CHAPITRE 12 :
Coucou les copinous ! XD
C'est re moi pour un nouveau chapitre, beaucoup plus court mais TREEES important !
Je préviens que je parle de la Louisiane, que je ne connais pas du tout même si je rêve d'y aller alors je vous remercie d'être indulgents avec moi ;)
Je sais que c'est très français et créole là-bas alors je me suis inspirée de ce que je connais, à savoir la France, mon pays, mais aussi la Martinique (raisons familiales).
Donc si je me trompe sur toute la ligne, je vous en demande un grand pardon. J'ai brodé comme j'ai pu avec les recherches, incomplètes malheureusement, que j'ai faites.
Dans l'histoire, je rappelle que Tara a été "adoptée" par Suzan, l'infirmière qui s'est occupée d'elle à l'hôpital et qui l'a ensuite recueillie. C'est une femme créole, justement, famille d'origine martiniquaise, (tiens donc ? lol) que je fais parler en créole loool.
Si vous n'y connaissez rien, je traduis entre parenthèses, et si vous y connaissez quelque chose et que, là aussi, je me suis plantée (on sait jamais, je ne le parle pas mais je le comprends, c'est déjà ça ;), je vous demanderai à nouveau d'être indulgents.
Personne n'est parfait XD je fais beaucoup de recherches pour être au plus juste mais on n'est pas à l'abri de se tromper.
Bref, je vous laisse découvrir ça. On se retrouve en bas ? ;)
RAPPEL : SORTEZ COUVERTS ! ON NE LE DIRA JAMAIS ASSEZ !
DISCLAIMER : Supernatural ne m'appartient encore et toujours pas le moins du monde *soupirs* XD
Je volai une voiture dans le quartier environnant et pris la route. Il fallait pour commencer que je récupère ma caisse.
J'avalais les kilomètres durant deux jours entiers sans dormir. J'avais pleuré tout au long du premier. Surtout quand ils avaient trouvé ma lettre et que Sam m'appelait encore et encore. Je ne répondais pas. Je ne pouvais pas. Pour dire quoi ?
Rien de ce que je pourrais dire ne serait jamais suffisant pour arranger toute cette merde !
J'avais besoin de me défouler en roulant ainsi. Au début j'avais la musique à fond, mes habituels covers métal de Frog Leap Studios, Metallica, AD/CC, Rammstein, Marilyn Manson, Disturbed et j'en passe, mais le silence avait fini par devenir nécessaire. J'avais mal au crâne comme jamais !
Après plusieurs jours de route, j'arrivais enfin dans le Minnesota. J'abandonnai ma voiture d'emprunt, parcourut le reste du trajet jusqu'à Mankato en bus afin qu'on ne puisse pas me retracer, et retrouvai enfin ma sublime Chevy.
Je repris la route. Quelques heures plus tard je trouvais un motel pourri dans un bled paumé.
J'avais besoin de m'occuper l'esprit. Pour ne pas penser à eux ! Sortant mon ordi pour faire quelques recherches mon téléphone se remit à sonner, encore. Encore Sam qui tentait de me joindre.
J'ignorai l'appel, encore. Dean n'avait pas essayé. Pas une seule fois. Encore un appel, encore Sam.
De rage je fracassai mon téléphone au mur. Il vola en morceaux. J'allais avoir enfin la paix ! Je récupérai ma carte SIM et la fourrai dans ma poche. J'avais besoin de prendre l'air. Je me rendis au seul bar du coin pour picoler.L'unique méthode des Winchesters pour tenter d'oublier...
Une bande de fils-à-papa faisant les malins au billard m'amusa. Je décidai de leur donner une leçon.
Faisant semblant d'être bourrée, j'allais les voir. Ils se défendaient bien mais n'étaient pas aussi bon que Dean et Sa... et merde ! Arrête de penser à eux, Tara ! Je soufflai un coup et les abordai.
"Hey ? Vous jouez pour le fun ou pour le blé ?
- Pour le blé, ma belle. Ils se regardèrent d'un air que je connaissais bien. Et toi ?
- Ca dépend.
- De quoi ?
- Du montant !
Je sortis un rouleau de billets de ma poche.
- On ne joue pas en-dessous de 100$.
Je bus cul-sec, pris une queue et une craie et posai le rouleau sur la table.
- 500 ! Ils se regardèrent en souriant.
- C'est toi qui casse. répondit mon premier interlocuteur. "
Je cassai. Un bon joueur sait le faire pour mettre toutes les chances de son côté dès le début. Ils furent surpris et je fis mine de l'être également. Après quelques coups volontairement mauvais et trois verres ils crurent que c'était gagné. Mais c'était mal me connaître. J'enchaînai des coups particulièrement jolis, entrecoupés de quelques très mauvais pour ne pas me trahir trop vite. Je gagnai la partie, raflant la mise : 2500 $. En plus des miens.
"Tu t'es bien foutue de nous !
- T'étais pas du tout bourrée ! me crachèrent-ils. Je repris ma tête normale, avec un rien de menace dans le regard.
- Et non, en effet. répondis-je sur un ton de défit. Ces deux là m'attaquèrent. Je les repoussai sans mal et les tins en respect. Vous avez quoi ? Tout juste 21 ans ? Rentrez chez vos parents, les enfants. Des méchants mentent et trichent dans la vraie vie ! "
Ils s'enfuirent sans rien ajouter. La bar-maide vint m'offrir un verre et ouvrit la conversation.
"Joli votre coup !
- Merci.
- Vous faites ça souvent ?
- Seulement quand j'ai besoin d'argent liquide.
- Impressionnant. Vous n'avez pas tremblé quand ils vous ont attaquée.
- Ces cinq gamins là ? J'ai vu bien pire !
- J'ai vu ça. Ce sont de petits branleurs du coin, ils se prennent pour des caïds mais ils en sont bien loin. Et... vous savez clairement vous défendre. Et toi, tu me fais clairement du rentre-dedans !
- Vous fermez à quelle heure ? Lui demandai-je en retombant dans mes habituels travers avec un regard appuyé sur sa généreuse poitrine. Elle regarda sa montre.
- Maintenant. "
Elle alla fermer la porte et la grille et vint vers moi. Elle me saisit la main et m'entraina à l'étage, dans son studio où je la suivis sans un mot de plus. J'avais besoin de ne plus penser. A eux !
Nous nous donnâmes l'une à l'autre sans retenue puis elle s'endormit dans mes bras. Pour ma part, j'eus du mal à trouver le sommeil, mais enfin, tandis que je n'y croyais plus, il vint me cueillir.
Une potence...des flammes... des yeux noirs... la douleur... une table... des treillis... une gamine... une seringue... un charnier... moi... avec des yeux noirs ! ... EUX ? ! ... en flammes ! ... NOOOONNNN !
" Tamy ?! Je me réveillai en sursaut. Tu faisais un cauchemar, tu criais !
- Je... je passai ma main sur mon visage. Pardon, si je...
- Tu vas bien ? Je n'en étais pas sure.
- Je n'avais plus fait de cauchemars depuis... plusieurs mois. Grace à Dean qui me parlait quand ça arrivait car il savait que je m'ancrai à sa voix. Puis les cauchemars avaient cessé. Comme ça.
- Tu étais soldat, n'est-ce pas ?
- Je... je l'ai été. En Irak...
- Je comprends. Mon père et mon frère... sont morts là-bas...
- Je suis désolée.
- Ma petite-amie y étais également. Quand elle est revenue mais elle faisait des cauchemars, comme toi.
- Où est-elle ?
- Elle s'est suicidée. Il y a cinq mois...
- Pardon ! Je suis trop conne ! J'essuyai une larme sur sa joue.
- Tu pouvais pas savoir. Tu es... la première, depuis... elle. Tu lui ressembles beaucoup en fait.
- Comment s'appelait-elle ?
- Michèle.
- TORES ?
- Oui, comment... Comment le sais-tu ?
- Je, ... j'ai vu la photo au mur. Je me suis dit justement que son visage ne m'était pas étranger. On s'est rencontrées au foyer, on a bu quelques verres ensemble. Elle m'a beaucoup parlé de sa petite-amie Marissa. C'était son prénom, je venais de réaliser.
- C'est vrai ? "
Nous avons passé le reste de la nuit à parler. Au petit matin, je la quittais. Elle s'était endormie d'avoir trop pleuré. Je me rendis à ma chambre, pris mes affaires et repris la route.
Je réglai une affaire ou deux, de ci de là, je n'avais pas de nouveau portable. Personne à contacter de toute façon. Je ne faisais pas confiance aux autres chasseurs que j'avais pu rencontrer. C'était souvent des gars complètement fêlés, brisés par cette vie, dangereux pour eux-même et les autres.
J'évitai de dormir. Je refaisais des cauchemars, ceux que je faisais déjà avant, mais aussi de nouveaux où ils se faisaient tuer par les créatures que nous avons éliminé ensemble ou brûlaient en Enfer.
Je les imaginais, Dean, enchaîné comme je le fus moi-même, en pièces au bout de ses chaînes, ou encore cédant à Alastair et torturant les pauvres âmes qui avaient échoué là.
Et Sam, possédé par Lucifer, combattant son propre frère, Adam, possédé par Michel, tout deux enfermés dans la cage. Je le voyais dans sa propre tête, à hurler, consumé par les flammes.
Bien souvent, je me voyais ensuite moi-même, attaché à ma propre potence, le bras de mon fils au-travers de mon corps...
Sympa le sommeil, dans ces conditions !
Presque trois mois déjà que je bossais en solo à nouveau. J'allais mal. Très mal ! Je ne dormais presque pas ou seulement quand l'épuisement m'y obligeait. Et encore, pour mieux me réveiller en nage et en hurlant. Et, par-dessus le marché, j'étais malade. Ca faisait un petit moment que j'avais très mal dans le bas du ventre, comme à chaque "mauvaise période" mais en pire. Je vomissais facilement, moi qui avait pourtant le coeur bien accroché. Je ne supportais plus l'odeur de l'alcool que j'affectionnais quand j'entrais dans un bar après une chasse ni celle du bacon que j'adorai depuis toujours grace à Tante Mary quand j'entrai dans un dinner quelconque. Ca me faisait cracher tripes et boyaux !
Une affaire en Louisiane. Un esprit frappeur. Juste un classique salt and burn job ! Je m'en occupai et me rendis chez ma mère, pour la première fois depuis... mon départ pour Mossoul. Il y avait si longtemps...
Elle fut si heureuse de me revoir ! Et je l'étais tout autant. Quand elle vit la mine que j'arborais, elle m'ordonna de rester quelques temps, me reposer. Ce n'est pas comme si j'avais l'intention de me rendre ailleurs pour le moment. Je rangeai donc ma belle impala au garage et repris possession de ma chambre. Rien n'avait bougé. J'étais contente de retrouver tout ça.
Après avoir bu une tisane dont seule ma mère avait le secret, j'accrochai un attrappe-rêve de sa conception au-dessus de mon lit et pu dormir, enfin en paix, toute la journée et toute la nuit qui suivit, sans faire le moindre cauchemar. A mon réveil, elle avait préparé un fabuleux colombo au riz et poix rouges-dombrés. Une vraie merveille ! Ca me rappelait tant de bons souvenirs !
En mangeant, je lui racontais tout. Absolument tout. L'Irak, ma fuite, les garçons, ma mémoire, mon enfance... puis à nouveau les garçons...
"Je m'inquiète pour toi, Doudou ! Tu n'as vraiment pas l'air bien. (doudou : petit surnom affectueux)
- Ca va, Maman. C'est juste toute la fatigue que j'ai accumulée, je vais déjà mieux... et comme pour me contredire, une terrible crampe me déchira le bas-ventre comme je terminai ma phrase.
- Tara ? Palé mwen ! (parle-moi !) (précision : elle m'avait toujours parlé en créole, aussi je comprenais un peu mais pas quand elle se mettait à parler vite et sans articuler !)
- Ca va, c'est passé... j'haletai.
- Hmm, hmm. Timanmay là ! Ou ni wey an doktè. Vini épi mwen ! (Y a un enfant là ! Tu as besoin de voir un docteur. Viens avec moi ! )
- Quoi ? Tu crois que... Mais c'est impossible ! Et puis arrête de parler créole deux secondes, s'il te plaît !
- Ecoute-moi. Tu m'as raconté ce qu'il s'est passé. Ou a ca fè lanmou épi dé boug la ! (Tu as fait l'amour avec deux gars là ! ) Tchiiip !
- Maman ! Oui, j'ai couché avec eux deux et alors quoi ? oh !... oh mon Dieu ! Je me souvins d'un détail, de taille !
- Qui sa ? Pardon, qu'est-ce qu'il y a ?
- A bien y repenser... Sam n'avait pas de... dans la voiture ! Et Dean non plus sous... la douche...
- Ou wey ? Timanmay la ! (tu vois ? Il y a un enfant là !)
- Mais... tu m'avais dit qu'il était impossible que je puisse...
- Qu'il était QUASI impossible que tu puisses ravoir un enfant. Ce qui laisse an chance ! (une chance.) Laisse-moi prendre tes constantes. je la laissais faire. AIE AIE AIE ! ( équivaut à oh la vache ! classique dans le langage antillais quand on est surpris d'une manière ou d'une autre) J'appelle le médecin, an nou ! (allons-y ! ) "
Et si elle avait raison ? Si j'étais enceinte ? Après tout, c'est vrai : Sam n'avait pas de préservatif dans l'impala et Dean non plus ! Quoi qu'on en utilisait plus depuis longtemps lui et moi mais... Et si je... mais lequel est le père ? Non, c'est pas vrai ! Bordel de bordel de bordel cul ! Tchiiip !
Enfin arrivées.
"Bonjour Mark.
- Bonjour Suzan, bonjour Tara. Tu as bien changé !
- Bonjour Mark. Oui, c'est rien de le dire !
- Tu as mauvaise mine ! Donc tu penses être enceinte ?
- C'est possible. Je veux dire... c'est possible ? Avec l'état dans lequel mon...
- Ne nous enflammons pas, nous allons voir ça. Viens par ici, si tu veux bien. Je vais te faire une échographie, on sera vite fixés. Tout cela me rappela d'autres moments comme ceux-ci, il y a tellement longtemps. Dans une autre vie...
- Houhouuuuu, c'est toujours aussi froid ce gel !
- Oui, désolé. Il m'adressa un sourire contrit. Alors voyons voir ça. La réponse ne fut pas longue à attendre. Et oui ! Regarde ça !
- Manman ! Timanmay la ! m'écriai-je en créole sous la surprise.
- Tara, ma chérie ! C'est un miracle !
- Attendez... dit-il d'un drôle de ton.
- Un problème ?
- Il m'a semblé... il continua de bouger la sonde dans tous les sens. Je fixai l'écran, inquiète, quand je vis ce qu'il avait vu. Mais oui, c'est bien ça, il y en a deux ! Félicitations !
- Deux ? Des jumeaux ?
- Tara, c'est un vrai miracle ! réitéra ma mère.
- Oui, mais... il tempéra aussitôt. Il va falloir être très prudents car, un, ça aurait été malgré l'état de ton utérus mais deux...
- Que voulez-vous dire ?
- JE vais être franc avec vous : il se pourrait que leur croissance te déchire la paroi utérine là où elle est devenue fragile ou... que tu les perdes... Pire encore, tu pourrais y rester !
- Mark ! Je t'interdis de dire des choses pareilles ! Ki sa ou lé ? (qu'est-ce que tu veux ?) Tu es le meilleur obstétricien de Louisiane ! intervint ma mère.
- Suzan ! Il faut être réaliste ! Je ferai tout pour ces enfants mais le risque est réel.
- Mark ? les interrompis-je.
- Oui, Tara ?
- Vous... quelle chance ai-je de mener cette grossesse à terme avec les jumeaux en vie ?
- Laisse-moi faire tous les examens et recherches possibles avant de...
- Combien ?!
- 40 %, peut-être plus. Mais j'en doute.
- Vous avez dit qu'un...
- Avec un seul enfant, tu accoucherais prématurément mais il aurait toutes les chances de s'en sortir, tandis que là...
- Ont-ils une chance, oui ou non ?!
- Oui. Petite, mais oui.
- Bien. Que dois-je faire ?
- Ok, Ok. Premièrement, va courir les magasins maintenant parce qu'après tu devras probablement garder le lit. Ensuite, je sais que tu es une grande sportive mais là, arrête tout. Fais un peu de marche chaque jour, 1h tout au plus. Evite les charges lourdes, évite de conduire plus d'une heure d'affilé. Tu devras venir me voir au moins deux fois par mois voire plus si nécessaire. Je vais te prescrire un traitement vitaminé pour maximiser tes chances. Une horrible crampe me prit justement. Et des antalgiques ! En injections, ça agit plus vite !
- En injections ?
- Oui, Suzan. Plusieurs fois par jour.
- Hein ? Vous êtes dingues ! Je suis peut-être infirmière mais je ne supporte pas les piqures ! Et encore moins plusieurs fois par jour !
- Je te poserai un cathéter ! Me rassura ma mère légèrement agacée par mon interruption enfantine.
- Youpi ! Une aiguille en permanence dans la couenne ! sarcasme, quand nous tient !
- Tara, écoute-moi bien : c'est très important que tu suives tout à la lettre si tu tiens à tes enfants, c'est bien compris ?
- Oui, bien-sûr !
- Très bien, vous pouvez y aller, je vous appelle dès que j'ai du nouveau.
- Merci, Mark. "
A suivre...
Alors ? Alors ? Vous vous y attendiez à celle-là ? XD XD Et croyez-moi, les surprises sont loin d'être terminées !
Moi, sadique ? *regarde en l'air innocemment*
Allez, à bientôt pour la suite *bisous**coeurs*
