Voilà ma tite dame... une phrase d'introduction rien que pour vous... Alors que dire ? Ah oui, je voulais pas poster cettte semaine, mais vu que j'étais en RTT aujourd'hui (tu te rappelles Maureen ?) bah j'ai eu le temps cet apres midi de traduire tout un chapitre.
Mais bon, il se passe des choses dans ma vie qui risquent de me prendre du temps... enfin... bref, c'est pas important (enfin si, mais pas pour vous...)lol. Tout ca pour dire que je vais vraiment essayer de traduire plus vite et d'écrire des trucs bien à moi mais bon.. mal de tete et fatigue font pas bon ménage avec imagination et concentration...lol
Bonne lecture pour ce long, très long, chapitre et à bientot pour la suite.
Merci pour toutes vos reviews qui me vont droit au coeur.
Bisous.
Elle lui manquait. Il était à la maison pour les vacances, mais le cœur n'y était pas. Grissom se promenait le long des rues de Marina del rey, perdu dans ses pensées.
Sara lui manquait depuis trois ans, il le savait, mais maintenant elle lui manquait encore plus, surtout depuis leur toute nouvelle amitié. Il était quand même toujours ravi de revoir sa mère, mais ses pensées étaient tout le temps sur la Cote Est.
Et il ne pouvait s'empêcher de se demander à quel point il manquait à Sara. Est qu'il lui manquait juste en tant qu'ami ou plus? Malgré les quelques gestes d'affections qu'ils avaient eu les derniers temps, il ne savait pas si elle allait accepter de prendre un risque avec lui. Il faisait de son mieux pour ne pas la pousser. Après tout, il lui avait fait assez mal par le passé, même si ce n'était pas fais exprès, alors elle méritait de prendre son temps pour prendre sa décision.
Même si il aurait adoré la prendre dans ses bras et l'embrasser jusqu'à ce qu'elle lui offre son cœur.
Et puis, peu importe sa décision, au moins j'aurais son amitié. Et c'était quelque chose sur lequel il pouvait se reposer. Grissom voulait vraiment être plus que son ami, il voulait être celui qu'elle aime, mais il savait que sans l'amitié, leur amour ne résisterait pas.
Il soupira alors qu'il mettait les pieds sur le port, qui n'était qu'à quelques mètres de la maison de retraite de sa mère. Appelle-la. Tu pourras au moins entendre sa voix.
Grissom prit une profonde respiration de l'air marin et ouvrit son téléphone portable, appuyant sur la touche d'accès rapide au numéro de Sara. Ca ne sonna que deux fois avant qu'elle ne réponde.
"J'allais t'appeler," dit-elle en phrase d'accueil, et Grissom fut amusé par la coïncidence.
"Mon timing s'améliore de jour en jour," dit-il "Tu as le temps de discuter un peu ?"
Il regarda le soleil qui se couchait, espérant vraiment qu'elle aurait au moins une minute à lui accorder. Et comme pour répondre à ses souhaits «Ouais, ca va. Et toi? Je pensais que tu étais en train de manger avec ta maman là, non?»
Il continuait de marcher doucement sur les berges du port. «Non, maman est en train de se reposer. On va aller chez ma tante un peu plus tard, avant la Messe. Je suis en train de me promener sur le port.»
Il entendit du bruit derrière Sara et "Je suis contente que tu m'appelles." Dit-elle, un peu timidement. «C'est un peu trop tranquille par ici.»
Son cœur se réchauffa. Tu me manque aussi, mon cœur. «Est-ce qu'il neige?»
Elle rit. "Tu sais on a très rarement des Noël blanc à Washington, ca doit arriver une fois tous les dix ans. Il ne gèle même pas.»
"C'est pas juste." Soupira t il en riant.
"Et c'est toi qui dis ca ? Un gars qui a grandi à Los Angeles?»
Il rit, tout en lisant les noms des bateaux devant lui. «J'ai aussi passé pas mal d'années dans le Minnesota je te rappelle. Tous les endroits qui ont de la neige en principe, devraient en avoir le jour de Noël.»
"Va dire ca au Congrès !" lui lança t elle.
"Tu veux légaliser l'enneigement ?"
Sara rit de nouveau. Grissom entendit un bruit de moteur derrière Sara, elle devait être en train de conduire. «C'est quoi ton plus beau souvenir de Noël, Gil?»
Il ne s'attendait pas à cette question, mais la réponse était facile "1986. Ma maman a eut une crise cardiaque juste après Thanksgiving, et ses chances étaient vraiment très basses. Mais elle a reprit le dessus, et à Noël, elle était à la maison, presque en pleine forme.»
Il continuait de regarder le nom des bateaux, certains le faisant sourire, d'autres l'étonnant et le faisant regarder à deux fois. «Et toi?» demanda Grissom, même si il savait que Sara n'avait pas vraiment eu une belle enfance. Mais elle avait peut être un bon souvenir de Noël.
"1979" Dit-elle immédiatement "J'ai reçu un kit de pate à sel. C'était trop bien, je pouvais enfin comprendre comment toute cette matière fonctionnait."
"Et tu as tout compris ?"
"Bien sure" dit-elle presque indignée par cette question "Par contre, je n'arrêtais pas d'ouvrir la porte du four alors ca a mit beaucoup plus longtemps à durcir…»
"Bien sure… Déjà un esprit scientifique." Il continuait de regarder le nom des bateaux tout en écoutant Sara. Le soleil avait presque disparu. Il entendit au loin derrière lui une voiture qui s'arrêtait et une portière claquer. «Est-ce que je te manque?»
Il voulait poser cette question plus pour la titiller qu'autre chose, mais elle resta silencieuse un moment, et Grissom eut peur de ne pas avoir dit ce qu'il fallait.
Il entendit Sara respirer profondément "Toujours." Dit elle doucement et il eut la gorge serrée.
Il était arrivé au bout du port. Il n'y avait plus qu'un seul bateau, et il concentra son regard sur celui-ci. «Tu me manque aussi, plus que tu ne peux l'imaginer.» arriva t il à dire.
Après un autre moment de silence. "Sara, est ce… est ce que tu as déjà mangé ?"
Il entendit un clic à l'autre bout du fil et Grissom réalisa d'un seul coup que leur communication avait été coupée. Il regarda l'écran, mais sa batterie était remplie. Il appuya sur le bouton d'accès rapide et remit le téléphone à son oreille, il tomba directement sur son répondeur.
Il attendit le bip et "Sara, on dirait que…"
Il sentit une main dans son dos, et il sursauta en se retournant.
Ses cheveux volaient dans le vent et elle avait une petite valise à la main. Elle avait l'air fatigué, mais elle était là, devant lui. «Joyeux Noël, Gil.» dit elle.
Son nom fut la seule chose qu'il arriva à dire. Il posa sa main sur sa joue si douce. Elle était vraiment là.
Elle se rapprocha de lui et Grissom la prit dans ses bras, toujours incrédule. Pour juste une seconde, elle le serra elle aussi dans ses bras, mais sa main se plaça vite dans son cou et elle attrapa ses lèvres avec excitation.
Il lui rendit le baiser avec tout ce qu'il avait dans le cœur, il la sentait trembler dans ses bras, mais il savait aussi qu'il devait trembler lui aussi. Elle était là devant lui, dans ses bras, elle était… à lui. A lui. Il voulait ne jamais la lâcher, il voulait lui dire à quel point elle comptait pour lui, mais il n'arrivait pas à se séparer d'elle.
Ils se calmèrent quand même au bout d'un petit moment, plus par un besoin d'oxygène qu'autre chose. Ils restèrent dans les bras l'un de l'autre, riant un peu. Grissom arriva à poser sa main une nouvelle fois sur la joue de sa Sara. «Sara, tu es sure?»
"Je l'ai toujours été, Gil, il fallait juste que je m'en convainque moi-même… Tu vois ce que je veux dire?"
Il rit de nouveau, lui caressant la joue, essayant de se dire que son rêve le plus fou venait de se réaliser. «Oui, je comprends, Sara. Sara…» Il pencha la tête vers elle pour l'embrasser encore une fois. Et encore…
Et encore…
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"Comment tu es arrivé là ?" demanda Grissom un peu plus tard alors qu'ils étaient assit sur le bord du port. Ils regardaient les étoiles dans le ciel. Il avait les yeux qui brillaient d'excitation.
Sara rit. Elle avait le bras de Gil autour de sa taille et ses pieds étaient dans l'eau. Elle était fatiguée, mais en même temps, elle n'avait jamais été aussi heureuse de toute sa vie. «Tu savais,» lui dit elle «que les cargos militaires pouvaient faire Washington – Los Angeles en à peine cinq heures?»
Il rit et elle sentit les vibrations de son rire. Elle laissa sa main glisser dans la poche arrière du jeans de Grissom, pour le garder contre elle le plus possible. «Tu es rentré dans l'armée?»
Elle haussa des épaules "Pas vraiment, non. Mais ils avaient encore un peu de place et mon boss me devait une faveur." En faite, Toby avait été plus que ravi d'aider Sara à retrouver son petit ami. Sara le suspectait d'être un grand romantique derrière ses airs de gros durs.
"Comment tu m'as trouvé ?" demanda Grissom.
"Coïncidence. Le taxi était à deux rues d'ici quand tu as appelé, alors quand tu m'as dit que tu étais sur le port, j'ai demandé au chauffeur de me déposer par ici. Je t'ai vu tout de suite.»
«Alors tu m'espionnais?» il avait la voix remplie d'humour. Sara lui sourit.
«Ca t'ennuie?»
Pour toute réponse, il lui attrapa le menton, tourna son visage vers lui et l'embrassa une nouvelle fois tendrement. Sara gémit un instant, heureuse. Elle avait rêvé de ca pendant des années, et là, il était à elle. Elle ne voulait même plus penser à tous ses doutes. Elle avait Gil pour elle, et même si elle savait qu'elle avait déjà accomplie de grande chose dans sa vie, elle avait l'impression que sa vie ne commençait réellement que maintenant. Tais toi et profite, lui dit une petite voix dans la tête.
Grissom soupira "Il faut qu'on y aille. Maman va bientôt se réveiller," dit-il à regret «Tu as faim?»
"Je crève de faim," admit-elle "Il n'y a rien à manger dans les avions militaires."
Grissom se sépara d'elle à contre Cœur, et se leva. Il lui attrapa une main et l'aida à se remettre sur pieds. «Je suis sur que le diner chez ma tante va remplir toutes tes espérances…»
"Gil, hm… je ne suis pas vraiment invitée."
"Crois moi, elles me tueraient si je ne t'emmenais pas avec moi. Je vais appeler tante Susan pour qu'elle sache que tu es là et qu'elle rajoute une assiette. Elles vont être ravies de te rencontrer.»
Sara grimaça en pensant à toutes les personnes qu'elle allait rencontrer. «Si je pouvais te garder pour moi tout seul ce soir, Sara, je le ferais, mais ma mère ne me le pardonnerait jamais.»
Elle attrapa sa valise, l'empêchant ainsi de la prendre "Non, non, merci… La famille c'est bien, non ?"
Grissom la regarda et lui prit la main "Je te protégerais." Lui dit-il.
Ils marchèrent le long du port, main dans la main, ils étaient seul. Sara trembla un peu sous le vent océanique, mais avant qu'elle ne puisse s'arrêter pour récupérer sa veste dans sa valise, Grissom avait enlevé son pull et lui tendait.
Elle avala difficilement sa salive en voyant un bref instant le ventre de Grissom quand il enleva son pull, mais tout de suite après, il redescendit son tee-shirt et lui demanda de lever les bras. Elle enfila le pull chaud et confortable de Gil. Il avait son odeur et dans l'esprit fatigué de Sara, elle eut l'impression qu'il lui faisait un câlin. Grissom finit de placer le pull comme il faut sur les épaules de Sara et elle le remercia d'un sourire. C'était beaucoup trop grand pour elle, mais au moins, elle ne frissonnait plus.
Ils arrivèrent vite à la maison de retraite de la maman de Grissom. Ils signèrent à l'entrée et le réceptionniste les accueillit avec bonheur. Ils montèrent dans l'ascenseur «J'ai une chambre sur le même palier que maman,» lui expliqua t il «Tu peux la prendre et je dormirais sur le canapé de maman. Je l'ai déjà fait.» Ajouta t il avant que Sara ne puisse dire quoi que ce soit.
Sara était nerveuse quand ils sortirent de l'ascenseur. C'était une maison de retraite tout confort à première vue, très bien décoré, très classe, mais Sara ne faisait pas vraiment attention à tout ca. Qu'est ce qu'elle va penser de moi? J'arrive comme ca à la dernière minute… Mon dieu, qu'est ce qu'elle va penser de moi? Je ne suis même pas coiffé, j'ai des cernes énormes et je porte le pull de son fils…
Avant qu'elle ne puisse penser à plus, Grissom ouvrit la porte avec une de ses clés, éclaira et éteignit la pièce et la laissa entrer. Sara n'eut pas le temps de vraiment regarder à quoi ressemblait le petit appartement de Mme Grissom, tout ce qu'elle vit fut une vieille dame qui se levait du canapé. Grissom signa quelque chose mais les yeux de la femme restaient fixés sur Sara. Elle mit ses mains devant sa bouche, toute émue «Vous êtes venue!» dit elle avec une grande joie. Elle prit les mains de Sara dans les siennes.
Rosalie Grissom était un peu plus petite que Sara et Grissom. C'était une femme élégante. Sara se sentit soudain trop grande à côté d'elle et tout était trop étrange. Rosalie serra Sara dans ses bras, laissant sa joue contre la sienne. Elle sentait la poudre pour bébé avec un arrière gout d'urine, une combinaison que Sara avait souvent sentie chez les personnes âgées. Elle regarda Grissom par-dessus la tête grise de la vieille dame. Il les regardait, avec une expression de joie et de fierté.
Et Rosalie lâcha Sara. Elle se mit à signer rapidement, trop rapidement pour que Sara ne comprenne, mais Grissom commença à traduire. «Elle dit que c'est merveilleux de te rencontrer et qu'elle est ravie que tu es peu venir.»
Il signa quelque chose en retour. Quand Rosalie la regarda de nouveau, Sara signa doucement «Joyeux Noël, ravie de vous rencontrer.»
Le sourire de Rosalie s'agrandi. Elle parla et signa en même temps, ses mots un peu haché mais très compréhensibles «Venez, et asseyez vous.»
La pièce était accueillante. Quand Rosalie se tourna, Sara ôta le pull de Grissom et lui tendit "Merci," dit elle doucement.
Sara se retrouva sur le canapé, avec la maman de Grissom en face d'elle. Il y avait des peintures sur les murs et un petit sapin de Noël en plastique dans un coin. Grissom s'installa près de Sara, posant son bras sur ses épaules.
"Alors, parlez-moi de vous, Sara," lui dit Rosalie "Gil m'a dit que vous travailliez pour le FBI ?"
Sara acquiesça. Grissom lui avait dit que Rosalie pouvait lire sur les lèvres, donc elle fit en sorte de bien regarder Rosalie. «Je suis une enquêtrice médico-légale pour le FBI, oui.» Médico-légale? Est-ce qu'elle connait ce terme? Oh, pff, bien sur. Elle devait forcement connaitre. C'est la maman de Gil après tout.
Sara n'était pas très à l'aise avec les questions de Rosalie sur son boulot, mais la femme n'avait pas l'air de ne pas la comprendre. Une ou deux fois, elle porta son regard sur son fils qui lui traduit rapidement ce que Sara venait de dire. Sara n'avait pas vraiment l'habitude de cette situation. La dernière fois qu'elle avait été le centre d'attention d'un parent remontait à ces années d'Université… mais elle voulait donner une bonne impression d'elle à la maman de Grissom, même si ils étaient tous les deux adultes et n'avaient pas vraiment besoin du consentement de sa maman. Mais Rosalie semblait heureuse par les réponses de Sara.
Au bout de quelques temps, Rosalie se tendit "Oh, ma petite chérie, j'ai complètement oublié de vous offrir quelque chose à boire."
Sara secoua la tête "Ca va, ne vous inquiétez pas, merci."
A coté d'elle, Grissom regarda sa montre, il signa et parla en même temps «En faite, maman, c'est l'heure d'aller chez tante Susan, et je pense que Sara aimerait certainement se rafraichir un peu.»
"Bien sur," Rosalie se leva, ses genoux craquant un peu «C'est au bout du couloir, sur la gauche.»
Sara se leva aussi, donnant à la vieille dame un sourire. Elle récupéra sa valise près de la porte d'entrée. La salle de bain était aussi petite que le reste de l'appartement, et aussi chaleureux. Il ne fallu que quelques minutes à Sara pour se brosser les cheveux et se mettre un peu de rouge à lèvre. Elle était déjà habillée correctement pour un repas de Noël. J'ai bien fait de me changer à l'aéroport. Cet avion était vraiment crade, mais ca valait le coup.
Elle se regarda dans le miroir. Elle était fatiguée, oui, mais ses yeux étaient brillants, et elle avait un sourire constant sur les lèvres.
Je n'arrive pas à croire que j'ai attendu autant de temps. Elle n'arrivait pas à croire à tout ca encore.
Sara se remit une mèche d'aplomb une dernière fois "Crois-le," dit-elle à son reflet "Tu ne vas pas tout foirer !"
Elle acquiesça et prenant son courage à deux mains, sortit de la sale de bain.
Grissom venait de raccrocher son téléphone quand elle revint dans le salon. «Tante Susan est plus que contente de ta venue.» lui dit-il «C'est une bonne chose que tu ais faim.»
La maman de Grissom ne devait pas conduire à priori, parce qu'ils montèrent tous dans la voiture de location de Grissom, Rosalie s'étant installée à l'arrière malgré les protestations de Sara. Ils arrivèrent chez la Tante Susan avant même que Sara n'ai le temps de s'endormir. L'odeur qui les envahit à leur arrivé lui assura qu'il devait y avoir de bonnes choses qui les attendait, mais elle se demanda soudain si Grissom avait prévenu sa tante qu'elle était végétarienne.
Susan était aussi petite que la maman de Grissom, mais beaucoup plus ronde, et peut être dix ans plus jeune également, d'après l'estimation de Sara. Elle accueillie Grissom avec un baiser sur la joue et Sara avec une petite tape très amicale dans le dos.
Il y avait d'autres personnes présentes. Sara fut présentée en tant qu'amie de Gil. Quelqu'un lui offrit un soda et elle réussit à attraper une poignet de chips. Elle regarda les gens discuter les uns avec les autres, certains lui posant occasionnellement des questions. Sara réalisa vite que Grissom et elle devaient certainement être les personnes les plus jeunes de la soirée.
Un autre couple arriva après eux, des gens qui devaient avoir à peu près le même âge que Grissom. Alors qu'ils étaient en train de s'installer à table, tante Susan posa une main sur le bras de Sara «Gil m'a dit que vous étiez végétarienne» lui dit elle «Tout comme Marlee et Jason» Elle montra le couple qui venait d'arriver. «J'ai fait plein de choses sans viande. Vous mangez des œufs?»
"Oui, j'adore les œufs." Dit elle en souriant et Susan lui tapota le bras.
"Alors servez vous et bon appétit, ma chère."
Ils étaient dix à table un peu serré, mais Sara était à côté de Gil, c'est ce qui était important. Rosalie était à l'autre bout de la table, près de sa sœur, ce qui ennuya Sara un moment, jusqu'à ce qu'elle prenne conscience que la plupart des invités parlaient le langage des signes. Sara se servit de différentes choses, ne touchant pas au plat principal, un gros jambon. Mais personne ne fit de commentaires.
"Ca va ?" lui demanda Grissom doucement. Sara le regarda en souriant, sa fourchette presque dans sa bouche.
"Ca va… Ca sent très bon." Dit-elle.
Grissom lui sourit, la regardant avec révérence. Elle glissa sa main sous la table et la posa sur la cuisse de Gil, plus pour le rassurer que pour le titiller, et pendant un bref instant il recouvrit sa main avec la sienne. Puis il se tourna pour prendre le plat que son voisin lui tendait.
Sara observa la table. Il y avait donc Susan et son mari Jack, un autre oncle et une autre tante de Gil, plus jeune que Rosalie eux aussi. Une tante seule, mais Sara n'avait pas bien compris si elle avait été mariée et maintenant divorcée ou veuve, ou si elle n'avait jamais été marié. Et il y avait le «jeune» couple, qui n'était pas de la famille à priori, mais ils avaient été les meilleurs amis d'un cousin de Grissom, maintenant décédé. Ils discutèrent d'autres membres de la famille qui ne vivaient pas dans le coin, mais Sara n'eut pas à subir trop de conversations où elle ne comprenait rien vu que certains invités lui parlèrent de tout à fait autre chose que de la famille. Elle discuta un long moment avec Marlee qui était une femme timide mais très gentille.
C'était une nouvelle expérience pour Sara. Apparemment, c'était la première fois que Grissom ramenait une femme à la maison pour Noël alors elle eut le droit à pas mal de questions, mais rien de trop embarrassant. Elle n'avait jamais vraiment eu l'occasion de passer un Noël comme ca.
Et personne n'hurlait. Elle se rappelait des Noël de son enfance. Enfon pour le moment. Mais il ne semblait pas que les gens présent à cette soirée allaient se mettre à se crier dessus. Du vin était servi au cours du repas, mais personne ne buvait avec excès. Elle avait donc du mal à imaginer toutes ces personnes se balançant des assiettes à la tête.
Après diner, ils burent le café et mangèrent le dessert.
Juste avant de finir le dessert, Grissom se pencha vers Sara pour lui murmurer "la Messe n'est pas une obligation, si tu préfère rentrer dormir, je peux te déposer si tu veux."
Sara secoua la tête "Non, je veux bien venir. Je n'ai jamais été à une Messe."
L'église brillait avec toutes les bougies. Sara regarda autour d'elle. Ce n'était pas une vieille église, elle devait avoir une cinquantaine d'année, mais avait été construite en pierre et verre. Elle resta tout prêt de Grissom, mais celui-ci avait offert son bras à sa mère avec un regard d'excuse pour Sara. Rosalie utilisait une canne pour marcher mais avait beaucoup de mal à faire quelques pas.
Grissom avait l'air heureux, entouré de Sara et de sa mère. Dès qu'ils furent assit, il attrapa la main de Sara et la garda bien serré.
Elle était tellement fatiguée. Même si elle avait l'habitude de rester éveiller longtemps, le fait d'être dans cette église calme et peu éclairée, avec Grissom tout à côté, la rendit somnolente. Elle ne s'était pas vraiment endormie, enfin, elle l'espérait au moins, mais elle avait raté quand même une partie de la Messe et fut réveillée presque en sursaut par les chants. Grissom la regarda en souriant.
Il y avait deux personnes qui entouraient le curée et qui traduisaient la Messe en langage des signes. Sara s'était aperçue en entrant que beaucoup de gens signaient, Grissom lui avait dit qu'ils allaient dans une église pour sourd. Sara fut amusée d'entendre Rosalie chanter avec des fausses notes, mais personne ne semblait y faire attention. Elle vit un couple un peu plus loin qui ne chataient pas mais signaient à la place et Sara se pencha vers Grissom pour lui demander pourquoi ils ne chantaient pas comme Rosalie.
"Ca dépend des fois," lui répondit il en murmurant "mais maman adore les chants de Noël, alors elle préfère les chanter."
Elle dut se rendormir un peu après ca puisque ce sont des mouvements autour d'elle qui la réveillèrent. Sara fut vite séparée de Grissom, Rosalie emmenant son fils vers des inconnus avec fierté.
Elle s'endormit presque sur le chemin du retour. Grissom l'emmena directement dans la chambre d'amis qui était au bout du couloir. «Ils ont changé les draps,» lui dit il en la laissant entrer «Laisse moi juste récupérer mes affaires, et je m'en vais.»
Sara regarda autour d'elle. Grissom qui avait anticipé sa semaine de présence avait déballé toutes ses affaires. Elle bailla "Tu peux tout laisser là, prend juste ce dont tu as besoin pour la nuit."
Grissom acquiesça et partit récupérer ses affaires dans la salle de bain et quelques vêtements dans un placard.
Sara l'accompagna à la porte et ils restèrent là, tout bêtes, à se regarder, aucun des deux ne voulant dire bonne nuit. Grissom leva une main et attrapa le menton de Sara doucement «Tu es vraiment là?» demanda t il tout doucement.
Sara recouvrit sa main de la sienne "Je pense, oui." Elle était fatiguée. Grissom secoua la tête et se pencha vers elle pour l'embrasser. Un simple effleurement de leurs lèvres, comme si il avait peur de se faire repousser.
Mais Sara avait besoin de lui, de le sentir contre elle. Pendant une bonne minute, ils restèrent serrés l'un contre l'autre à s'embrasser, sans faire attention à ce qui les entourait, jusqu'a ce qu'un raclement de gorge ne les ramène à la réalité. Un vieil homme avec son déambulateur passait dans le couloir. «Les enfants…» Dit il avec amusement. Sara se sentit rougir et vit que les oreilles de Grissom avaient virés au rouge elles aussi.
Ils regardèrent le vieil homme passer doucement et dès qu'il eut tourné dans un autre couloir, Grissom se retourna vers Sara. «Je n'ai pas envie de te laisser.» dit il en plaçant ses mains dans le cou de Sara «Je.. Je ne veux pas.»
Sara soupira "Je comprends." Lui répondit-elle. Ils avaient tous les deux l'impression que s'ils se séparaient maintenant, tout allait s'effondrer. «Mais j'ai besoin de dormir, et ta maman t'attend.»
Grissom acquiesça, ne quittant jamais le visage de Sara des yeux. Il l'embrassa une dernière fois, si rapidement qu'elle eut à peine le temps de s'en apercevoir et il disparut au bout du couloir. Sara le regarda s'éloigner et lui sourit quand il entra dans l'appartement de sa mère.
Elle referma la porte, se déshabilla rapidement et tomba dans le lit. Malgré les moments fantastiques qu'elle venait de passer, elle s'effondra de sommeil.
