Disclaimer: Hidekazu Himaruya

Persos: France/Francis, OC!Ecosse (appelé Alister), OC!Irlande (Appelé Elwyn), Angleterre/Arthur, OC!Gaule Celtique

Paring: France/England

Genre: Humour , Romance, un peu de Angst, Général...


Chapitre 12: Certains agissent, et un autre attend.


La nuit était tombée et il avait été bien inviter à partager le repas des nations présentes en ces lieux. Par contre, il dormirait à l'étable. Chose compréhensible. Solenn ne devait pas lui faire entièrement confiance après tout. C'était normal. Il était une nation adulte et il maitrisait bien la magie après tout, malgré ses erreurs. Même si elle était son seul espoir de retour. Ou alors peut-être craignait-elle qu'il tente de modifier le futur? Quoiqu'il en soit, il était assis prêt du feu avec ordre express de ne toucher à rien. Il se contenta de regarder avec calme autour de lui, c'était une hutte tout ce qu'il y avait de plus simple, même si elle était grande. Il regarda les enfants qui jouaient sur le sol, Lars était bel et bien le plus âgé, puis venait Belgique qui s'amusait à faire une couronne avec les fleurs ramassées plus tôt dans la journée alors que le futur Luxembourg qui regardait son frère jouer avec des sortes d'osselets, alors que le jeune Francis, le petit dernier sans doute, ne quittait pas sa mère qui était occupé à cuisiner.

Arthur appréciait le fait que on ne le regardait plus avec méfiance pour le moment. Vraiment. Même si Lars lui jetait régulièrement des regards peu amicaux, il ne tentait plus de le mordre, c'était déjà ça. Les autres semblaient l'ignorer ou ne plus faire attention à lui.

Il huma distraitement les odeurs qui venaient de l'endroit où la Gaule Celtique cuisinait et sentit son ventre qui gargouillait tandis qu'il se rappelait ne rien avoir mangé depuis le matin.

Soudain la nation adulte lui demanda, doucement: «Tu te rappelle de la formule?

- Plus ou moins...enfin je pense.

- Car ton sort peut être temporaire comme il peut requière un contre-sort.

- Génial. Je n'ai pas la formule inverse.

- Tu pourrais aller dans la clairière demain, les êtres magiques pourraient t'aider. Je te montrerait où elle est. Cela sera le début de nos recherches pour te renvoyer chez toi.

- Mamaï! Je peux lui montrer où elle est?» demanda soudain le petit futur France, en tirant sur la robe de la Gaule.

Sa mère fronça les sourcils: «Non! Je ne veux pas que tu ailles seul dans ces bois. Certains êtres magiques font des plaisanteries douteuses!» Sa réplique était sans équivoque et donnait l'impression qu'elle était habituée à se faire obéir.

Le petit eut une moue un peu boudeuse et finit par hocher la tête, quelque peu vexé. Il jeta un coup d'œil curieux au visiteur et sembla prêt à lui poser une question quand Lars, à qui rien n'échappait, appela le benjamin d'une voix forte, comme pour le défier dans son jeu. Le petit hocha la tête et rejoignit son grand frère. Arthur crut alors apercevoir un petit être ailé voletant autour de la tête du jeune Francis mais préféra faire celui qui n'avait rien vu. Étrangement les trois autres enfants ne semblèrent pas le voir, ou peut-être y étaient-ils habitués? Seulement l'être magique était passé si vite qu'il l'avait à peine vu.

Le repas fut terriblement silencieux, les enfants mangeaient avec appétit la nourriture (certes délicieuse) sans parler et la nation adulte elle-même ne disait guère quelque chose. Arthur supposa que sa présence laissait un léger malaise dans cette famille. Seul un des enfants, toujours le même, lui jetait des regards quelque peu curieux.

A la fin du repas, il dit, se levant «Je vais aller marcher un peu, merci encore pour votre accueil!» Sans attendre de réponse, il sortit, marchant quelques instants dans l'herbe et regardant le ciel emplis d'étoiles brillantes, il voyait même la voie lactée. A son époque, il fallait aller dans des coins élevés ou désert pour ça. S'allongeant pour mieux voir la voûte céleste il pensa soudainement que sa disparition n'avait pas du passer inaperçu.

Oups...J'espère que France n'a pas piqué de crise en voyant que j'avais disparu dans d'étranges circonstances. Mon sort a quand même fait un sacré vacarme.

.Si ça se trouve, il va appeler mes frères.

Merveilleux, Irlande va me tuer.

Sur ces pensées peu encourageantes, il se leva et se dirigea vers l'étable, où quelques animaux sommeillaient. Étrangement, venir à cette époque apportait un certain apaisement, comme si rien ne pouvait l'atteindre ici, comme si tout n'était que paix à cet instant. C'était illusoire. Cette période était dangereuse, et Rome ne devait pas être loin. Lui était né bien plus tard, aux invasions barbares. Fermant les yeux, il se demanda vaguement si il allait pouvoir vite revenir ou si des problèmes allaient bientôt se poser. Car il ne savait rien de la situation actuelle. Il n'avait aucune envie de se trouver face au grand Empire (qui n'en portait pas encore le nom).


Francis ferma la porte du sous-sol avec un sentiment d'angoisse mêlé d'inquiétude. Où était passé son petit lapin? Et qu'est-ce qui s'était passé? Pourquoi avait-il si soudainement disparu sans laisser de traces ou sans le prévenir? Dire qu'il disait vouloir prendre soin de lui! Quelle histoire, surtout qu'il venait de disparaître. Il se mordit les lèvres, terriblement inquiet sans vouloir l'admettre. Enfin si mais personne n'était là pour voir qu'il l'était.

« Fais attention!» Le lapin vert lui tomba sur la tête, diminuant sa migraine et bloquant sans doute une magie un peu trop retenue, risquant de partir sous le coup des émotions. « Surtout avec tes émotions, tu es instable là!»

Soupirant il décrocha le téléphone et composa un numéro précis, sachant que son rival lui en voudrait s'il l'apprenait mais il était inquiet. Il avait senti une vague de magie puis plus rien, l'ancien pirate n'était plus là. S'il avait fait une erreur quelque part, seul ses frères pouvaient le sortir d'affaire. Même si c'était humiliant pour lui. Il fallait le tirer de là s'il avait des problèmes non?

«Ouais? Vu que c'est mon numéro personnel...y a qu'mes frères qui l'ont! Si c'est toi Arty, je vais raccrocher!

- Alister?

- Yo Cousin ~ T'en as déjà marre de la p'tite peste et tu veux faire une bouffe avec nous, entre celtiques? On pourra même se faire un petit concert de musique celtique!

- Heu...en fait, il s'est passé quelque chose. Quelque chose d'inquiétant à propos de magie je crois et tu semble être le seul assez doué pour...

- Ha? Ouais y s'est passé quelque chose. Les pays ayant médis de toi et ayant ensuite fait preuve d'inquiétude un peu trop subite, bref d'un peu d'hypocrisie... ben ils ont changé de couleur, littéralement. Mais t'en fais pas c'est temporaire j'pense.

- ….Pardon?

- Alfred était tout vert quand je l'ai vu. C'est mon p'tit frère qu'à lancé le sort, je reconnaitrais sa signature magique brouillonne n'importe où. Et surtout son aura germanique...ca hérisse tu peux pas savoir à quel...

- Écosse...

- D'accord, j'aurais pu lever le sort mais j'ai pas aimé comment il t'avais parlé à plusieurs reprises donc non je n'ai rien fait, et les deux autres non plus. C'est temporaire de tout façon. Arthur est trop gentil. Moi j'aurais fait un truc plus méchant ~!

- Et bien justement, j'ai senti une forte...aura de magie puis plus rien et la cave est vide. Pourtant je ne l'ai ni vu, ni entendu remonté.» Expliqua Francis, ne sachant pas trop comment raconter ça, puisqu'il ne s'y connaissait pas très bien.

Silence. L'ancienne Calédonie soupira, certainement en train de se masser les tempes. Puis il murmura avec un rien d'exaspération. «Il a pas l'air d'avoir foiré son coup pourtant! T'as senti combien de vagues de magie? Peut-être qu'il a voulu faire autre chose après...

-..Alister, je n'ai pas retrouvé mes pouvoirs depuis assez longtemps pour avoir senti ça!

- T'en a senti une au moins? Tu l'as dit y a quelques instants non?

- J'en ai senti une qui devait être assez forte. Enfin je pense, pour estimer je ne suis pas doué.

- Hum...le sort de couleur ne l'était pas. Donc il a voulu lancer un autre sort, plus puissant, et l'a foiré.» Il grogna et on entendit un bruit de porte qui claquait «...Ca m'étonne même pas, de ce p'tit idiot! T'es sûr qu'il est pas dans la maison, ou qu'il est pas sorti?»

France soupira, un peu agacé de devoir encore et encore répété, tandis qu'il réfrénait sa peur de plus en plus montante: «Je n'avais pas bougé depuis qu'il était descendu et je ne l'ai pas vu remonté, il n'y a qu'une façon de revenir d'en bas et personne dans la cave...alors?

- J'appelle Irlande et Pays de Galles, on arrive dans l'heure qui vient! Panique pas! Ne casse pas tout avec ta magie, ça sert à rien! Sauf à faire hurler Arty quand y reviendra!

- D'a...

- Attends! En bas, t'as vu un truc spécial? Genre grimoire ouvert,quelque chose comme ça?

- Et bien un parchemin déplié sur son livre fermé, écrit uniquement en celtique à la main. Avec un dessin qui semble fait avec du charbon ou quelque chose comme ça. Je me suis dit que c'était étrange puisque Arthur n'est pas du genre à abîmer ses précieux livres, alors...

- ….C'était comme une page arrachée?» La voix de l'écossais semblait soudainement excité, comme s'il venait de comprendre quelque chose de formidable.

L'autre tenta de se souvenir et descendit même pour vérifié: «Sur le coté oui. Comme si quelqu'un l'avait relié, cousu avec d'autres et que ça avait été arraché.

-..D'accord. Je crois savoir ce que c'est. Irlande va hurler, je le sens. J'crois que c'est à lui...

- ….Ha?»

Mais l'autre avait déjà raccroché pour appeler ensuite son frère. Francis se laissa tomber sur le canapé, ignorant les créatures magiques qui voletaient autour de lui, semblant hésiter à leur parler. Il avait quelques heures avant que les frères n'arrive. Quoique Irlande pouvait apparaître dans son ambassade irlandaise à Londres et venir tout de suite (comme n'importe quel pays pouvait arriver comme il voulait dans n'importe laquelle de ses ambassades dans le monde), alors que les deux autres devraient faire le trajet. Donc il avait au pire une heure avant que l'Irlandais n'arrive.

Bon...il allait faire du thé en attendant.

Et sortir le whisky, l'autre nation celtique aurait besoin d'alcool pour carburer correctement, surtout si c'était pour le petit frère qu'il n'aimait pas.

Francis devrait l'acheter...et il savait que son cousin aimait les bons petits plats et l'alcool.

Et puis faire quelque chose l'empêcherait de penser à ce qui se passait, de s'inquiéter et avec son 'problème' acutel, il fallait qu'il se concentre sur quelque chose.


Un peu plus tard, un chapelet de jurons bien senti se fit entendre dans la cave de l'anglais. Outre les remarques peu aimables sur la façon dont le lieu magique était tenu («C'est quoi s't'humidité? C'te éclairage?), Irlande était mis à la dure tâche d'analyser le sort qui avait fait disparaître son petit demi-frère. Une chose est sûr, il savait critiquer: «Déjà ce cercle, c'est du travail de cochon...même si ça a aucun rapport avec le sort du papier, c'est nul!

- …

- Et puis c'est quoi s'essayer un sort sans rien savoir dessus? Quel crétin! Inconscient, imbécile trop imbu de lui-même! Et puis lancer un sort sans savoir le résultat, rien qu'pour ça, y mérite une branlée.

- …

- Surtout que c'était à moi ce truc! Quel sale voleur! Dès qu'il réapparait, j'lui fout une fessée, il en a pas assez eu quand l'était jeune!»

Francis voulut interrompre la série de malédictions, et de paroles peu aimables, vis-à-vis d'Arthur, pour poser une question: «Heu. Et ce sort en gros? Quel effet a-t-il?

- J'sais pas! Sur la page d'avant, parce qu'avant c'était des papyrus empilés, c'était moi qui les ait reliés après... , mon père avait écrit que...c'était un sort dangereux, que lui avait soufflé les farfadets et qu'il fallait que je le détruise! Sauf que...

- Mais tu ne l'as pas fait. Pourquoi?

- Nan, j'ai un foutue sentimentalisme d'accord? Et puis ce sale morveux m'a chipé des pages en plus! Tiens je vais aussi lui en recoller une en souvenir de ça!

- Pauvre Arthur!

- Attends, il cause des problèmes à tout le monde, ils nous inquiète avec sa bêtise, et il utilise de la magie dans un sort sans savoir ce que ce sort provoque!

- Vu comme ça! C'est vrai qu'il un peu inconscient!»

Et Francis se dit qu'il ne pourrait sans doute pas protéger son petit lapin de la terrible fessée irlandaise qui l'attendrait à son retour.

Bon, il pourrait toujours le consoler après tout.

Et puis lui aussi était inquiet, une petite punition ne lui ferait pas de mal.

Il pourrait toujours arrêter Irlande quand il voudrait non?

Le roux remonta ses manches et se pencha sur la feuille, yeux plissés par la concentration. Il portait de nul part un crayon et un papier vierge et se mit à prendre des notes, tandis qu'il inspectait la formule de son père.


A suivre

Prochain Chapitre: Magie