Bonne lecture^^
I will :
Chapitre 12 : Réveil, recherche d'appartement et découverte.
Le clapotement incessant de l'eau sur la fenêtre de la chambre réveilla Edward. Il ouvrit très lentement les yeux et chercha avec sa main quelque chose ou plutôt quelqu'un à côté de lui mais ne trouva qu'une place vide. Déçu, il se redressa tranquillement pour se retrouver en position assise sur le grand lit de la chambre d'hôtel. L'orage qui grondait cachait le léger bruit de la douche que réussit à percevoir Ed après une plus grande attention de sa part. Cinq minutes plus tard, il n'entendit plus que le tonnerre, un éclair qui s'abattit non loin de l'hôtel l'aveugla. La porte de la salle de bain s'ouvrit et laissa apparaître Winry seulement habillée d'une serviette qui lui entourait la poitrine et qui s'arrêtait au dessus de ses genoux. Sans comprendre le pourquoi du comment elle se jeta dans ses bras et le serra fortement comme pour s'assurer qu'il était bien là et qu'il n'irait nulle part :
_ Winry ?!
Les cheveux encore mouillés et détachés de Winry chatouillaient le visage d'Ed et le parfum de ces derniers l'enivrait. Le tonnerre gronda de nouveau et Winry sursauta. Edward la serra dans ses bras à son tour. Le contact du métal de la main gauche d'Edward sur sa peau fit frissonner Winry :
_ Hey, tout va bien, je suis là, ne t'inquiètes pas, la rassura-t-il.
_ Tu ne partiras pas, hein ?
_ Pourquoi est-ce que je partirais ? Je suis très bien ici, dans ce monde, dans cette ville… avec toi.
Il déposa un baiser dans ses cheveux :
_ Vous ne repartirez pas dans de longs voyages ?
_ Pourquoi Al à récupéré son corps, il va s'occuper de la bibliothèque d'alchimie et puis pour ton futur magasin il te faut au moins un client potable et qui revient souvent, plaisanta-t-il.
Elle rit légèrement aux stupidités d'Edward :
_ Mince Al, s'exclama-t-il, il fallait que je l'appelle pour le prévenir que nous étions bien arrivés.
Winry desserra son étreinte et plongea ses yeux bleus dans ceux dorés d'Edward. Ce dernier approcha son visage de celui de sa bien-aimée et l'embrassa passionnément. Elle répondit avec ardeur au baiser. Après ce très long échange, Winry se sépara bien à contre cœur d'Ed, qui lui n'était pas de cet avis :
_ Je croyais que tu devais prévenir Alphonse que nous étions bien arrivés ?
_ Il peut bien attendre encore un peu, non ?
_ Edward Elric je croyais que nous devions chercher un appartement ! S'exclama-t-elle.
_ Mais il pleut ! Fit-il avec une moue boudeuse.
Il continua alors ce qu'il était alors entrain d'entreprendre, c'est-à-dire s'occuper du cou de Winry. Elle réussit à se dégager après un très gros effort mental et physique pour qu'Ed la lâche :
_ Non, il est hors de question de rester dans cette chambre toute la journée et y rester encore plus longtemps. Et puis, tu sais il y une invention très efficace contre la pluie, ça s'appelle le parapluie.
Grognon, il alla dans la salle de bain afin de prendre une douche et de se préparer pour qu'ils cherchent tous les deux un appartement où vivre et accessoirement un magasin pour Winry. Au bout de vingt minutes, les deux tourtereaux furent prêts et descendirent à la réception. Edward demanda s'il pouvait utiliser le téléphone. Suite à l'accord du réceptionniste, il composa le numéro qu'il souhaitait et attendit que quelqu'un lui réponde :
_ « Allo ? », dit une voix rouée par l'âge.
_ Mamie Pinako, c'est Edward. Est-ce que je pourrais parler à Alphonse ?
_ « Je vais aller te le chercher, patiente un peu »
Cela faisait à présent dix minutes qu'il attendait que son frère reprenne le combiné et que le réceptionniste le regardait bizarrement. Winry s'était assise dans l'un des canapés qui se trouvaient à l'accueil et lisait le journal pour trouver des annonces pour un futur appartement ou magasin. Un jeune homme brun s'assit sur le même canapé, ce qui attira son attention. Elle releva la tête de sa lecture et le regarda un instant avant de reprendre là où elle en était. Edward était toujours accroché au téléphone. Il se dit que si son frère n'arrivait pas dans la minute qui suit il allait raccrocher :
_ « Allo ? »
_ Al ?! Enfin, tu faisais quoi ? Ca fait une plombe que je t'attends !
_ « Qui sait ? » Demanda Alphonse.
_ Alphonse c'est moi Ed !
_ « Ah oui ! Celui que j'appelais grand-frère, et celui qui ne pas appeler pour me dire que lui et sa petite amie accessoirement ma meilleure amie étaient bien arrivés à Central, peut-être que je me souviens »
_ Al c'est bon je m'excuses, je voulais t'appeler hier mais pas mal de truc se sont passés et je n'ai pas pu.
_ « … »
_ Al !!!!
_ « C'est bon je plaisante, bon alors vous êtes bien arrivés alors ? »
_ Oui et toi la construction de la bibliothèque ça avance ?
_ « Oui et très rapidement, une alchimiste est venue m'aider et ça prend très rapidement forme, répondit-il à son ainé. »
_ Et dis-moi cette alchimiste elle est mignonne ? Demanda Ed un sourire accroché au visage que ne pouvait voir Alphonse.
_ « Mais en quoi cela t'intéresse-t-il ? »
_ Bah pour savoir quand si je dois prévoir des vacances pour ton mariage évidemment !
_ « ED !!!!!!!! Et puis quoi encore ! Occupes toi des tes affaires ! »
Edward tourna la tête vers Winry et vu qu'un homme lorgnait sur le décolletait de SA petite-amie.
_ Tu as raison c'est ce que je vais faire, dit-il d'un ton énervé.
_ « Que se passe-t-il ? »
_ Un abruti est entrain de lorgner sur elle, répondit-il.
_ « Je vois, bon et bien je te laisse lui régler son compte, moi je vais continuer la construction avec Tara »
_ A plus Al et passe le bonjour de ma part et Winry à ta petite amie, salua Ed.
Alphonse soupira à travers combiné et salua son frère avant de raccrocher.
Du côté d'Edward celui-ci revint vers Winry avec la ferme intention de faire dégager le gars qui reluquait sa petite-amie :
_ … Je suis étonné qu'une aussi jolie fille que vous soit toute seule…
_ Je ne suis pas toute seule, répondit-elle.
_ Ah, et qui est l'heureux élu ? Demanda-t-il déçu.
_ Moi, répondit une voix grave derrière l'inconnu.
Ce dernier se retourna pour voir à quoi pouvait ressembler le petit ami de sa nouvelle proie. Il vu alors le regard plus que meurtrier d'Edward, mais cela ne l'effraya pas. Winry qui regardait la scène craignait le pire, elle préféra intervenir avant qu'il n'y est un véritable carnage :
_ Ed, allons-y, murmura-t-elle.
_ bah alors le minus on a peur de se prendre une raclée, faut que ta petite amie intervienne, provoqua-t-il.
Edward demanda gentiment à Winry de le lâcher afin qu'il puisse régler le compte à ce guignol qui ne sait pas à qui il a affaire :
_ …
_ Monsieur Elric, interpella le réceptionniste, un appel pour vous.
Edward maudit intérieurement l'auteur de l'appel qui venait de le déranger dans une baston :
_ Allo ?! Dit Ed passablement énervé.
_ « Ed, évite de te battre à tout bout champs, cela t'éviteras de casser ton automail et de recevoir la clé de Winry sur la tête, conseilla son interlocuteur. »
_ Al ?! Mais comment ?
_ « C'est toi-même qui l'a dit, je suis devin, déclara-t-il en raccrochant »
Edward raccrocha à son tour en souriant :
_ Que voulait-il ? Questionna Winry.
_ Me donner un très bon conseil, allez on y va, la journée va être longue.
Il prit Winry par la main et l'entraîna hors de l'hôtel sans oublier un parapluie pour éviter de se retrouver trempés en quelques minutes. Mais le jeune homme qui avait tenté de draguer Winry la retint par le bras et l'attira à lui :
_ Pas si vite, dit-il.
Edward allait intervenir quand Winry envoya un coup de coude les côtés du jeune homme, lui écrasa violemment l'un de ses pieds avec son talon et finit par une droite dans le nez qui le mit KO et évanoui sur le sol de l'hôtel. Edward la regardait ébahi et se demandait où elle avait appris à faire ça :
_ Non mais franchement, il se prend pour qui celui là, s'exclama-t-elle.
_ Où… Où as-tu …
Il ne put finir sa question trop estomaqué pour continuer :
_ Où j'ai appris ses mouvements ? C'est Riza qui me les a montrées, déclara-t-elle.
_ Cool.
Il déposa un chaste baiser sur ses lèvres et sortirent de l'hôtel sous les regards effarés des clients et des employés.
Dans un appartement du centre ville, un couple dormait paisiblement enlacé et ne souhaitant pas se réveillé. C'était leur jour de congé et ils allaient en profiter un maximum. Malheureusement pour eux, l'un des habitants de l'appartement n'était pas du même avis. Il se rua sur le lit et réveilla en sursaut le couple. La jeune femme ordonna à son chien de descendre immédiatement et d'aller dans la cuisine. Il descendit alors le regard triste, déçu d'être passé au second plan. Dix minutes plus tard dans la cuisine, Riza préparait un petit déjeuner copieux et Roy s'amusait avec Hayate. Finalement, cette situation n'était pas plus mal, pensa le chien léchouillant la main de Roy. Ce dernier regarda par la fenêtre et vit le mauvais temps qui s'annonçait :
_ On va devoir rester à l'intérieur, il risque de pleuvoir toute la journée, avança-t-il.
Il n'aimait pas la pluie, c'était bien connu, la pluie et l'humidité ne facilitait pas son alchimie et puis il aimait la pluie tout court. Riza le vit se morfondre en regardant par la fenêtre. Elle posa une tasse de café devant Roy et posa la sienne non loin de l'autre. Elle vint s'asseoir sur les genoux de son homme et le fit arrêter sa contemplation pour l'embrasser. Il répondit à son baiser sans plus attendre.
A bout de souffle, ils se séparèrent à regret :
_ Finalement, ce n'est pas si mal qu'il pleuve toute la journée, dit-il en déposant de nouveau ses lèvres sur celles de sa dulcinée qui rit à la remarque.
Il s'étala de tout son corps sur le lit épuisé. Ils venaient de parcourir tout la ville sous la pluie à la recherche d'un appartement. Mais ils ne trouvèrent rien de par eux-mêmes. Ils ont décidés d'un commun accord qu'ils iraient dans une agence immobilière pour trouver plus rapidement ce qu'ils veulent. Winry se changea rapidement sous le regard interrogateur de son petit-ami :
_ Qu'est-ce que tu fais ?
_ Riza m'a dit qu'aujourd'hui était son jour de congé, et ça fait super longtemps que je ne l'ai pas vu, annonça-t-elle.
_ Et hier, on l'a bien vu ?
_ Cela fait longtemps que l'on n'a pas discuté entre filles, dit-elle.
_ Aaaaaahhhh, oui c'est sûr. Tiens maintenant que j'y pense, hier après le café, tu semblais te souvenir de quelque chose, qu'est-ce que s'était ? Demanda Ed curieux.
Winry fouilla dans sa mémoire de quoi pouvait bien parler Edward. Au bout de quelques secondes, elle se rappela :
_ En fait je croyais que le mari de la sœur du général était un prince d'un pays voisin, parce qu'il ressemblait énormément au roi actuel, déclara-t-elle. Mais je dois me tromper, je ne pense pas qu'un prince travaillerait comme mercenaire dans un café de Central, finit-elle.
_ Qui sait.
Elle s'approcha d'Edward qui était toujours affalé sur le lit et l'embrassa avant de se sauver rapidement, le laissant seul avec ses maux de pieds et ses affaires trempés.
Elle courait sous la pluie avec son parapluie en main. Heureusement pour elle, l'hôtel n'était pas très loin du centre ville où se trouvait l'appartement de son amie. Elle frappa plusieurs coups à la porte et attendit qu'on vienne lui ouvrir. La porte s'ouvrit et elle resta interdite devant la personne qui se présentait à elle :
_ Gé… Général ? Réussit à articuler Winry sous le choc.
Il fit une grimace qui indiqua sa stupidité, qu'elle idée d'aller ouvrir alors qu'il n'était pas chez lui, avec sa chemise pas encore boutonné et les cheveux encore humides. Il la laissa entrer. Elle affichait un sourire qui ne semblait plus la quitter et qui inquiétait l'alchimiste de flamme. Riza fit alors son apparition dans le salon pendant que Roy finit de boutonner sa chemise et une Winry tranquillement assise dans le canapé attendant surement des explications. Le brun quitta rapidement l'appartement en saluant Winry d'un signe de tête et se sauva comme un voleur prit en flagrant délit. Winry décida de couper le silence qui s'était installé en commençant à rire. Entre deux rires elle réussit à parler à Riza :
_ Alors, si je m'attendais à ça, s'exclama-t-elle.
Et elle repartit dans son fou rire, et mit encore plus Riza dans l'embarras. Voyant que son amie semblait plus que gênée, elle s'arrêta :
_ Racontes moi tout ! S'enthousiasma-t-elle.
_ A une seule condition, qu'ensuite tu me racontes tes vacances sans oublier quoique soit, marchanda la militaire.
_ D'accord, marché conclu.
Elles frappèrent dans les l'un de l'autre et Riza commença son récit sous les oreilles attentives de Winry.
Fin chapitre 12 : Réveil, recherche d'appartement et découverte.
J'espère que cela vous a plu, laissez vos impressions si vous le voulez.
Au prochain chapitre Haru de la goldenpair.
