HELLO =)

Voici un nouveau petit chapitre rien que pour vous! Et je n'ai même pas attendu un an pour le poster, je suis assez fière, haha. BREF! Petite nouveauté pour ce chapitre, j'ai ajouté des images sur mon blog lady -lyly choo .skyrock .com (enlevez les espaces), pour que vous puissiez voir un peu ma vision des personnages, des vêtements etc. J'ai aussi répondu aux reviews. Enfin, assez de blabla, place à la lecture!


Chapitre 11

En cet instant, il se dit qu'Hermione Grinston pouvait être intimidante. Elle avait planté ses grands yeux chocolat dans les siens, et lui transmettait toutes ses émotions de haine et de dégoût. Malgré tout, le Serpentard garda son petit sourire en coin qu'il s'était habitué à afficher lorsque, dans des situations comme celles-ci, il ne savait comment réagir, et plutôt mourir que de lui montrer son trouble. Parce que oui, Drago Malefoy était troublé, il n'y était pour rien. Il n'avait rien manigancé, rien planifié, il s'attendait à devoir attendre la fin du Théophilius Challenge pour passer à l'action. Il se dit alors que soit le hasard l'avait définitivement rendu chanceux – pour une fois – ou que sont père avait décidé de lui donner un petit –gros – coup de pousse. Alors que Granger –il avait décidé de se servir de ce nom comme d'un surnom, l'appeler Grinston portant à confusion, elle serait toujours Granger pour lui – plantait ses ongles dans la peau nacrée de ses main, lui, décida de résister à la tentation de lui broyer les os et de rester neutre, contenant un gémissement de douleur sous la torture de la poignée de main qu'ils devaient échanger. Il se dit que même dans les moments dans lesquels il était sensé penser à lui-même, comme ce Challenge qu'il avait attendu depuis son entrée à Poudlard, il devait penser à sa mission pour le Seigneur des Ténèbres. Oh Joie, Bonheur.

Elle était folle de rage, et ce n'est qu'un euphémisme. Comment, mais comment avaient-ils put se retrouver ensemble ? Tout le monde était séparé, et groupés avec des gens qu'ils ne connaissaient pas, et bien sûr, il a fallut qu'elle se retrouve avec ce détestable, ce méprisable, ce débile de mangemort à la noix ! Si elle avait put lui lancer un Avada Kedavra rien qu'avec ses yeux, il serait déjà bel et bien mort. Il devait avoir quelque chose à voir là dedans, il avait sûrement encore envie de lui pourrir la vie, donc il avait décidé de soudoyer le directeur pour se retrouver avec elle. Oui, il n'y avait que ça. Elle regrettait tellement d'avoir ne serait-ce que pensé qu'il pouvait avoir changé d'attitude à son égard.

- Tu vas me le payer Malefoy, chuchota t'elle menaçante, à l'intension du Serpentard alors qu'ils se dirigeaient vers leur table.

- J'attend ça avec impatience Granger, répondit-il ravi qu'elle lui prête une attention quelle qu'elle soit, ça commençait bien.

Hermione ne répondit rien et resta silencieuse tout le repas, coupant furieusement son poulet imaginant la tête de Malefoy à la place. Le reste de l'attablée discutait joyeusement à propos de leurs partenaires, sauf Brendan qui se plaignait d'être tombé avec une fille Mexicaine boutonneuse et aux grosses lunettes au lieu d'une Polonaise blonde à descendance vélane qu'il avait rencontrée plus tôt dans la journée. Les jeunes gens remontaient alors chacun dans leur dortoir où les filles Serpentards commençaient à se préparer pour la fête « officieuse mais pas vraiment », alors qu'Hermione enfilait son vieux pyjama en flanelle qu'elle trouvait si confortable.

- Hermione, mais qu'est ce que tu fais ? Demanda Daphné revenant de la salle de bain ne portant qu'une simple mini-jupe noire et un soutien gorge push-up en dentelles rouge.

- Eh bien… hésita la Gryffondor se disant que ce qu'elle faisait paraissait pourtant flagrant. Je me mets au lit, demain va sûrement être une dure journée.

- Tu veux rire ? Il en est hors de question. Répondit la Serpentard d'une voix ferme en la tirant hors du lit.

- Daphné, je ne suis pas du tout d'humeur à faire la… Commença la Gryffondor avant que la jeune Greengrass ne la coupe dans son élan de désespoir, une main sur la hanche.

- Est-ce qu'au moins une fois dans ta vie tu pourrais relâcher la pression ? Tu n'as que dix-sept ans, et tu raisonnes déjà comme cette grand-mère de McGonagall! Après tout, les rumeurs sont peut être vraies, tu n'es peut-être qu'une miss-je-sais-tout coincée.

- Je ne te permets pas ! Répliqua une Hermione offusquée et aussi rouge que la couleur de sa maison.

- Eh bien prouves moi le contraire ! Rétorqua la blonde, le menton relevé et la défiant du regard.

Hermione savait très bien qu'elle essayait de la provoquer pour la faire céder. Espèce de fourbe vipère. Elle pouvait être sympa, mais elle commençait sérieusement à lui taper sur le système. Elle savait très bien que sa fierté allait la faire céder, regardant autour d'elle, elle vit que les autres filles assistaient avec intérêt à la scène se déroulant devant leurs yeux. Elle détestait faire des scènes en publique.

- Tu devrais venir, lança l'une des norvégiennes ayant un minuscule accent. D'après ce que m'a dit ma sœur, c'est une soirée légendaire.

- Très bien, céda la Gryffondor s'asseyant sur son lit et jetant un regard dépité à l'ouvrage reposant sur sa table de chevet.

Aussitôt, Daphné plongea dans la valise de la brune, toujours en soutien-gorge, et lança plusieurs habits à une Hermione accablée. Voilà le talent des Serpentards, être le plus casse pieds et grossiers possible pour obtenir ce qu'ils voulaient. Le pire, c'est que ça marchait. Et de toute façon pourquoi voulait-elle tant qu'elle assiste à cette soirée ? N'était-elle pas sensée être une pauvre Gryffondor intello sans importance ? Enfin…

Hermione se leva et parcourut des yeux les habits que la blonde avait gaiement jetés sur son lit. Il n'y avait là que des minirobes, des mini-jupes et tout ce que sa valise contenait de « mini ». Elle ne voyait pas d'ailleurs pourquoi Abby avait mit tant de vêtements inutiles dans sa malle, a quoi lui serviraient-ils pour partir à l'aventure ? Sans plus chercher à comprendre elle prit un short noir taille haute, enfila un débardeur rose pâle légèrement brillant, et bouda les escarpins à talon noirs que lui tendait Daphné pour des petites ballerines noires simples.

De l'autre côté de la pièce, Parkinson se faisait coiffer par son elfe de maison, l'une des sorcières chinoise était déjà sous les draps de son lit, alors que sa congénère enfilait une veste traditionnelle turquoise tout en essayant tant bien que mal d'avoir une conversation en anglais avec une des norvégiennes qui était déjà prête. Les deux autres nordiques s'entraidaient dans le domaine du maquillage et les deux chiliennes se querellaient dans leur langue maternelle. Daphnée quant à elle était toujours en soutien gorge, sans pudeur, se maquillant à l'aide de sa baguette.

Hermione, se considérant prête, s'assit en tailleur sur son lit et pris de l'avance dans sa lecture, attendant patiemment que les autres sorcières aient fini de se pomponner. Lorsque les deux Serpentards eurent enfin terminé de se peinturluré le visage, elles mirent leur cape et regardèrent la Gryffondor toujours absorbée dans sa lecture d'un air exaspéré.

- Granger, c'est pour aujourd'hui ou pour demain? Siffla Parkinson les bras croisées et tapant du pied.

Hermione leva les yeux vers celle qu'elle avait affectueusement surnommé le pékinois.

- Je croyais que nous n'allions jamais sortir d'ici avant que tu n'aies fini de camoufler ta face de Pékinois en colère au fond de teint, répliqua-t-elle jetant sa cape noir sur ses épaules d'un air désinvolte. Apparemment j'avais tort, ajouta-t-elle d'un petit sourire ironique.

- Espèce de… Commença-t-elle en s'avançant dangereusement.

- De quoi? Sang-de-Bourbe? Rétorqua la brune. Il va falloir que tu trouves une autre insulte, Parkinson.

-Ca suffit, c'est soir de fête, taisez-vous pour l'amour de Salazar! Hurla Daphné en retenant Pansy de sauter sur une Hermione très calme. Allons-y, c'est l'heure et toutes les filles sont déjà parties.

La Gryffondor mit sa capuche en passant devant Pansy la tête haute. Cette tête de Pékinois n'arrêtait pas de la défier du regard et de lui lancer des réflexions déplaisantes depuis le départ de Londres. Elle avait bien mérité de se faire rabaisser. Les chambres des garçons se trouvaient de l'autre côté de l'école, elles durent donc marcher en silence et en discrétion durant quinze bonnes minutes avant d'enfin arriver devant la porte de la chambre 54.

Le silence du couloir fut troublé lorsqu'elles firent leur entrée dans le dortoir bondé. Malgré le sortilège d'agrandissement qu'avait subit la pièce, il était tout à fait impossible d'avancer sans bousculer quelqu'un. La pièce était sombre, le seul éclairage était de petits bougies qui lévitaient ça et là, la musique rendait impossible le fait d'avoir une conversation. Un elfe de maison particulièrement grand fit une révérence et prit en charge les lourdes capes des sorcières, ainsi que celles d'un autre petit groupe d'arrivants.

Daphné et Pansy avaient des étoiles plein les yeux, et sautillaient d'excitation. Hermione quant à elle était perplexe. Cela ne ressemblait pas à une bonne vieille fête chez les Gryffondor. Loin de là. Elle était habituée aux gentils beuveries adolescentes, un flot de bierraubeurre, de discussions animées entre amis, et d'éclats de rires au bon cœur. Ce qu'elle avait devant elle était une salle à la lumière tamisée, pleine d'adolescents excités, la consommation de fortes liqueurs, de la sensualité et même plus si affinité.

Ses pensées se confirmèrent lorsqu'elle fut entrainée à travers la foule et aperçut la piste de danse. En effet, elles étaient loin les petites fêtes innocentes de Gryffondor. Elle vit de jeunes sorciers déchainés se déhancher de façon extravertie les uns contre les autres, ils ne semblaient être qu'un corps. Des filles en tenues légères, des garçons aux mains baladeuses. Apparemment, la barrière de la langue n'était pas un problème, elle comprit enfin la signification du langage du corps dans toute sa grandeur.

- Ce n'est que le début de la soirée, cria littéralement Daphné qui l'avait vu regarder la piste de danse la bouche bée. Viens, on va prendre quelque chose à boire.

Elles arrivèrent de l'autre côté de la pièce, où trois lits étaient supposés se trouver. A la place, un long buffet de petit-four et de boissons avait été installé. Alors que Daphné s'afférait à leur servir un liquide or qui ressemblait à du Whisky Pur Feu dans trois verres en cristal, l'anxiété d'Hermione augmentait chaque minutes. La seule boisson alcoolisée qu'elle avait touchée avait été de la Bierraubeurre, elle n'avait jamais vraiment été ivre, juste un peu plus joyeuse que d'habitude. Elle ne savait pas l'effet que cela faisait, et à vrai dire, elle en avait peur plus qu'autre chose. Peur de ne plus rien contrôler.

- Tiens, voilà mes jeunes filles préférées, dit la voix forte de Brendan derrière elle en l'enlaçant elle et Pansy tandis que Daphné souriait en servant un verre supplémentaire pour lui.

- Tu tombes à pique pour notre premier verre, s'égosilla la blonde en lui tendant le liquide or.

- Cul sec, dit-il en buvant le liquide d'un trait, très vite suivit de Parkinson puis de Greengrass.

Tous trois la regardèrent alors les sourcils levés. Hermione devint écarlate et considéra son verre de Whisky d'un œil accusateur. Puis, voyant la face de Pékinois ouvrir sa bouche sûrement pour sortir quelque méchanceté sur la lâcheté et le manque de courage des Gryffondor, ou sur le fait qu'elle n'avait jamais but d'alcool, elle avala tant bien que mal le liquide amer. Cela lui donna une envie de vomir, mais elle s'efforça de lancer un regard de défi à la fille brune qui lui faisait face.

- Où sont Blaise et Drago? Demanda celle-ci en se tournant vers le jeune sorcier comme si de rien n'était.

- Sûrement en train de draguer quelque part sur la piste de danse, dit-il en haussant les épaules, prenant les verres des jeunes filles et s'avançant vers le buffet.

Brendan revint quelques minutes plus tard avec les quatre verres remplis d'une boisson verte fluo. Après deux verres de cette même boisson, qu'Hermione trouvait particulièrement délicieuse, elle était d'humeur guillerette, et riait à absolument tout. Elle rit quand Brendan se prit une gifle par une Australienne qu'il avait abordé avec assurance. Elle rit quand Pansy se fit bousculée et reçut de l'hydromel sur sa robe bleue et que pour se venger, la Serpentard jeta un sort de crache-limaces au pauvre Américain fautif. Elle n'avait pas rit comme ça depuis très longtemps. Profitant de sa bonne humeur, elle accepta même d'aller danser avec Daphné et Pansy pendant que Brendan tentait sa chance avec une blonde à grosse poitrine.

Une fois sur la piste de danse, elle comprit enfin ce que Daphné voulait dire par « ce n'est que le début de la soirée ». En effet, on pouvait dire que les jeunes sorciers sur la piste étaient l'incarnation même du mot « extraverti ». Quelques uns s'embrassaient langoureusement, certains des garçons avaient les chemises ouvertes, ou plus de chemises du tout, elle aperçut même des ombres informes bouger sur les lits plus loin. Mais les deux autres filles avaient l'air de ne pas remarquer, ou alors elle s'en fichait.

C'est alors qu'Hermione sentit deux mains se glisser sur ses hanches, et les faire bouger langoureusement. Elle se sentit plaquée contre un torse musclé. Quand elle se retourna, elle vit un garçon un petit peu plus grand qu'elle, des cheveux noirs tombant devant ses yeux marrons, et le torse nu en sueur. La jeune fille se sentit rougir, et malgré l'effet de l'alcool, elle se sentait mal à l'aise.

- Je vais aux toilettes, hurla-t-elle aux deux Serpentards, s'extirpant vivement de l'emprise du sorcier.

Elle vit alors que le jeune homme s'approchait de ses deux camarades, et qu'elles n'avaient pas l'air d'être déplues. Se frayant un chemin entre les corps suant des danseurs, elle aperçut furtivement la tête blonde de Malefoy qui baissait la tête vers une jeune fille aux cheveux couleur miel, mais ne s'attarda pas voulant sortir à tout prix de la « zone danger - piste de danse ». Sur le chemin des toilettes, elle fut interpellée par son frère, qui la tira vers une table où cinq ou six personnes étaient déjà assises.

- Fais un jeu avec nous sœurette, dit Brendan à son oreille avec un sourire, montre moi ce dont tu es capable!

Hermione s'assit entre son jumeau et un garçon chétif aux cheveux bouclés bruns qu'elle apprit être français. Là, elle dû boire 4 shots de sweet Gin, et un verre de Bierraubeurre cul sec. Elle se sentait très franche et très frivole, elle disait absolument tout ce qui lui passait par la tête sous le regard hilare de Brendan qui n'en menait pas large non plus. La raison revint alors au galop, et elle décida de s'éclipsé pour vraiment aller au toilettes cette fois ci.

En chemin, elle discuta avec plusieurs personnes qui avaient de très jolis accents anglais, un garçon essaya de l'embrasser, mais elle le repoussa vivement en gloussent comme l'aurait fait Lavande Brown. Elle « croisa » Padma Patil qui avait l'air occupée avec un jeune sorcier roux. Puis arriva enfin à l'une des salle de bain. Elle verrouilla la porte, fit ce qu'elle avait à faire, regarda son reflet dans la glace, fut exaspérée de voir ses cheveux allant dans tous les sens, et ses yeux embués, puis s'assit sur le bord du comptoir reposant sa tête en arrière sur le miroir.

La Gryffondor allait s'endormir, lorsqu'elle entendit la serrure de la porte cliqueter, la porte s'ouvrit puis se referma prestement. Elle leva légèrement la tête pour voir qui était l'importun, et vit un blond se diriger à l'opposé de la pièce vers les toilettes, il était de dos et ne l'avait apparemment pas vue, ce qui l'amusa au plus haut point. Elle décida de ne rien dire, lorsqu'elle entendit sa braguette s'ouvrir, puis le bruit du flot heurtant l'eau. Quand il eut fini, la jeune fille ne put se retenir plus longtemps et éclata d'un rire non contrôlé.

- Qu'est-ce-que… commença Malefoy en se retournant, interloqué vers la jeune fille hilare. Granger! Rugit-il. Mais qu'est-ce-que tu fais là?

- Si quelqu'un m'avait un jour dit que je verrais le Ô si grand Drago Malefoy dans un moment si humain, je l'aurais tout de suite envoyé à Sainte Mangouste! Répliqua la jeune fille hilare.

- « Le Ô si grand Drago Malefoy », Granger? Dit-il munit de son sourire en coin en se dirigeant vers la vasque à côte de laquelle elle était assise. Serais-je soudainement remonté dans ton estime?

- Non, répondit-elle en appuyant sa tête contre le miroir derrière elle, disons juste que c'est ce que pense une bonne partie des élèves de Poudlard. Ce qui est triste, vraiment, parce que, personnellement, je pense que tout ça n'est qu'une façade.

- Ah? S'étonna le jeune blond en s'essuyant les mains, pensant qu'une Hermione-rat-de-bibliothèque-ivre pouvait peut-être lui donner une raison de se moquer d'elle le jour suivant. Et qu'est-ce qui te fait penser ça?

-Eh bien, tu masques peut être très bien tes émotions, mais quelqu'un qui regarde bien peut se rendre compte que tes yeux parlent pour ton âme. Raisonna-t-elle, regardant toujours le plafond fixement, les sourcils froncés reflétant sa concentration. Lorsque tu es en colère, tes yeux deviennent plus foncés.

Le Serpentard qui s'était assis sur le rebord de la baignoire en fasse de la sorcière, se releva, les sourcils haussés, s'approchant doucement d'elle. Personne n'avait jamais remarqué ce détail chez lui à part sa mère. Même Lucius n'avait jamais remarqué.

- Dois-je en déduire que tu examines attentivement ma magnifique personne à tes heures perdues, Granger? Demanda-t-il en croisant les bras, s'étant arrêté à quelques centimètres de la jeune fille.

- Je dirais plutôt que je suis une fine observatrice, Malefoy, rétorqua la Gryffondor baissant son regard vers lui, une lueur de fierté baignant dans ses yeux chocolats.

Il fit alors un dernier pas décisif , et s'appuya sur le comptoir, les mains de chaque côte de la jeune sorcière, son visage animé par un sourire en coin brillant de malice.

- Avoues plutôt que comme toute sorcière présente ici ce soir, tu meurs d'attirance pour moi, souffla-t-il dans son oreille.

Son visage effleura la joue d'une Hermione qui affichait un sourire indéchiffrable. Il recula son visage pour planter ses yeux gris clairs dans ceux bruns de son vis-à-vis.

- Avoues que tu brûles pour que je te touche ici.

Il mit sa main au dessus du genou gauche de la brune et très légèrement effleura sa cuisse jusqu'au bas de son short, gardant toujours le contact visuel. Hermione fit de son mieux pour ne pas tressaillir, et garder son sourire mystérieux afin de demeurer un tant soit peut neutre. L'alcool l'avait apparemment relaxée, et avait fait naître une partie d'elle avec laquelle elle n'avait jamais été familière: le côté qui trouvait Malefoy très séduisant dans ce pull qui faisait ressortir ses épaules musclées. Le côté d'elle qui était comme toutes les autres filles. Le côté d'elle qui était plus que conscient de la main chaude qui ne faisait qu'effleurer sa cuisse. Le côté d'elle qui voulait absolument lui sauter dessus.

Mais étant qui elle était, même ivre la raison était plus forte que le désir charnel qui la hantait. C'est pourquoi elle força le brouillard de ses pensées à se concentrer sur le côté Serpentard du jeune homme blond et sexy qui lui faisait face.

- Et là, ajouta-t-il en s'approchant dangereusement de son cou.

Lorsque ses lèvres touchèrent sa jugulaire, une sonnette d'alarme retentit dans la tête de la jeune fille. Aussi bien du côte de la raison, que du côté luxurieux. Elle tenta alors avec succès de retenir un gémissement, et fut pendant un instant soulagée que Malefoy n'aie pas pu voir ses yeux vriller vers le haut à la sensation de ses lèvres se pressant sur son point sensible. Essayant tant bien que mal de reprendre ses esprits, au moins en apparence, Hermione afficha un sourire en coin réfléchi.

- Malefoy, tu n'essaierais tout de même pas de séduire une fille sous l'influence de l'alcool? S'exclama-t-elle, d'une voix un peu rauque.

L'interpellé se détacha du cou de la sorcière et la regarda un air de défi flottant sur son visage.

- Et si c'était le cas? La défia-t-il.

- Si c'était le cas, pourquoi moi? Rétorqua-t-elle ne pouvant toujours pas contrôler le flot de ses paroles, et toujours consciente du jeune homme qui avait prit place entre ses jambes.

- Petite leçon de vie, Granger, dit-il en s'écartant et en s'asseyant à côté d'elle sur le comptoir des vasques. Saches que les hommes méprisent les femmes faciles, et préfèrent s'attaquer aux défis. Tu es un défi.

- Ravie de savoir que je ne suis pas une proie facile. Convint Hermione, ne sachant pas comment prendre les propos du Serpentard, choisissant finalement de positiver - pour changer. Désolée de te décevoir, mais l'objet de ta convoitise va être très difficile à attraper, si ce n'est impossible.

- C'est-ce qu'on verra Granger, déclara-t-il acceptant le défi.

Ils se regardèrent dans les yeux pour ce qui parut une éternité, s'affrontant silencieusement.

- Bonne fin de soirée Malefoy, dit soudain Hermione en sautant du comptoir, se dirigeant vers la porte de la salle de bain sans un regard pour le blond qui était resté perché près des lavabos.

Le trajet de retour vers sa chambre fut périlleux pour la jeune et soûl sorcière. Lorsqu'elle trouva enfin sa chambre, elle se déshabilla mais ne prit pas la peine de mettre son pyjama. Malgré le fait que sa tête tournait comme un carrousel un jour de foire, et malgré les bruits étouffés dans le lit voisin, elle réussit à s'endormir à peine une minute après avoir posé la tête sur l'oreiller.

La jeune Gryffondor se réveilla le lendemain matin à 7h. Une forte musique avait apparemment été charmée pour réveiller tout le château. Lorsqu'elle se redressa, elle prit enfin conscience de l'ampleur de la crise située dans son crâne et de la sensation pâteuse logée dans sa bouche. Elle tourna doucement la tête sur la gauche, et vit une Daphné aux cheveux ébouriffés la regarder avec un sourire. Hermione lui fit un mouvement de tête en guise de bonjour - tout ce dont elle était capable pour le moment - commença à se lever et se figea très vite lorsqu'elle vit un garçon aux cheveux châtains clairs se redresser aux côtés de la Serpentard en baillant. La blonde lui fit un sourire malicieux en haussant les épaules. La brune décida qu'ignorer la situation était la chose la plus intelligente à faire et commença à se diriger vers la salle de bain la plus proche lorsqu'elle prit conscience de sa tenue. Rougissant violemment, elle prit sa robe de chambre et pria intérieurement pour que le seul homme de la chambre ait été trop occupé avec sa voisine de lit, pour l'avoir remarquée. Elle préféra ne pas regarder dans sa direction, de peur de confirmer ses doutes, courut presque jusqu'à la porte de la salle de bain, et rentra dans une cabine de douche après s'être déshabillée.

La façon dont elle se rappelait la soirée était aussi floue que si elle avait fait parti d'un rêve. Elle se rappelait de tout en général. Soudain, elle se rappela la « conversation » qu'elle avait eu avec Malefoy, et tout lui parut ridicule maintenant qu'elle était hors du contexte. Comment, mais comment est-ce qu'elle et cette vipère blonde auraient put avoir une conversation sans la moindre pointe d'agressivité? Et pourquoi diable sentait-elle une légère pointe d'excitation dans son bas-ventre lorsqu'elle pensait à lui touchant sa peau? Le monde avait-il perdu la tête? Avait-elle perdu la tête? Le laisser la toucher de cette façon? Il était l'ennemi. Elle ne devait jamais baisser sa garde, pas de moments de faiblesse. Elle se sentit soudain honteuse en repensant au conflit qui avait eu lieu dans sa tête la veille, et fut pour la première fois soulagée que Harry et Ron ne soient pas là.

Avant de descendre vers le réfectoire, elle fut on ne peut plus reconnaissante envers Daphné qui lui administra une potion revigorante lui hottant ainsi tout signe de gueule de bois. Comme beaucoup des jeunes sorciers et sorcières, la gente masculine de Serpentard ainsi que Brendan ne s'étaient pas présentés au petit déjeuner, ayant sûrement décidés de pique-niquer dans leur chambre. Ils les retrouvèrent dans le grand hall de l'institut, l'héritier Grinston racontant une histoire apparemment passionnante aux deux autres.

Hermione se sentit rougir en saluant le petit groupe, et essaya désespérément d'éviter le regard d'un Malefoy s'appuyant contre un poteau nonchalamment. Elle repéra alors la paire de jeunes Patil et se dirigea prestement vers elles, un sourire crispé sur les lèvres, tentant toujours de ne pas croiser son regard. Chose ridicule étant donné qu'elle devrait passer une semaine entière à ses côtés. Elle se mit en mode pilote automatique durant toute la conversation avec les indiennes, échangeant ses impressions à propos de la fête de la veille et hochant la tête de temps en temps pour montrer qu'elle « écoutait ».

Les portes de l'auditorium s'ouvrirent laissant place à un flot de sorciers plus excités que jamais. Le discours d'ouverture du premier jour du Théophilius Challenge fut formel, rappelant l'histoire et le principe du défi. Vint alors la partie du discours la plus intéressante et la plus attendue. Padma et Parvati étaient toutes deux blotties l'une contre l'autre, se broyant mutuellement les mains. Hermione quant à elle était une boule de nerf, et se tortillait les doigts machinalement, se retenant avec peine de se ronger les ongles.

- Je crois que j'ai dis tout ce que j'avais à dire à propos de ce qui vous attend sauf la partie la plus importante. Je crois que je vous ai assez fait attendre. A quoi donc allez-vous être confrontés cette semaine? Eh bien chers étudiants sorciers du monde entier, vous allez remonter le temps.

Le vacarme qui se fit entendre dans la salle fut étranger à Hermione, elle était comme figée dans une bulle silencieuse et embuée. Toutes les conséquences de cette révélation se bousculaient dans son cerveau surchargé. Elle fut vaguement consciente des sautillements excités des jumelles à côté d'elle, ce qui confirma ce qu'elle avait pensé d'elles toutes ses années: ces filles étaient bien trop ignorantes. Ignorantes du fardeau en plus qui était jeté sur leurs épaules.

- Silence! Hurla une femme enrobée se tenant sur le côté de la scène.

Tout le monde se tut au bout de cinq minutes de chuchotements bruyant.

- Je vois que les réactions sont mitigées, reprit le Professeur Wildsmith en scrutant la salle. Certains d'entre vous semblent tout à fait conscients de la situation et des conséquences d'un voyage dans le temps. D'autres, plus… optimistes, ne semblent voir que le côté excitant de la situation. Sachez mes chers enfants, que ceci n'ajoute qu'à la dangerosité de la situation. En effet, il faut considérer le fait que le moindre faux geste, la moindre parole en l'air, peut changer le cours du présent. Je ne vous en dirais pas plus. C'est un défi en plus qui vous attend. Gardez en tête les conséquences dévastatrices qu'une bêtise pourrait engendrer, finit-il en regardant sa montre de poche avant d'ajouter. Il est 9h21 exactement. A dix heure tapante, un Portotens vous transportera à la période qui vous à été assignée. Pour ceux qui ne le savent pas, un Portotens est un objet qui peut s'assimiler à un Portoloin et à un Retourner de Temps fusionnés. Je laisse maintenant Miss Schilling vous expliquer les détails de votre voyage. Je vous souhaite bonne chance, que Merlin soit avec vous, et que le meilleur gagne!

Sur ce, le grand barbu se retira vers le côté de la salle, alors qu'une assez jeune et petite sorcière rousse d'avançait vers le centre.

- Bonjour à tous, commença-telle d'une voix calme mais forte grâce au Sonorus. Lorsque je vous aurais tout dit, vous serez invités à vous diriger vers le réfectoire qui à été aménagé en compartiments pour chacun des groupes. Tous les compartiments sont munis d'un Portotens ainsi que d'un guide spécifique à votre destination, à partager entre les membres d'une équipe. Chaque sorciers trouvera également une boîte à son nom qui contiendra deux tenues de tous les jours, une tenue de « défi », un vêtement de nuit et une cape de voyage. Ceux-ci seront bien sûr conformes au style vestimentaire de l'époque à laquelle vous êtes envoyés. Chaque groupe à été assigné différentes périodes temporelles. Nous avons également fait en sorte que vous soyez envoyés dans un pays dont la langue est parlée par au moins un des concurrents. N'essayez en aucun cas de transplaner, vous auriez une très mauvaise surprise. Sur ce, je crois que tout est dit. N'oubliez pas que les Portotens partent à dix heure tapante. Tout retard d'un membre du groupe mènera à la disqualification de l'intégralité des participants de l'équipe. Vous êtes libres de vous diriger vers vos compartiments. Bonne chance à tous, finit-elle d'un ton cérémonieux.

Hermione fut figée sur place. Elle n'arrivait tout simplement pas à croire ce qui lui arrivait, où elle était, et ce qu'elle s'apprêtait à vivre.

- Hermione dépêches toi, on a plus qu'une demi heure avant le départ, la pressa Padma en la secouant frénétiquement.

- Oh oui c'est vrai, s'affola la Gryffondor en se levant d'un bond, suivant le flot pressé de jeunes sorciers se dirigeant vers la sortie.

Elle aperçut furtivement le profil de Brendan, ainsi qu'un flash de cheveux blonds vers l'avant du cortège. Une boule s'était formée dans son estomac lorsqu'elle se rendit compte qu'entre tous les sorciers présents autour d'elle, certains ne reviendraient peut être pas. Elle maudit soudain ce fichu Challenge, se disant que les enseignants pourraient au moins tester leurs niveaux pour voir qui était capable de participer. Elle mit l'idée dans un coin de sa tête, et se promit d'en parler à quelqu'un dès qu'elle reviendrait.

Lorsqu'elle arriva dans le réfectoire, elle se rendit compte qu'elle avait sans le vouloir semé les sœurs Patil, mais ne s'attarda pas longtemps sur ce détail. La foule se dispersait entre les différentes allées et portes qui avaient été aménagées dans la salle. Les murs n'étaient que de fines cloisons, et les compartiments ne semblaient pas avoir de toit. Le tout devait avoir été mis en place pour l'intimité des équipes.

La brune commença à arpenter les couloirs bondés d'élèves qui bousculaient et cherchaient désespérément leur chemin. Elle repéra très vite la porte de son compartiment où son nom et celui de Malefoy brillaient en lettres d'or. La pièce était relativement petite et simple, elle contenait une lourde table en bois foncé, quatre fauteuils de cuir noir, et deux portes coulissantes sur le mur du fond. Sur la table, elle remarqua une boîte blanche de bonne dimension qui arborait son nom et prénom de la même écriture que celle sur la porte de la loge, ainsi qu'un disque de fer marqué des initiales « TC » et un carnet de cuir marron.

Se rappelant de la limite de temps, Hermione se précipita vers la boite qui devait contenir ses vêtements, et se rua vers la seule porte coulissante qui était ouverte. Elle ne prit pas la peine d'observer les options vestimentaires qui s'offraient à elle et prit la première chose qui lui tombait sous la main, c'est-à-dire une robe rouge de type médiéval, qu'elle aurait probablement trouvée magnifique dans un autre contexte mais qui à l'instant se présentait comme une épine dans le pieds. Elle prit cinq bonnes minutes pour l'enfiler, trouva de coquettes bottines couleur or, qui servirent à la dépiter encore plus, puis rétrécit et mit le reste des affaires dans la besace à bandoulière qui lui avait été fournit, et plaça sa baguette dans son décolleté comme elle l'avait fait le jour du bal. Elle sortit en trombe de la petite pièce, essayant de marcher droit malgré la masse de tissus entremêlée dans ses jambes.

Malefoy était assit là, dans un des fauteuils noirs luisants, faisant léviter sans baguette et nonchalamment le Portotens en forme de disque dans sa main droite. Elle fut déconcertée par l'action si désinvolte du jeune homme. En effet, la magie sans baguette était très difficile à réaliser car plus rien ne canalisait la puissance du sortilège lancé. Un simple sortilège de lévitation comme celui-ci pouvait se transformer en catastrophe incontrôlable. Le fait que ce serpent soit capable d'une telle concentration la faisait se sentir aussi puissante qu'un veracrasse. Elle avait par le passé eut trop peur des conséquences d'un sortilège mal contrôlé, et n'avait de se fait jamais tenté l'expérience, alors que le Serpentard avait probablement eut un tuteur compétent pour lui apprendre.

- Granger ferme la bouche, s'amusa ledit Serpentard en reprenant le Portotens dans sa main, son légendaire sourire en place. Ce n'est pas très élégant pour une femme de ton rang de baver, même devant les prouesses d'un Dieu.

- On a pas le temps pour tes railleries, Malefoy, dit-elle en jetant un regard vers l'horloge au dessus de la porte d'entrée. Il nous reste trois minutes, est-ce que tu as pu lire quelque chose dans le guide?

- Il est vide, répondit-il en se levant en lui tendant le petit livre, mais je sais que nous partons pour l'an 1566.

En effet, une l'inscription « 1566 » était apparue en lettres d'or sur la première de couverture en cuir marron. Hermione passa un fin doigt sur les chiffres, avant d'ouvrir le livre au pages blanches. Une fois son inspection terminée, elle plaça soigneusement le petit guide dans sa bourse.

- 1566... Réfléchit-elle. N'est-ce pas l'année à laquelle…

- Agnès Waterhouse fut pendue pour sorcellerie alors qu'elle n'était qu'une cracmole, finit-il automatiquement en lui jetant un regard amusé.

Cette femme avait été la première d'une longue série à avoir été mise à mort pour sorcellerie. Ils devraient être très prudents, surtout dans ces temps de soupçons.

- Trente secondes avant départ, retentit une voix monocorde au dessus de leurs têtes.

La Gryffondor regarda son partenaire nerveusement, alors qu'il lui tendait le disque de fer. La boule de stress toujours logée au creux de son estomac, si bien qu'elle ne pouvait tout simplement plus émettre un son. Elle et Malefoy était à cinquante centimètres l'un de l'autre, une ambiance tendue s'était installée alors qu'elle regardait fixement le pieds de la table, dans un effort pour ne pas croiser son regard et lui montrer son trouble.

- Vingt secondes, ajouta la voix.

Elle ne put s'empêcher de détailler sa tenue si particulière. Même dans un accoutrement de style ancien, il arrivait à garder sa dignité. Il portait une veste verte assez claire aux broderies en or, ainsi qu'un pantalon noir simple et des bottes de cuire noires. Elle fut interrompue par la voix de l'objet de son examinassions.

- Joli décolleté Granger, apprécia-t-il nonchalamment, comme si la situation était on ne peut plus normale.

- Dix secondes, décompta la voix.

La sorcière se contenta de lui jeter un regard noir et incrédule, puis de couvrir sa chair de ses cheveux détachés. Il était incorrigible. Comment survivrait-elle une semaine seule avec lui dans un environnement hostile?

- Cinq.

Respires Hermione.

- Quatre.

Tu peux le faire.

- Trois.

Tu es une Gryffondor.

- Deux.

Elle planta de grands yeux chocolat dans ceux glacés de son vis-à-vis.

- Un.

Poussée par une vague de panique, elle eut juste le temps d'agripper la main du Serpentard avant de sentir un crochet invisible au niveau de son nombril l'attirer vers un néant.


Sadique d'en rester là je sais, mais je trouvais que c'était un moment parfait pour la fin de ce chapitre! =D Ne me détestez pas je vous en prie! En tout cas, merci beaucoup pour vos reviews, et pour accorder ne serait-ce qu'une infime importance à mon histoire! Je suis avide de vos avis, n'hésitez surtout pas à m'en faire part!

Petite question (ou pas), je vais suivre le conseil de certaines de mes reviewers, je cherche donc une beta-reader! Si par chance quelqu'un se portait volontaire pour corriger ma (ou mes) fanfic(s), ce serait au top! Contactez-moi si vous êtes intéressés! =)

Sur ce, à la prochaine les amis! Love, Lady-LylychoO.