Auteur : Abby and Jes
Titre : Cœur de Loup
Couple : Draco/Ron
Genre : Romance/Drame
Rated : M
Disclaimer : L'univers Harry Potter appartient, entre autres, à JKR. Certains personnages sont de nous* : Jude, Jean et Charles, le petit Harry, Diana, Mihaela, Laura.
Distribution : Abby s'est glissée dans la peau de Draco, et Jes dans celle de Ron.
Statut : Finie à l'écriture. 15 chapitres
Bêta correctrice : Red Blood Apple
Résumé : Dans un monde sorcier qui se remet difficilement de la guerre et des personnes disparues, Draco vous aurait ri au nez si vous lui aviez dit qu'un jour, Ron deviendrait le centre de son monde. Mais voilà, on ne peut rien faire contre le destin et la réalité peut parfois même dépasser vos rêves les plus fous.
Périodicité de publication : Un chapitre par semaine voir plus, si nous sommes gentilles.
Note Abby : Bonsoir bonsoir ! J'espère que vous avez passé de bonnes fêtes, perso, j'ai été pas mal occupée, ce qui explique le retard de publication d'ailleurs. Merci à ceux qui nous ont laissés des reviews, ça fait toujours aussi plaisir ! Bonne lecture (\^-^/).
Note Jes : Bonnes fêtes de fin d'années les petits loulous ! Que cette année 2014 vous apporte joie, bonheur, argent, amour, et surtout de super histoires à lire Sinon, voici la suite, qui je l'espère comme toujours, vous plaira.
Merci à celia brandon massen, anksunamun67, Westyversionfrench, Ether Aan' Kira, Larva Heart, holybleu,red blood apple,
Luna-Nempty et stefanyboh pour leur review, mise en alerte et/ou favoris.
Cœur de Loup
Chapitre 12
POV Draco
La pleine lune venait de se terminer et je me rhabillai, retournant ensuite me coucher auprès de Ron, épuisé. La naissance du bébé était prévue pour entre hier et dans deux jours et mon loup avait refusé de fermer l'œil, préférant surveiller sa moitié.
Je le comprenais parfaitement et avais très envie d'en faire de même mais j'étais trop fatigué. Je posai la tête sur son épaule et passai la main sous son t-shirt afin de caresser son ventre doucement. Il avait un peu grossis mais rien qui s'apparentait à la prise de poids habituelle des femmes enceintes.
Alors non, Ron n'était pas une femme mais quand même, c'était étrange de se dire qu'un bébé avait trouvé assez de place là-dedans pour se développer.
Le médicomage nous avait bien expliqué qu'il serait plus petit que la moyenne, comme un prématuré, mais qu'il ne fallait pas s'inquiéter outre mesure et que c'était tout à fait normal. Le bébé se développerait parfaitement bien tant qu'on le surveillait correctement au début et qu'on s'en occupait. Inutile de dire que Ron et moi allions nous en occuper, Ron avec probablement beaucoup d'enthousiasme.
Je sentis comme un souffle sous ma paume et ouvris les yeux, alerte. Quand cela recommença, je me redressai et soulevai le t-shirt de mon mari sans le réveiller puis reposai mes mains sur son ventre. La médicomage nous avait expliqué que la naissance se ferait rapidement, la magie de Ron commencerait à fluctuer un peu et il aurait quelques crampes et ensuite, il faudrait sortir le bébé rapidement. Et ce que je sentais sous mes doigts, ça ressemblait beaucoup à de la magie. Je luttais pour garder les yeux ouverts mais refusais de me rendormir, bien trop conscient que ça risquait d'arriver bientôt.
- Qu'est-ce que tu fais ? Marmonna Ron sans ouvrir les yeux.
- Je surveille. Rendors-toi bébé.
Il grogna et sa respiration redevint lente et mesurée.
Il ne se passait plus rien sous mes mains et je me dis que ça devait être une fausse alerte. Je me rallongeai et tirai Ron vers moi, collant son dos contre mon torse. Il posa sa tête sur l'un de mes bras et je posai mon autre main sur son ventre. Je fermai une nouvelle fois les yeux et me laissai bercer par la respiration de mon mari.
Un bruit me tira du sommeil et en regardant par la fenêtre de la cave, je constatai que je n'avais pas dû dormir longtemps, le soleil étant encore timide. Je ressentis un nouveau souffle sous ma paume et me tendis, attentif. Une seconde vague de magie suivit la première et Ron se réveilla en grognant.
- Ça va ? Demandai-je.
- Hm... Mal au ventre.
Je me reculai et le laissai s'allonger sur le dos, frottant ensuite mon nez contre le sien. Quand je sentis un autre souffle sous ma main, j'embrassai Ron et me levai.
Je montai à l'étage plus rapidement que jamais, puis redescendis tout en portant ses affaires dans une main et en essayant d'enfiler mon pantalon et mes chaussures de l'autre. Je faillis tomber plusieurs fois mais me rattrapai grâce à mes réflexes de loup-garou. J'arrivai dans la cave deux minutes plus tard, torse nu et aidai mon mari à se vêtir. Je le pris ensuite dans mes bras et le portai à l'étage avant de le déposer sur le canapé. Je lui ramenai ses chaussures et allai enfiler mon t-shirt "I love Ron Weasley" puis redescendis avec un petit sac contenant les premières affaires du bébé que je tendis à Ron.
- Oh... je... je crois que c'est pour aujourd'hui, fit-il en grimaçant
- Je pense aussi bébé, t'es prêt ?
- Oui, je crois. Tu as toutes les affaires ?
- Oui oui ne t'en fais pas.
Je me penchai et le pris une nouvelle fois dans mes bras, me dirigeant ensuite vers la cheminée. Il râla un peu, affirmant qu'il pouvait marcher mais je resserrai ma prise sur son corps et pris une poignée de poudre de cheminette que je lançai en murmurant le nom de l'hôpital.
Arrivés là-bas, Ron cessa de râler et posa sa tête sur mon épaule, visiblement fatigué. Après tout, les nuits de pleine lune n'étaient pas de tout repos pour lui non plus.
Je donnai notre nom à l'infirmière au bureau central puis me dirigeai vers le bureau de Madame Fairyhands, notre médicomage. Je tapai du pied contre la porte et l'ouvris, quoi qu'un peu difficilement, après qu'elle m'ait invité à entrer. Elle nous désinfecta tous les deux grâce à plusieurs sorts et ouvrit la porte au fond de son bureau.
J'entrai dans la nouvelle salle puis déposai Ron sur ce qui ressemblait à une table d'examen. Je passai mon bras autour de ses hanches et embrassai ses cheveux tout en expliquant à la médicomage qu'on pensait que c'était le moment. Les crampes de Ron semblaient empirer un peu et Madame Fairyhands confirma nos soupçons après l'avoir examiné.
Elle lui fit boire une potion censée l'anesthésier et lui demanda de s'allonger. Elle me donna ensuite une chaise pour que je m'installe à ses côtés mais je préférai rester debout.
- Et maintenant, on fait quoi ? Demandai-je alors que Ron semblait un peu amorphe.
- On attend, répondit la médicomage, juste une minute ou deux, le temps que tout soit bien finalisé et ensuite, j'ouvrirai Monsieur Weasley pour récupérer le bébé.
Elle lança d'autres sorts pour se désinfecter elle-même et ensuite une femme arriva et me sourit avant de se poster à environ un mètre derrière la médicomage.
- Voici Katerina, elle s'occupera du bébé et le nettoiera pendant que je refermerai Ron et ensuite, je vérifierai que tout se passe bien pour votre enfant. Est-ce que vous avez des questions ?
Je secouai la tête et Ron fit de même en souriant nerveusement. Je comprenais son angoisse et je n'étais pas certain que j'aurais été aussi calme à sa place. Je me penchais sur lui et murmurai :
- Comment fais-tu Ron ? Je pense que je serais complètement paniqué si j'étais toi.
- Je pense que ça a un peu à voir avec la potion et puis, je veux ce bébé depuis si longtemps, je suis juste heureux et impatient qu'il ou elle soit enfin là.
Je l'embrassai doucement et me reculai quand la médicomage s'exclama d'une voix enthousiaste :
- C'est l'heure !
Pour ma part, je ne voyais pas trop la différence entre avant et maintenant mais après tout, c'était elle qui avait tous les diplômes, pas moi.
Je me mis à trembler quand elle commença à ouvrir Ron et serrai sa main dans la mienne, mais il semblait ne rien ressentir alors cela me rassura quelque peu.
Tout ce passa exactement comme elle l'avait dit et l'infirmière récupéra le bébé qu'elle emmena un peu plus loin. Je ne lâchai pas la main de Ron et attendis avec lui que Madame Fairyhands ait fini de s'en occuper. Quinze minutes plus tard, Ron était encore un peu groggy mais il insista pour se redresser un peu et je l'aidais en me plaçant dans son dos pour qu'il puisse s'appuyer contre moi. La médicomage revint avec notre bébé, souriante :
- C'est une magnifique petite fille que vous avez là. Vous pouvez la prendre dans vos bras mais ensuite, elle va rester avec moi pour au moins la semaine à venir, comme on en avait convenu. Vous pourrez bien sûr lui rendre visite et l'un de vous pourra toujours rester avec elle si vous le voulez, nous devons garder un œil sur elle et son développement.
Elle tendit le bébé à Ron qui la prit délicatement, les larmes aux yeux.
- Bonjour ma mignonne... tu es si belle, murmura-t-il, de l'émotion dans la voix. Si petite et déjà si importante, ajouta-t-il avant de délicatement embrasser sa tête minuscule.
- Vous lui avez trouvé un prénom ?
- Pas vraiment, avoua Ron. On n'arrive pas à se décider en fait.
- Et vous hésitez entre quoi et quoi, si ce n'est pas trop indiscret.
- Muneris et Lovely si c'était une fille.
Personnellement, j'avais une préférence pour Lovely, trouvant Muneris un peu étrange, mais Ron aimait bien les deux et je voulais que ce soit lui qui décide.
- Alors bébé, tu choisis quoi ? Demandai-je après avoir caressé la joue de notre fille.
Sa peau était toute douce et j'avais envie de la manger, dans le bon sens du terme.
- Vous en pensez quoi, vous ? Demanda-t-il à la médicomage.
- J'aime beaucoup Lovely, avoua-t-elle, je pense que ça lui correspond bien, elle est vraiment adorable. Et je pense également qu'elle sera beaucoup aimée. Mais c'est aussi un cadeau. Cependant, c'est votre choix, à tous les deux, pas le mien.
- Lovely lui va très bien, fit-il en caressant sa joue. Mon amour, tu veux la prendre ?
J'acquiesçai doucement, la prenant ensuite dans mes bras pour la bercer doucement.
Et maintenant que je la tenais, comment étais-je censé accepter de la relâcher un jour ?
POV Ron
Je mangeais, la tête ailleurs, attendant son retour avec impatience. Depuis trois jours, nous nous relayions aux côtés de Lovely, ne faisant que nous croiser. Nous ne supportions pas de la laisser seule trop longtemps.
Quand j'entendis du bruit venir du salon, je courus le rejoindre et l'embrassai, n'aimant pas l'avoir loin de moi la nuit.
- Tu m'as tant manqué mon amour ! Comment va-t-elle ? A-t-elle pleuré ? Bien dormi ? Dis-moi, dis-moi, le pressai-je tout en allant mettre mes chaussures.
Salazar en tenait une dans sa gueule et je pris un peu de mon temps pour le caresser alors que Draco retirait sa veste et me répondait :
- Elle va très bien. Elle a commencé à pleurer à un moment et une infirmière me l'a mise dans les bras et... et bien, elle s'est arrêtée alors. Enfin bon, je ne sais pas trop. Sinon elle a bien dormi, elle s'est juste réveillé deux fois pour manger.
Je gratouillai Salazar, content qu'elle ait plus ou moins bien dormi.
- Bientôt mon pépère, on va te ramener ta petite sœur, faudra y faire attention, lui dis-je avant d'embrasser le sommet de sa tête.
Je n'avais aucune intention de laisser de côté mon bébé pour ma fille, même si cette dernière était désormais plus importante.
Je me relevai ensuite, retournai embrasser Draco qui malgré tout, avait des cernes sous les yeux et je dis :
- Profites-en pour dormir mon amour. S'il y a un souci, je te fais appeler de toute manière. Promets-moi que tu vas dormir ? Murmurai-je en le prenant dans mes bras.
- Oui oui, mais je dois finir une commande pour Poudlard d'abord, j'ai pris un retard monstre, répondit-il en baillant et en me serrant contre lui. Mais je trouverai bien un moment pour faire une sieste avec Sal.
Il se détacha de moi et posa ses lèvres sur les miennes avant d'ajouter :
- Quant à toi, ne maltraite pas trop les infirmières, veux-tu ? Elles essaient même de me retenir maintenant quand je m'en vais tellement elles ont peur de toi.
- Pourquoi elles ont peur de moi ? Demandai-je en mettant ma chaussure gauche.
- Parait que ne tu n'es jamais content. Et que tu n'écoutes que rarement ce qu'elles te disent. Par exemple, quand elles t'ont demandé de poser la petite et que non seulement tu as refusé, mais en plus, tu leur as lancé un regard noir. Y en a même qui disent t'avoir entendu grogner, rit-il.
- C'est faux, marmonnai-je entre mes dents. La petite s'agrippait à moi avec ses petites mains.
- Mais bien sûr. Elle a tellement de force, je comprends, c'est vrai que dans un corps à corps, je n'arrive pas encore bien à décider qui d'elle ou de toi gagnerait.
Il me prit dans ses bras et enfouit sa tête contre mon cou, inspirant ensuite profondément.
- Tu es de mauvaise foi bébé. Mais pour le coup, je trouve ça plutôt sexy, souffla-t-il en mordant la peau de mon cou. Tu ne peux pas imaginer à quel point tu me manques.
- Patience, encore quatre jours et elle sera à la maison et nous aussi. Et puis, la famille a hâte de la voir, vu que ça leur est interdit pour l'instant.
Je l'embrassai une fois de plus et dis, tout en allant vers la cheminée :
- Bon, je file, je serai de retour en début d'après-midi pour manger un bout, puis je repartirai. A tout à l'heure mon amour.
Je fus quelques minutes plus tard au service qui s'occupait de Lovely et ne pus m'empêcher de leur jeter un regard noir. Je ne les aimais pas, je ne savais pas pourquoi ou plutôt si, je savais.
C'était elles qui me demandaient souvent de reposer ma fille ou de la leur donner.
Je mis la blouse bleue, signifiant que j'étais autorisé à entrer dans l'aile où était la petite et fus rapidement devant son berceau.
- Bonjour ma puce, Papa est là.
J'allai près d'elle mais voyant qu'elle dormait, je pris la chaise et posai juste le bout de mes doigts sur son ventre, afin qu'elle sente que j'étais là et qu'elle n'était pas seule, abandonnée.
Une heure, que j'avais vue filer lentement, passa, mes yeux ne faisant que détailler chaque trait de ma fille.
Mon enfant.
Mon sang, ma chair.
Elle gigota et en moins de trois secondes, j'étais juste au-dessus d'elle, voulant qu'elle me voie à son réveil.
Elle ouvrit ses petits yeux bleus... mais je savais déjà que cette couleur pouvait changer dans les semaines à venir. J'essayais donc de ne pas m'y attacher, même si c'était déjà trop tard.
Elle remua plus franchement même en étant si petite et chétive et je ne résistai pas, la prenant dans mes bras. Elle était si minuscule qu'elle tenait sur mon avant-bras et je la tenais comme si elle était en verre. Je respirai son odeur, celle qui ressemblait tant à celle de Draco et me rassis, la berçant, lui parlant de tout et de rien, pour qu'elle entende ma voix.
Une infirmière arriva bien vite et je me tournai un peu, geste défensif pour garder la petite.
- C'est l'heure pour son biberon, dit-elle en me tendant ce dernier.
Oh...
Je rougis et tendis la main. Elle quitta ensuite la chambre, alors que je portais la tétine à sa petite bouche.
Elle geignit, puis commença à aspirer le liquide. De ce que j'avais compris, c'était du lait maternel que certaines femmes offraient pendant leur séjour ici. Une fois rentrés à la maison, on allait devoir lui donner un genre de substitut pendant un mois, toutes les deux heures, même si cela ne valait pas le lait maternel. Dans son état, il était indispensable qu'elle ait tous les nutriments nécessaires à sa croissance.
J'avais déjà mal au cœur en nous imaginant devoir la réveiller pour le biberon une fois que nous serions de retour à la maison, mais la médicomage avait été intransigeante là-dessus.
Je retirai la tétine, la petite bavant et j'essuyai son petit visage, avant de la lui rendre. Elle aspira le reste avec gourmandise et je ne pus m'empêcher de l'embrasser sur le front, en faisant tout de même attention.
Je me levai et ensuite commençai à tapoter son dos tout en marchant avec la crainte de la blesser malgré tout. Il fallait qu'elle digère convenablement mais sans être trop secouée.
Le reste de la journée passa comme d'habitude.
Je dus la changer avec l'aide d'une infirmière, qui devait obligatoirement être présente et continuai de lui parler, souvent de Draco et Salazar, ou de ses petits cousins.
Quand l'heure de la séparation arriva, je murmurai une dizaine de "je t'aime ma chérie" avant de quitter l'hôpital. Après tout, je devais quand même manger et passer du temps à la maison, notamment pour aider Draco et sortir le chien pour une balade, vu qu'on s'en occupait moins.
OoOoOoOoO
Je préparais le biberon tandis que Draco papotait avec Lovely. Il n'avait que des gazouillements en réponses, mais il semblait s'en ficher. Cela faisait trois mois qu'elle était à la maison et elle était à présent normale... enfin, comme un bébé né de manière plus traditionnelle.
Je le secouai, vérifiant que j'avais bien mis les bonnes doses, puis testai la température sur mon poignet. Voyant que ça allait, je sortis de la cuisine, en profitant pour lancer la balle du chien à l'autre bout de la pièce, le rendant foufou. J'allai ensuite près de Draco et de notre fille, installés tous les deux sur le canapé.
- Tiens, donne le lui, j'aime vous regarder.
Il leva les yeux au ciel mais je vis qu'il était gêné. Il prit le biberon et commença à la nourrir avant de se mettre à me parler sans quitter la petite des yeux.
- Arrête de me fixer comme ça bébé, non seulement ça me donne des idées qui n'ont pas lieu d'être quand j'ai notre fille dans les bras mais en plus, ça me stresse parce que si je fais une connerie, tu le verras tout de suite.
Je m'assis à leurs côtés et dis :
- Tu n'as aucune raison de te sentir stressé et moi aussi, parfois, je pense à toi quand je l'ai dans les bras, mais elle n'a pas été faite dans les roses. Et puis, moi aussi je fais des erreurs. Souviens-toi de son lange mit à l'envers et puis, de son biberon trop froid qui l'avait fait pleurer ! Toi, tu n'as pas encore fait de bêtise, soufflai-je affligé. Je suis une catastrophe, un jour, je risquerais même de la faire tomber.
- Ne dis pas n'importe quoi Ron, tu ne la feras pas tomber. Tu la portes comme si elle était la chose la plus fragile du monde.
- Mais c'est le cas, dis-je en prenant son petit pied en main.
- Elle est ce qu'on a de plus précieux, mais elle est forte, pas vrai mon cœur ?
Il sourit à notre fille et posa son nez contre celui de Lovely.
- Si elle est aussi forte que toi, on n'a aucun souci à se faire, ajoutai-je tout en tendant la main à Salazar.
Il comprit et m'apporta sa balle, que je lui lançai plusieurs fois avant qu'il n'ait trop la flemme d'aller la chercher. Il vint s'installer presque sur moi, le nez à quelques centimètres de la petite. Il renifla et ferma ensuite les yeux. Je me mis à le caresser et tournai la tête pour regarder mes deux amours.
- Tu prévois de préparer quoi pour ce soir ? Tu n'as pas oublié que George et Hermione viennent souper au moins, soufflai-je ne voulant pas briser la magie du moment.
- Non non, répondit-il sur un ton qui indiquait clairement qu'il avait oublié.
- Qu'est-ce que je vais faire de toi, dis-je théâtralement.
- Probablement ce que tu fais déjà, sourit-il en se relevant pour aider notre fille à faire son rot. M'utiliser pour le s.e.x.e, la cuisine et le jardin.
- Tu oublies le ménage, quand tu t'y mets. C'est-à-dire, trois fois l'an.
- Mes mains ne sont pas faites pour le ménage, je n'y peux rien. En plus à chaque fois que j'ai envie de m'y mettre, Salazar veut que je joue avec lui ou Love veut que je la prenne dans mes bras. Pas ma faute.
- Oui, je comprends, tu es très demandé. Mais je m'incline...
Je me levai, voyant que le chien devait sortir. Je laissai la porte ouverte pour qu'il puisse revenir quand il le voulait, le temps n'étant pas trop mauvais pour Love.
- Ravi que tu avoues enfin ma supériorité, rit-il en se rasseyant et en asseyant la petite sur ses genoux, poursuivant ensuite à son intention :
- Tu es vraiment à croquer toi.
- Elle te ressemble, dis-je tout sérieux. Parce que j'ai envie de vous croquer autant l'un que l'autre.
Il se releva et reprit, tout joyeux :
- Très bien Love, c'est l'heure d'aller faire dodo, Papa doit se laisser manger par Papa numéro deux et tu es trop jeune pour voir ça.
Il monta, me jetant un regard très... affamé et après quelques minutes, sachant que malgré tout, il lui fallait toujours un petit moment pour mettre la petite au lit, je pris le chemin de la chambre. Comme prévu, il n'y était pas et j'attendis, commençant à me dévêtir.
Je me plaçai ensuite sous les draps, mais ne le voyant toujours pas arriver, je décidai d'aller voir ce qui n'allait pas. J'enfilai une robe de chambre trainant là et quand je fus à l'entrée de la chambre de la petite, je le vis, là, la main tenant celle de Love, par-dessus le berceau. Il la dévorait des yeux, comme absorbé.
Je souris et allai me poster derrière lui, embrassant sa nuque et disant :
- Aussi belle que son père.
POV Draco
- Je ne te le fais pas dire, souris-je en me tournant vers lui avant que mon regard ne se redirige automatiquement vers Lovely. Rah bon sang je n'arrive pas à la lâcher. Comment on fera quand elle aura trente ans et qu'elle voudra quitter la maison ?
Il sourit et son corps fut secoué puis il se calma et dit :
- Je pense qu'elle sera déjà dans la sienne à cet âge. Et quand elle voudra partir, on lui dira qu'on l'aime et que notre maison sera toujours la sienne.
Je grognai, pas convaincu.
Je savais que j'étais un peu optimiste pour le coup mais on avait eu tellement de mal pour l'avoir, hors de question de la laisser partir un jour.
OoOoOoOoO
Quelque chose sauta sur le lit et je sursautai en me redressant. Ron était toujours allongé sur le côté, dos à moi et semblait n'avoir rien remarqué. J'aperçus une petite forme au niveau de mes pieds qui s'avéra être notre petit ange. Elle avait eu deux ans quelques mois plus tôt et elle avait bien grandi depuis qu'on l'avait ramenée de l'hôpital.
Il faisait encore nuit dehors et je remarquai qu'il n'était que deux heures du matin en avisant l'heure sur le réveil. Je l'attrapai sans réveiller Ron et me recouchai sur le lit en mettant la petite entre mon mari et moi. Je posai mon index sur son nez et elle sourit puis l'attrapa et le porta à sa bouche pour le mordiller doucement. Je souris puis chuchotai :
- Qu'est-ce que tu fais là ? Tu ne devrais pas être en train de dormir toi ?
- C'est l'école aujourd'hui Daddy !
- Love...c'est seulement cet après-midi. Tu te souviens, tu es trop jeune pour faire toute la journée.
Pour moi, elle était trop jeune tout court.
Étant celui qui travaillait à la maison, je n'avais jamais été séparé de Lovely plus de quelques heures et c'était seulement pour la confier à Hermione ou à l'un des Weasley, pas à des inconnus probablement incompétents.
Mais Love avait voulu faire comme tous ses cousins et cousines et aller à l'école. Et Ron avait été d'accord parce que soi-disant, ça allait aider à son développement, alors je m'étais incliné. Mais ça ne me plaisait pas.
Vraiment pas.
Je déposai un baiser sur le front de ma petite fille qui continuait de jouer avec ma main, visiblement concentrée.
- Ze peux dormir avec toi et Papa ? Demanda-t-elle finalement en essayant de chuchoter, en vain.
Cependant, Ron devait vraiment être épuisé car il remua à peine et se rendormit aussi vite. Je soupirai, attendris face à ses yeux suppliants et acquiesçai avant de poser ma tête sur mon bras et mon autre main sur son ventre. Ron allait sûrement râler car apparemment, il ne fallait pas qu'on l'habitue à trop dormir avec nous mais tant pis, après tout, Ron dormait.
OoOoOoOoO
Je me réveillai à nouveau quelques heures plus tard, le soleil berçant la chambre et un souffle chaud contre mon épaule. J'ouvris les yeux et souris en voyant ma fille pressée contre mon cœur. Je relevai la tête et tombai net sur le regard mi-amusé, mi-dépité de mon mari. Je me mordis la lèvre doucement, lui adressai un regard aussi innocent que possible et murmurai :
- Bien dormi bébé ?!
- Très bien et toi ?
- Hm, bien aussi. Elle nous a rejoints pendant la nuit.
- Je vois ça oui. Et tu as été dans l'impossibilité de la ramener dans son lit, constata-t-il.
- Je ne pouvais pas risquer de te réveiller.
- Quand elle viendra toutes les nuits, nous empêchant ainsi de nous... amuser, chuchota-t-il, tu ne pourras t'en prendre qu'à toi.
- Mais elle est trop mignonne Ron. Je ne sais pas comment tu fais pour résister, moi je n'y arrive pas. Et puis, mon loup n'arrête pas de me pousser dans la mauvaise direction. Pas ma faute, ajoutai-je en haussant les épaules innocemment.
Je posai la main sur la joue de notre petit ange et écartai la mèche qui lui barrait les yeux puis repris :
- En plus, maintenant qu'elle va aller à l'école, on aura tous les après-midi où tu ne travailles pas pour nous amuser.
- Je t'aime de tout mon cœur, bien plus même, mais si tu me redis ce genre de phrase à l'avenir, je la prends et quitte cette maison. Je ne veux pas me contenter des après-midi.
- Rah... je ne voulais pas dire ça… comme ça. Je sais que je suis faible avec elle, ok. Mais d'abord, je refuse d'être comme mon père et du coup et bien... ça donne ça. Et en plus, même si elle a mes cheveux et ma bouche, elle a tes yeux et ton nez et dis-moi, honnêtement, comment je suis censé résister à ces yeux là ? Et ne parle pas de partir, veux-tu ? Grognai-je en passant la main sur sa joue tout en déposant un baiser dans les cheveux de notre petit ange.
- Mouais, je ne suis pas convaincu. Et d'accord, je ne parlerais plus de ça, si toi, tu ne la laisses plus dormir avec nous. On doit garder notre intimité. Mes parents l'ont fait avec nous et on a survécu. C'est naturel mon amour, cela ne fait pas de toi un mauvais père.
- Je ne veux pas qu'elle croit qu'on ne l'aime pas, c'est tout. C'est encore qu'un bébé. Bien sûr que quand elle sera grande, il sera hors de question qu'elle vienne dans notre lit, enfin, sauf si elle a besoin de réconfort, mais pour l'instant, je ne vois pas ce qu'il y a de mal à accepter qu'elle soit avec nous une fois de temps en temps.
Non, je n'étais pas têtu.
Mais j'avais tellement peur de devenir comme mon père que j'essayais de faire exactement l'inverse. Sauf que pour le coup, peut-être que je n'étais pas assez sévère. Mais je n'arrivais pas à être sévère, je n'arrivais même pas à la disputer. Même lorsqu'elle avait cassé de la vaisselle après m'avoir désobéi, j'avais été incapable de la gronder et c'était Ron qui avait dû s'en charger. Je savais qu'il n'aimait pas ce côté de moi et je n'étais pas sûr de l'aimer non plus mais j'essayais de changer, sauf que le changement n'était pas super rapide.
- Non, Draco, c'est maintenant qu'on doit placer les règles. Et je commence à en avoir assez de jouer les méchants à ta place. Donc, tu vas te lever et aller la remettre dans son lit, coûte que coûte, sinon, je vais vraiment être en colère contre toi. Réponds-moi sincèrement, quel est le dernier matin où nous avons pu nous câliner sous la ceinture ? Demanda-t-il en caressant délicatement les cheveux de Love.
Je fronçai les sourcils tout en cherchant. Ça ne devait pas faire si longtemps. Sauf que non seulement j'avais besoin de chercher, ce qui n'était déjà pas bon signe, mais en plus, je ne trouvais pas. Je soupirai et me relevai avant d'attraper doucement la petite. Si elle se réveillait et se mettait à pleurer, j'allais probablement me mettre à pleurer avec elle et ce ne serait bon ni pour ma vie de couple, ni pour ma virilité.
Je marchai doucement et la déposai délicatement dans son lit. Merci Merlin, elle ne s'était pas réveillée. Je soupirai de soulagement et sortis de la chambre puis refermai la porte. Je rejoignis ensuite Ron dans le lit et lui demandai :
- Satisfait ?
- Très. Maintenant, si nous rattrapions tout ce temps perdu, hum.
Il colla son corps au mien et je répondis en me jetant sur ses lèvres. Je devais avouer qu'elles m'avaient énormément manquées, tout comme la douceur et la chaleur de sa peau contre la mienne.
Je me retrouvai bientôt au-dessus de lui et le déshabillai rapidement tandis qu'il en faisait de même pour moi. Je laissai ensuite ma bouche lécher ou mordiller chaque centimètre carré de sa peau et il ne tarda pas à me supplier de plus.
Je gardai une oreille sur le couloir, au cas où Lovely se réveillerait, et accédai rapidement à la requête de mon mari. Je le préparai sommairement puis me présentai à son entrée. J'ancrai mon regard dans le sien et le désir que j'y vis suffit presque à me faire venir. Je l'embrassai passionnément puis partis lécher son cou, là où la marque se trouvait. J'avais envie de le mordre aujourd'hui. Mais d'abord, j'avais envie qu'il me supplie, alors je décidai d'attendre un peu pour le torturer gentiment, frottant mon sexe entre ses fesses sans jamais le pénétrer.
C'était également une douce torture pour moi mais le voir perdre toute raison en valait largement le coup.
- Vas-y, je suis prêt, souffla-t-il.
- Je sais, répondis-je sans cependant faire quoi que ce soit de plus.
- Mais... Oh... non, s'il te plait, ça fait trop longtemps que j'attends ça... je te veux !
- Et moi, je veux que tu me montres que tu en as vraiment envie.
Sans m'y attendre, avec une force que je ne lui connaissais pas, il inversa les positions et s'empala sur moi, rejetant la tête en arrière avant de se déhancher.
Je grognai sans retenue et me délectai de la vue qu'il m'offrait. J'agrippai ses hanches et l'aidai à s'empaler sur moi, essayant de toucher la petite glande qui lui faisait voir les étoiles. Ce qui ne manqua pas quelques secondes plus tard.
Il gémit plus fort et posa ses mains à plat sur mon torse alors que je l'attirai à moi pour un baiser qui nous laissa tous les deux pantelants. Sentant que nous étions près de la jouissance, j'inversai à nouveau nos positions et m'enfonçai plus profondément en lui, le faisant presque hurler de plaisir si bien que je dus poser mes lèvres sur les siennes pour éviter qu'il ne réveille Love.
Il s'accrocha à mes épaules et je collai mes dents contre la peau tendre de son cou pour les enfoncer durement dans la chair. Il gémit d'abord de douleur puis s'accrocha plus fortement à moi, maintenant ma bouche contre son cou. Il jouit à peine une seconde après que j'aie retiré mes dents de sa peau et je le suivis quelques secondes plus tard.
Je me laissai tomber sur lui et léchai la plaie que je lui avais infligée puis murmurai, souriant :
- D'accord bébé, tu as gagné, tu en avais vraiment envie.
Il allait répondre mais je posai les doigts sur sa bouche en entendant du bruit dans la chambre en face de la nôtre. Je me levai rapidement et lui tendis son pantalon de pyjama pendant que j'enfilais le mien et pris place au bord du lit, comme si de rien n'était. J'avais à peine posé mes fesses sur le matelas que la petite entra dans la chambre, les yeux embués de sommeil, son pouce dans la bouche et son doudou dragon dans la main. Elle nous regarda tous les deux et dit d'une petite voix :
- J'ai entendu Papa crier.
Je souris et répondis :
- Papa crie toujours quand Daddy lui fait un câlin mon ange, il aime tellement ça qu'il ne peut pas s'en empêcher.
La petite acquiesça, ne comprenant pas le double-sens de mes paroles que son père lui, ne manqua pas puisqu'il me lança un coussin à la figure et répliqua :
- Ce n'est pas grave chérie, regarde, je vais bien.
Elle lui sourit en retour et grimpa sur le lit puis alla se coller à lui et murmura :
- Si je te fais un câlin moi, tu vas crier aussi ?
Il me lança un regard noir et j'explosai de rire avant d'enfiler un haut et de descendre à la cuisine, décidé à me faire pardonner en préparant un bon petit-déjeuner. Enfin, après avoir nourri et sorti Salazar bien sûr.
POV Ron (Bien plus tard)
J'étais fébrile.
Ca m'était tombé dessus comme un choc, en voyant les rues et les devantures de magasin. Je n'avais même jamais pensé y participer et Draco non plus.
De toute manière, nous nous aimions, pas besoin de se le prouver comme les gens normaux.
Nous étions âmes-sœurs.
Mais cette année, j'avais envie. Comme une lubie, un plaisir. J'avais alors pris quelques galions et demandé une journée de congé, confiant Lovely à Maman, Hermione travaillant et George devant tenir le magasin seul, puisque Fred était parti en vacances au soleil avec sa petite famille.
Et là, j'attendais le retour de Draco, vu qu'il était parti à Poudlard pour livrer ses plantes et autres.
J'avais tout bien agencé, les onze boîtes... petites et grandes.
- Tu penses qu'il va aimer ? Demandai-je à Salazar.
Il releva la tête et me regarda comme s'il voulait me dire de me taire et de le laisser dormir. Je lui tirai la langue et continuai à tourner en rond dans la cuisine.
J'avais besoin qu'il revienne, de voir qu'il ne se moquerait pas de moi.
Parce que... je me sentais de plus en plus ridicule avec ma robe de sorcier fermée, complètement nu en dessus ou presque.
Je regardai la table, vérifiant ne rien avoir oublié.
C'était une idée d'Hermione... et même si j'avais rougi en lui demandant conseil, elle m'avait aidé, en disant que George était tellement appliqué à rendre chaque jour unique, qu'elle avait eu des idées à profusions.
J'avais aussi eu du mal à imaginer mon propre frère... faire ce genre de chose avec Hermione et cette image d'elle...
Je frissonnai et entendant le bruit du portail s'ouvrir, je vérifiai que rien ne dépassait et que tout était parfait.
Quand il entra, il écarquilla les yeux et me regarda ensuite, l'air interrogatif.
- On fête quelque chose ?
Il sembla chercher quelque chose dans son esprit avant de marmonner dans sa barbe :
- Ron c'est en mars et Love en novembre et on s'est marié en... ouais en avril alors, je n'ai rien oublié.
Il releva ensuite la tête vers moi et ajouta, embêté :
- J'ai oublié un truc pas vrai ?!
- Joyeuse Saint-Valentin mon amour ! M'exclamai-je en souriant.
- Oh c'est... hm, je ne pensais pas qu'on la fêtait alors... C'est nouveau comme idée ?
- Tu... tu n'aimes pas ? Demandai-je soudain toute trace de joie envolée.
- Quoi ? Oh si si, bien sûr que si. Je suis juste surpris. Tu aurais dû me dire si tu voulais qu'on la fête les années précédentes, me sourit-il.
- Non… je dois t'avouer que je n'y avais pas pensé les autres années. Maintenant mon amour, dis-je en montrant le petit chemin tracé par les pétales de roses blanches et rouges, ouvres tes cadeaux.
Il me jeta un regard et observa ensuite la pièce avec plus de détail. Il s'avança et j'ajoutai :
- Dans l'ordre, si cela ne te dérange pas.
POV Draco
Je venais de rentrer de Poudlard un peu fatigué et je n'avais eu alors qu'une idée en tête : me reposer.
Mais qu'elle n'avait pas été ma surprise quand j'avais découvert Ron dans la cuisine, m'attendant visiblement, près d'une dizaine de cadeaux.
J'avais un peu paniqué en pensant avoir oublié un anniversaire important mais apparemment, mon mari avait juste décidé de fêter la Saint-Valentin.
Après tout, pourquoi pas ?
Je fis ce qu'il me demandait et suivis le chemin de pétales de roses, amusé, afin d'arriver au premier cadeau. Je pris la boîte et déchirai plus ou moins délicatement le papier avant d'ouvrir mon présent qui s'avéra être un t-shirt en coton bleu avec l'inscription "Ron Weasley loves me".
Je souris à mon mari, ravi et passai à mon cadeau suivant.
Je l'ouvris et découvris un bracelet en cuir que j'enfilai immédiatement puis déballai mes troisième et quatrième présents qui furent une bière moldu que j'avais beaucoup apprécié en Nouvelle-Zélande et une bougie en forme de cœur qui me fit rire de par le romantisme dégoulinant de ce cadeau.
Je continuai de suivre le chemin tracé par mon amour et déballai mon cinquième cadeau qui s'avéra être un loup sculpté en bois que je trouvais magnifique.
Vinrent ensuite les sixième et septième présents qui furent un parfum à l'essence de Chypre qui sentait merveilleusement bon, même pour mon odorat sensible de loup-garou et une écharpe en laine grise très douce.
Ca faisait vraiment beaucoup de cadeaux rien que pour moi et je me promis intérieurement de me faire pardonner auprès de mon mari, même si je savais qu'il ne m'en voulait pas d'être venu les mains vides. Après tout, ce n'était pas comme si j'avais été au courant.
J'avançai encore, me rapprochant petit à petit de Ron et ouvris les huitième et neuvième boîtes qui contenaient respectivement des graines de coquelicot pour le jardin et un bol en faïence avec les armoiries Weasley et Malfoy qui firent s'agrandir mon sourire plus encore.
J'étais vraiment gâté et j'adorais ça. J'ouvris le dixième paquet et découvris un très beau cadre en étain avec notre photo de mariage dedans. Je relevai les yeux vers Ron, qui attendait un peu fébrile et visiblement heureux que j'ouvre mes cadeaux.
A force d'avoir suivi le chemin qu'il avait tracé, je pouvais presque le toucher maintenant et j'en avais envie. Je déballai donc le dernier présent qui s'avéra être de merveilleux boutons de manchettes en corail qui avaient dû lui couter horriblement cher.
Je les déposai sur la table et relevai la tête vers mon amour à temps pour le voir retirer sa robe de sorcier.
Je me figeai.
Il était nu, son torse seulement entouré d'un ruban de soie rouge fermé par une cocarde, rougissant adorablement.
- Alors qu'attends-tu pour ouvrir ton dernier cadeau ? Souffla-t-il avant de prendre un fruit et de le tremper... dans du chocolat.
Il le mangea ensuite, non s'en en avoir fait couler le long de son menton.
Je grognai et me collai contre lui puis léchai le chocolat qui avait coulé, bien décidé à ouvrir mon cadeau pour en profiter pleinement.
Je le pris dans mes bras et le posai sur la table à côté du saladier de fruits et de celui de chocolat puis tirai sur la cocarde pour la défaire posant ensuite le ruban sur le côté.
Je n'avais jamais trouvé d'intérêt à fêter la Saint-Valentin, décidant que ni Ron ni moi n'avions besoin de ça pour nous prouver notre amour, mais finalement, j'avais dans l'idée qu'on allait s'y mettre sérieusement à partir de cette année.
Je posai mes lèvres sur celles de mon mari et me dis une fois de plus que j'étais décidément l'homme le plus chanceux du monde.
POV Ron (Bien plus tard)
Je me réveillai en sentant une bouche parcourir mon dos, dormant sur le ventre. Je souris et tournai un peu la tête, quémandant un baiser qui ne se fit pas attendre.
J'avais envie de paresser au lit, mais sachant quel jour nous étions, cela me motivait à me lever et à fêter cette journée, même si j'étais fatigué malgré tout. Je marmonnai alors :
- Mon amour, tu ne peux pas reculer le temps à la veille ?
- Je ne savais pas que tu avais aimé ça à ce point-là. Mais on peut aussi recommencer si vraiment tu en as envie, me taquina-t-il en me massant les épaules.
- Oh oui, continue, soufflai-je.
Mais je pus entendre, sûrement comme Draco, une porte claquer. La nôtre s'ouvrit rapidement et sans même jeter un œil, je savais qui s'était.
Elle grimpa sur le lit et je remerciai encore notre lucidité de la veille pour avoir enfilé un bas de pyjama.
- Bonjourrrrrrrrrr ! S'exclama-t-elle tout en déposant un gros baiser tout mouillé sur nos joues.
- Bonjour mon ange, répondit Draco en souriant.
Elle se plaça ensuite entre nous et je me mis sur le dos, la serrant contre moi.
- On est le 23... Alors je vais avoir plein de cadeaux ?!
Elle se releva ensuite et sautilla alors qu'un bruit m'apprit qu'elle avait réveillé Salazar. Il débarqua dans la chambre en aboyant et vint au pied du lit. Draco alla le gratouiller et revint ensuite s'allonger près de moi.
Nous restâmes comme ça, à regarder la petite sourire et sautiller, la joie inondant ses traits.
En même temps, elle barrait chaque jour d'une croix sur le calendrier, ne cessant de répéter qu'elle allait avoir des cadeaux aujourd'hui.
Et puis, on avait fêté beaucoup d'anniversaires dernièrement et elle avait eu hâte que le sien arrive.
Mais nous étions en novembre et malheureusement, le froid étant présent, nous allions devoir fêter ça à l'intérieur et je me sentais honteux en pensant au fait que nous n'avions encore rien acheté ou presque. Seulement ses cadeaux, des jeux que nous étions allés chercher du côté moldu, Hermione nous ayant expliqué que le choix y était plus large pour les enfants de trois ans.
- Au fait, pour finir, Severus pourra venir ou pas ? Demandai-je à Draco tout en donnant la main à Lovely qui continuait de sauter, m'écrasant les jambes sans s'en rendre compte.
- Oui, il sera sûrement juste un peu en retard. Love, fait attention, tu risques de faire mal à Papa si tu continues de lui sauter dessus comme ça. Il n'est pas aussi solide que moi tu sais, dit-il tout en me souriant.
Elle sembla s'en rendre compte car elle sauta à pieds joints sur le ventre de Draco qui gémit, ne s'y étant pas attendu. Il la prit dans ses bras et commença à lui faire des chatouilles. Je les laissai une bonne minute savourer ce moment et me joignis ensuite à la petite pour clouer Draco sur le lit, l'attaquant moi aussi, avec elle.
- Tu disais quoi ? Demandai-je en riant.
- Là, tu triches, Love t'aide et je ne peux rien faire contre elle.
Il repoussa la petite doucement et la posa au sol avant de lui dire d'observer. Il inversa ensuite nos positions et m'épingla sur le lit, très fier de lui, puis il ajouta à l'intention de notre fille :
- Tu vois, Daddy est trop fort. Mais Papa est trop mignon alors ça compense.
- Oui oui, pépia-t-elle, nous ignorant complètement pour jouer avec le chien.
Draco me regarda, sûrement mitigé entre l'indignation et le rire. Il m'embrassa puis dit :
- File te laver, je prépare le petit-déjeuner et m'occupe de Love.
Je l'embrassai et me levai, filant à la salle de bains. Je ne mis pas trop de temps, sachant qu'une pile de pancake allait m'attendre, Lovely ne voulant que ça depuis à peu près une semaine. Et je devais avouer que j'en étais content.
Une fois en bas, le chien me sauta dessus et alla vers la porte, j'en déduisis donc qu'il voulait sortir pour faire ses besoins. Je lui ouvris, mais quand il remarqua qu'il pleuvait, il retourna dans son panier.
- Comme tu veux, soupirai-je.
Je refermai et tombai sur un petit moment Daddy-Lovely.
Il dansait avec la petite dans ses bras, front contre front. Je restai là, à les regarder, avant que Draco ne me remarque et rougisse. Il était si adorable.
Il déposa la petite sur la chaise puis lui donna un pancake.
- Assis-toi bébé, je te sers, dit-il en tirant une chaise à côté de Love pour que j'y prenne place.
Ce que je fis avant d'engloutir une pile à moi tout seul. La petite, elle, n'en mangea qu'un et demi et Draco se contenta d'un toast à la marmelade d'abricot, son petit péché mignon depuis quelques temps déjà.
Je ne comprenais pas comment il pouvait changer de goût sur certaines choses selon les périodes.
Peut-être un truc de loup.
Quand nous eûmes fini, Draco se proposa de préparer Lovely et j'en profitai pour débarrasser et faire la vaisselle avant de prendre le réseau de cheminette pour aller chez mes parents, la pluie tombant encore.
- Maman ?
- Dans la cuisine mon chéri.
J'y allai et la vis en pleine élaboration du gâteau, en forme de licorne, une demande de Love à laquelle Maman n'avait pu s'empêcher d'accéder :
- Je t'avais dit de lui faire un château, tu aurais eu moins de mal, fis-je doucement. Tu as besoin d'aide ?
- Elle voulait une licorne Ron, alors ma petite-fille aura sa licorne. Et non mon chéri, c'est gentil mais je m'en sors très bien, merci.
- Comme tu veux, répondis-je en prenant place.
Je la regardai travailler de cette façon et pus me souvenir de chaque anniversaire qu'elle avait préparée pour nous, avec quel soin elle avait toujours placé chaque détail, même si nous n'avions pas beaucoup d'argent.
- Quand je te vois, je culpabilise. Je n'ai encore rien installé à la maison, avouai-je. Je... j'aime ma fille et fêter ses trois ans est quelque chose d'important, mais tout le tralala autour ne m'enchante pas.
- C'est normal Ron, tu n'as jamais aimé toutes les préparations qui allaient avec les fêtes. Et Draco, il en pense quoi ?
- Je ne sais pas, ris-je. On n'a pas vraiment parlé de ça récemment. Sinon, Papa va mieux ? Demandai-je vu qu'il avait été malade les jours précédents.
- Oui c'est bon il est guérit, c'était juste un mauvais coup de froid. Toi et ton mari ne semblez pas parler beaucoup si je ne m'abuse.
Je rougis et demandai ensuite, pour changer de conversation :
- Accepterais-tu de me prêter quelques plateaux pour ce soir ?
- Bien sûr Ron, tu n'as même pas à poser la question.
- Merci.
Je me levai et allai prendre ce dont j'avais besoin, puis, sachant que l'heure tournait et que j'avais encore des choses à aller acheter, d'autres à préparer et Lovely à déposer chez son parrain et sa marraine pour la journée, je dis tout en partant :
- A ce soir Maman !
- Passe une bonne journée mon chéri, à ce soir.
Je retournai à la maison et commençai à ranger un peu, le ménage n'étant pas encore fait.
Pourquoi fallait-il que je fasse toujours tout à la dernière minute, me sermonnai-je.
Nous espérons que ce douzième et avant-dernier chapitre vous a plu. N'hésitez pas à nous donner votre avis, nous ne mordons pas :p
Abby and Jes
*Suite du Disclaimer : Le médicomage Fairyhands et Lovely sont de nous également.
