nous allons faire des farces.
Loki rit.
- Tu sais que je commence à bien t'aimer, Homme de Métal ? Tu comprends beaucoup de choses.
- Tu n'écoutes jamais ce que je te dis ? râla Tony en se levant. Je suis un génie, avec un QI de...
- 200, Monsieur ; plus haut QI actuel sur Terre, dépanna Jarvis.
- Merci, J'. Mais, sur Terre ? Attends, les Asgardiens ne peuvent pas décemment être plus intelligents que moi.
- Je ne dispose pas de toutes les données, j'ai ainsi préféré ne pas m'avancer, Monsieur.
Le playboy prit un air concerné.
- Alors, travaille là-dessus.
- Comment, Monsieur ? En faisant passer des tests de QI aux Asgardiens ? ironisa l'ordinateur.
- Mais bien sûr, J, tout ce que tu veux, chéri.
Loki sourit, continua à triturer son bracelet.
- Fais attention, Anthony, c'est un robot. Il pourrait bien t'obéir à la lettre.
Stark leva les yeux au ciel.
- C'est mon robot. Mon IA. Jarvis, c'est moi, tu sais ? C'est mon bébé. Il est aussi intelligent que moi.
- Vous me faîtes trop d'honneurs, Monsieur, mais il s'avère qu'ayant une intelligence artificielle et quasiment illimitée, je vous bats à plate couture, répondit Jarvis de sa voix calme.
- Mute, Jarv'.
Loki éclata de rire.
- Une vraie relation fusionnelle.
Tony lui lança un regard noir et grommela :
- Occupe-toi des tes relations fusionnelles à toi avant de venir cracher sur les miennes. C'est vrai, ça ! T'avais une copine, à Asgard ? Genre une super-copine qui puisse supporter ta température ? Genre un glaçon ?
Et le milliardaire se mit à rire à gorge déployée. Loki soupira, désolé.
- C'était pathétique, Stark. Pathétique.
- Non, sérieusement, se reprit Tony. Est-ce que… Est-ce qu'il y a quelqu'un qui compte pour toi, là-bas ?
Loki se rassit doucement sur la chaise roulante et se tut pendant un instant.
- Parlons d'autre chose.
- Sujet sensible. Pas de problème, mon pote, s'excusa Tony en levant les mains.
- Hummm… grogna Loki. Le Cas Steve.
- Le Cas Steve ?! Sérieusement, Le Cas Steve ?! s'insurgea le playboy.
- Oui. Tu n'aimes pas ?
- Tu rigoles ? J'adore !
Un sourire illumina son visage.
Il ressemble à un enfant, parfois.
Steve Rogers sentait que quelque chose n'allait pas.
Steve Rogers sentait que quelque chose n'allait vraiment pas.
Sa vie n'était pas facile en ce moment – entre l'arrivée de Loki (qu'il trouvait toujours louche. Il ne pouvait pas s'en empêcher. C'était un justicier et il était un méchant !), son installation à la Tour, et ses prochaines missions avec les Avengers, il était un peu perdu.
Surtout qu'il était bel et bien – et totalement définitivement – projeté dans ce monde futuriste de barbares.
Mais son problème, pour le moment, était Tony et Loki.
Quelque chose ne va pas.
Ces deux-là étaient devenus très amis. Enfin… Amis n'était pas un mot approprié. Il ne savait pas comment définir leur relation. De la haine, et de la compréhension.
Peut-être.
Steve, en bon Américain droit et juste, était prêt à accorder sa seconde chance à Loki.
Steve, en bon Américain cliché et bourrin, voulait aussi totalement lui péter la gueule.
Le langage de Tony déteint sur moi.
Steve Rogers, alias Captain America, était donc seul dans le salon, en train de lire tranquillement un ouvrage sur la Seconde Guerre Mondiale, quand Tony Stark, alias Iron Man, entra dans la pièce, suivi de Loki Laufeyson, alias Odinson, mais là on connait pas très bien toute l'histoire, alors chut tais-toi c'est bon je te dis.
Tony et Loki se mirent à tourner dans le salon, prenant un air innocent.
Tony fit du café.
Loki regarda les livres sur l'étagère.
Tony but le café.
Loki reposa le livre qu'il venait de prendre en pestant en Asgardien.
Steve se leva d'un bond, faisant tomber son livre par terre, quand Tony se mit à siffloter.
- Qu'est-ce que vous voulez ?
Les deux lui lancèrent un regard faussement surpris.
- Rien du tout, répondit le playboy d'une voix innocente. On… se balade.
Steve leva un sourcil.
- Tu te balades dans une Tour, Stark ?
Tony releva le menton.
- C'est ma Tour, Captain Eprouvette. Je me balade quand je veux et où je veux dans ma Tour.
Et pour illustrer ses propos, il fit un rapide tour de la pièce.
Steve soupira.
- C'est pathétique, tu sais. Qu'est-ce que vous voulez ?
Tony allait sortir une réplique bien grasse qui allait obligatoirement tourner en dispute, alors Loki s'interposa.
- Autant lui dire la vérité, Tony.
- La vérité ? Quoi ?! Non !
- Quelle vérité ? s'affola Cap.
- Aucune vérité. N'est-ce pas, Loki ? Aucune vérité, répéta Tony en faisant les gros yeux.
- Si, la vérité. Assieds-toi, Rogers, déclara Loki d'un ton grave en guidant un Steve totalement perdu vers le canapé où il s'écroula.
Loki, très dramatique (et franchement meilleur acteur que Tony), s'agenouilla devant le Captain et lui prit les mains.
- Oh, chéri, gloussa Tony, je pensais que tu me réservais cette position.
Loki lui lança un regard noir, un du genre « tu va faire sauter tout mon plan », suivi par un clin d'œil « on se voit ce soir dans mon lit », ce qui était assez déstabilisant.
Heureusement, Steve ne le remarqua pas, trop inquiet, broyant les mains du Dieu Nordique.
- Qu'est-ce qu'il se passe ?! Hey ! Répondez-moi !
Tony haussa les épaules, signifiant à Loki qu'il ne savait pas quoi dire, et qu'il avait intérêt à continuer avec son plan.
Ce dernier prit une grande inspiration.
- Non, non, ça va, Rogers. On voudrait juste t'aider. Tu sais, à… T'intégrer dans ce monde. L'informatique, ce genre de choses. Mais on avait peur de te blesser en te disant ça. Enfin, Tony avait peur de te blesser. Tu connais la délicatesse de Tony…
- Eh ! lâcha celui-ci, indigné.
Steve se détendit d'un coup et soulagé que ce ne soit rien de grave, souffla :
- Oui, je la connais. Mais il ne fallait pas hésiter à m'en parler – j'ai même demandé à Tony de m'aider, un peu plus tôt.
- Vraiment ? commenta Loki, candide, en lâchant les mains de Steve et en s'asseyant à côté de lui sur le canapé.
Tony leva les yeux au ciel.
- Fais attention, Cap, il est entrain de te charmer, juste comme moi.
Steve rougit violemment.
- Peut-être même dans un sens sexuel, ajouta Tony.
Cette fois-ci, Steve fut pris d'une quinte de toux.
Loki se pencha sur lui, l'observant d'un œil scientifique.
- Je vois, annonça-t-il d'une voix guindée. C'est plus grave que je ne le pensais. Nous faisons face à un cas de coincitude aiguë.
Tony imita son expression.
- En effet, Docteur. Que conseillez-vous ?
Loki enleva des lunettes imaginaires.
- L'acceptation, très cher, de son état naturel.
Steve se leva brusquement en bousculant les deux hommes qui se mirent à rire.
- JE. NE. SUIS. PAS. GAY ! ET JE N'AIME PAS COULSON !
- Le sujet se trahit lui-même, remarqua Tony tendit que Loki se contentait de lever un sourcil.
Captain America se mit à faire les cents pas dans le salon, réfléchissant.
- Vous essayez juste de m'énerver, là.
- Eh, tu t'énerves tout seul ! se défendit Tony.
- C'est faux.
- Trèèèèèèèèèès bien, les enfants, intervint Loki. Asseyons-nous de nouveau sur ce canapé et apprenons l'informatique.
- Donc… Le portable… Ici… Messages… Je tape… Oui… D'accord. Eh, eh, Tony, comment je fais pour effacer ? Je me suis trompé !
Tony se prit la tête entre les mains et poussa un long gémissement quasi animal.
- Je vais mourir, dit-il dans un râle. Je vais mourir ici.
Loki, quand à lui, s'était endormi, la tête posée sur l'épaule du milliardaire. Il grogna quand Tony bougea, ouvrit les yeux, attrapa le portable et expliqua calmement à Steve.
- Eh, comment tu sais ça, toi ? s'étonna Tony.
- Je te l'ai déjà dit. J'ai une connaissance basique de la culture midgardienne.
Et sur ces mots, il plaqua Tony au fond du canapé, reposa la tête sur son épaule et referma les yeux.
Tony toussota.
- Ne t'avise pas de bouger, prévint Loki d'une voix menaçante.
Le génie avala sa salive.
Attendit quelques secondes.
Et donna un petit coup d'épaule par pure provocation.
- Anthony Stark ! cria Loki en se tournant pour le regarder dans les yeux.
Son cœur se mit à battre un peu plus violemment quand il remarqua qu'il était assis à califourchon sur les cuisses du playboy.
Tony avait un sourire d'adolescente en chaleur.
Steve poussa soudain un cri de victoire.
- Ca y est ! Je crois que j'ai tout compris ! Merci, Tony !
- De rien, grommela Loki.
Il en profita pour se lever précipitamment, et attraper un ordi Stark portable, spécialement simplifié pour Steve.
- Maintenant, passons au plus compliqué.
Et voilà, ce chapitre est fini ! J'espère qu'il vous a plu, laissez une review ! :)
Qu'a fait Loki avec l'ordi et le téléphone de Steve ? Que va-t-il se passer quand Captain America aura accès à Facebook ? A suiiiiiivre ! :p
