Bonjour tout le monde. Je sais, ça fait vraiment longtemps que je n'ai pas posté, mais comme vous le savez, je viens d'emménager dans ma nouvelle maison... Je suis très contente, mais c'est beaucoup de travail alors ça me laisse beaucoup moins de temps pour la traduction et vous m'en voyez très désolée. Mon couple préféré me manque à moi aussi… ;-(
Alors, pour vous remettre en contexte, Edward a laissé Bella chez ses parents pour allez interroger James. Bonne lecture!
BPOV
J'étais donc là, parmi la famille d'Edward, à les observer boire du thé. Je ressentis une tristesse m'envahir en les regardant rire et s'intéresser à leurs vies respectives. C'était quelque chose que je n'avais jamais eue, que je n'avais jamais connue. Mais dans un sens, j'étais heureuse de finalement voir ce que ça voulait vraiment dire d'aimer ses enfants. En dépit de l'inquiétude qui ravageait mes nerfs, cela me fit sourire.
Edward était parti, mais mes pensées étaient toujours tournées vers lui. J'avais peur, plus que peur même, de ne plus jamais le revoir. Je lui avais exprimé mes craintes lorsque nous avions fait le voyage jusqu'à Seattle et ensuite je lui avais dit que tout irait bien pour moi. Ce qui bien sûr était un mensonge. J'avais seulement dit ça pour lui. Il avait un travail à faire et il n'avait pas besoin de s'inquiéter pour moi. Mais ne pas savoir exactement où il allait, ni connaître les gens qu'il allait rencontrer me rendait folle d'inquiétude.
Et je n'avais pas pu le serrer dans mes bras, ni l'embrasser avant son départ. Au lieu de cela, je n'avais pu que le regarder pour lui communiquer mes pensées en le fixant du regard. Il m'avait retourné mon regard, et notre amour non dit avait reflété dans nos yeux. Au moins, je savais que je l'aimais. Basé sur ce que disaient ses pupilles émeraude à ce moment-là, j'avais le sentiment qu'il m'aimait aussi.
Avec mes yeux, je lui avais dit d'être prudent et de revenir vers moi rapidement. Que je l'aimais et que j'avais besoin de lui dans ma vie. Le bavardage de sa famille s'était entièrement tut et tout était silencieux autour de nous. Je ne serais jamais certaine si quelqu'un avait remarqué notre échange, mais à ce moment-là, cela n'avait pas d'importance.
La seule personne qui existait dans le monde était Edward.
Puis, il était parti et son absence s'était immédiatement fait sentir. Je n'avais jamais prié auparavant, mais je me mis à prier.
Mon Dieu, faites qu'il revienne…
Durant les instants suivant, je restai assise avec sa famille et j'essayai de me calmer. Mes lèvres s'arquèrent dans un petit sourire tandis que j'écoutai leur légère conversation et répondis aux questions.
« Alors Bella, aimes-tu le Nord-Ouest du Pacifique? Edward a dit que tu es de Phœnix », demanda Esmé.
« C'est beau ici. J'aime les arbres », répondis-je.
Puis le Dr Cullen demanda : « Planifies-tu d'aller à l'école ou essaies-tu tout simplement de fuir le désert? » Il sourit. Il avait les dents les plus blanches que je n'avais jamais vues.
« Hum, c'est plus que juste essayer de fuir », dis-je tristement.
L'ambiance de la pièce changea lorsque les mots sortirent de ma bouche. Je réalisai instantanément que c'était la mauvaise chose à dire. L'atmosphère qui avait été joyeuse et légère était maintenant mélancolique. Un rapide coup d'œil autour de la pièce me révéla leurs expressions compatissantes, mais curieuses. Personne ne me demanda de détails et je leur en étais très reconnaissante, mais leurs regards interrogateurs me mettaient mal à l'aise et je pris une maigre gorgée de mon thé.
Le soulagement m'envahit lorsque Jasper prit la parole et demanda au Dr Cullen une question qui s'inscrit à peine dans ma tête. Il me jeta un coup d'œil de côté et je le remerciai silencieusement d'avoir retiré l'attention de sur moi en lui souriant. L'attention des autres se tourna ailleurs et je poussai un gros soupir en essayant de me détendre.
« Bella », dit soudainement Alice.
Elle me fit sursauter, et ma main déjà tremblante fit tinter la glace dans mon verre.
Elle s'affala sur le canapé à côté de moi. « Aimes-tu rester avec mon frère? Il est tellement paresseux, ne trouves-tu pas? », demanda-t-elle en ricanant.
J'ouvris ma bouche pour répondre, mais j'entendis : « Oh ouais, est-ce que mon frère t'a déjà botté », demanda Emmett d'une voix joueuse.
Ceci fut suivi par le son de la main de Rosalie qui frappa l'arrière de la tête d'Emmett. « Ferme-là grand nigaud! Tu ne peux pas lui demander ça! »
Emmett rit. « Pourquoi pas? C'est une question légitime. Il est seul dans son appartement avec une fille, alors ce n'est qu'une question de temps. »
Mes yeux s'agrandirent durant une seconde, puis je regardai le sol. Il plaisantait, je le savais. Mais il était difficile de cacher mon malaise face à la « discussion », surtout qu'à la base, il avait raison. Je m'agitai dans mon siège et pris une autre gorgée de mon verre.
« Non, ce n'est pas qu'une question de temps », intervint Alice. « Edward est beaucoup trop concentré sur son travail pour se préoccuper d'une petite amie. »
« Exactement. Je ne crois pas que quelque chose pourrait le distraire en ce moment. Il débute sa carrière », ajouta Jasper.
Je n'eus pas la chance de parler, ce qui était parfait pour moi. Je regardais nerveusement autour de la pièce, me forçant à sourire pour tenter de conjurer mon appréhension. Esmé et le Dr Cullen semblaient être amusés par tout cet échange.
« Je suis d'accord avec Rosalie… excepté pour le grand nigaud », déclara le Dr Cullen et tout le monde se mit à rire.
Alice éloigna son attention du groupe pour la ramener vers moi, et d'une vois basse qui ne s'adressait qu'à moi, elle dit : « Mais vraiment, Edward est l'homme le plus déterminé que je connais. Ignore Emmett. »
Je soupirai et hochai la tête. « Ouais, il semble vraiment aimer son travail. »
Elle secoua légèrement la tête. « C'est plus que ça. Ça a quelque chose à voir avec ce qui s'est passé lorsque nous étions petits. Tu vois, Carlisle et Esmé nous ont adoptés. »
« Je sais. Il m'a raconté ce qui est arrivé à vos vrais parents. »
Elle eut l'air un peu surprise. « Ah oui? »
Je me demandai si je n'aurais pas dû me taire. « Euh, ouais. Un soir nous nous ennuyions et nous avons joué à Jenga vérité ou défi. » Je sentis mes joues se mettent à rougir en me rappelant ce soir-là et notre premier vrai baiser.
« Oh, eh bien, oui. Nos parents sont morts, et depuis, Edward a toujours voulu être détective. C'est comme une mission. »
Mission? Mes sourcils s'arquèrent. « Que veux-tu dire? »
Elle réfléchit un instant. « As-tu déjà vu Le Silence des Agneaux? »
Je hochai la tête.
« Edward est un genre de Jodi Foster. Il a cette mentalité que peut-être que s'il sauve une seule personne ou résout un cas, il trouvera en quelque sorte une conclusion », expliqua-t-elle.
« Il ressent le besoin de trouver une conclusion? », demandai-je, curieuse.
« Eh bien, ils n'ont jamais trouvé le tueur de nos parents », dit-elle tristement.
Mon cœur, déjà marqué par ma propre douleur du passé, se brisa encore plus pour Edward. Il était hanté comme je l'étais. La douleur d'Edward, de son frère et de sa sœur était le contraire de la mienne, mais je la comprenais entièrement.
Je sais qui est le tueur de mon père…
« Je suis si désolée, Alice. Il ne m'a dit cette partie. »
Elle sourit et frotta doucement mon bras durant un moment. « Ça va. Bien sûr qu'il ne te l'a pas dit. Quoi qu'il en soit, c'est pourquoi il lui faudrait beaucoup de distraction. Cet homme devrait vraiment être amoureux d'une fille. »
Je mordis ma lèvre et étouffai un rire. L'exaltation déferla en moi tandis que ses mots me donnèrent l'espoir, que peut-être j'étais la fille dont elle parlait. Edward m'avait fait l'amour. Ses mains connaissaient mon corps comme personne avant lui, et il m'avait dit qu'il me voulait. Quand il me regardait, c'était comme s'il me comprenait sans que j'aie besoin de dire quoi que ce soit.
« Ouais, je suppose », fut tout ce que je dis.
Edward arriva quelques heures plus tard. Alice me serra dans ses bras en exigeant pratiquement que j'aille faire du shopping avec elle un de ces jours. J'acceptai passivement, ne sachant pas si je serais dans les parages assez longtemps pour retourner à Seattle. À ce stade, rien n'était sûr.
Le retour à Forks se fit dans un évitement évident de la part d'Edward. Il tint affectueusement ma main en me parlant de choses banales, évitant clairement de discuter des détails de l'endroit où il était allé ce jour-là. Je m'en fichais; le revoir était tout ce qui m'importait.
Au moment où il passa le seuil de la maison des Cullen, je dus m'empêcher de me jeter dans ses bras. Ses yeux se fixèrent aux miens et je sentis tout de suite l'intensité entre nous.
Elle menaça de me submerger jusqu'à ce qu'il se tasse sur le côté de la route, cinq minute après que nous ayons quittés l'allée.
Il mit la voiture en mode stationnement avant d'enrouler ses bras autour de ma taille. Mes yeux s'humidifièrent alors que je m'accrochai à lui, le tenant contre moi.
« Mon Dieu, je suis si heureuse de te voir », dis-je d'une voix secouée par l'émotion.
« Je t'ai dit que je reviendrais », dit-il dans mes cheveux.
Je fermai mes yeux et le serrai plus fermement, me perdant dans le confort apaisant de son étreinte. Il inclina la tête et appuya doucement ses lèvres contre mon cou. Une chaleur me traversa lorsque son souffle chatouilla ma peau. Sa bouche embrassa la ligne de ma mâchoire et continua à remonter jusqu'à ce qu'elle recouvre la mienne. Nous nous embrassâmes fermement, cédant à l'immense soulagement que nous ressentions tous les deux. Mes doigts s'enfoncèrent dans ses cheveux et bien que l'atmosphère dans la voiture était intense, nous étions tous les deux silencieux, calmes. Il y avait une paix entre nous, comme si nous nous trouvions dans l'œil d'une tempête. Nous étions simplement heureux d'être à nouveau ensemble.
Il libéra mes lèvres et appuya son front contre le mien.
« Retournons à la maison », dit-il doucement.
Je souris. « D'accord. »
Le sourire resta sur mon visage durant tout le retour vers Forks, jusqu'à ce que nous arrivions dans le stationnement du complexe d'Edward. Il arrêta la voiture et se tourna vers moi avec une expression d'appréhension sur le visage.
Il semblait être sur le point de dire quelque chose qu'il regrettait déjà.
« Bella… sais-tu comment utiliser une arme à feu? »
Mes yeux s'agrandirent.
« Je déteste les armes », répondis-je rapidement.
Une large ligne se forma dans son front. Il connaissait le sens de mes mots.
« Ouais, bien sûr que tu les détestes. C'est une question stupide. Je suis désolé », dit-il avec compassion en serrant ma main.
« Mais pourquoi me demandes-tu ça? »
Il secoua la tête, hésitant à répondre. « C'est juste que je vais m'inquiéter pour toi quand je serai au travail. Mais peu importe, je vais m'inquiéter de toute façon. » Ses lèvres remontèrent dans un sourire qui n'atteignit pas ses yeux.
Je laissai filer, pleinement consciente qu'il retenait quelque chose pour ne pas me faire peur.
Mais ses répliques évasives ne faisaient rien d'autre que me rendre encore plus craintives.
Cette nuit là, je ne pus dormir. Je restai étendue dans les bras d'Edward, et les mots d'Alice résonnèrent très fort dans mes oreilles, comme si elle était toujours assise à côté de moi. Ne sachant pas si Edward était réveillé ou pas, je l'appelai à voix basse.
« Ouais? », répondit-il immédiatement.
J'hésitai, réalisant que j'allais possiblement emmener un sombre sujet.
« Je suis… désolée pour tes parents. Que le tueur n'ait jamais été retrouvé. »
Il soupira. « Laisse-moi deviner. Alice te l'a dit? »
« Eh bien oui, elle l'a mentionné. Je suis désolée, Edward. Je n'aurais pas dû en parler. »
Il pencha sa tête et embrassa mes cheveux. « Ça va, Bella. Ça ne me dérange pas d'en parler avec toi. »
Je souris, contente qu'il ait confiance en moi. « Elle a dit que c'est pour ça que tu as toujours voulu être détective. »
« Je veux juste aider les gens pour qu'ils n'aient pas à subir ce que nous avons vécus. »
Je frottai mon nez contre lui, le glissant le long de son cou. « Je t'admire, Edward. »
« Moi aussi. »
Je me figeai et ma respiration s'arrêta. « Pourquoi? »
« Parce que tu pourrais haïr le monde, haïr les gens, et tout après ce que tu as vécu, mais tu es toujours une personne gentille et douce. Tout comme moi, tu essayes de faire ta vie. »
Qu'il me voie de cette manière me fit monter les larmes aux yeux. Cet homme était bon, ne jugeait pas les gens et il… m'admirait? J'ouvris ma bouche et les mots « je t'aime » menacèrent de passer entre mes lèvres, mais je m'arrêtai et au lieu je dis : « merci ».
Il se mit sur le côté et s'ajusta pour être au niveau de mes yeux sur le lit. Ses doigts dessinèrent une ligne de ma joue jusqu'à mon épaule nue tandis que ma main se posa sur son torse.
« Pourquoi t'a mère est-elle partie? », demanda-t-il dans un murmure.
Mon cœur se serra tandis que la douleur qui dormait depuis longtemps de l'abandon de ma mère se réveilla subitement.
Je déglutis avec difficulté. « Euh, elle ne s'est jamais soucié de moi, et deux ans après la mort de mon père, elle a dit qu'elle ne pouvait plus vivre avec une meurtrière. Elle est partie vivre avec Phil parce que de toute façon, j'avais presque dix-huit ans. »
Il secoua la tête, la mâchoire tendue. « C'est de la foutaise. Tu sais que tu n'es pas une meurtrière, hein? »
Je le regardai dans les yeux. La logique, ainsi que les tribunaux m'avaient toujours dit que je ne l'étais pas. Personne dans ma vie n'avait été présent pour renforcer ça. Je savais que ce qu'Edward venait de dire était vrai. Et pour la première fois, je me sentais complètement disculpée. Le poids de la mort de mon père n'était plus sur mes épaules.
Je hochai la tête et me penchai pour l'embrasser. En ce moment, je me sentais libre.
EPOV
J'allai au travail le lendemain en sentant toujours la piqûre de l'information que j'avais appris à Seattle. J'avais toujours su que la personne responsable de la mort de Lauren pouvait possiblement encore être à Forks, mais maintenant, j'en étais presque certain. À moins que ce prétendu « client » avait déjà quitté la ville.
Je savais où mes recherches allaient commencer. J'allai directement au dossier, qui jusqu'ici, n'avait donné que des informations inutiles. Même les messages sur la boite vocale de Lauren n'avaient pas été utiles. La plupart des appels entrants étaient limités, et ceux que nous avions pus identifier étaient de la famille ou avaient été exclus de la liste des suspects au début en tant qu'amis proche. J'apportai l'épais dossier avec moi dans la petite salle des preuves du poste. Je savais quel numéro de boîte chercher.
Lauren Mallory : Affaire No. 127: 01, 02, 03
Je sortis les boîtes une par une, passant à travers le contenu avec le regard vigilant. Les minutes passaient et ma recherche ne donnait apparemment rien, ce qui fit monter ma frustration. Et lorsque je fouillai dans la dernière boîte, je n'avais toujours rien trouvé à utiliser. Je tassai les papiers qui se trouvaient devant moi avant de les lancer dans un accès de colère.
« Merde! », m'écriai-je. Je passai mes doigts dans mes cheveux, exaspéré, et j'étais sur le point de répéter « merde », lorsque quelque chose attira mon attention.
Au fond de la boîte, il y avait un petit morceau de papier déchiré avec quelque chose d'écrit dessus. Je le pris, plissant les yeux pour essayer de lire les petits caractères. La calligraphie suggérait l'écriture d'une femme. Les chiffres étaient écrit en pente délicate et en boucle; pas de lignes dures et droite venant de l'écriture d'un mâle typique. Je regardai les chiffres durant un moment et réalisai ce qu'ils étaient.
« 3-4017. »
C'est une partie d'un numéro de téléphone, me dis-je. Bien que je ne savais pas comment je le savais, je le savais.
Voilà pour ce chapitre. Je vais essayer de faire plus vite pour la suite, mais je ne vous promets rien car je veux traduire le dernier chapitre d'Edward's Eclipse avant et j'ai juste 3 pages de fait.
Bisous xoxo et bon congé Pascal.
Miss Lunatik
