Chapitre XI : Inattendu

« - Bella ! cria-t-il, secoué par l'inquiétude.

C'est alors que, surprise par sa soudaine intervention, je relevais la tête pour lui faire face et ratais la marche du dessous … »

POV Edward

Je le vis tomber. Je la vis tomber violement et se briser chacun de tous ses os. Je la vis saigner, se vider de tout ce liquide parfumé, à l'odeur et la saveur exquise, se vider de sa vie. Je la vis blanche et froide. Le cœur éteint à jamais. Je la vis complètement raide, contorsionnée sur les marches de ce maudit escalier. Je la vis perdre sa respiration pour ne jamais la retrouver. Je vis son ventre bouger avec une effroyable violence, le bébé, notre bébé se débattant comme pour échapper à la mort qui lui était promise, sa maman morte qui le portait encore. Je vis les yeux de Bella se fermer pour ne plus jamais se rouvrir. Et je ressentis la peine la plus terrible de toute inimaginable, me transpercer le cœur, ce cœur qui avait tout juste recommencé de battre. Je vis ma vie détruite, je me vis en ruine, ma Bella disparue à jamais. Je vis tout cela à travers l'esprit d'Alice. Et me jurais de ne pas laisser cette infamie arriver.

C'est pourquoi, pour la première fois de toute ma –trop- longue existence, je remerciais ma condition de vampire, qui me permis de réfléchir et voir tout cela en moins d'un cinquante-huit millième de seconde, et de tenir fermement Bella dans mes bras avant qu'il ne soit trop tard.

J'avais vu la terreur dans ses yeux lorsqu'elle avait relevé la tête vers moi. Certainement ne s'était-elle pas aperçue de ma présence. Certainement, je l'avais prise par surprise. Et lui avais fait perdre ses moyens.

J'avais vu la frayeur, de la compréhension de ce qui allait se passer. Comme si, à ce même moment, elle aussi avait pu lire dans l'esprit de ma sœur. Jamais, même lorsque j'avais du combattre James, Victoria, et tous les autres pour sa survie, jamais je n'avais été aussi angoissé, jamais je n'avais eu aussi peur qu'en cet instant. Comme si toutes les épreuves que nous avions traversées n'avait servit à rien, comme si nous étions maudits, damnés à jamais, comme si nous ne pouvions être réuni. Mais je savais mieux que cela. Je savais que Bella et moi étions faits l'un pour l'autre. Que jamais rien ne pourrait nous séparer. Et pourtant, le destin l'avait essayé un nombre incalculable de fois.

Je l'avais rattrapée de justesse et elle se tenait maintenant dans mes bras. Elle n'avait rien de cassé. Elle était vivante. Le bébé allait bien, de ce que je savais. Mais la respiration de Bella était saccadée et les battements de son cœur plus qu'irréguliers. En temps normal, cela ne m'aurait pas excessivement inquiété. C'était ce qui se passait généralement lorsqu'elle se retrouvait en ma présence. Je souris à l'idée. Mais dans les circonstances actuelles, je savais que cela n'avait rien de bon. Qu'en aucun cas, cela rentrerait dans l'ordre lorsque je l'aurais lâchée.

Je m'assis alors sur l'une des marches, tenant fermement Bella dans mes bras, la lovant tout contre mon torse, refusant à jamais de la laisser partir. Ses paupières se fermaient et s'ouvraient difficilement, et je la sentais fébrile. C'est alors qu'elle serra ma main, -certainement de toutes ses forces, car je le sentis- et murmura mon prénom.

Je lui murmurais alors des mots doux à l'oreille, et la portais jusqu'au canapé du salon. Je l'y allongeais, son buste reposant sur mes genoux, et embrassais tendrement son visage, caressant délicatement ses cheveux, et lui murmurant à quel point je l'aimais. Elle s'endormit gentiment, et parfois, en souriant, susurrait mon nom, dans un murmure le plus tendre qui soit, et je pouvais difficilement contenir tout l'amour que j'éprouvais pour elle alors.

Alice vint immédiatement s'assoir dans le fauteuil en face de moi, et une conversation silencieuse commença :

- Je suis désolée Edward, je ne l'ai pas vu avant, j'aurais du me concentrer mais …, je coupais Alice en levant ma main avant qu'elle ne se flagelle encore plus.

- Alice, tu ne pouvais pas savoir. Bella n'a pas fait exprès de tomber, elle à été pris de coup et c'est à ce moment la que ta vision est entrée en jeu. Mais visiblement, ton superpouvoir avait oublié ma présence, dis-je avec un rire léger.

Evidement, j'étais le seul à parler à haute voix. N'importe quel humain m'aurait pris pour un fou, à croire que j'entendais des voix, que je parlais tout seul. Mais j'entendais une voix, celle d'Alice.

- Justement, Edward … ma vision avait pris en compte ta présence …

Je fronçais les sourcils, lui intimant de m'expliquer rapidement de quoi il retournait.

- En fait … tu n'as pas vu l'intégralité de ma vision. Tu t'es arrêté à temps pour sauver Bella. Et … à cet instant, elle à mué, s'est changée.

A présent j'étais inquiet. Terriblement inquiet.

Alice répéta mentalement la partie de la vision que j'avais manquée, et je me concentrais afin de ne rein rater cette fois.

Je me voyais rattrapant Bella dans les escaliers. Je me voyais la cajoler, et l'allonger sur le canapé. Je voyais la conversation avec Alice … brusquement interrompue. Par Bella. Bella tremblant de tous ses membres. Bella devenant à nouveau froide et rigide. Je voyais à nouveau notre enfant se débattre sous sa peau, come luttant contre sa propre fin, et celle de sa maman. - Sa maman qu'il semblait déjà aimer de tout son petit cœur. Je ne pouvais pas clairement entendre ses pensés, du à l'épaisse couche nous séparant, et certainement aussi du au fait que je ne pouvais absolument pas lire l'esprit de ma Bella. Mais je ressentais une infinie tendresse émaner de ce petit être pour sa maman. L'exemple le plus touchant fut lorsqu'un jour, notre tout petit bébé avait frappé –peu délicatement, à voir comment ma pauvre humaine avait tremblé- le ventre de Bella, et comment, après avoir compris la douleur que cela avait occasionné, s'était senti tout confus. Comme si, déjà, à ce stade de la gestation, il pouvait avoir des … remords. C'était véritablement touchant. – Et je les voyais, périr tous les deux, sous mes yeux. Je voyais Bella su un lit d'hôpital, aménagé dans le salon, et Carlisle avec un air grave, me demandant de faire un choix. Je me voyais suppliant, et pleurant toute mon âme. Rien qu'à l'image, mes yeux devinrent humides, et je sentis les larmes rouler sur mes joues. Après cette dernière image, de moi, Alice arrêta sa vision. Et ajouta, cette fois, à haute voix :

- Edward, ce n'est pas encore trop tard nous pouvons faire quelque chose.

- Et quoi, que veux-tu que je fasse, d'ici …, mais je fus coupé par les tremblements de Bella. Merde.

A vitesse vampirique, je me levais, et me trouvais à côté de Bella, prêt à agir. Alice appela Carlisle, et je me retournais vers elle, lui demandant du regard ce que je devais faire.

- CHANGE-LA ! cria-t-elle.

Avais-je bien entendu ? Alice me demandait-elle de transformer Bella. A 8 mois de grossesse ? Et le bébé ? Notre bébé ? Il n'y survivrait pas ! Bon dieu non ! Je ne pouvais laisser Bella mourir, mais je ne pouvais également me résoudre à abandonner mon enfant. Ce petit bout d'elle et de moi. Notre chair, notre sang, réuni pour donner vie à ce petit être.

Je regardais Alice l'air soucieux, et elle me renvoyait les mêmes images. Bella, le bébé, morts. Alors je lui hurlais :

- Et pour son bébé, pour MON bébé, hein ? Tu veux le tuer, aussi !?

- Il survivra ! Me répondit-elle. Et cela ne fera que diminuer la douleur de Bella lors de la transformation. Cela accélérera le processus ! Puisqu'il est lui-même vampire autant que toi !

- Comment tu le sais, hein !?

- Je n'en sais rien je suppose !

Cette réflexion me fit bondir de fureur, mais une vision d'Alice s'imposa à moi. Je devais faire un choix, et vite. A chaque nouvelle image, Bella périssait et plus je laissais le temps filer, moins je lui donnais de chances de s'en sortir. C'est en pleurant, mon âme déchirée de toutes parts, que je m'approchais du cou de Bella, tout en caressant son ventre, et murmurant à mon enfant :

- Tout va bien se passer. Toi et ta maman, vous serez heureux. Nous seront heureux ensemble. Vous allez vivre. Je vais vous faire vivre.

Alors, je posais mes lèvres sur la peau tendre et douce de Bella lorsque, ma main toujours sur son ventre, je sentis un coup de pied. Je sentis alors le bébé se débattre et su qu'il était trop tard. Alice compris aussi, et sortit de la maison, courant le plus vite et le plus loin possible, comme pour croire que cette douleur n'était pas réelle. Je mourrais à petit feu, jurant mon amour éternel à l'humaine qui avait fait battre à nouveau mon cœur mort, Pleurant la perte de notre enfant que je ne connaitrais jamais. Mais je su que quelque chose qui n'était pas prévu au « programme » était en train d'arriver.

Alice surgit brusquement, ses yeux brillants –si elle avait pu, elle aurait certainement pleuré-, mais un sourire sincère, petit mais sincère, s'établissait sur ses lèvres. Je compris alors qu'il restait une lueur d'espoir et me concentrais sur les images qui défilaient dans sa tête.

Toujours les mêmes. Je n'y comprenais plus rien. Jusqu'à ce que je visse Bella, serrer fort ma main, moi, à ses cotés, et ouvrir les yeux. Alors je la serrais fort contre moi, je l'embrassais de toutes mes forces et nous posions nos mains enlacées sur son ventre, le caressant, le regardant avec tout l'amour que nous avions.

Je ne comprenais pas l'issue heureuse de notre histoire, ni comment Bella pouvait recouvrer de l'état dans lequel elle était sans mon aide. Sans notre aide. Sans l'aide de personne. Alice compris mon désarroi et s'accroupi à côté de moi, m'expliquant :

- Le bébé, dit-elle, il n'essaie pas de sortir. Il a « juste » déchiré le placenta de ses petites quenottes et s'est faufilé de manière à la mordre. Au cœur.

Je poussais un soupir de stupéfaction. Jamais, jamais je n'aurais cru une telle chose possible d'arriver. Mon bébé, venait de sauver sa maman.

- J'ai su des le départ, continua Alice, que quelque chose ne tournait pas rond, dans ce que je voyais. Le bébé ayant des dents, si sa vie était menacée, il pouvait très bien s'extraire seul du ventre de Bella. Et il ne le faisait pas. Je n'avais pas compris, jusqu'à ce que tu essaie de la mordre, et qu'il le fasse …, disons, lui-même, acheva-telle avec un sourire.

Alors je ne m'étais pas trompé. Notre petit bout aimait déjà tellement sa maman qu'il était prêt à risquer sa survie pour essayer de sauver Bella. Je ne pouvais l'en aimer que plus encore, si toutefois cela fut possible.

POV Bella

En voyant les yeux complètement terrifiés d'Edward avant ma chute, j'avais compris ce qui m'attendait. Je ne savais pas si c'était juste ce qu'il avait présumé, - ce que j'aurais préféré, son inquiétude étant toujours surdimensionnée ces derniers temps-, ou si cela résultait d'une vision tragique d'Alice, option qui, définitivement, me réjouissait moins.

Après avoir fait mes silencieuses prières, je ne sentis pas la chute venir. Je ne me sentis pas tomber, je ne me sentis pas m'écraser violement sur les marches, je ne sentis rien. D'un coup, j'étais comme étourdie, dans une espèce de transe. Je ne voyais plus rien et les voix d'Alice et d'Edward me semblaient de plus en plus lointaines.

Je me sentais juste vaguement bouger, sans avoir ce qui m'arrivait, ni ou j'allais. Je me sentais aveuglée par une clarté grandissante, au fur et a mesure que les secondes passaient. Des secondes qui me semblaient être une éternité.

Comme si toutes mes forces m'avaient abandonnés, je me sentais vidée, de plus en plus faible. De plus en plus fatiguée, comme l'impression de ne plus pouvoir jamais ouvrir les yeux, tant mes paupières me semblaient lourdes. De plus en plus éblouie par cette lumière transperçante.

Bientôt, je n'entendais plus rien. Je ne voyais déjà plus rien, mais soudainement, l'aveuglante lumière disparue pour laisser place aux sombres ténèbres, qui m'aspiraient peu à peu. Je sortis de cet état de transe, et pouvais à nouveau entendre ce qui se passait tout autour. Je sentais également à nouveau mon corps. Pour autant, j'étais toujours si faible que je ne pouvais pas bouger, ni même ouvrir simplement les yeux.

J'entendais des sons, des voix, des paroles, mais ne pouvais clairement les distinguer. Je reconnu le carillon mélodique d'Alice, ayant perdu toute sa joie, en proie à une inquiétude qui me tordit de douleur. J'entendais Edward et sa sœur parler, -crier !-, de plus en plus fort, la souffrance et la peur ancré trop profondément dans leur timbre. Je sentis la main d'Edward raffermir sa prise autour de la mienne, et entendis, avec trop de chagrin pour même pouvoir le décrire, ses sanglots déchirants d'agonie.

Alors, je goûtais à la plus fulgurante douleur physique qui soit. Encore plus que de craindre pour mon Adonis, pour ma vie, j'avais crains pour mon bébé. Et la, je le sentais bouger, de plus en plus brusquement, avec trop de violence, sous ma peau. La douleur était absolument insupportable, mais plus que ça, mon bébé devait être encore plus mal en point que moi, et souffrir davantage encore. Cette idée broya complètement mon cœur, déjà faible.

Trop vive, la douleur m'emportait, et je sentais que je ne ferais pas long feu. Je pleurais mon bébé, je pleurais mon Edward. Mais soudainement, la souffrance devint trop forte, d'une puissance inimaginable que mon pauvre corps se mit à trembler si fort que je ne pu même pas tenter de l'en empêcher. A ce stade, je n'étais plus maitre de rien. S'expliqua alors la raison de cette douleur encore plus forte : à présent, je sentais mon bébé bouger à l'intérieur, comme libéré. Je le sentais libre dans mon corps. Quelque part soulagée qu'il ai pu déchirer cette membrane, je me sentis peut-être un peu mieux de savoir qu'il avait une chance de s'en sortir et s'extraire de moi.

Mais une chose à laquelle je ne m'attendais pas se produit. Plus tôt que d'essayer de se libérer de sa mère mourante, mon petit bout restait « là ». Libre de cette carapace qui l'avait protégé jusque la, je le sentis, avec une douleur sans cesse grandissante, se mouvoir dans mon corps, avancer jusque la ou jamais un enfant ne devrait se trouver. Sur son passage, je sentais mon corps mourir, mes organes déchiquetés. Je ne comprenais plus rien et avais envie de hurler. Mais je ne pouvais plus rien faire, et bientôt, je me sentis complètement sombrer, à jamais. N'ayant plus qu'à attendre l'heure de ma mort, j'implorais pour la survie et la bonne santé de notre petit ange, et pour mon Edward, que je ne reverrai jamais.

Mais, alors que j'étais partie, presque de l'autre côté de ce monde, prête à en atteindre un nouveau, je fus brusquement ramenée sur Terre. Quelque chose de dur transperça mon cœur, et je le sentis repartir, battre à nouveau. Le bébé reprit sa place initiale parmi les ruines du placenta et de mon utérus, et je me sentis revivre. A chaque seconde, la douleur s'apaisait, redescendait aussi vite qu'elle était montée. Le sang coulait dans mes veines, et je le sentais battre sous mes tempes, mon cœur ayant reprit un rythme plus régulier. Je guérissais. Mon corps se réparait de l'intérieur, et plus « beau », en « tout neuf ». Je devenais de plus en plus forte, encore plus qu'avant cette maudite chute. Je sentis ma peau, mes organes se reconstruire, et le placenta se refermer, le bébé parfaitement à l'aise désormais. Tout cela était tellement absurde ; comment une telle chose pouvait-elle se produire ? Jamais l'on n'était sur le point de mourir une seconde, et la deuxième plus vivant et fort que jamais ! Je n'avais pas été mordue, à ce moment, j'aurais sentis les dents acérées d'Edward ou de Carlisle mordre mon cou. Mais lorsque mon bébé se lova tout contre la peau de mon ventre, me permettant de sentir ses moindres et plus délicats mouvements, que quelque chose de plus étrange encore que tout cela m'apparu. Il me sembla l'entendre dire « Je t'aime, ma Maman ». Et quelques secondes après, j'ouvris les yeux, face à mon Edward, dont les joues étaient baignées de larmes, le regard brillant d'avoir trop pleuré, mais rempli de tout l'amour qu'il éprouvait pour moi ; pour son bébé ; et du soulagement de me voir à nouveau vivante. Je fixais ses yeux, serrant sa main dans la mienne encore plus fort, et caressant de nos mains enlacées mon ventre rond. Nous regardâmes l'endroit ou se cachait le petit être qui m'avait ressuscitée, puis Edward laissa échapper une nouvelle larme, avant d'essuyer les miennes de son autre main, caressant tendrement ma joue. Je ne m'étais pas aperçue que je pleurais.

- Bella, dit-il dans un souffle, m'enlaçant et cachant sa tête derrière ma nuque, j'ai eu tellement peur ! Sa voix était emplie de souffrance, et cela me fit mal de l'entendre.

- Shh, Shh, lui susurrais-je à l'oreille, lui frottant le dos pour le calmer. Je suis là, nous sommes là, tout va bien maintenant.

Il me serra et me rapprocha le plus possible de lui, avant de se dégager légèrement afin de me regarder dans les yeux.

- Le bébé, dit-il. Je souris à son regard brillant de fierté et de reconnaissance.

- Oui. Je ne sais pas ce qui s'est passé, ce qu'il a fait, mais si je suis encore en vie, c'est grâce à lui.

- Il t'a mordue, intervint Alice, que je n'avais pas vue arriver.

- Oh, dis-je, sous le choc.

- Alors, vu ce que Carlisle m'a dit, je pense qu'Emmett et toi aviez raison, c'est certainement un petit bonhomme, me dit Edward en souriant.

- Oh, répétais-je encore.

- Qu'y a-t-il ? demanda mon Dieu personnel.

- Eh bien, commençais-je penaude, quand je suis descendue, c'était pour vous dire … j'avais trouvé une idée de prénom, si … si c'était une fille. Enfin, maintenant, cela n'a plus aucune importance. D'ailleurs, comment es-tu sur que c'est un garçon ?

- D'après les recherches de mon père, seuls les mâles disposent de venin, parmi les enfants issus d'un vampire et d'une humaine, dit-il en embrassant mon front.

- Oui, seulement, Edward tu semble oublier quelque chose, répliqua Alice.

- Quoi donc ? demanda ce dernier, soucieux.

- Votre bébé n'est pas issu d'un vampire et d'une humaine. Mais d'un demi-vampire et d'une humaine …

- Raison de plus, intervint Edward. Il est alors sensé tenir plus des humains que des vampires. Hors il a été capable de changer Bella. C'est donc l'une des rares parties qu'il doit tenir de moi …

- Oh, je n'en suis pas sure, non plus, rétorquais-je. Il tient bien plus de toi que tu ne le pense. Il m'a dit qu'il m'aimait, lui aussi, ajoutais-je en rougissant.

- Oh ! Il te l'a « dit » ? demanda l'intéressé.

- En fait …, je ne sais pas, mais je l'ai « entendu », c'était très étrange. Peut-être que ce n'était qu'une hallucination, aussi, dis-je.

- Je ne pense pas … depuis peu, je pouvais plus ou moins entendre ce qu'il pensait. Pas très clairement, mais … je l'entendais. C'est sur, le fait que je ne puisse pas entendre tes propres pensés et qu'il soit en toi devait rendre les choses plus difficiles.

- Et … qu'as-tu entendu ? Demandais-je, curieuse, passant nerveusement ma main sur mon ventre.

- Il t'aime, commença Edward, les yeux brillant. Il t'adore. Quand il pense à toi, c'est d'une très grande tendresse. L'autre jour, tu te souviens, quand il à frappé, un peu trop fort ?

- Oh, oui je m'en souviens ! Dis-je en rigolant.

- Eh bien, après avoir compris la douleur que ce remue ménage avait causé, il en était tout troublé, comme désolée de t'avoir blessée, d'avoir fait mal à sa maman. Il arborait maintenant le plus beau des sourires qu'il soit.

- Oh ! Soufflais-je, des larmes de joies coulant le long de mes joues. Moi aussi je t'aime très, très, très fort, mon petit bébé, dis-je en caressant mon ventre.

- Et moi aussi, je t'aime, ajouta Edward en déposant un doux baiser au sommet de mon ventre.

J'étais heureuse, tellement heureuse. Tout allait bien. Tellement bien. Mon bébé et moi étions en bonne santé, nous avions survécu. Edward était, et je savais qu'il le serait pour toujours. Et désormais, j'étais capable de faire face à ce genre d'incident. J'avais obtenu ce que j'avais toujours désiré depuis ma rencontre avec Edward. J'étais un vampire.

Me tirant de mes doux songes, le téléphone sonna. Carlisle décrocha, et je l'entendis essayer d'apaiser la personne qui se trouvait au bout du fil. Il l'éloigna de son oreille, son interlocuteur parlant visiblement trop fort. Moi-même, sans distinguer véritablement la voix, je l'entendais hurler. Je vis Carlisle grimacer, avant de se diriger vers moi et de me tendre le téléphone. Inquiète, je le collais à mon oreille, et entendis une voix bien trop familière à l'autre bout du fil.

- Bella ? demanda mon père.

Si à moi, il me semblait davantage inquiet qu'autre chose j'avais l'impression qu'il retenait sa colère. Il n'en avait pas après moi, c'était pour sur. Mais lorsque la conversation se termina, et bien malgré mes incessantes plaidoiries lui assurant que j'allais bien, je ne pu l'empêcher de venir à la villa, sur le champ. Et je me doutais au combien sa visite serait difficile à gérer. Edward allait passer un très mauvais quart d'heure …

OOOOOOOOOOOOOOOOO

Voila ! Un nouveau chapitre ! J'espère qu'il vous aura plu ! Désolée de ne pas avoir updaté depuis plus d'un mois, j'en suis moi-même malade. J'ai essayé d'écrire, mais problème d'écrivains, la page blanche … puis des problèmes d'ordinateur, des problèmes de santé qui ne m'ont pas vraiment laissé le temps. N'empêche, vers minuit, l'inspiration m'est venue hier soir et voila pour ce chapitre ! laisser moi tout pleins de reviews et vous ne serez pas déçus par les prochains chapitres ! je ne promets plus rien quand au dates des prochains post, car je n'arrive jamais à m'y tenir, mais je vais essayer de faire cela le plus vite possible. Encore deux chapitre avant la fin ! Merci de lire, et de reviewer ! Je vous adore, mes lecteurs chéris,

Petite Fée.