Me revoilà, merci pour ceux/celles qui ont laissé des reviews :), j'essaie de faire moins de fautes mais ma légère dyslexie n'aide pas ;). ( d'ailleurs faut pas appeler ça comme ça après on arrive pas à l'écrire sans vérifier sur internet )


Début juin, la terre se réchauffait, l'air devenait plus agréable, les examens de fin d'années arrivaient à grand pas et McGonagall préparait une épreuve pour les deuxièmes années. La fenêtre de la pièce était grande ouverte et le rire des élèves assis dehors dans l'herbe ou près du lac retentissaient jusqu'à ses oreilles, ils étaient joyeux. Minerva s'essuya le front avec un petit mouchoir à carreaux, la chaleur l'étouffait, des perles de transpirations ruisselaient près de sa tempe et tombaient lourdement sur ses feuilles.

- Est-ce que vous souhaitez un rafraîchissement ? Madame ?

McGonagall s'appuya sur son bureau et regarda vers le sol, un petit elfe de maison qui, quelques mois auparavant, avait retrouvé Clementia inerte dans sa chambre, l'observait avec ses grands yeux.

- Volontiers Marini, vous êtes bien aimable. Pourrais-je avoir un jus de fruits ?

- Vos désires sont des ordres. L'elfe disparut sans bruit.

Elle tira un immense livre à elle et commença à le feuilleter, c'était le registre des élèves inscrits à l'école, sa mémoire était assez bonne mais se souvenir des noms de tous ses élèves était une tâche bien trop difficile. Elle prit le temps de noter les élèves de deuxièmes années sur une feuille de papier jaunit. Sa gorge devenait de plus en plus sèche, où était donc passé cet elfe de maison ?

Minerva quitta la pièce en la verrouillant derrière elle. Les cuisines se trouvaient juste en dessous de la grande salle, elle avait alors assez de temps pour se dégourdir les jambes en faisant le trajet. Elle aurait pu sans peine amener son verre par magie, mais, elle avait besoin de marcher et de se remettre les idées en place.

- Bonjour professeur McGonagall ! Un petit élève grassouillet de troisième année lui fit signe de la main en souriant.

- Bonjour Owen, bonjour. Elle passa droit devant lui, en lui jetant un petit regard sympathique et continua vers le hall principal.

Elle arriva rapidement vers le tableau qui menait aux cuisines. Une immense coupe de fruits avaient été peinte à l'huile. McGonagall chatouilla une poire du bout des doigts au point de la faire rire. La poire devint une poignée.

Un silence de mort régnait dans la cuisine, quelques elfes travaillaient silencieusement dans un coin la tête baissée, alors qu'un groupe assez important d'elfes entourait Marini, affaissé sur un tabouret l'air abattu.

- Que se passe-t-il ? En quelques enjambées, elle se retrouva aux côtés de l'elfe, des immenses larmes coulaient le long de son nez.

- Marini a perdu une bonne amie ! murmura une elfe qui venait de tendre un mouchoir à Marini.

- Comment ça ?

- Lucrecia a été tué, madame… Marini étouffa un sanglot.

- Lucrecia ? McGonagall posa sa grande main sur l'épaule de l'elfe.

- Oui, nous avions, il y a quelques mois aidé mademoiselle Hope, qui avait perdu connaissance, c'est la seule fois où vous auriez pu la voir…

- Oui, je m'en rappelle.


- Albus, que s'est-il passé ? Comment cela est-il arrivé ?! Minerva venait de faire intrusion dans le bureau du directeur, celui-ci était affaissé sur une chaise et observait une chose difforme qui était allongé sur son bureau.

- Je me le demande Minerva, je me le demande ! Il se leva lentement et secoua la tête d'un air abattu.

- Qui aurait pu faire ça ? Tuer une elfe de maison… quelle horreur.

Dumbledore haussa des épaules.

- Elle a été retrouvé dans le lit de Clementia.

- C'est moi où cette fille a tout le temps des problèmes … ? murmura Minerva, le corps de l'elfe était mutilé, ensanglanté, des plaies béantes recouvraient la moitié du corps, c'était immonde.

- Ce n'est pas vous. L'elfe est… une menace qui fait suite à une lettre qu'elle avait reçue au début de l'année, parce qu'elle est une fille née de parents moldus, enfin… s'il savait seulement…

- Savait quoi ?

- Rien… rien. Elle l'a trouvée ce matin, en revenant du petit-déjeuner.

- Où est-elle maintenant ? Vous l'avez laissée seule ?

- Non, elle est avec Pomona et R…

La porte s'ouvrit, Rogue accompagné de Quirrell s'approchèrent du bureau, Quirrell était pâle et observait le monticule de chaires inertes qui trônait sur le bureau du directeur. Répugnant.

Il eut un haut le cœur, et, amena un pan de sa robe à sa bouche pour réprimer un vomissement.

- Pas très joli, hein ? commenta Rogue en jetant un regard dédaigneux à son collègue.

- Pa…pas vraiment, non.

- Alors ? demanda Dumbledore en désignant l'elfe de la main.

- Alors q..q..quoi ?

- Comment est-elle morte ? Magie noire ou ?

- Hm…, on…on dirait des c..c..coups de cout..t..t..teaux. Tout en parlant, il désigna des plaies profondes près du cœur de l'elfe. L'el…l…l…elfe aurait pu se défendre… rajouta Quirrell déconcerté.

- Je suis parvenu à la même conclusion. Dumbledore désigna Rogue du doigt « Severus a trouvé des traces de somnifères dans son métabolisme ».

Quirrell fixa Rogue, l'air outré.

- Mais, S…s…s…severus est le seul qui possède du so…somnifère, n'est-ce pas ?

- Faux. Un sourire mauvais étira les traits du professeur de potions. « Tout le monde peut s'en procurer sans soucis ».

- Severus a raison…, ça pourrait être n'importe qui, par contre, cette personne se trouve dans l'enceinte même du château ! commenta Dumbledore soucieux.

Quirrell se tortilla nerveusement.

- Et si…, c'était Hope qui avait inventé tout ça ? Cette jeune femme m'a l'air d'être un peu dérangé dans sa tête…

Dumbledore fronça les sourcils. Enervé ? Ou avait-il remarqué qu'il ne bégayait plus ?

- Qu'est-ce qui vous laisse penser ça ? Qu'est-ce qui vous permet d'accuser votre collègue ?

- Je suis désolé. Mais, depuis qu'elle est là, les soucis la poursuivent et à chaque fois que je la croise, elle a l'air dérangé ou gêné par ma présence ! Je n'invente rien… cette fille n'est pas normal !

- Professeur… ! McGonagall furieuse foudroya Quirrell du regard, quel honte… insulter une collègue.

- Quoi ! Je ne fais qu'établir les faits ! Peut-être qu'elle a inventé tout ça pour que nous portions toute notre attention sur elle.

Severus et Albus échangèrent un regard, ils avaient remarqué la même chose, et leurs doutes à propos de Quirrell ne faisaient que grandir… à chaque fois qu'il ouvrait sa bouche. La porte s'ouvrit en grand, Clementia pénétra dans la salle, tout le monde la fixa d'un même regard :

- Désolée de vous déranger…, mais - elle respira profondément évitant de regarder le corps inerte – il y avait un mot dans ma couverture.

Elle tendit un bout de papier jaunit au directeur, celui-ci fronça les sourcils et lut rapidement le message. Clementia croisa les bras, elle semblait s'être remise de ses émotions, son regard croisa celui de Rogue, le professeur de potions détourna le regard gêné, pourquoi ressentait-il de la gêne à chaque fois que ses yeux verts se posaient sur lui…

- La prochaine fois, ce sera toi ! annonça Dumbledore en faisant de grands gestes.

- Quelle horreur… répéta McGonagall qui ne semblait avoir que cet phrase à la bouche.

- Je vais vous demander de quitter la pièce, Clementia ne restez pas seule, vous devez toujours être accompagnée, Minerva je vous laisse organiser une ronde dans le château…

La pièce se vidait lentement de ses personnages, il restait seulement le vieux directeur qui d'un air désolé fixait l'elfe :

- Albus il est temps que vous m'expliquiez toute cette histoire. Le ton emprunté était froid et sec, Severus voulait savoir, cesser d'être l'ignorant de service toujours au courant à la dernière minute.

- Que je vous explique quoi, Severus.

- Vous m'avez dit un jour que sa mère était une sorcière, très bien, mais comment cela se fait-il que tout le monde croit qu'il s'agit d'une fille de moldue et pourquoi Quirrell, si c'est bien lui, s'acharne sur elle.

Le vielle homme soupira et du bout des doigts tira son siège à lui :

- Très bien – Albus désigna un siège de sa main, Rogue s'y installa et jeta un regard sombre au directeur. – Je vais vous mettre au courant de certaines choses que beaucoup de monde ignore et que Clementia ne connaît guère, alors cela doit absolument rester un secret entre nous.

- Je ne dirai rien.

- Parfait…, je connaissais un peu son père adoptif, Fides, pour l'avoir eu comme élève. Fides aurait pu devenir un membre important de l'Ordre du Phénix mais la perte de sa fiancée l'a fait quitter notre monde. Il s'est plongé dans la religion et est devenu le clergé d'un petit village fort charmant. Donc ça c'est à propos de son père adoptif, en ce qui concerne la mère de Clementia, elle était une de ses fidèles. Elle avait été une jeune élève au caractère bien marqué, mais ses piètres performances lui offraient peu de travail possible, alors chose qui m'a toujours étonné, elle s'était lancée dans un trafic de prostitution.

Rogue sourcilla. Non ? Dumbledore ne pouvait pas être sérieux…

- Clementia est née d'un accident, ce qui arrive si souvent dans ces milieux là. Son père était un sorcier assez puissant qui évidemment renia sa fille dès que sa mère lui en parla.

- Comment savez-vous cela ?

Dumbledore parut déconcerté par la question de Rogue, il replaça ses lunettes sur son nez se laissant un moment de répit :

- Comme je vous l'ai dit, Fides était un de mes élèves et il m'a tout raconté. Rosanna, la mère de Clementia lui confia ses secrets. Bref, Rosanna avait éduqué sa fille sans jamais lui parler de ses origines, et à mon avis, en espérant qu'elle était née cracmol. Hélas, non. Elles vivaient dans une caravane et sa mère était devenu serveuse dans un bar. Rosanna ne voulait plus être une prostituée, ç'aurait été trop dur pour sa fille, elles vivaient précairement, avec un salaire minime, de quoi se nourrir et un jour la maladie attaqua sa mère, Clementia n'avait que cinq ans et sa mère mourut bien rapidement. Fides ne voyant plus Rosanna se fit du soucis et en allant dans la caravane retrouva Clementia couchée vers sa mère, qui venait de mourir. – Albus regarda brièvement dehors puis posa son regard clair sur son acolyte . – C'est alors que Fides m'a contacté, il ignorait comment il devait faire pour la jeune fille et me considérant comme quelqu'un de sage, il me demanda conseil. Nous avons modifié la mémoire de Clementia, elle ne devait plus se rappeler de sa mère et croire qu'on l'avait abandonné, pour son bien.

- Vous avez modifié sa mémoire ? répéta Rogue.

- Oui. Grâce à mes contactes, j'ai pu modifier son papier de naissance et la rendre d'origine moldue, et ça a marché. Personne n'était au courant de ses origines.

- Pourquoi avoir fait ça ?

- Je…, pour la protéger. Son père comme je l'ai dit était un sorcier puissant et si quelqu'un avait su qui il était, elle aurait pu être mise en danger. – Dumbledore se racla la gorge. – Mais apparemment Voldemort a dû le savoir, d'une manière ou d'une autre, il a gardé ça pour lui, c'est pour cela qu'elle a pu rejoindre les Mangemorts sans problèmes. Je trouve ça, d'ailleurs étonnant, qu'elle ne se soit jamais posé la question.

- Et…

- Vous savez tout, Severus. Mais comprenez-moi, je dois garder cette histoire enterrée…

Severus marchait dans les couloirs peu éclairés du château, pensif. Ce que Dumbledore venait de lui raconter lui paraissait invraisemblable. Et Rogue était à cet instant convaincu que le directeur avait omis de lui raconter des détails importants. Clementia ne pouvait être une fille de prostituée…, peut-être que son image de la jeune femme était totalement fausse. Elle n'était pas la petite fille modèle qui ne faisait jamais de bêtises, elle était certainement plus puissante qu'elle ne le pensait. Comment réagirait-elle en apprenant que sa mère était une… fille de joie ?

- SEVERUS !

Le cri résonna encore quelques fractions de secondes dans le couloir, l'appel était celui d'une femme.

- Que se passe-t-il ? Il venait de se retourner et à grandes enjambées s'approcha de Minerva.

- Harry et ses amis, ont été vu au troisième étage et Quirinus a disparu.

Rogue fronça les sourcils, qu'est-ce que le fils Potter avait encore foutu ? Il s'élança vers les escaliers à une vitesse étonnante, ses pans de robes tourbillonnaient. Pourquoi donc cet enfant était-il obligé de se mettre sans arrêt dans des situations délicates. Déjà : premier match de Quidditch, risque de faire une chute mortelle qui est-ce qui a tenté de lui sauver la vie ? Severus Rogue humble professeur de potions et qui est-ce qui allait devoir à nouveau tenter de sauver Harry Potter et ses amis ? Severus Rogue… Rogue détestait Harry pour tout ce qu'il était, mais il ne pouvait pas le laisser dans une situation délicate sans le sauver, après tout… il aurait pu être son fils, s'il n'avait pas fait tant d'erreurs. Le fils de Lily…

Le souffle court il s'arrêta au troisième étage ouvrit grand la porte et courut vers la salle où se trouvait… : Touffu. Son cœur loupa un battement, la jeune femme tentait vainement d'éviter les attaques du chien géant. Une des mâchoires de l'animal se ferma violemment à quelques millimètres du bras de Hope :

- CLEMENTIA, METTEZ-VOUS À TERRE ! L'ordre s'échappa tout seul de la bouche de Severus.

La jeune femme se jeta au sol, le cœur battant et le visage ruisselant de sueurs. Etait-ce la voix de Severus qu'elle avait entendue ? Etait-ce lui qui allait la sortir de ce sale pétrin dans lequel elle s'était mise, pour pas changer.

- Petrificus totalus ! tonna la silhouette noire en visant le chien, après plusieurs tentatives le chien se figea dans sa posture, une des grosses têtes à quelques centimètres de Clementia. Rogue lâcha un soupire bruyant et rangea sa baguette, Hope se redressa lentement et dépoussiéra sa robe à l'aide de ses mains.

- Merci. La jeune fille s'était tournée vers Rogue et lui sourit.

Severus retint un frémissement et sentit son cœur se serrer, Clementia aurait pu mourir. Déchiqueté par un monstre, Rogue le disait assez souvent, elle l'énervait. Mais elle restait Clementia… Il regarda attentivement le visage de la jeune fille, faisant abstraction de ses yeux intensément verts. »En fait, elle est plutôt belle, songea Rogue. «

- C'est ça que vous appelez être accompagné ? demanda Severus d'un ton sévère sur le coup, il en voulait extrêmement à la jeune fille, elle se mettait en danger sans arrêt et elle osait lui sourire ainsi après coup. Mais quel sourire. « Vous êtes belle » Aurait sûrement était mal venu dans la conversation alors il se retint…

- C'est vrai que j'ai eu de meilleur compagnie que ce truc là… elle désigna le chien du menton, Rogue fronça les sourcils et lui attrapa le bras.

- On doit chercher Potter. - Son emprise sur le bras de Clementia était forte, il pouvait presque discerner le battement de son pouls. Rapide. – d'ailleurs qu'est-ce que vous faites ici ? Pourquoi vous êtes vous lancée tête baissée dans ce guétapant ?

Clementia suivit le professeur de potions, Severus avait l'air d'être énervé contre elle, s'était-il fait du soucis ? Non, impossible, un Severus Rogue ne pouvait pas se faire du soucis pour une Clementia Hope.

- On m'a mise au courant de la disparition de trois élèves, je voulais aller…

- Qu'est-ce qui vous est passé par la tête ?! coupa sèchement Rogue. » On se tue à essayer de vous protéger et vous, vous allez seule à la recherche d'élèves ?! «

- J'y suis allez sur un coup de tête ! Je voulais bien faire.

- Oh… un coup de tête, vous avez du vous prendre un sacré dans ce cas ! Se rendre seule à la recherche de Potter.

- Et vous l'avez caché dans votre poche votre armée de renfort ? Vous êtes tout aussi seul que moi, mon cher. Alors je ne sais pas de qui de nous deux c'est pris le plus gros coup sur la tête.

- Ne Commencez pas Hope et sautez dans la trappe.

Clementia roula des yeux et s'engouffra dans le trou de la trappe, pour atterrir sur des choses étrangement molles. Rogue apparut rapidement à ses côtés, il jeta un regard étonné autour de lui :

- Détendons-nous, lâchèrent-ils en même temps, leur expérience en botanique était parfois des plus utile.

Un sol dur accueillit les jambes de Rogue et de Hope.


Rogue s'arrêta devant ses fioles, sa propre épreuve. Facile. Il choisit la bonne bouteille et put traverser les flammes sans soucis. La pièce était toute de pierres et au milieu trônait l'affreux miroir de Riséd, avec son cadre en or et ses pieds en forme de pattes griffues. Juste devant celui-ci gisait des habits, violets et une sorte de tas de poussière. Son doute était bien fondé, Quirrell était le responsable de tout ce qui était arrivé, le troll, les lettres, la pierre. Mais il ne voyait pas Potter, son regard balaya la salle, sur les escaliers se trouvait le corps inerte de l'enfant, le visage blême. La respiration du maître des cachots diminua. Severus s'arrêta près de Harry :

- Tu as encore failli à ta tâche… murmura Rogue en se baissant vers l'enfant pour le ramasser.

Potter avait l'air presque paisible dans les bras du professeur de potions. Ses cheveux en bataille, ses lunettes…, rien de Lily. Rogue aurait pu hurler tellement il était hors de lui, il n'avait pas réussi à sauver l'enfant de la femme qu'il aimait. Et…, Voldemort était de retour.

Clementia s'était arrêté brusquement après le passage des plantes, son bras la brûlait à mort, ils avaient échangé un regard entendu et la jeune fille avait versé une larme. « Voldemort est de retour… ». Si Voldemort était de retour alors tout ce dont elle avait peur allait revenir, et Rogue devra revivre son pire cauchemar, travailler au compte de l'assassin de Lily…

Severus avançait tout en regardant l'enfant, le torse du petit se souleva lentement. Il respirait. Rogue sourit. Harry Potter n'était pas le survivant pour rien. Dumbledore apparut d'une pièce inconnu et s'approcha de Rogue les yeux inquiets :

- Harry est vivant. Quirinus est décédé, son corps, du moins ce qu'il en reste, se trouve dans la salle du miroir, répondit le sorcier à la question muette du directeur.

- Et Miss Granger et Monsieur Weasley ?

- Miss Hope les a emmenés à l'infirmerie, le fils Weasley était blessé et la jeune Granger sous le choc.

- Vous ont-ils vu ?

- Non, j'ai envoyé Clementia en tout discrétion et je me suis faufilé dans les salles suivantes.

- Très bien. Dumbledore observait le visage d'Harry.

- Professeur ?

Albus jeta un regard interrogateur à son espion, un regard qui voulait dire : je vous écoute Severus, dites-moi tout.

- Ma marque me brûle…


- Deux fois la même chose. Informa le professeur, tout en s'installant à leur table.

La lumière frêle d'une bougie éclaira le visage inquiet de la jeune femme, elle avait pour la première fois détachée sa longue chevelure brune qui s'arrêtait vers ses hanches, un rideau de cheveux soyeux encadrait son teint de porcelaine :

- Ma belle, ne regardez pas comme ça, ça gâche votre jolie minois !

Clementia écarquilla légèrement les yeux, elle était tellement plongée dans ses pensées qui lui fallut quelques secondes pour remarquer que Rosmerta venait de lui adresser la parole, et non Rogue.

- Désolée Rosmerta, j'étais plongée dans mes réflexions.

- Pas de problème ma belle, tenez votre vin rouge, le meilleur de la cave.

Rogue prit la bouteille qu'il dépoussiéra du bout des doigts, pensif. Dans un bruit sonore le bouchon sauta de la bouteille allant se perdre dans la coupe afro d'une cliente de l'auberge. Clementia se mordit les lèvres réprimant un éclat de rire, Rogue baissa la tête et posa ses mains sur sa bouche pour ne pas se laisser aller à un ricanement. La cliente ne remarqua rien et continua à siroter son cocktail :

- Bien visé, très cher… commenta Clementia pendant que Rogue déversait le liquide rougeâtre dans de verres cristallins.

- Je ne suis apparemment que doué pour l'art des potions.

- Apparemment. Les deux collègues trinquèrent à la fin de l'année et burent une gorgée de leur vin.

Leur marque brûlait atrocement. Mais, pour l'instant ils voulaient ignorer ce tiraillement et profiter de ce bon vin. Les deux, seuls, dans une auberge quasiment déserte à cette heure-ci, loin, bien loin du château que les élèves délaissaient pour les vacances d'été.


Fin de la première partie, pas très satisfaite..., mais l'inspiration est allée voir ailleurs. :)