Coucou mes petits loups. Me revoilà, avec un peu de retard, désolé ^^. Je vous souhaite une bonne lecture et j'espère que ce chapitre vous plaira tout autant que les précédents. Il est un peu calme mais j'espère que ça ira quand même !
Merci milles fois à toutes les personnes qui ont mis cette histoire en favorites ou qui ont commencé à la suivre. Merci à tous ceux qui ont laissés des reviews et merci à vous petit fantômes grâce à qui j'ai passé la barre des 28500 vues !
J'aime écrire cette histoire et la motivation de le faire vient principalement de vous. Je vous aime plus que tout.
Xoxo, Lu.
Review anonyme :
Manon33 : Heyy ! Je suis contente que le précédent chapitre t'ai plu. Clarke et Lexa ne seront pas ensemble pour tout de suite mais ne t'inquiète aps elles ne vont pas cesser de se rapprocher ;) Aha Raven continuera de faire la conne xD mais je ne sais si j'arriverai à appliquer son cas à d'autres personnages c'est vraiment elle que je vois comme ça. Merci beaucoup, et j'espère que ce chapitre te plaira ! A bientôt, xo, Lu.
Fanny : Hey, merci pour ta review ! Lexa a un passé très difficile mais ça ne fait que la rapprocher de Clarke... Le premier baiser ne va plus tarder ;) A bientôt, xo, Lu.
Elo Merci beaucoup, je suis contente qu'elle plaise toujours autant ! C'est juste que lorsque les chapitres sont différents du style habituel, ça me fait peur ^^. Désolé pour la longue attente x) j'essaie de m'améliorer mais c'est dur ! J'espère que ce chapitre te plaira. A bientôt, xo, Lu
Guest : Oh merci beaucoup ! L'espère que cette suite te plaira. Normalement le premier baiser sera dans le prochain ;)
fanfic100 : Merci ! Je suis contente que tu ais aimé ce chapitre. Effectivement Lexa a réussis à se détacher d'un morceau de son passé sans l'oublier totalement. Je vais continuer comme ça alors, merci encore ! A bientôt, xo, Lu.
Merci à Clara d'avoir prit le temps de corriger ce chapitre et de m'avoir donné de précieux conseils pour l'écrire.
Chapitre XII
Mardi 14 juillet
Une nouvelle journée commençait pour le petit groupe d'amis. Celle-ci s'annonçait des plus belles, le soleil à son apogée, et toutes les tensions ou presque disparues.
Lexa ne s'était que très peu agité dans son sommeil, et une étreinte dans les bras de sa blonde avait suffi à la calmer pour cette fois. Au réveil, elles s'étaient souries et étaient parteis dans un fou rire aussi hystérique qu'incontrôlable. C'était leur première nuit sans véritable cauchemar, et dire qu'il avait été une véritable bénédiction de dormir une nuit complète sans interruption était un doux euphémisme comparait à la réalité.
S'étant tous réveillés aux alentours de dix heures, ils avaient retrouvé la pauvre Raven affalé sur le tapis du salon dans une position qui semblait des plus inconfortables. Pour ne pas avoir à subir la revanche de la petite hispanique et entrer dans un cercle infernal qui ne s'en finirait jamais, Jasper détacha son amie pendant qu'Octavia s'affairait à faire des crêpes.
Les crêpes avaient comme un effet magique sur Raven qui eut l'air d'oublier instantanément sa nuit sur le sol et ses courbatures.
Et tous installés sur la terrasse, ils prirent leurs petits-déjeuners sous une ambiance des plus radieuses.
− Eh, mais on est le quatorze juillet ! s'écria Raven en regardant son téléphone, la bouche encore pleine.
− Cool, rechigna Murphy tout en haussant les épaules.
− Ce que tu peux être de mauvaise humeur le matin, gronda la petite brune. Il doit bien y avoir un feu d'artifice ce soir ! Et sur la plage qui plus est.
Tout un coup, son attention fut à son apogée.
− Ça veut dire des rencontres ?
− Ça veut d'abord dire un beau spectacle sur le bord de la plage, insista l'hispanique.
Bien qu'elle aussi avait envie de faire des rencontres, ce n'était pas son but ultime. Elle voulait d'abord s'amuser avec ses amis.
− Oui, oui évidemment, approuva Murphy.
Il se pencha à l'oreille de Bellamy.
− Et des rencontres, murmura-t-il.
Celui-ci s'esclaffa, se disant que son meilleur ami ne changerait jamais. Il plaignit également la prochaine fille sur laquelle il tomberait. Si lui-même n'était pas du genre relation longue durée, Murphy était l'apogée des coureurs de jupons, et il n'avait jamais vu une femme retenir son attention plus d'une soirée.
En fait, à bien réfléchir, il y en avait bien une, mais c'était plus quelque chose comme le jeu du chat et de la souris, et il doutait qu'il arrive un jour à la mettre dans son lit. Ou peut-être que ce serait elle qui le mettrait dans son lit et le jetterait le lendemain. C'était tellement plus probable et tellement amusant à imaginer que le jeune homme se mit à rire de ses propres pensées.
Tous le dévisagèrent, mais il n'y fit pas attention. Essayant de se concentrer à nouveau sur Raven qui planifiait déjà leur après-midi de long en large.
− On a reçu un prospectus qui annonce une fête foraine sur Porto-Vecchio. On pourrait manger à la maison ce midi, puis passer l'aprèm là-bas, et après s'installer sur la plage pour admirer le feu d'artifice. Qu'est-ce que vous en dites ?
− On pourrait même manger sur la plage ou au restaurant pour ne pas avoir à rentrer, proposa Maya.
Tous approuvèrent joyeusement en vue de cette excitante journée.
− Qui est de corvée repas ce midi ? questionna Wells.
− Moi et Clarke, répondit Lexa.
− Oh non pas Clarke… railla Bellamy pour la faire enrager.
Ça fonctionna si bien que tout le monde se mit à rire lorsque la blonde s'énerva.
− Eh ! Je me débrouille, s'offusqua la jeune femme. Et puis Lex sera là pour m'aider à ne pas faire cramer la cuisine.
La brune approuva et lui fit un clin d'œil.
− Minute papillon… dit Octavia. La fois où les pompiers sont venus chez toi, il n'y avait pas que toi et Lexa en train de faire la cuisine ?
− Si, mais… bredouilla-t-elle, en fait, elle m'avait un peu distraite ce jour-là.
− C'est vrai tu m'avais raconté ! s'écria Raven. Vous aviez failli vous arracher vos vêtements sur le pauvre canapé d'A…
− Raven ! cria Clarke avant que son amie ne lâche les détails.
Le rouge monta aux joues des deux concernées à ce souvenir. Ça avait dérapé si vite qu'elles avaient failli faire leur première fois sur le canapé du salon.
Amanda émit un petit « oh » en pouffant de rire si timidement qu'elle réussit à dissiper le malaise des jeunes femmes.
− Mais vous n'êtes plus en couple, alors heureusement ça ne risque pas d'arriver cette fois ! se mit à rire Jasper.
Lexa tourna instinctivement les yeux vers Clarke qui essayait de regarder partout sauf dans sa direction. Elles auraient pu être crédible si seulement la blonde n'avait pas les joues aussi rouges que le maillot de bain d'Octavia, et que Raven n'avait pas hurler que ce n'est pas ça qui les empêcheraient de s'arracher leurs vêtements sous peu.
Non, personne n'était dupe quant à leur prétendue amitié. Sauf, peut-être Jasper.
Mardi 14 juillet – 11h30 - Cuisine
Habillée et sa douche prise, Lexa attendait patiemment Clarke dans la cuisine, en équilibre sur le plan de travail.
Elle feuilletait un livre de recette quand une touffe blonde vint mettre sa tête devant ses pages.
− T'as trouvé ce qu'on allait faire ? demanda Clarke en tentant de lire le livre à l'envers et de bien trop près.
− Je savais déjà ce qu'on ferait c'est inscrit dans ma mémoire, mais si on se fait engueuler parce que les pages du livre sont détrempés, je dirais que c'est ta faute.
La blonde recula vivement la tête.
− C'est peut-être vrai… bredouilla-t-elle.
− Quoi donc ?
− Que j'ai deux pieds gauches, deux mains gauches, que je suis tête en l'air et pas douée. Enfin tu vois, toutes ces expressions qui décrivent la malchance pure.
Lexa se mit à rire.
− Mais non. Tu es juste un peu… tête en l'air. Et trop facilement distraite, lui sourit Lexa en faisant référence à ce jour où elles avaient fait cramer le poulet.
− Ça n'était pas vraiment ma faute ce jour-là ! Sérieux, tu m'avais chauffé comme jamais…
La brune émit un petit sourire, soulevant un seul bord de ses lèvres, et leva ses sourcils d'une façon suggestive.
Clarke resta bloqué sur place et elle perdit le fit de ses pensées. Tous les reproches qu'elle voulait faire à Lexa lui paraissait à présent bien dérisoire.
− Tu disais… ? minauda Lexa, se penchant un peu plus en avant pour n'être qu'à un centimètre du visage de Clarke qui se trouvait le corps emprisonné entre ses jambes.
− Je disais… ?
Les yeux de Lexa étaient si hypnotisants qu'il était un miracle que des mots aient réussis à franchir ses lèvres. Lèvres qu'elle rêvait de coller contre celles de la brunette.
Finalement, Lexa recula et croisa les bras, un sourire suffisant collé au visage.
− Je confirme… T'as la concentration d'un poisson rouge.
Clarke s'empourpra.
− Je… mais… non ! C'est toi avec tes yeux si… rah ! Je mettrai ma main à couper que t'étais charmeuse de serpent ou une autre bêtise du genre dans une autre vie.
− Alors il est évident que t'étais le serpent dans cette vie. Mon pouvoir ne semble fonctionner que sur toi… continua de susurrer Lexa en resserrant toujours plus ses jambes autours de la taille de la blonde.
A nouveau, elle se perdit dans les iris émeraude de son « amie » et l'irrépressible envie de l'embrasser lui tordit l'estomac et fit accélérer son cœur d'une façon qu'elle ne connaissait que trop bien. Sentir le corps de Lexa si proche du sien n'aidant en rien.
− Les filles ! s'exclama Jasper. Ça avance le repas ?
Monty qui se trouvait à son côté leva les yeux au ciel. Tout comme Lexa.
− Ça a l'air d'avancer selon toi ? railla l'asiatique aussi discrètement que possible.
Qu'est-ce qu'on disait, personne n'était dupe, mise à part Jasper.
Rapidement, les jeunes femmes se séparèrent, et le jeune homme sembla seulement se rendre compte que Lexa était assise sur le plan de travail, Clarke entre les jambes.
− C'était nous de corvée cuisine ce soir, alors comme on va manger au restaurant, on vient vous prêter main forte, expliqua Monty à leur venue soudaine dans la cuisine.
− C'est du volontariat ? s'étonna Clarke.
− On dira plutôt que c'est du au : « Vous allez en cuisine maintenant, ou c'est le ménage ce week-end. » de Maya.
− Et on sait tous à quel point Jasper ne peut résister à un ordre de sa chérie, s'amusa Lexa.
− Alors on fait quoi ? s'impatienta le jeune homme.
− Couscous, sourit la brunette.
Lexa prit naturellement la place de chef des opérations et commanda à ses trois aides de faire tout ce qu'elle leurs dirait. Surtout, sans piocher dans les plats. C'était la règle principale. Si elle ne doutait pas du sérieux de Monty, Clarke et Jasper avaient déjà commencé à lorgner vers les différents ingrédients que la jeune femme avait sortis.
Jasper fut donc relayer à la mise en place de la table et à l'apéro. Clarke était mise sous haute surveillance, et quand elle se rendit compte que cela voulait dire avoir Lexa presque collé dans son dos à chaque instant, elle se dit qu'elle se tiendrait à carreau… ou peut-être pas.
Enfin, sa consternation fut à son apogée quand ce fût Monty qui se mit à la surveiller de près pour laisser à Lexa le soin de préparer le repas.
Mardi 14 juillet - 13h08 - Terrasse
− A table ! cria Clarke depuis la cuisine qu'elle venait de quitter, les bras chargés.
Il fallait avouer que Lexa n'avait pas fait dans les petites portions. Il y avait à manger pour un régiment.
Les cris de la blonde ayant à peine retenti, elle entendit des pas courir à l'étage, dans les escaliers, et autres pièces de la maison. Et sans qu'elle n'ait eu le temps d'arriver sur la terrasse, la horde que représentaient ses amis était déjà attablé, les couverts en mains.
Lincoln n'avait eu de cesse de vanter les talents culinaires de Lexa depuis le début des vacances, et ils s'étaient tous damnés la première fois qu'ils avaient goûté à sa cuisine. Sachant cela, personne n'était en retard pour réitérer un nouvel orgasme culinaire.
− Oh merde, ça sent super bon ! saliva Octavia lorsqu'elle vit ses amis disposer les plats à table.
− Qu'est-ce que tu nous as fait cette fois ? demanda Murphy en tendant déjà le bras vers le plat central.
Lexa lui tapa sur la main avec sa cuillère.
− Couscous, répondit-elle. Je sais que c'est plutôt basique, mais cette recette me vient de la cuisinière de la base où je travaillais. Je ne prétends pas lui arriver à la cheville mais croyez-moi, ça en vaut le détour.
− Je suis sûre que tu arriverais à diviniser des pâtes aux beurres ! fit remarquer Raven qui n'avait que faire de la modestie de la brune.
Tous approuvèrent bruyamment, et bientôt ils se mirent tous à crier qu'ils avaient faim en tapant des poings sur la table.
La brune ne tarda donc plus à servir les assiettes et un silence magistrale comme il n'y avait jamais eu entre eux retentit.
− T'es un génie Lexa. Je n'ai jamais rien mangé d'aussi bon… souffla Jasper, la bouche encore pleine. Et pourtant, Maya est très douée en cuisine.
Lexa haussa les épaules.
− Je n'ai pas fait ça toute seule, félicitez aussi les autres.
Clarke, tout comme Monty et Jasper levèrent les yeux au ciel. Ils savaient bien qu'à part mettre la table et couper quelques légumes, ils n'avaient pas eu un grand rôle.
− Félicitations alors ! sourit Bellamy. Et Clarke, je retire tout ce que j'ai pu dire sur ton inexistence de don en cuisine.
Tous pouffèrent.
− En fait… rit-elle. J'ai vraiment une inexistence de don en cuisine. Au contraire de Lexa, elle a presque tout fait et a sauvé le plat de toutes mes catastrophes.
La brune sourit à nouveau doucement. Elle n'aimait vraiment pas être au centre de l'attention, et quand même elle était consciente de ses talents, elle en restait humble. C'était encore une des nombreuses qualités que Clarke admirait chez elle.
Et en cet instant, elle ne pouvait détacher son regard de cette jeune femme qui, elle s'en rendait bien compte, reprenait la place qu'elle occupait auparavant dans son cœur. La place qu'elle n'avait jamais quitté…
Et Clarke ne pouvait plus la quitter des yeux. Elle-même s'étonna de regarder la brune assez discrètement pour que personne ne vint lui dire qu'elle la fixait obstinément.
Entre les deux, Lexa était toujours la plus discrète. Celle qui gardait un œil constant sur la blonde sans avoir l'air d'une psychopathe. Aussi discrètement qu'elle aurait glissé un regard furtif, elle semblait ne jamais la quittait jamais des yeux, quoi qu'elle fasse. Tout comme elle semblait être consciente de sa présence à peine franchissait-elle le pas de la porte de la pièce dans laquelle elle se trouvait.
Clarke, elle en revanche, ne pouvait pas garder un œil sur la brune, sachant très bien qu'elle ne pourrait s'en détacher, et pour la bonne et simple raison que ce n'était jamais discret. Lorsqu'elle la fixait, ses amis lui faisait toujours remarquer par une allusion plus ou moins subtile qu'elle avait quitté la conversation. Les meilleures remarques étaient évidemment toujours de Raven. Passant de « Tu la déshabilles du regard. » à « J'espère qu'elle ne ressent pas ton regard ou elle va avoir un orgasme immédiat. ». Elle n'avait pas été gâté.
Cette fois pourtant, elle semblait avoir pris le rôle de la brunette.
Quoique…
Elle se rendit compte qu'elle avait dû être dans la lune un certain temps lorsqu'elle vit Raven piocher dans son assiette à peine entamée.
− Tu n'as pas faim ? questionna l'hispanique qui se moquait bien de faire la pique assiette.
La blonde revint sur Terre et regarda les assiettes de ses amis presque vides. Mis à part celles d'Octavia et Bellamy qui devaient déjà être à leur troisième tournée.
− Euh… Si, bien sûr. J'étais dans mes pensées.
− On ne me la fait pas à moi, railla la brunette. Tu la déshabillais tellement du regard que même moi j'ai presque pu la voir nu.
− Raven !
− Quoi ? demanda l'hispanique avec de grands yeux ronds et un air innocent.
Non, finalement les choses n'avaient pas changé d'un poil.
Mardi 14 juillet – 16h10 – Fête foraine
− Cette fête foraine n'a vraiment rien à voir avec celle de mon village, déclara Amanda les étoiles plein les yeux.
− C'est magnifique, ajouta Maya.
Tous approuvèrent silencieusement, et aussi étonnant que cela puisse paraître, même Raven ne trouva rien à redire.
Ils avancèrent donc sur la grande place près de la plage, entourés de manèges et de marchands en tout genre. Les musiques résonnaient aussi fort qu'elles le pouvaient, donnant une atmosphère des plus festives à l'évènement. Les lumières des stands clignotaient déjà, et personne ne doutait de l'ambiance boite de nuit qui devait régner ici la nuit.
− Clarke ! hurla Raven en faisant des grands signes. Il y a des chaises volantes ! Oh mon dieu, des chaises volantes, c'est trop bien !
Et ni une, ni deux, la petite brune se mit à courir dans tous les sens, s'arrêtant à chaque stand montrant ne serait-ce qu'une peluche ou une crêpe au Nutella. Tout cela en traînant la pauvre Clarke par la main, et Octavia par la veste.
− Oh regarde une licorne ! s'extasia la jeune hispanique. Je la veux, s'il vous plait, s'il vous plait, s'il vous plait !
Clarke lança un regard désespéré à Octavia qui avait fui pendant la seconde d'inattention de Raven. Leurs amis, derrière elles, étaient tous pliés de rire.
Si presque tous connaissaient la Raven adulte, excessive, surdouée, fofolle, trop joyeuse ou enfantine, rare étaient ceux qui avait déjà eu droit à la Raven enfantine puissance mille qui passait de son « J'ai huit ans. » habituel à un horrible « J'ai quatre aaaans. ». Clarke, Octavia, et Bellamy en faisaient partis. Les pauvres avaient été faire un parc d'attraction en famille lorsqu'ils étaient plus jeunes et jamais ils n'auraient pu imaginer que la multiple personnalité de Raven possédait encore une face.
Et ils étaient sur le point d'y avoir à nouveau droit.
Bellamy en levait les yeux d'avance et se dit qu'il allait devoir jouer au papa pour au moins trois heures avant qu'elle ne se calme.
− Qui a eu l'idée d'emmener bébé Raven déjà ? souffla-t-il, déjà épuisé par l'hyperactivité de son amie.
− On n'a pas trop eu le choix. Je crois que si on l'avait à nouveau ligoté sur le canapé, on en aurait pris pour notre grade, fit remarquer Murphy en haussant les épaules.
Bellamy approuva et approcha de Raven, toujours surexcité devant une peluche licorne.
− Tu n'en as pas déjà une ? demanda-t-il « au cas où ».
− Pas qu'une seule, voyons, mais celle-là elle a des super crins roses et elle fait sac à dos ! supplia-t-elle en insistant bien sur le fait qu'elle était bien différente des centaines de peluches qu'elle possédait déjà.
Bellamy leva les yeux au ciel à nouveau. Pourquoi avait-il posé la question ?
Il se pencha vers l'homme qui tenait le stand de tir à la carabine et demanda combien de points il fallait pour gagner la peluche.
− 100, c'est l'un des lots les plus difficile à avoir, grogna l'homme avec une voix si rocailleuse qu'il donnait l'impression de fumer six paquets par jour.
− Merci.
Il regarda les prix et vit qu'il avait droit à cinquante plombs pour cinq euros. Un ballon explosé représentant deux points.
− Désolé Ray mais il faudrait soit que je n'en loupe aucun et je ne tire pas aussi bien, soit que je paye au moins vingt euros et c'est hors de question.
La jeune hispanique tenta sa tête de chien battu, qui marchait la plupart du temps, mais échoua lorsque Bellamy lui dit qu'il lui achèterait une gaufre au Nutella à la place.
− Et une barbe à papa ? négocia-t-elle.
− Et après ça, tu nous suis bien gentiment sans hurler, courir, danser et sauter partout ?
− Ma gaufre, une Barbe à papa taille XXL, la maison fantôme et on est quitte, sourit-elle de toutes ses dents.
Bellamy soutint son regard quelques secondes et après une nouvelle tête de chien battu, il capitula :
− D'accord, tu auras tout ça…
− Oui ! s'extasia-t-elle en lui sautant dans les bras.
Tout le monde les regardait mais la jeune femme s'en moquait. Elle s'était toujours moquée des regards autour d'elle et ce n'était pas aujourd'hui que ça allait changer.
Tout le petit groupe d'amis les suivirent jusqu'au stand de barbe à papa et ils en prirent une chacune.
− Je n'avais jamais vu Raven comme ça, se mit à rire Lexa.
− C'est assez rare, mais vraiment spectaculaire, répondit Clarke. C'est marrant quand t'es autour, mais pas quand c'est toi qui dois t'occuper d'elle. Octavia et moi avons convenu que ce serait toujours Bell. C'est pour ça qu'il déteste faire des parcs d'attractions avec nous.
− Effectivement, ça doit être épuisant.
− Pourquoi crois-tu que je ne l'aie jamais emmené à la fête foraine de Paris malgré ses supplications ? Je ne tenais pas à mourir. Et pourtant j'avais tellement envie d'y aller…
− Je t'y emmènerai, lui sourit Lexa.
La phrase était sortie instinctivement, et elle-même ne parut pas se rendre compte de l'importance de ces mots. Clarke, en revanche, avait imprimé chaque syllabe.
Elle n'avait jamais pensé à après. Après les vacances. Qu'est-ce qu'elles feraient ? Elles n'avaient aucune obligation de faire quelque chose puisqu'elles n'étaient pas ensemble mais… se verraient-elle encore ? Lexa repartirait-elle au combat ? Elle-même retournerait en cours. Alors que se passerait-il ?
Son humeur s'assombrit légèrement, et elle cessa de penser au futur. Seul comptait l'instant présent pour le moment. L'instant présent, ses amis, et le sourire de Lexa devant les bêtises de Raven.
Oui, elle était heureuse pour l'instant. Pourquoi penser à après ? …
Quand ils furent au pied des chaises volantes, Raven n'attendit pas une seconde pour tous aller leur acheter des places. Elle paya même celle de chacun pour se faire pardonner de ses enfantillages. Car même si elle ne le faisait pas exprès et amusait la galerie le plus souvent, elle se savait particulièrement chiante quand elle s'y mettait.
− Je n'en ai jamais fait… finit par avouer Lexa à l'oreille de Clarke.
− Comment c'est possible ? s'étonna la jeune femme.
− Je n'ai jamais été dans un parc d'attraction ou une grosse fête foraine, répondit-t-elle simplement. Ma tutrice n'est pas ce qu'il y a de plus … fêtarde. Pour elle, seuls comptait les cours et les entraînements.
− Je me souviens…
Soudain un souvenir traversa l'esprit de Clarke.
− Tu te souviens cette fois où je t'avais enlevé pour la soirée d'Octavia un samedi soir ? Et du coup, tu as manqué ton jogging du dimanche matin ! Mon dieu la tête d'Indra quand je t'ai ramené… J'ai cru qu'elle allait me tuer.
− Elle n'est pas si méchante ! Juste un peu froide au premier abord. Et au second, murmura Lexa qui se disait finalement qu'elle devait paraître froide à beaucoup d'abord.
− Elle me foutait la trouille, avoua Clarke. Non, rectification, elle me fout toujours la trouille et hante mes cauchemars.
Lexa explosa de rire.
− Je serai toi, je ne rirais pas ! Tu as peur de ma mère et pourtant c'est genre, même pas un quart d'Indra ! fit remarquer la blonde.
− Tu dis ça parce que c'est ta mère. Mais je t'assure que quand elle te regarde comme si elle savait tout ce que tu fais avec sa fille la nuit… elle fout les jetons !
− Comme si elle savait.
− Elle n'est pas stupide. Cette fois où nous pensions avoir la maison pour nous, et où elle nous a trouvé dans le canapé… Je n'ai pas pu la regarder dans les yeux pendant trois mois ! Et puis à chaque fois que je la croisais en cuisine, elle avait un couteau en main. Je t'assure, ta mère c'est une Indra puissance dix milles !
Clarke explosa de rire à son tour.
Et elles continuèrent ainsi longtemps, à comparer leur figure maternelle respective. Et presque étonnement, Abby l'emportait sur beaucoup de points. Clarke ne voyait pas sa mère si effrayante. Au dire de Lexa, c'était un dragon.
Quand ce fut enfin leur tour de monter sur les chaises, elles prirent place l'une à côté de l'autre. Tous leurs amis étaient autour d'eux à rire vivement. Principalement des bêtises de Murphy qui faisait le singe sur son siège et s'était fait réprimander par la « jolie brune » qui vérifiait que tout le monde était attaché.
Il avait tant rougi qu'on aurait dit une tomate et Octavia ne s'était pas gêné pour le crier haut et fort.
Finalement, le manège démarra sous les acclamations de ses passagers.
Clarke regardait ses pieds quitter le sol, et se mit à rire devant la tête de Lexa qui avait l'air de ne pas en croire ses yeux.
Devant eux, Raven attrapait les mains de ses voisins sans qu'ils n'aient le droit de protester. Octavia et Lincoln firent la même chose. Et sans attendre, Clarke attrapa celle de Lexa avant qu'elle ne soit trop loin.
La brune d'abord surprise ne rajouta rien et se contenta de sourire légèrement, resserrant un peu la pression.
Les tours commencèrent à s'enchainer et elles volaient toujours plus haut et plus vite. Lexa riait aux éclats, et s'était même mise à crier. Clarke ne put retenir son cœur de s'emballer à cette vue.
La brune ne se lâchait que tellement rarement qu'il était presque un miracle qu'elle agisse ainsi.
Quand à Clarke, elle l'aurait bien imité si elle n'était pas subjuguée par la jeune femme. Elle avait l'impression que son cœur faisait des loopings dans sa poitrine à chaque éclat de rire de la brune. C'était aussi magnifique que douloureux.
Lorsque leur tour fut terminé, la bonne humeur était à son apogée. Lexa avait même démarré une discussion passionnée sur le fonctionnement de ce manège avec Raven. Oui, c'était aussi étrange que ça en avait l'air.
Après ça, certains voulurent partir vers la grande roue, tandis que d'autres voulaient faire des jeux ou d'autres manèges. Et ainsi, ils se séparent en plusieurs petits groupes et se donnèrent rendez-vous devant le restaurant pour vingt heures.
− On commence par la maison fantôme ? demanda Bellamy alors qu'ils passaient devant.
Clarke, Lexa, Murphy et Raven qui l'accompagnaient acceptèrent et ils payèrent leur tour.
− Ne te moque pas, mais j'ai trop la trouille de ce genre de truc, murmura Clarke à l'oreille de Lexa avant qu'elles ne passent la porte.
− Sans blague, railla la brunette. Vu ta résistance devant les films d'horreurs, je n'en doutais même pas.
Sans qu'elles ne s'y attendent, et à peine furent-elles dans le noir que Bellamy leur sauta dessus pour les effrayer. Ça ne manqua pas, et Clarke cru faire une crise cardiaque.
Après ça, elle ne lâcha pas Lexa d'une semelle. Et coller son corps contre le sien n'avait plus rien de romantique.
Finalement, et après une bonne quinzaine de minutes à chercher la sortie, ils réussirent à sortir. Ils avaient beaucoup ri et beaucoup crié. Enfin, une personne avait beaucoup crié. Ils avaient tous cru que c'était Clarke ou même Raven qui hurlait comme si sa vie en dépendait, mais il s'était avéré que lorsqu'ils furent sortie, et que les cris continuèrent… qu'il s'agissait de Murphy.
Clarke avait agrippé la main de Lexa si fortement qu'elle devait toujours en porter les marques. Mais ce n'était pas pour lui déplaire puisqu'elle ne l'avait toujours pas lâché tout en la traînant vers un stand de gaufres.
La chaleur de leurs doigts maintenant entremêlés avait quelque chose de surréaliste. Et chacune était consciente des simples tensions en émanant. C'était plaisant. Un peu étrange, mais pour rien au monde elles n'auraient délié leurs doigts. Au bout d'une petite heure, ça redevint même presque naturel au point où Lexa vint faire des petits cercles avec son pouce.
Elles firent un grand tour, et se retrouvèrent là où elle se trouvait au début. Lexa aperçut la grosse licorne de Raven, et pour la remercier de s'être éloigné avec Bellamy et Murphy vers d'autres jeux, elle se décida à lui offrir.
Clarke remarqua le regard insistant de son amie.
− Toi aussi tu veux cette foutue licorne ? s'amusa la blonde.
Lexa hocha la tête négativement et se mit à rire :
− C'est pour Raven. On va dire que c'est un cadeau d'anniversaire très en retard.
− Elle est née en décembre…
− Très très en retard ?
− Hm.
Clarke ne croyait pas à cette explication, et Lexa resserra sa main, et rapprocha Clarke de son corps pour lui susurrer à l'oreille :
− Ne t'inquiète pas, toi aussi tu auras un cadeau.
La blonde rougie jusqu'à la racine des cheveux.
− Un cadeau qui vient de cette fête foraine c'est ça ? précisa-t-elle comme s'il avait pu s'agir d'autre chose.
− Quoi d'autre ? s'amusa la brunette.
Clarke ne prit pas la peine de répondre, étant certaine de s'être suffisamment mise dans l'embarras. Evidemment… quoi d'autres venant de Lexa ? Elle avait bien des idées en tête mais ce n'était pas des choses qu'elle voulait faire avec son « amie - ex petite-amie ». Ou peut-être… non.
Soudain lorsque Lexa s'approcha pour payer, le cœur de Clarke fit un bon.
− Attends ! Tu es sûre que … tu peux ? Ça ne fait qu'une journée que tu as vidé ton sac et je ne suis pas sûre que mettre une arme entre tes mains, même si c'est une fausse soit…
− Ça va, lui sourit Lexa. Je ne le ferais pas si je ne m'en sentais pas capable.
− On peut aller chercher Lincoln au pire ? paniqua légèrement la blonde.
− Je suis meilleure tireuse que lui.
− Bien sûr…
− Je te parie que je n'en louperai aucun, insista Lexa pour rassurer son amie.
Clarke leva les yeux au ciel. Lexa était aussi bornée qu'elle quand elle le voulait et il serait impossible de la faire bouger avant qu'elle n'ait essayé de gagner sa licorne.
Elle capitula donc… sans perdre son mordant.
− Tu veux parier ? demanda-t-elle.
− Je disais ça comme ça… mais si tu veux, accepta Lexa.
− Alors… si tu en loupe un seul, c'est toi qui prépare notre prochain diner.
Lexa essaya de ne pas tiquer à la formulation de Clarke, et lui sourit. « Notre » et « Dîner ». Un rencard, elle voulait un vrai rencard.
Remise de son choc, elle hocha la tête. Si Clarke voulait jouer, elle aussi saurait jouer...
− Si je réussis tous mes tirs, tu devras…
Son cerveau marchait à plein régime.
− … m'embrasser.
Elle fut autant choquée par ce qu'elle venait de dire que Clarke. Et se gifla presque mentalement. Néanmoins la blonde n'en fit rien remarquer et accepta.
Soit elle pensait que Lexa n'était pas assez doué pour réussir tous ses tirs, soit … elle voulait vraiment l'embrasser.
La brune rougie à cette pensée et essaya de la reculer loin dans son esprit. Clarke lui avait clairement dit vouloir être amie avec elle. Rien de plus.
Elle paya alors pour soixante plombs, au cas où si elle en manquait vraiment quelques-uns, elle voulait que Raven ait sa peluche.
Elle détendit ses épaules, se mit en place, arme la carabine, visa, et tira son premier plomb dans le mille.
Sans qu'elle ne contrôle rien, un flash apparut devant ses yeux, et ce n'était pas des ballons. Elle recula vivement et se racla la gorge.
D'accord, ce n'était peut-être pas une si bonne idée.
− Ça va ? s'inquiéta Clarke.
− Oui, oui. Juste une crampe.
La blonde n'y crut pas une seconde.
Lexa refit son manège, et se remit en position. Un nouveau flash apparu qu'elle essaya d'ignorer. Elle avait parlé… Elle s'était confiée pourtant… Mais elle-même savait très bien -et même si elle ne voulait pas l'admettre- qu'une guérison ne se faisait pas en une journée.
Il lui faudrait encore du temps pour voir disparaître les flashs…
Elle essaya et se reconcentrer sur sa cible et ses membres commencèrent à trembler. A l'instant où elle voulut jeter la carabine et abandonner, une main se posa sur son épaule, la détendant instantanément.
− Tu n'es pas là-bas, murmura Clarke. Tu es dans une fête foraine, avec moi. Concentre-toi sur ma main, je suis là.
La brune prit une forte inspiration, et le déclic se fit. Tout allait bien, elle n'avait aucune raison de stresser.
Il n'en fallut pas plus, les plombs volèrent les uns après les autres, explosant les ballons, ne manquant jamais leurs cibles.
Et quand vint le dernier… son pari lui revint en mémoire et … elle tira à côté.
Clarke fronça les sourcils, étonnée. Lexa était bien une tireuse hors pair et manquer ce dernier ballon était étonnant. Néamoins, elle n'en fit pas la remarque et laissa la brune remettre un plomb, tirant dans son dernier ballon pour avoir ses cent points, cent dix-huit précisément.
Elle l'avait fait exprès, évidemment. Tout bien réfléchi, le pari de Clarke était très alléchant, et elle-même ne voulait pas que leur premier baiser de retrouvaille - car elle commençait à croire qu'il y en aurait un - soit sur un pari.
L'homme qui tenait le stand paraissait impressionné.
− Félicitations ma p'tite dame ! Vous voudriez un des flingues à 120 points là-haut je présume ?
Lexa hocha négativement la tête et montra le sac peluche licorne. Et l'étonnement de l'homme passé, il lui tendit sa peluche.
Lexa se retourna pour voir le sourire radieux de Clarke.
− Tu as réussi. Tu l'as fait, s'extasia-t-elle.
− On dirait bien. Merci, c'est grâce à toi.
− Je n'ai pas fait grand-chose… et puis j'ai gagné mon pari ! Étonnant de rater ce dernier ballon alors que tu les avais tous toucher avant, non ?
− Étonnant… murmura Lexa sans chercher à cacher son sourire.
− Hm, hm.
− On rejoint les autres devant le resto ?
− Il est déjà vingt heures ? s'étonna Clarke.
− Dix-neuf heures cinquante-quatre précisément.
− Je n'ai pas vu le temps passer.
− Moi non plus… murmura la brune en se disant que c'était sûrement une des plus belles journées qu'elle ait vécues.
En y réfléchissant même de plus près, ce n'était pas à cause de la fête foraine, du soleil, ou de la plage. C'était à cause de Clarke. Le reste n'était qu'un plus. Clarke suffisait.
Mardi 14 juillet – 20h30 - Restaurant
Après quelques minutes à attendre les retardataires et ceux qui n'avaient aucun sens de l'orientation, ils s'étaient tous enfin rejoints devant le restaurant du bord de mer chez lequel ils avaient réservé quelques heures plus tôt.
Ils avaient appelé pour garder une table de douze personnes à peine le plan de l'après-midi terminé. Ça avait été très difficile de trouver un restaurant qui accepte autant de monde un quatorze juillet, mais celui-ci avait l'air aussi bien réputé que chaleureux. La façade de blanc épuré, aux ornements de couleur beige et bois rendaient encore mieux que sur la photo de leur site.
Le plus fut tout de même lorsqu'ils remarquèrent que leur table donnée directement sur la parcelle de plage derrière le restaurant qui été réservé à celui-ci. Ils pourraient s'y rendre directement après avoir mangé.
Ils s'installèrent donc tous à table alors que leurs estomacs commençaient à gronder. Et commencèrent leurs discussions sur ce que chaque groupe avait fait lorsqu'ils s'étaient séparés.
- La grande roue était magique, soupira Amanda. En plus, on s'est arrêté tout en haut.
- On n'a pas eu le temps de la faire… souffla Clarke en haussant les épaules.
- Une prochaine fois, lui sourit Lexa. Et puis en attendant on a aussi fait les miroirs, et je t'assure qu'ils n'auront pas autant rit que nous devant Murphy et Bellamy totalement coincé à l'intérieur.
- Et moi je me demande encore comment tu as fait pour sortir, rétorqua Raven. Sérieux, t'as un GPS intégré ?
- C'est le talent !
L'hispanique rechigna puisqu'elle-même s'était retrouvé coincé plus d'une demi-heure à l'intérieur de ce labyrinthe de miroir. Heureusement sa bonne humeur revint bien vite lorsqu'on leur apporta la carte.
Enfin, à peu près…
- Je ne sais pas ce que je veux prendreeeuuuuh…
- Pour l'apéritif, faites-moi confiance ! intervint Jasper. Personne n'est plus doué que moi pour ça.
Le jeune homme expliqua en long et en large, ô combien leurs cocktails étaient basiques et mauvais et décida de prendre la « création » qu'il fit lui-même. Raven fit le choix de la sobriété en choisissant un mojito, tout comme Clarke et Monty.
- Tu as sincèrement pris un coca ? s'offusqua Murphy devant le verre qu'un serveur avait posé devant Bellamy.
- Pourquoi pas ? J'en ai pris un aussi, défendit Maya.
- Et je conduis, répliqua Bell.
- Petit joueur… railla Jasper en buvant cul sec sa « mixture »
Monty resta septique quant à la tête que tirait son ami.
- Alors, monsieur le dieu des cocktails, ton verdict ? s'amusa-t-il.
Jasper vira au vert et tous s'écartèrent d'un même mouvement, avant que le jeune homme ne se décide à se lever pour courir vers les toilettes.
- Qu'est-ce qu'il a pu bien mettre à l'intérieur ? pleura de rire Octavia.
- Vodka, sirop de violette, Gin, feuilles de menthe, et un soupçon de Rhum, énuméra Monty.
Ils grimacèrent tous, et remercièrent le ciel que ce soit Monty principalement qui prépare leurs cocktails à la maison.
Lexa retint son serveur au moment où il déposa sa Pina colada et lui murmura quelque chose à l'oreille, ce qui fit froncer chacun des sourcils. Elle ne lui avait surement pas donné son numéro.
Il revint une minute plus tard, quelque chose caché derrière le dos, et interpella Raven qui avait la bouche aussi pleine que possible des petites saucisses disposées sur la table pour l'apéritif.
- Quoi ? réussit-elle à articuler.
Le jeune homme lui sourit et tendit ce qu'il essayait de cacher tant bien que mal derrière son dos tout ce temps.
Le cri de Raven résonna dans tout le restaurant. Et fort heureusement pour Monty en face d'elle, elle avait avalé ses saucisses.
- Oh mon dieu ma super licorne ! s'écria-t-elle en serrant la peluche dans ses bras. Comment c'est possible ?
- Tu peux remercier Lexa, sourit Clarke qui voyait que son amie n'avait pas l'intention de se dénoncer. Elle te l'a acheté et comme on est arrivé premières, l'a confié au serveur pour qu'il te l'offre.
L'hispanique sourit de toutes ses dents malgré son étonnement, et remercia vivement la brunette. Après tout, c'était une super licorne. Et le serveur qui lui avait tendu son numéro sur un bout de papier était canon.
Ce n'était pourtant pas son anniversaire.
- C'est pour quoi en fait ? demanda-t-elle à peine remise de ses émotions.
- Rien de spécial… Un peu de tout, répondit Lexa en haussant les épaules.
C'était pour tellement de choses. Le fait d'être une personne spéciale, de l'avoir laissé seule avec sa blonde à de nombreuses reprises, d'avoir pris soin de Clarke lorsqu'elle n'était pas là, de ne pas l'avoir jugé, d'être de bon conseil… Un peu tout ça à la fois. Surtout pour avoir pris soin de Clarke, car si elle avait appris quelques choses ces derniers jours c'était que sans l'hispanique, rien ne serait plus pareil aujourd'hui.
Et Raven dut le comprendre puisqu'elle lui rendit son sourire énigmatique.
- C'était le stand de tir à la carabine ? questionna Lincoln.
- Oui, répliqua Lexa sans rien ajouter.
Elle avait bien compris les inquiétudes de son meilleur ami sans qu'ils n'aient à les formuler.
- Tu as dû te ruiner si tu as laissé Clarke tiré, continua-t-il, sachant pourtant très bien qui avait tenu l'arme.
- C'est moi qui ait tiré, affirma la brune.
Un silence un peu dérangeant se fit autour de la table tandis que Lincoln et Lexa se défiaient du regard.
- Ça a été ? finit par lâcher le jeune homme.
Il aurait voulu être plus subtil, moins inquiet, sortir une phrase plus légère… mais la vérité était qu'il était vraiment inquiet pour sa meilleure amie.
Lexa se retint de souffler. Elle n'aimait vraiment pas le tournant de cette conversation.
- Très bien, déclara-t-elle, bien décidé à ne pas utiliser des phrases à rallonge.
- Ça s'est bien passé, Linc', rassura Clarke qui avait vu les tensions grandir autour de la table. Elle n'a loupé qu'un seul tir et crois-moi c'était vraiment impressionnant.
Le jeune homme hocha la tête en se rasseyant plus au fond de son siège, et les discussions reprirent doucement dans le petit groupe.
Lexa sourit doucement à Clarke en remerciement de son intervention. Elle n'aimait pas qu'il y ait des tensions entre elle et Linc', mais voir l'inquiétude se peindre sur son visage la gênait fortement. Il n'avait pas à s'inquiéter.
L'apéritif terminé, et les plats en tout genre passant de moules frites, à grillades étant disposés sur la table, ils entamèrent une discussion un peu plus sérieuse.
- Quand est-ce qu'arrive Abby en fait ? se renseigna Wells. Tu l'as appelé, Clarke ?
Elle hocha la tête en soufflant. Sa dernière conversation avec sa mère n'avait pas été au beau fixe. Tous le savaient. A vrai dire, la blonde s'était tellement époumoné que toute personne à trois kilomètres à la ronde avait dû l'entendre mais personne n'avait posé de question avant le lendemain.
- Tu comptes lui en vouloir longtemps de t'avoir caché sa relation avec Marcus ? souffla Raven.
- C'est facile pour toi de dire ça ! Tu étais au courant depuis le début, gronda-t-elle.
- Elle ne voulait pas que ça aille trop vite pour toi…
- C'est ça. Clarke, la petite fille qu'il ne faut pas froisser.
Raven se renfrogna mais prit sur elle pour ne rien ajouter. Clarke ne rajouta rien non plus. Elle savait qu'elle allait loin en reprochant à Raven d'avoir été au courant avant elle. Elle savait très bien qu'à l'époque ce genre de nouvelle aurait eu l'effet d'une bombe sur son monde revenant tout juste à la normal.
- Elle pense arriver quand alors ? essaya de calmer Wells.
- Lundi 27 juillet, elle a posé une semaine de congé avec « Marcus », dit la blonde aussi normalement que possible.
Raven sourit à cet effort et se ravit encore plus de savoir qu'elle allait bientôt revoir Abby. Comme toute la tablée à vrai dire. Abigail Griffin était devenu comme une maman de substitution pour le petit groupe. Oui, mis à part une certaine personne, ils étaient tous très heureux de cette prochaine arrivée.
La seule qui n'était pas vraiment enchantée par la venue d'Abby était Lexa. La jeune femme redoutée plus que tout au monde son face à face avec la mère de Clarke. Il était évident que la quinquagénaire ne serait pas enchantée de la trouver là… Elle qui était juste au courant que Clarke était en vacances avec ses amis les plus proches. Lexa n'en faisait plus partie depuis longtemps.
Et si Abby avait adoré Lexa dès leur première rencontre et s'était montré très ouverte quant à sa relation avec sa fille. Ce serait une tout autre histoire aujourd'hui. Il serait donc peu dire que la brune ne se faisait pas un sang d'encre à l'idée qu'elle allait revoir la mère de la fille pour qui elle avait toujours des sentiments certains. Et ça, les mamans le sentent.
Non, elle n'était vraiment pas pressée d'être au 27 juillet.
- C'est bien, on aura bien moins de ménage à faire ! tenta de se rassurer Jasper.
- T'espères bien, rit Octavia. Abby n'est pas vraiment le genre femme au foyer. C'est d'elle que Clarke tient son don en cuisine d'ailleurs.
- Et moi qui pensait qu'on aurait des bons petits plats de maman…
- Il parait que Marcus s'en sort bien, nota Raven.
Clarke se retint de lever les yeux au ciel et sourit. Elle n'avait jamais rencontré ce Marcus Kane, et pour l'instant son avis était encore mitigé. Surtout, elle n'avait pas encore digéré le fait que tous ses amis sachent avant elle que sa mère avait entamé une nouvelle relation. Octavia qui l'avait déjà rencontré, lui avait pourtant assuré qu'il était charmant et fou amoureux de sa mère. Elle attendait toujours de voir.
- Et pour les chambres on s'arrange comment ? questionna Maya qui commença à paniquer à l'idée d'avoir droit au canapé avec Jasper.
- Raven, Monty, Bellamy et Murphy ont des chambres pour eux seuls, il suffira d'en mettre deux ensembles, suggéra Lincoln.
- Je garde ma chambre ! Lâchèrent-ils tous ensemble.
- Evidemment… On va tirer à la courte paille, proposa Octavia. Celui qui a la plus courte quitte sa chambre pour aller dans celle de son choix.
Ils approuvèrent et la jeune femme coupa les bâtons des petites saucisses et les plaça dans son poing.
Raven tira la première et sauta de joie en remarquant que le sien n'était pas cassé. Finalement, c'est Murphy qui récolta le plus petit. Naturellement, et parce qu'il ne voulait pas dormir avec Monty et que Raven le menaçait de choisir sa chambre, il choisit celle de Bellamy.
Mardi 14 juillet – 22h45 - Plage
Tous arrivé sur la plage, ils admirèrent les étoiles comme s'ils les voyaient pour la première fois. Amanda avait astucieusement pensé à emmener des grandes couvertures et ils les disposèrent sur le sable avant de se jeter dessus pour avoir les meilleures places. Au final, ils se retrouvaient tous les uns sur les autres dans un entremêlant de membres qui n'avait plus rien d'humain.
Et une bataille de catch plus tard, ils avaient tous trouvé des places pour le moins convenables, se tenant lieu d'oreiller les uns aux autres.
Lexa s'était placée à côté de Clarke qui était appuyée contre les jambes d'Octavia, elle-même dans les bras de Lincoln, qui servait également d'oreiller pour Raven et Murphy sur chaque épaule. Et ainsi de suite pour le reste.
Ils parlaient de la parfaite après-midi qu'ils avaient passé, tout sourire en attendant le feu d'artifice, mais Lexa avait bien d'autres choses en tête. Elle fit alors confession du doute qui l'avait assailli toute l'après-midi après ce fameux jeu de carabine sans le montrer, à la seule personne en qui elle faisait véritablement confiance.
− Clarke ?
La blonde se retourna sur Lexa à ses côtés, grand sourire qu'elle perdit rapidement au vu de l'expression songeuse de son amie.
− Ça ne va pas ?
− Si, si. Enfin, pour l'instant…
Clarke comprit sans que la brune n'ait le temps de rajouter quelque chose.
− Tu as peur de faire une nouvelle crise ? A cause des explosions du feu d'artifice ?
Elle hocha la tête.
− Tu as parlé à quelqu'un ce matin ? Désolé, j'ai passé du temps sous la douche, et puis j'ai passé le début d'après-midi avec O', je n'ai pas pensé….
− Ne t'inquiète pas, coupa Lexa en souriant pour la rassurer. J'ai appelé Aden et ma psy. Tu sais, pour lui parler d'hier. Je lui ai dit que j'avais réussi à parler à quelqu'un. Qu'un poids était parti…
Clarke laissa échapper son souffle. Elle était rassurée, sans pour autant pouvoir retirer la force invisible qui faisait toujours étau autour de son cœur.
− Elle en pense quoi ? demanda-t-elle.
− Elle dit que c'est bien. J'ai réussi à me débarrasser de ce qui me hantait vraiment mais il ne faut pas que je prenne ce travail pour acquis. Ce sera encore difficile par moment mais le plus dur est passé selon elle. Elle veut… que je te parle tous les soirs. Ce ne sera pas toujours ce jour tu sais. Par moment, ce sera juste des moments où j'étais bien. Ma psy dit que je ne dois me focaliser sur la mauvais. Mais je ne veux pas t'embêter, je veux dire… je sais que…
− Bien sûr, coupa Clarke.
− Quoi ?
− Bien sûr que tu pourras me parler tous les soirs. Tu pensais que je dirais non, sérieusement ?
− Je savais que tu dirais oui… murmura Lexa, peu étonnée de la position de son amie. Mais je ne veux pas être un boulet.
− Tu ne l'es pas. Et puis j'aime en apprendre plus sur ton passé, même s'il n'est pas tout rose.
Lexa hocha la tête.
− On fait un marché alors. Je parle de ma vie à l'armée, et toi, tu me parleras de ce que tu as fait aussi pendant ces trois ans.
Clarke fit une moue.
− S'il te plait… supplia Lexa qui semblait avoir retrouvée une certaine confiance en elle rien qu'avec la conversation qu'elle venait d'avoir avec Clarke.
− D'accord, d'accord ! Et si ça ne va pas pendant le feu d'artifice, on part, compris ? trancha la blonde.
− Bien chef.
Elles se sourirent et retournèrent à leurs conversations précédentes comme si de rien n'était.
Enfin, Clarke ne lâcha plus la brune du regard après ça. Elle voyait malgré les assurances de Lexa que sa peur augmentait de seconde en seconde.
Et sans réfléchir et par pur instinct, la blonde décida alors de la prendre dans ses bras et de démarrer une autre conversation. Si elle ne faisait que penser à la crise qu'elle ne devrait pas avoir, ça n'irait pas en s'améliorant.
C'est ainsi que blottie contre la poitrine de la blonde et entre ses bras, Lexa se détendit plus qu'elle ne l'aurait cru possible avec la pression qui s'était accumulée en elle.
Les premières lumières explosèrent dans le ciel noir.
Tous admiraient ce feu d'artifice majestueux se déroulant devant leurs yeux. C'était vraiment magnifique. L'un des plus beaux qu'ils n'aient jamais vu.
Le plus beau, selon une certaine brune.
Elle n'avait plus peur. Lorsque la première explosion avait retenti, Clarke l'avait serré plus fortement contre elle. Son souffle chaud se mêlant à ses cheveux bruns, et taquinant sa nuque. Alors, elle s'était déconnectée de la réalité, mais pas pour partir dans les ténèbres.
Cette fois, elle était chez elle.
Un chez soi. Lexa n'en avait jamais vraiment eu, et elle avait cru l'avoir trouvé un jour avant de le quitter. Et maintenant qu'elle le retrouvait… Elle savait. Elle savait que Clarke était son chez soi. Ces sensations qu'elle ressentait. Elle ne pouvait pas s'y tromper.
Le sentiment d'être entière, en paix, heureuse, …
Les explosions continuaient de retentir sans l'effrayer, allant de pair avec les explosions de son cœur.
Elle était heureuse. Non, les feux d'artifices ne lui feraient jamais pensé à des explosions en temps de guerre. Pas quand son cœur battait si fort pour la jeune femme derrière elle. Pas quand elle tombait toujours plus amoureuse à chaque instant qu'elle passait avec elle.
Parce qu'elle était certaine d'une chose. Tant que Clarke serait avec elle, elle ne sombrerait plus.
~ UNE PTITE REVIEW PLEASE ~
J'espère que ce chapitre vous aura plu malgré son côté très calme et un peu "gnan gnan" mais c'était nécessaire après les deux derniers.
Love you, xoxo, Lu.
