Disclaimer dans le premier chapitre.

Note de l'auteure : Voici un autre chapitre. Je sais que j'ai été un peu lente pour celui-là. En fait, il y a eu une crise de famille. En plus de ça mon prof, qui est supposé être une sorte de mentor, me déteste… ou bien il s'en fout. Je suis pas sûre de savoir ce qui est pire. Enfin bref, le chapitre est fini. Y a au moins ça de fait ^^

Beaucoup de personnes m'ont posée des questions à propos de Dumbledore et Harry et quand à savoir s'ils allaient apparaître dans l'histoire. Harry n'apparaîtra pas du tout. J'espère que vous n'êtes pas trop déçus. Mais il y aura pleins d'autres personnages canons. Et pour Dumbledore : En fait, il est mort. Mort pendant le duel contre Grindelwald. Après ça, Grindelwald a pris le pouvoir et tout est parti en sucette. Les Nés-Moldus sont devenus des esclaves.

Une annonce à tous mes reviewers : vous êtes géniaux ! J'espère que vous le savez. Cela m'aide à continuer. Merci !

Note de la traductrice : Une unique review sur le onzième chapitre o.O Tout le monde est parti en vacances ou bien? Sans vouloir pousser une gueulante, je me rends compte que tout le travail que je fais sur cette traduction (ce qui représente pour chaque chapitre plusieurs heures de travail) n'est pas récompensé, et je trouve ça assez injuste. L'histoire ne vous plaît plus? Ou bien la traduction? Dites-le moi dans une review. Je vous laisse le douzième chapitre. Un grand merci à tous.

HenrietteFerr: Merci à toi pour ta review! Voici le douzième chapitre, j'espère que tu l'aimeras.


Chapitre 12 : Wild Winds

Jedusor prit une gorgée de son thé tout en réfléchissant à la réunion entre préfets qui devait avoir lieu plus tard dans la journée. Ça s'annonçait des plus fastidieux. Même si le statut de Préfet-en-chef avait ses avantages, les obligations qui venaient avec étaient tout autant irritantes. Jedusor rêvait secrètement de pouvoir retourner se coucher dans son lit, quand une voix ennuyante interrompit ses pensées :

— Alors, comment tu l'as rencontrée ?

Jedusor prit une autre gorgée de son thé avant de se tourner vers celui qui avait parlé. Dolohov lui souriait sournoisement, les sourcils arqués. Les autres Serpentard autour d'eux se penchaient presque pour entendre des bribes de leur conversation. Sans se presser, Jedusor reposa sa tasse de thé avant de poser son regard calme sur Dolohov.

— Qui ? demanda t-il avec indifférence.

— Le nouveau mystère de Poudlard.

Le sourire louche de Dolohov s'élargit.

— Hermione Rookwood.

Oh, elle. Jedusor jeta un regard vers la table des Gryffondor. Il était plutôt vide. Les Gryffondor étaient connus pour être des lève-tards notoires. Ses yeux tombèrent rapidement sur Hermione. La fille était assise seule, la tête baissée vers son assiette, et de toute évidence trop effrayée pour regarder qui que ce soit. Jedusor soupira intérieurement. Eh bien, il devait être soulagé que la Sang-de-Bourbe n'essaye pas de servir les autres à table.

— Jedusor, Jedusor.

Dolohov secoua la tête en signe d'exaspération, teintée de moquerie.

— Tu dois vraiment arrêter de prendre toutes les bonnes. Il restera bientôt plus que des Poufsouffle pour les pauvres gars comme moi.

Jedusor plissa rapidement les yeux, irrité par les bêtises de l'autre.

— Je dois admettre, interrompit la voix snob de Malefoy. Que pour une Gryffondor, Rookwood est vraiment pas mal.

Jedusor arqua un sourcil en jetant un coup d'œil à Malefoy. Les yeux gris du blond observaient avec intérêt la Gryffondor.

— Alors c'est quoi ? Plaisir ou affaire ? dit Dolohov d'un air calculateur en abandonnant son air joueur.

Jedusor se pencha paresseusement en arrière et autorisa ses lèvres à se tordre en un petit sourire suffisant tandis que ses yeux bleus givrés se tournaient vers sa Sang-de-Bourbe.

— Les deux, Dolohov, ricana sombrement Jedusor. Toujours les deux.

Il n'y eut même pas une trace de surprise sur les traits de Dolohov.

— Et Amy Belby alors ? dit Regulus d'une voix flûtée.

Jedusor fronça des sourcils à l'encontre du garçon décharné. Regulus Black. Il avait encore du mal à croire que le pathétique garçon était le cousin de Bellatrix. Il sourit avec sadisme lorsque Regulus grimaça sous son regard scrutateur. Comment cet idiot avait pu finir à Serpentard ? Probablement son nom de famille, décida t-il avec malveillance.

— Amy Belby ? répondit-il d'un air diabolique. C'était un bon coup.

Les Serpentard, assis autour de lui, ricanèrent et Jedusor leva les yeux au ciel. Sérieusement ? Pour qui le prenaient-ils ? Il n'avait évidemment jamais touché la terne Serdaigle. Il avait des standards après tout. Le Livre des Fondateurs était tout ce qu'il avait voulu de la fille qui n'avait soit dit en passant aucune valeur.

— Et Rookwood ? demanda Goyle, lorgnant salement vers la table des Gryffondor. Je parie qu'elle baise bien.

A cette idée, la magie de Jedusor s'échauffa dangereusement. Il se maîtrisa mais la colère montait définitivement en lui. Jedusor se tourna vers Goyle et l'observa froidement.

— Ça, Mr Goyle, ne te regarde en aucune manière.

La voix de Jedusor était calme, presque noyée par le vacarme de la Grande Salle, mais la menace sous-jacente fit se raidir toutes les personnes situées autour. Goyle acquiesça craintivement, des gouttes de sueur perlant sur son front. Jedusor jeta un dernier regard intimidant au garçon, avant d'attraper sa sacoche noir et de marcher nonchalamment vers la sortie de la Grande Salle. Les cours allaient bientôt commencer et il détestait être en retard. Jedusor aperçut Hermione à côté des portes, l'air un peu perdue.

— Hermione, lui dit-il en arrivant devant elle.

Elle sursauta, ne l'ayant pas vu approcher. Elle fit rapidement volte-face. Le signe de nervosité qui l'agitait sembla diminuer en le reconnaissant. Jedusor se sentit étrangement satisfait lorsqu'il vit un timide sourire sur ses lèvres.

— Maî- Tom, dit Hermione en murmurant.

Ignorant son presque faux pas, Jedusor la réprimanda sévèrement :

— Je suis sûr que tu devrais déjà être en chemin pour ton cours d'étude des Runes.

— Ou-oui, je sais, assura t-elle avec promptitude. Je suis désolée.

Il leva les yeux au ciel.

— Arrête de t'excuser pour tout.

Hermione acquiesça simplement, détournant désormais clairement le regard. Jedusor plissa les yeux à son encontre. Elle semblait un peu nerveuse, effrayée même.

— Qu'est-ce qu'il y a ? exigea t-il durement.

Hermione tressaillit face à son ton mais leva ensuite les yeux vers lui.

— Rien. Vraiment, dit-elle faiblement en essayant de sourire.

Quel mensonge pathétique. Jedusor secoua sa tête en son for intérieur. Il jeta un coup d'œil à ses mains qui s'entortillaient nerveusement à la sangle de son sac, manifestement en train de cacher combien elles étaient tremblantes.

— Qu'est-ce qu'il y a ? répéta t-il sévèrement.

Hermione se mordit la lèvre en le scrutant. Alors qu'elle ouvrait la bouche pour répondre, un groupe de troisième année passa, bavardant bruyamment. Immédiatement, Hermione se tut et elle observa les troisième année avec appréhension.

— D'accord, dit lentement Jedusor.

Il l'attrapa par le bras et lui ordonna :

— Suis-moi. Je vais t'amener jusqu'à ta salle de classe.

Hermione acquiesça et murmura un « merci » gêné.

Tête baissée, la petite Sang-de-Bourbe marchait à côté de lui tandis qu'il l'emmenait à travers les couloirs de Poudlard.

— Alors ? Aucun autre Gryffondor n'a pris l'étude avancée des Runes ? s'enquit Jedusor avec mépris.

Ses yeux marrons sombres le regardèrent. Elle secoua ensuite rapidement la tête et évita encore son regard. Jedusor supprima un soupir et demanda avec irritation :

— Qu'est-ce qui te dérange ?

La fille ne leva pas la tête vers lui mais il vit qu'elle se rapprocha de lui. Elle murmura finalement :

— Ils vont remarquer.

Jedusor fronça les sourcils.

— Remarquer quoi ?

Ses yeux l'évitant toujours, désorientée, elle lâcha d'une voix étouffée :

— C'est tellement évident que je n'en fais pas partie. Ils vont le voir et après… et après…

Hermione se blottit contre lui, empoignant son bras à deux mains. Elle cacha son visage dans son épaule et dit, tremblante :

— Ils m'attraperont et me condamneront à mort.

Jedusor s'arrêta de marcher et laissa ses yeux bleus errer sur la fille flageolante. Il était surpris de ne pas ressentir de dégoût par son élan de faiblesse. Et ce n'était pas entièrement déplaisant de sentir son frêle corps contre le sien. Il leva une main et passa ses doigts à travers ses cheveux.

— Ils ne le feront pas, dit Jedusor avec assurance.

Hermione le serra encore plus fermement. Il sentit sa tête se secouer contre son épaule.

— Je vais tout ficher en l'air… ils verront ma marque…

Jedusor ricana en voyant la panique lentement submerger la jeune femme. Ses mains serraient toujours son bras étroitement. Il se pencha vers elle et fut immédiatement frappé par le doux parfum de noix de coco provenant de ses cheveux. Il sourit tout en se demandant où elle avait bien pu voler le shampoing car ce n'était certainement pas lui qui le lui avait acheté. Puis il siffla dans son oreille, la dureté perçant dans son ton d'acier :

— Tu m'appartiens maintenant.

Jedusor éloigna ses mains de lui et l'attrapa par les épaules. Ses yeux perçaient cruellement les siens tandis qu'il l'avertissait avec une autorité froide dans la voix :

— Et je ne tolère pas l'échec.

La plupart des gens auraient cédé sous son regard, mais pas Hermione. Elle le regardait juste avec de grands yeux. Elle sembla même prendre confiance face à ce qui avait été une menace subtile. Un léger sourire était sur son visage et elle acquiesça. Jedusor fut légèrement distrait par ce mouvement de ses lèvres et il décida de clore le sujet. Il attrapa sa main et la mena vers sa salle de classe. Après quelques secondes, Hermione demanda timidement :

— Tu ne peux pas venir avec moi au cours de Runes ?

Jedusor eut un sourire narquois face à l'espoir qui brillait dans ses yeux. C'était la première fois que quelqu'un, qui le connaissait assez pour connaître ses différents masques, le voulait proche. En fait si, à part Bellatrix, mais la sorcière ne comptait pas car franchement, elle était tarée.

— C'est un cours entre Gryffondor et Serdaigle, sermonna t-il. Si tu m'avais écouté et laissé le Choixpeau Magique te mettre à Serpentard, tu n'aurais pas ce problème.

La fille se renfrogna presque instantanément comme le réalisa avec amusement Jedusor.

— Ce n'était pas ma faute, grommela t-elle. Le Choixpeau disait que Serpentard ne m'irait pas.

— Pff, même pas capable de convaincre un vieux chapeau miteux ? Ça me montre juste ton manque de ruse, se moqua Jedusor en lui lançant un sourire suffisant. Mais à quoi ai-je donc pensé ? Tu n'aurais jamais survécu à Serpentard.

Hermione se vexa et ânonna rapidement :

— Tu aurais dû savoir que Gryffondor est une bonne maison. Ta description était un peu biaisée, n'est-ce pas ?

Les yeux de Jedusor s'élargirent face à la légère moquerie et il demanda d'un ton mordant :

— Tu m'accuses d'avoir des préjugés ?

— Non, dit la Sang-de-Bourbe avec sérieux. Tu es le sorcier avec le moins de préjugés que j'ai jamais rencontré.

Jedusor arqua un sourcil et commenta avec ironie :

— Avec ce comportement, tu aurais dû finir à Poufsouffle.

— En fait, dit Hermione en réfléchissant. Le Choixpeau a pensé à me mettre à Poufsouffle.

Jedusor fut légèrement surpris.

— Vraiment ?

Tandis qu'elle acquiesçait, Jedusor ne put que ricaner. Hermione le regarda de travers. Au moins, la nervosité l'avait quittée. Il ne fallait pas qu'elle agisse comme la Sang-de-Bourbe soumise qu'elle était. Bien qu'il aimait ça – Jedusor eut un rictus diabolique – sa timidité ne ferait qu'attirer l'attention sur elle. Il mit une main sur le dos d'Hermione et la poussa vers sa salle de classe. Un groupe de Serdaigle, le nez plongé dans les livres, attendait déjà devant la porte le professeur d'Etude des Runes.

— Ne me ridiculise pas, avertit Jedusor.

.

.

Prudemment, Hermione s'assit à l'une des tables. Pendant quelques secondes, elle n'osa pas respirer, craignant que quelqu'un se mette à lui hurler dessus et lui exige de dire ce qu'elle faisait dans une salle de classe. Rien n'arriva. Les Serdaigle s'étaient tous installés, discutant entre eux. Personne ne semblait offensé par la présence d'Hermione.

Je suis assise dans une salle de classe !

Un léger sourire était accroché sur les lèvres d'Hermione lorsque le professeur Wenlock entra dans la pièce. Un sourire chaleureux sur le visage, la femme légèrement rondelette salua la classe. Ses cheveux étaient retenus en un chignon lâche et étaient presque aussi blanc que la robe de sorcière qu'elle portait. Hermione l'aima instantanément. La femme lui rappelait énormément Maggie, la cuisinière du Manoir Malefoy.

— C'est bon de tous vous revoir, dit professeur Wenlock avec gaieté.

Son regard erra sur la salle de Serdaigle jusqu'à ce qu'il s'arrête sur l'écusson rouge et or d'Hermione.

— Oh mais que vois-je ? s'exclama t-elle joyeusement. Une nouvelle élève. Vous devez être Miss Rookwood.

Dès lors, tous les yeux se posèrent sur elle, ce qui fit revenir au grand galop sa nervosité et la fit se sentir un peu nauséeuse.

— Ou-Oui, murmura t-elle timidement.

Wenlock tapa tranquillement dans ses mains.

— Très bien. C'est toujours bien de voir de nouveaux visages. J'espère que vous vous sentez comme chez vous à Poudlard.

Sur ce, le professeur commença sa leçon. Hermione écouta attentivement pendant que Wenlock expliquait la répartition de l'alphabet runique pendant la période de Migration. Lorsque le professeur eut finit de parler, elle agita sa baguette et un paragraphe apparut sur le tableau.

— Essayez de me traduire cet enchantement, encouragea Wenlock. Je sais que c'est difficile comme nous n'avons pas encore étudié certaines de ses runes. C'est juste pour voir jusqu'où vous pouvez aller.

Hermione travailla sur la traduction en regardant son manuel. Ce n'était pas aussi difficile que l'avait dit Wenlock. Après tout, Hermione avait lu presque tous les livres traitant des runes dans la bibliothèque des Malefoy. Elle était donc capable de le faire rapidement.

Cela ne lui prit qu'une demi-heure pour finir la traduction. Elle observa la classe et réalisa que les autres étaient toujours en train de travailler. Avec méfiance, Hermione regarda son parchemin. Peut-être qu'elle avait fait une erreur ? Sinon elle n'aurait pas pu finir avant les autres.

— Vous êtes coincée Miss Rookwood ? demanda une voix douce.

Surprise, Hermione releva la tête. Professeur Wenlock s'était arrêté à côté d'elle.

— Non, professeur, répondit Hermione doucement. J'ai fini.

— Vraiment ? dit-elle en levant les sourcils.

Elle prit le parchemin d'Hermione et observa la traduction. Mordillant nerveusement sa lèvre supérieure, Hermione regardait le professeur. Sa traduction était probablement fausse. L'anxiété la taraudait. Elle espérait ne pas échouer à ce cours… Mais que se passerait-il si elle n'était pas assez bonne pour toutes les autres classes ? Hermione n'était jamais allée à l'école. Et si elle ratait chaque cours l'un après l'autre ? Jedusor la jetterait sûrement dehors. Et ensuite ? Qu'est-ce qu'elle ferait ensuite ? La respiration d'Hermione était erratique tant elle voyait déjà Jedusor la jeter en dehors de l'école.

— Miss Rookwood, dit la voix pénétrante du professeur et qui sortit Hermione de ses pensées embrouillées.

Elle leva craintivement le visage et regarda la femme aux cheveux blancs. A la surprise d'Hermione, elle trouva un large sourire inscrit sur son visage. Le professeur lui souriait radieusement.

— C'est une traduction sans faute. Je suis impressionnée. Dix points pour Gryffondor.

— Merci, Professeur, bégaya Hermione, surprise par sa réaction.

— Pourriez-vous aller au tableau et nous faire partager votre travail ? demanda gentiment Wenlock.

Une heure plus tard, Hermione quitta le cours d'Etude des Runes avec un sourire heureux sur le visage. En sautillant légèrement, elle descendit les escaliers. Son prochain cours était Botanique et elle devait trouver un moyen de se rendre jusqu'aux serres. Hermione mit la main dans la poche de sa robe et en sortit la gourde de potion métallique. Elle frissonna en avalant une gorgée de Polynectar. Tandis qu'elle rangeait la flasque, ses doigts touchèrent sa baguette. Hermione la prit. Un grand sourire la dérida. La baguette couleur châtaigne gisait tranquillement dans sa main comme si elle lui avait toujours appartenue.

Souriant toujours, Hermione traversa un couloir et tourna à une intersection. Elle ne voulait pas arriver en retard pour son prochain cours. Le fantôme argenté d'une belle femme flottait dans le prochain couloir. Hermione ne put que la regarder. Les cheveux raides de la femme étaient incroyablement longs et arrivaient à sa taille. Sa robe, qui lui descendait jusqu'aux chevilles, flottait comme de l'argent fondu sur son corps mince. Les yeux sans vie du fantôme passèrent sur Hermione, ne semblant amener aucune réaction sur ses fins traits aristocratiques. Puis son regard quitta Hermione pour se poser sur la baguette qu'elle avait dans les mains. Les yeux sinistres du fantôme étaient fixés sur sa baguette et tout d'un coup, une vague de pure haine déchira son beau visage.

— Qu'est-ce que c'est ? hurla la femme morte, la colère tordant sa mélodieuse voix. Où as-tu eu ça ?

Hermione s'éloigna en trébuchant de la femme courroucée, tenant désormais fermement sa baguette.

— J-Je l'ai trouvé…, se défendit-elle.

Le fantôme ne semblait pas l'écouter, sa colère étant concentrée sur la baguette. Ses yeux brûlaient d'une fureur impitoyable tandis qu'elle détaillait une Hermione tremblante.

— Tu l'as trouvée ? murmura la femme, tremblante de rage. Espèce de sale petite- Odieuse ! Qui es-tu ?

Hermione recula une nouvelle fois, tentant de chercher une issue de secours. Elle répondit avec hésitation :

— Je suis Hermione Rookwood.

— Rookwood ? grogna le fantôme furieux.

Elle serrait les poings comme si elle voulait étrangler à tout moment Hermione.

— Rookwood, murmura la femme, désormais étrangement calme.

Ses yeux étaient toujours cloués sur la baguette d'Hermione. Ensuite, sans un mot, la femme morte traversa le corps d'Hermione. Celle-ci eut un hoquet en sentant le fantôme passer. C'était comme si on lui avait versé un seau d'eau glacé sur tout le corps. Le fantôme disparut à travers les solides pierres du mur. Hermione fixa l'endroit, décontenancée.

— Hey Hermione, appela une voix.

Surprise, Hermione fit volte-face et vit Ron, Dean et Seamus marchant vers elle, souriants. Tandis que les garçons la rejoignaient, Seamus leva les sourcils et commenta :

— Ça va ? On dirait que tu viens de voir un fantôme.

Hermione se sentait trop flageolante pour apprécier l'ironie.

— Je vais bien.

— Okay, fit Ron avec hésitation.

Puis il lui sourit :

— Tu veux marcher avec nous jusqu'aux serres ?

— Hum… oui, murmura Hermione. Bien sûr.

Tandis qu'elle marchait avec les garçons, son cœur battait toujours la chamade. Qu'est-ce que lui voulait le fantôme ? La femme lui rappelait vaguement quelque chose, mais Hermione ne se rappelait plus où elle avait bien pu voir son visage auparavant. Elle secoua franchement la tête. Ce n'était rien probablement. Ce n'était pas la première fois qu'une personne lui hurlait dessus sans aucune raison. Hermione jeta un coup d'œil à Ron.

— Je ne t'ai pas vu au petit-déjeuner.

— Ouais, dit Ron en haussant les épaules. Je dormais. Temps libre.

Dean observa Hermione d'un air suspect avant de s'exclamer :

— Tu étais levée toi Hermione ? Ne me dis pas que tu as pris Etude des Runes.

Hermione cligna des yeux et dit

— Si, en fait.

Dean fit semblant de s'arracher les cheveux, un air dramatique sur le visage, et déclara :

— L'horreur. Coincé en Runes.

— Avec pour seule compagnie une bande de je-sais-tout.

Un sourire éclaira son visage et il prit Hermione par les épaules.

— Pourquoi tu as pris Runes ? demanda t-il. Le lundi matin en plus, le pire qui puisse arriver.

Etre entourée par trois sorciers étaient un peu intimidants, mais Hermione devait dire quelque chose.

— L'Etude des Runes est un sujet magnifique, informa t-elle à Ron avec un ton un peu autoritaire. Comment peux-tu rater ça en dormant ?

Elle attrapa son sac et en sortit les notes du cours de Wenlock.

— Regarde, Ron, dit Hermione sur un ton important en lui mettant le parchemin sous le nez. Regarde toutes ces runes. Comment elles s'emboîtent toutes merveilleusement bien. Tu ne vois pas tout ce qu'on pourrait faire avec ?

Ron fronça les sourcils et regarda d'un air perdu le parchemin d'Hermione tandis qu'elle le regardait avec espoir. Après quelques secondes, il dit lentement :

— Non. Ça a aucun sens pour moi.

Ron lui rendit son parchemin. Hermione se vexa face à son manque de compréhension. Un grand sourire apparut sur le visage de Seamus.

— Tu sais Hermione, remarqua t-il. On se rend compte que tu es toi aussi une je-sais-tout.

Les yeux d'Hermione se rétrécirent face à son visage gai et elle dit avec irritation :

— Ce n'est pas trop tard. Je peux en parler avec le professeur Wenlock. Je suis sûre qu'elle vous acceptera.

Les trois secouèrent la tête simultanément.

— Pas besoin.

— Ne te dérange pas pour nous.

.

.

Le professeur Beery, enseignant la Botanique, plaça un pot sur le plan de travail devant la classe. De grandes racines vertes dépassaient des bords du pot. Se déplaçant comme une pieuvre, les racines atteignaient presque furieusement le professeur.

— Qui peut me dire ce que c'est ? demanda Beery, en essayant d'éviter les vrilles de la plante.

Hermione n'avait même pas besoin de réfléchir. Son bras se leva immédiatement. Aucun Poufsouffle ni Gryffondor ne voulait répondre. Beery lui sourit avec reconnaissance.

— Ah, notre nouvelle élève, dit-il d'un air approbateur. Voyons voir ce que vous savez, Miss Rookwood.

— Il s'agit d'un Filet du Diable, professeur, répondit Hermione avec facilité.

— C'est une bonne réponse, félicita Beery. Cinq points pour Gryffondor.

Hermione rougit. Ron, qui gribouillait jusqu'à maintenant sur son parchemin, se rapprocha d'elle et l'encouragea :

— Continue Hermione. On veut gagner la Coupe des Quatre Maisons cette année.

Il s'arrêta et un sourire malicieux apparut sur son visage.

— D'ailleurs, Seamus avait raison. Tu es une intello.

Hermione s'empêcha de sourire et lui donna un coup de coude dans les côtes.

— Pas vrai.

Au même moment, Beery posa une autre question et encore une fois, Hermione leva la main presque immédiatement. Le sourire de Ron s'élargit et il dit d'un ton narquois :

— CQFD.

— Ne la déconcentre pas, le réprimanda Dean.

Puis il rigola :

— Elle est notre seule chance de gagner des points.

Après qu'Hermione eut fait gagner encore cinq points à Gryffondor, Beery leur demanda de prendre leur pot de Filet du Diable et de tailler leurs racines. Hermione fouilla dans son sac et en sortit les gants en peau de dragon que Jedusor lui avait donné. Seamus haussa un sourcil en observant ses gants.

— Ils ne sont pas un peu trop grands pour toi ?

Les gants étaient en effet de quelques tailles trop grands pour Hermione. Mais comme Hermione n'en avait pas à elle, elle devait faire avec.

— Oui, dit-elle en haussant les épaules. Ils sont à Tom.

— A Jedusor ? demanda en Ron en bataillant pour se dégager de son pot.

— Oui, répondit Hermione. J'ai en fait… oublié les miens à la maison.

Ron réussit finalement à trouver une prise sur la plante et coupa à l'aide de ciseaux les bouts qui dépassaient. Il attrapait une autre racine tout en commentant d'un ton sarcastique :

— Jedusor t'a prêtée quelque chose dans un élan de bonté ?

Il grogna.

— Il faut vraiment qu'il fasse attention sinon il va ruiner sa réputation.

Hermione fronça les sourcils. C'était la deuxième fois que quelqu'un soulignait la réputation douteuse de Jedusor.

— Pourquoi tu n'aimes pas Tom ? demanda Hermione prudemment.

Ron lui jeta un coup d'œil minutieux.

— C'est parce qu'il est trop-

Il fut interrompu par Dean qui s'éclaircissait la gorge. Les yeux de Ron passèrent rapidement sur ceux de son ami. Puis il revint vers Hermione et sourit d'un air rassurant.

— C'est parce qu'il est à Serpentard. Les Gryffondor et les Serpentard ne s'aiment pas beaucoup.

— Oh.

Hermione pouvait sentir qu'il y avait plus.

— Alors, c'est un problème qu'il soit mon-

Maître ?

— -petit-ami ?

— Non. Ne t'inquiète pas.

Ron secoua la tête.

— Tu ne serais pas la première à être pr- …hum… je veux dire… nous sommes vraiment content de t'avoir à Gryffondor.

— Super, Ron, fit Dean d'un ton sec. Très fin.

— Vraiment, dit Seamus en lui souriant. On est très content de t'avoir.

.

.

Ce n'est que plus tard qu'Hermione sortit des serres pour revenir au château, entourée par un groupe de Gryffondor. Seamus marchait à côté d'elle tout en soignant une coupure que lui avait infligée un Filet du Diable en tentant de l'attraper.

— T'aurais dû mettre tes gants, commenta Ron avec bonhomie.

Seamus lui lança un regard noir et marmotta :

— Je les ai laissés au dortoir.

Hermione observa la vilaine plaie sur sa main.

— Tu devrais mettre de la pommade sur ta blessure.

Son mode servante revint au grand galop et elle proposa volontiers :

— Je pourrais aller t'en trouver.

— Nan, t'inquiètes pas, dit Seamus. C'est qu'une petite coupure. Rien comparé à ce que Jimmy Peakes m'a fait en m'envoyant un cognard dans la tête pendant l'entraînement de Quidditch le mois dernier.

— T'exagères pas un peu Seamus, le railla une Gryffondor marchant derrière eux.

Hermione se souvenait qu'elle s'appelait Demelza Robins. La blonde tapa gentiment le bras de Seamus et dit :

— Jimmy ne l'a pas fait exprès. C'est toi qui t'aies jeté sur ce Cognard.

Sur ce, elle commença une longue discussion sur les tactiques de Quidditch. Hermione n'écoutait pas vraiment mais suivi ses camarades lorsqu'ils entrèrent dans le château via une entrée latérale. Les couloirs étaient remplis d'élèves se dirigeant vers la Grande Salle pour le déjeuner. Tandis qu'Hermione traversait les nombreux couloirs, la brune se demandait si elle arriverait à trouver son chemin. Elle allait demander à Ron si quelqu'un avait déjà essayé de dresser une carte de Poudlard quand elle remarqua un groupe de personnes isolé dans un coin sombre. Elle nota que les élèves évitaient à tout prix les autres. Les autres leur jetaient des regards apeurés et murmuraient d'une voix étouffée. Alors qu'Hermione dépassait presque le groupe suspect, elle remarqua Jedusor avec eux. Drago était également là et – Hermione frissonna – Bellatrix Black. Elle ne connaissait pas les trois autres garçons mais elle devait admettre qu'ils avaient l'air pour le moins sinistres. Hermione hésita un petit moment, puis traversa la foule.

— Hermione ? Qu'est-ce que tu fais ?

La voix nerveuse de Ron arriva à ses oreilles. Les autres Gryffondor l'observaient, légèrement inquiets. Hermione leur sourit et leur fit un geste pour les inciter à continuer sans elle. Puis elle s'avança vers Jedusor. Il ne l'avait pas encore remarquée, absorbé par une conversation avec un grand garçon brun. Toutefois, Bellatrix n'était pas si concentrée et elle ricana :

— Qu'est-ce que tu veux ?

Hermione se sentit mal à l'aise face à la présence de la fille. Pire, les autres la fixaient désormais. Elle regarda Bellatrix et bégaya :

— J-Je voulais parler à Tom.

Instantanément, l'expression du visage harmonieux de Bellatrix se déforma et s'assombrit. Ses yeux aux paupières lourdes se plissèrent en de dangereuses fentes et elle s'approcha d'Hermione.

— Tom ? siffla t-elle furieusement. Comment oses-tu l'appeler « Tom » ?

— Ouh-ouh, ricana le sorcier brun. Bella est sur le sentier de la guerre. Méfie-toi.

Bellatrix grogna rageusement et sortit sa baguette. Des étincelles vertes sinistres fuyaient du bout de sa baguette tandis qu'elle grondait :

— Reste en-dehors de ça Dolohov. Ou tu es le prochain !

Dolohov leva les mains comme pour signifier qu'il abandonnait, bien qu'un sourire suffisant était scotché sur son visage et loin d'être désolé. Bellatrix reporta son attention sur Hermione. Lentement, la sorcière leva sa baguette, un air meurtrier étincelant follement dans ses pupilles. Hermione était on ne peut plus apeurée, se souvenant de la dernière fois que Bellatrix avait utilisé ses sorts sur elle. Avant qu'elle n'ait pu faire quelque chose, la voix calme de Jedusor ordonna :

— Arrête ça, Bellatrix.

Un air de pur dégoût passa sur le visage de Bellatrix tandis qu'elle lançait à Hermione un regard furieux. Son expression de rage ne disparut pas lorsqu'elle se tourna vers Jedusor. Au lieu de ça, les yeux sombres de Bellatrix fixèrent Jedusor d'un air mutin. Sa magie s'hérissa autour d'elle, incontrôlable. Le sorcier ne leva pas le petit doigt pour sortir sa propre baguette. Il observait simplement Bellatrix, imperturbable et dénué de toute expression. Comme Jedusor ne réagissait pas du tout, elle siffla finalement :

— Comme si j'en avais quelque chose à foutre !

Sans gratifier Hermione d'un autre regard noir, Bellatrix partit en s'éloignant du corridor, sa furieuse magie tournoyant toujours autour d'elle. Dolohov passa une main à travers ses cheveux noirs et commenta :

— Elle a vraiment un sale caractère.

— Un vrai amour celle-là, répliqua d'un ton sec Drago.

Jedusor n'était pas le moins du monde affecté par l'incident qui venait de se produire et demanda Hermione de sa voix mielleuse :

— Qu'est-ce que tu voulais, Hermione ?

Hermione lui lança un regard nerveux et répondit :

— Euh… Rien du tout. Vraiment. Je suppose que je devrais te laisser seul.

Un sourire narquois étira le coin des lèvres de Jedusor. Il attrapa sa main avant qu'elle n'ait pu s'échapper.

— Pas besoin, dit-il doucement. Je t'accompagne jusqu'à la Grande Salle.

Hermione le scruta timidement et acquiesça. Sans prononcer d'autres paroles à ses amis, Jedusor partit avec Hermione.

Tandis qu'il la menait à travers les couloirs, Hermione remarqua que les autres élèves les regardaient fixement. Se sentant mal à l'aise, elle serra la main de Jedusor plus étroitement.

— Alors ? dit Jedusor sur le ton de la conversation. Comment était ton premier jour ?

Hermione le regardait. Il lui sourit, ne semblant pas du tout dérangée par les regards indiscrets des autres élèves.

— L'Etude des Runes était pas si mal après tout, lui dit-elle. Il s'avère que j'ai déjà appris les runes que le professeur Wenlock voulait travailler ce mois-ci.

Hermione lui sourit.

— Tu savais qu'on gagnait des points quand on fait quelque chose de bien ?

Jedusor eut un petit rire.

— Oui, je le savais.

— Le professeur m'a accordé dix points pour Gryffondor, continua fièrement Hermione.

Jedusor acquiesça avec amusement tandis qu'il menait Hermione jusqu'au hall d'entrée puis vers la Grande Salle. Les autres élèves les lorgnaient toujours mais Hermione ne le remarqua même plus.

— Pendant le cours de Botanique, j'ai aussi eu des points, dit-elle joyeusement à Jedusor. Apparemment les points sont pour une sorte de Coupe.

Jedusor tira Hermione jusqu'à la Grande Salle et se dirigea vers la table des Gryffondor.

— Je vois, dit-il, un petit sourire étirant ses lèvres. Donc tu as eu une bonne journée ?

Hermione acquiesça avec enthousiasme tandis qu'il s'arrêtait directement devant la table de sa maion. Jedusor leva sa main et prit sa joue dans le creux de sa main. Puis, pour que chaque Gryffondor le voit, il plaça un doux baiser sur ses lèvres. Avant que Jedusor ne reparte, il se pencha et lui murmura :

— Tu n'as pas oublié de prendre ta potion ?

— Oui, marmonna Hermione en se battant contre ses jambes soudainement faibles.

Satisfait, Jedusor jeta un regard dédaigneux aux Gryffondor assis à leur table avant de quitter Hermione. Au moment où il partit, des murmures excités se firent entendre et Hermione réalisa finalement que tout le monde avait vu son interaction avec Jedusor. Baissant rapidement la tête, elle remarqua une place libre à côté de Ron et se dépêcha de le rejoindre. Parvati, assise à côté de l'autre côté de Ron, commenta :

— Ouahou. Je n'avais jamais vu Jedusor montrer une aussi grande marque d'affection en public.

— Tu es vraiment la petite-amie de Jedusor, pépia Lavande en détaillant Hermione avec indiscrétion.

Une rougeur frappa son visage et Hermione acquiesça seulement. Avant que Lavande n'ait pu ajouter quelque chose, une fille rousse, assise à côté de Dean, dit :

— Toutes mes condoléances.

— Ginny ! cria Lavande d'un ton perçant, choquée. Comment peux-tu dire ça ?

La petite rousse haussa les épaules avec nonchalance. Puis elle cligna d'un œil vers Hermione.

— Jedusor est un vrai salaud et flippant en plus, voilà pourquoi, expliqua t-elle placidement, provoquant un autre cri de Lavande.

Le regard de la rousse revint sur Hermone et elle lui jeta un sourire contrit.

— Désolée pour ça, dit-elle. Mais je ne suis vraiment pas une fan de Jedusor… en fait depuis la première année je ne peux pas le voir en peinture.

La rousse se pencha vers la table et offrit à Hermione sa main.

— Je suis Ginny. Ginny Weasley. En sixième année et la sœur de ce type.

Elle fit un geste vers Ron.

— Et, coupa Dean, un sourire fier sur le visage. Ma petite-amie.

— Ouais, ouais.

Ginny leva les yeux au ciel et sourit. Hermione secoua la tête.

— Ravie de te ren-

— Ne me dis pas que t'es encore fâchée contre Jedusor, coupa Lavande avant qu'Hermione n'ait pu finir.

Immédiatement, le joli visage se tordit et elle dit avec irritation :

— Bien sûr que je le suis. Ce con m'a jeté un sort de magie noire.

Lavande grogna :

— Passe à autre chose. Jedusor ne l'a pas fait exprès.

Ginny plissa les yeux, l'énervement clairement inscrit sur son visage.

— Je sais que ce con l'a fait exprès. Un peu plus et le sort m'aurait vidé de toute ma magie.

— Allez Ginny.

Lavande balaya l'argument de Ginny d'un mouvement paresseux de la main.

— Tu ne penses pas être un peu trop rancunière ?

Avant que Ginny ait pu répondre, Ron coupa avec colère.

— Comment peux-tu dire ça ? Ma sœur aurait pu mourir.

Lavane arqua un sourcil, n'y croyant pas.

— Jedusor ne l'a pas fait exprès. Il s'est même excusé. Il était en deuxième année. Comment est-ce qu'il aurait pu utiliser une magie comme ça ? C'était un accident.

Les deux Weasley et Dean lui jetèrent un regard noir, probablement en train de décider quel sort ils devraient jeter à la fille. Parvati pépia d'un ton qui ne présageait rien de bon :

— Eh bien, Jedusor est un adepte de magie noire. Ne l'oublie pas…

.

.

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Encore une fois, sa Sang-de-Bourbe était entourée par ces imbéciles. L'irritation brûlait avec force à l'intérieur de lui et affectait déjà sa magie. Debout dans le couloir et devant la classe de potion, Hermione était entourée par des Gryffondor. Des Gryffondor mâles, en fait. Le Weasley rouquin se trouvait bien trop proche. Il discutait avec animation et Hermione n'avait rien de mieux à faire que de l'encourager en riant à sa stupide histoire.

Tout en m'ignorant, moi !

La magie noire de Jedusor rageait à l'intérieur de lui et il aurait voulu lever sa main pour envoyer un Doloris à Weasley… et peut-être un à la Sang-de-Bourbe. Sinon, elle n'apprendrait jamais. Malheureusement, le corridor était bondé. Jedusor ferma les poings furieusement et décida autre chose. Après tout, il était son Maître. Il en fallait peu pour déclencher violemment le lien qui reliait la Sang-de-Bourbe à lui.

Un sourire sadique courba sa bouche tandis qu'il vit Hermione grimacer, une main à mi-chemin vers son avant-bras. Elle s'arrêta judicieusement et le regarda doucement. Ses yeux bruns se bloquèrent sur ceux de Jedusor et il se sentit satisfait de les voir assombris par la douleur.

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Hermione sentit sa Marque des Ténèbres piquer douloureusement. Ça et le regard méchant que lui jetait Jedusor et ce fut assez pour qu'elle comprenne. Elle s'excusa rapidement et quitta ses camarades de maison pour aller vers Jedusor. Inquiète, elle remarqua qu'il se tenait avec un groupe de Serpentard. Bellatrix et Drago étaient parmi eux. Après leur petite rencontre de la veille, Hermione ne voulait vraiment pas se trouver aux environs de Bellatrix. Se sentant assez mal à l'aise, elle se présenta devant Jedusor. Il y avait un petit sourire satisfait sur son visage tandis qu'il l'observait.

— Hermione, l'accueillit-il avec suffisance.

— Tom.

Hermione se tenait à côté de Jedusor et gigota nerveusement tandis que les yeux aux paupières lourdes de Bellatrix erraient sur elle. Étrangement, pas même une once de colère était sur son visage. Après un moment d'observation silencieuse, la sorcière lui jeta un sourire. Paresseusement, elle se pencha vers Hermione et prit une mèche de ses cheveux bouclés. Puis elle dit :

— Tes cheveux sont très brillants.

Rien d'autre. Bellatrix gloussa, une hilarité contenue dans les yeux, puis elle fit volte-face et rejoignit un groupe de filles Serpentard. Le garçon aux cheveux noirs – Dolohov, de ce que Hermione se souvenait – haussa les épaules.

— Bipolaire, celle-là.

Il envoya à Hermione un sourire éblouissant et dit :

— Dolohov, d'ailleurs. Antonin Dolohov.

— Ravie de te rencontrer, répondit Hermione. Je suis Hermione Rookwood.

Son sourire s'élargit, le faisant apparaître assez séduisant.

— C'est un réel plaisir, déclara t-il, lui lançant un clin d'œil attrayant. Nous mourrions tous d'impatience de rencontrer la femme qui a réussi à voler le cœur de Tom.

Surprise, Hermione sourcilla et passa un regard sur Jedusor. Il n'avait pas du tout réagi aux stupidités de Dolohov. Comme souvent, son visage était un masque impassible. Dolohov sourit en voyant le rouge coloré les joues d'Hermione.

— Alors, voyons voir, dit-il. Tu as déjà rencontré Bellatrix. Maintenant, celui-là-

Il fit un geste vers le garçon costaud qui observait Hermione avec des yeux de fouine.

— -c'est Gregory Goyle.

Goyle ne réagit pas du tout mais fixait d'un air absent Hermione. Dolohov l'ignora et continua, bavard.

— C'est dommage qu'Evans ne soit pas là. Il voulait vraiment te rencontrer. Ah, et bien sûr, ce gars-là c'est Regulus Black.

Le regard d'Hermione tomba sur un garçon efflanqué avec de courts cheveux bruns. Il était plutôt petit, à peine cinq centimètres plus grand qu'elle. Il lui sourit timidement et inclina sa tête. Dolohov eut un petit rire et donna un coup de coude au dernier du groupe, Drago.

— Je t'avais presque oublié. Comment ai-je pu ? asticota Dolohov, une expression sombre rôdant derrière son sourire amical.

Drago lui lança un regard furieux. Hermione se raidit en voyant la familière fureur brûler dans ses yeux gris. Elle ne voulait vraiment pas rester avec Drago. Ses yeux gris orageux quittèrent Dolohov et vinrent se reposer sur ceux d'Hermione. Celle-ci sentit le besoin viscéral de se cacher de lui. Elle fut encore plus inquiète en voyant un sourire charmeur apparaître sur le visage de Drago.

— Je suis Drago Malegoy, dit le blond d'un ton séducteur.

Pendant une seconde, Hermione ne broncha pas. Le doigt de Jedusor brusquement enfoncé sur sa hanche la sortit de sa stupeur. Hermione se força à sourire et releva la tête au lieu de se détourner de lui.

— J-Je suis ravie de te rencontrer.

Drago prit sa main et y plaça un léger baiser à la jointure de ses doigts, faisant naître des frissons le long de son dos. Ses yeux gris étaient inhabituellement doux tandis qu'il lui souriait.

— C'est un plaisir, confirma Drago d'une voix caressante. Hermione.

Ce sourire sur sa figure était plus que troublant. De retour au manoir Malefoy, Drago ne l'avait jamais regardée comme ça. Hermione se sentait mal à l'aise comme jamais face à la présence du Serpentard. Elle ne remarqua même pas la manière dont elle alla chercher Jedusor et lui serra étroitement la main.

.

.

— -mais n'utilisez pas trop de chrysopes. Ils vous feront jacasser et, si utilisés en trop grande quantité, ils sont toxiques. Mieux vaut éviter ça en ajoutant du-

Jedusor décrocha encore une fois du cours de Slughorn. Son regard quitta le professeur au corps de morse et erra jusqu'à son voisin de table. Jedusor eut un sourire narquois en trouvant la Sang-de-Bourbe penchée sur son parchemin et griffonnant à toute vitesse. Il avait fait en sorte qu'Hermione soit assise du côté Serpentard de la salle, au grand désappointement de ses camarades. Plus spécialement Weasley qui lui jetait depuis le début du cours des regards assassins. Jedusor soupira d'ennui. Il aurait dû punir Hermione pour ne pas avoir été mise à Serpentard comme il le lui avait ordonnée. C'était embêtant.

— Maintenant, qui peut me dire la différence entre un philtre de Confusion et un philtre d'Embrouille ? prononça la voix tonitruante de Slughorn.

Jedusor grogna presque devant une question aussi ridicule. Complètement affligeant. Mais comme toujours, personne de ces élèves inutiles ne connaissaient la réponse. Jedusor leva paresseusement la main. Un sourire stupide étira le visage de Slughorn, puis il dit, comme il s'y attendait :

— Miss Rookwood ?

Jedusor se crispa, frappé par la surprise. Il ne s'y attendait pas. Maîtrisant avec précaution ses traits, il jeta un coup d'œil à Hermione. Elle souriait au professeur poliment et récitait :

— Même si les deux potions ont le même effet sur l'esprit, le philtre de Confusion cause seulement une confusion légère tandis que le philtre d'Embrouille est plus puissant. Le boire serait imprudent voire même dangereux.

Jedusor ne pouvait rien faire d'autre que de regarder sa Sang-de-Borube. Ses yeux brillaient et une légère rougeur apparut sur ses joues tandis Slughorn faisait son éloge devant les autres élèves. Eh bien, il le savait, que pour une Sang-de-Bourbe, elle était inhabituellement intelligente, pensa Jedusor tandis qu'il lissait d'un mouvement guindé sa cravate verte et argent. Il n'était pas surpris.

— Voyons voir, dit Slughorn avec allégresse, pathétiquement ravi que quelqu'un d'autre que Jedusor sache répondre à ses questions. Lors de la préparation du philtre d'Embrouille, que se passerait-il si l'on oubliait d'ajouter la peau de serpent d'arbre requise ?

D'accord, Jedusor devait l'admettre, c'était une question légèrement plus difficile. Mais cela ne lui posait toujours aucun problème pour lui, bien sûr. Mais il doutait sincèrement que quelqu-

Jedusor plissa les yeux en voyant la Sang-de-Bourbe lever sa main avec impatience… avant lui. Il fut englouti par une irrationnelle bouffée de colère.

— Les toxines de la peau du serpent d'abre agissent comme un narcotique, baissant le niveau d'inhibition, expliqua la Sang-de-Bourbe. Sans ça, la potion ne serait pas assez forte pour changer le comportement de l'utilisateur.

— Parfaitement vrai, Miss Rookwood, cria Slughorn joyeusement. Merveilleux. Encore cinq points pour Gryffondor.

Il frappa dans ses mains, souriant radieusement à Hermione. Jedusor voulait enlever ce misérable sourire sur le visage de son professeur. Comme si la question avait été difficile. Sérieusement ? Cinq points ?

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Hermione se sentait heureuse et soulagée. Elle s'était d'abord sentie effrayée par les Potions. Bien sûr, elle avait lu beaucoup de livres et avaient quelques connaissances théoriques sur les potions mais elle manquait sérieusement de pratique. Slughorn semblait pourtant bien l'aimer et Jedusor était son partenaire de potion donc elle ne devait vraiment pas s'inquiéter. Hermione sourit largement tandis qu'elle rangeait sa plume et ses parchemins pour pouvoir commencer la préparation du philtre d'Embrouille.

— Va chercher les ingrédients, lui aboya une voix froide.

Hermione se raidit et releva la tête. Jedusor lui lança un regard noir, un froncement de sourcil furieux sur le visage. Pourquoi était-il soudain si en colère ?

— Oui, Tom.

Hermione se leva promptement pour aller chercher les ingrédients requis. L'humeur de Tom n'avait pas changé d'un iota lorsqu'elle retourna à la table.

— Travailles sur la peau du serpent d'arbre, lui ordonna t-il d'un ton bourru.

Hermione acquiesça. Son estomac se noua douloureusement tandis que Jedusor l'ignorait royalement. Elle attrapa un couteau en argent. Ses sourcils étaient froncés par la concentration tandis qu'elle essayait de couper la peau. C'était beaucoup plus difficile que le suggérait les livres de potion et elle y arrivait difficilement.

— Regarde ce que tu fais, la réprimanda Jedusor durement.

Hermione releva la tête de sa peau de serpent mutilée. Les yeux bleus glacés de Jedusor erraient avec désapprobation sur le couteau d'argent dans sa main.

— Tu es en train de tout gâcher, l'accusa t-il.

Hermione se mordit la lèvre et baissa les yeux. Ses mains se tordirent nerveusement autour du couteau.

— Je suis désolée, Maî- Tom, murmura t-elle tremblante.

Elle sursauta légèrement lorsqu'il lui lança un regard assassin et gronda, cinglant :

— Continue ton travail.

Tremblante, Hermione continua à couper la peau de serpent. Elle sentait le regard sans merci brûler dans son dos tandis qu'elle utilisait maladroitement le couteau d'argent. Elle avait réussi à couper un morceau irrégulier de peau de serpend quand Jedusor siffla dangereusement :

— Hermione, tu fais exprès de m'agacer ?

— Non, nia t-elle rapidement. C'est juste que je-

Elle scruta avec précaution son visage en colère et confessa :

— Je n'ai jamais eu… en fait… l'opportunité de faire une potion auparavant.

Les yeux de Jedusor s'élargirent et il arqua ses sourcils en signe de surprise. Il réalisa soudain en la détaillant de ses yeux bleus austères.

— C'est ta première potion ?

Hermione acquiesça, embarrassée. Jedusor la fixait. Dès lors, la colère avait complètement quitté son visage et il l'étudiait simplement. Après un moment, il soupira et lui prit le couteau d'argent. Puis il attrapa la peau de serpent d'arbre. Tenant la peau, il commença à couper des tranches très fines.

— Tu vois ? expliqua Jedusor avec patience. Elles doivent toutes être de la même taille sinon la puissance de la potion sera réduite.

Hermione acquiesça et accepta le couteau qu'il lui tendait pour qu'elle puisse essayer. Après ça, le cours de potion se révéla assez intéressant.

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Ça avait été un long premier jour, décida Hermione en suivant Jedusor jusqu'à la salle commune des Préfets-en-chef. Les cours avaient été agréables et Hermione aimait vraiment être avec les Gryffondor mais elle se sentait incroyablement fatiguée. Ils atteignirent le sixième étage et Jedusor traversa d'un pas nonchalant un corridor désert. Il s'arrêta devant la statue d'un centaure. Jedusor donna le mot de passe.

— Conexus.

Le centaure fléchit ses jambes avant de leur laisser la voie libre, révélant l'entrée de la salle commune des Préfets-en-chef. Jedusor entra et Hermione se hâta derrière lui. Un soupir de soulagement la quitta quand les portes se refermèrent derrière elle et qu'ils furent seuls. Elle ne devait plus se cacher.

— Tu vas rester ici jusqu'au couvre-feu, informa Jedusor d'un ton sec. Je te ramènerai à la tour Gryffondor où tu te rendras directement jusqu'à ton dortoir.

Hermione, distraite, acquiesça tandis qu'elle observait la salle commune des Préfets-en-chef. C'était une pièce spacieuse. Une armoire et une petite bibliothèque se tenait dans un coin, deux escaliers menaient probablement aux dortoirs des Préfets-en-chef et une large fenêtre montrait une vue fantastique sur la Grande Salle et sur toute l'enceinte de Poudlard. Un canapé et une table basse se tenaient de manière attrayante près d'une immense cheminée. La pièce était plutôt douillette. Elle ressemblait un peu à la salle commune des Gryffondor, bien que celle des Préfets-en-chef ne laissait transparaître aucune des combinaisons de couleurs des quatre maisons.

Hermione marcha avec hésitation jusqu'au sofa. Jedusor était déjà assis sur le canapé et feuilletait apparemment les notes qu'il avait prises sur les cours d'aujourd'hui. Elle ne s'assit pas à côté de lui. Elle n'était pas sûr du comportement qu'elle devait adopter quand ils étaient seuls. Alors elle se tint debout à côté du sofa, tête baissée. Elle murmura :

— En quoi puis-je vous être utile, Maître ?

— C'est Tom, corrigea Jedusor sèchement sans même relever la tête. Et arrête de me vouvoyer.

— Bien sûr, Tom, fit-elle rapidement.

Jedusor soupira et releva finalement la tête de sa rédaction. Sa figure était impassible et l'indifférence miroitait dans ses yeux tandis qu'il l'observait. Puis il lui ordonna, exaspéré :

— Assieds-toi.

Hermione obéit volontiers et se laissa tomber sur le sofa. Entre les cours et les entrevues avec toutes ces nouvelles personnes, elle n'avait pas réalisé à quel point c'était épuisant de jouer le rôle d'une Sang-Pure. C'était un soulagement d'être seule avec Jedusor. Avec lui, elle n'avait pas besoin de jouer la comédie et de mentir.

Hermione jeta un coup d'œil à Jedusor. Il ne lui accordait toujours aucune attention. Lentement, elle se décala plus près de lui. Elle était maintenant assise si proche du sorcier que sa cuisse touchait presque la sienne. Plus proche et elle finirait sur les genoux de Jedusor. Il la regarda finalement. Un sourire entendu tordait sa bouche tandis que ses yeux glacés erraient sur elle.

— Alors, Penny te manque déjà ?

Hermione scruta ses yeux pénétrants. Elle hésita un court instant. Poudlard était intimidant, mais est-ce que Penny, la servante de la famille Malefoy, lui manquait ? Hermione secoua rapidement la tête. Le petit sourire de Jedusor s'élargit. Il leva son bras, l'enroula autour des épaules d'Hermione et la ramena vers lui.

— Elle ne me manque pas non plus, mumura Jedusor.

Il revint à ses notes et les ressassa pendant que sa main caressait innocemment les cheveux d'Hermione. Bien qu'elle ne le devrait probablement pas, Hermione appréciait son corps chaud à côté du sien. Elle se pencha involontairement sur le côté de Jedusor et se pelotonna sur son flanc gauche, se sentant en sécurité.

— Merci, chuchota Hermione d'une voix à peine audible.

— Hm ? fit Jedusor en arquant un sourcil curieux.

Hermione passa un bras audacieux autour de Jedusor et se pressa plus fort contre lui. Scrutant ses yeux d'un bleu profond, elle dit doucement :

— Merci pour… tu sais, m'avoir autorisée à aller à l'école.

Un rictus insidieux glissa sur les traits de Jedusor. Ses yeux se dirigèrent lentement vers elle, un amusement sinistre les traversant.

— Je t'en prie, dit finalement Jedusor, la suffisance dégoulinant de ses lèvres. Je suppose que tu me dois quelque chose maintenant.

— Hm…

Hermione ne savait pas quoi dire. Jedusor n'attendait pas une réponse de toute manière. Il se pencha vers elle et pressa avec assurance ses lèvres sur les siennes. Encore une fois, les doutes d'Hermione furent avalés par un picotement plaisant qui naissait dans son ventre et qui se diffusait à travers tout son corps. La sensation des lèvres de Jedusor sur les siennes étaient tout bonnement incroyable. Hermione savait qu'elle ne devait pas aimer ça. Son baiser était exigeant et ne soulevait aucune résistance tandis qu'il l'approfondissait. Hermione soupira légèrement quand sa langue s'enroula autour de la sienne.

Quand Jedusor la relâcha enfin, elle se sentait électrisée et ne savait pas quoi dire ou faire devant une telle situation. Son cœur battait de manière irrégulière quand elle entra en contact avec ces yeux couleur abysse. Le sourire hautain était revenu sur son visage. Il tira Hermione vers lui et la déposa sur le sofa.

— J'ai oublié de dire, dit-il simplement, semblant pas du tout affecté par ce qui venait de se passer. Je veux que tu rejoignes un club.

Hermione, encore chamboulée, plissa les yeux et le regarda.

— Je croyais que je n'étais pas autorisée à rejoindre de clubs, dit-elle en respirant difficilement.

Il sourit d'un air suffisant.

— Celui-là est une exception.

— Oh. D'accord. Lequel ?

Elle étudia le beau visage de Jedusor avec suspicion et espéra profondément qu'il ne voulait pas qu'elle rejoigne le club de Quidditch. Même si Ron avait essayé de convaincre Hermione que le Quidditch était le meilleur jeu du monde, elle, franchement, ne partageait pas son enthousiasme. Le Quidditch sonnait comme quelque chose de parfait pour se casser un bras ou une jambe. Et Hermione en avait déjà eu assez de ça dans sa vie.

— Tu vas rejoindre le club de DCFM (*), ordonna Jedusor avec un sourire narquois.

— DCFM ? marmonna Hermione, essayant de se souvenir de ce club mais rien ne lui venait à l'esprit. Qu'est-ce que c'est ?

— Duels Conjoints aux Forces du Mal. C'est un club ouvert aux sixièmes et septièmes années seulement.

— Un club de duel..., médita Hermione.

Elle lui jeta un coup d'œil.

— Vous pensez que c'est une bonne idée ?

Il plissa les yeux et lui demanda durement :

— Tu doutes de moi ?

Hermione secoua rapidement la tête.

— Non. C'est juste que…

Elle évita son regard orageux et murmura :

— Je ne pense pas que je sois assez bonne. Je veux dire, c'est ouvert seulement pour les sixièmes années et … techniquement je suis une première année.

Jedusor grogna dédaigneusement.

— Je suis absolument sûr que tu vas t'en sortir.

Hermione le regarda avec scepticisme.

— Tu te souviens quand on était en Albanie et que tu m'as autorisée à avoir ma baguette pour la première fois ?

Il acquiesça. Hermione confessa timidement :

— C'était en fait… Je veux dire que c'était la première fois de ma vie que j'affrontais quelqu'un en duel. Rejoindre ce club de duel serait peut-être trop…

Jedusor soupira et secoua la tête en signe d'indulgence.

— Hermione, crois-moi quand je te dis que tous les autres élèves sont des idiots incapables. J'ai passé avec eux plus de six ans de cours.

Avec condescendance, il continua :

— Tu seras parfaitement bien au club de DCFM. Je suis sûr que tu réussiras.

Un léger sourire s'épanouit sur le visage d'Hermione en entendant ces mots encourageants. Mais malheureusement il ne s'arrêta pas et continua d'une voix où la menace enroulait chacun de ses mots, sans qu'on puisse s'y méprendre.

— Et si ce n'est pas le cas, je serai très en colère contre toi, Hermione.

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'The night is darkening round me,

The wild winds coldly blow;

But a tyrant spell has bound me

And I cannot, cannot go.'

- Emily Jane Brontë (*1818 †1848)


* Dans la version anglaise, le cours de Défense Contre les Forces du Mal (DCFM) se dit Defence Against the Dark Arts (DADA). L'auteure de la fic a gardé les mêmes initiales, DADA, mais en changeant leur sens: Duelling And Dark Arts soit littéralement Duel Et Magie Noire.

edit du 29/07/2016: sur une idée d'un anonyme génial, nous garderons les initiales DCFM qui désigneront désormais: Duels Conjoints aux Forces du Mal.