Titre : L'Ange Gardien
Disclaimer : Le monde d'Harry Potter et ses personnages appartiennent à J.K.R., je ne fait que m'amuser avec. Seule l'intrigue est à moi.
Spoiler : Je prends en compte les six premiers tomes.
Notes :
- N'hésiter pas à me laisser des conseils ou remarques du moment que c'est constructif.
- Cette fiction comporte une histoire d'amour entre deux garçons, qui ne sera cependant pas la finalité de l'histoire : juste une composante.
Bonne lecture !
Chapitre 11 : Petites manipulations en famille
Les vacances d'été n'avaient débuté que depuis une semaine, qu'Harry s'ennuyait déjà horriblement de Poudlard. La vie à Privet Drive ne lui avait jamais plût, mais maintenant qu'il avait gouté à une vie pleine de magie, avec des amis, et surtout, loin des Dursley, il lui était difficile de se réhabituer.
Heureusement, il était tout de même parvenu à garder toutes ses affaires dans sa chambre, au lieu qu'elles soient enfermé dans le placard sous l'escalier qui lui avait servie de chambre jusqu'à ses onze ans. Eric l'avait prévenu que ça risquait d'arriver, alors il avait prit les devant dès qu'il était monté dans la voiture, en sortant de la gare.
Il avait commencé par remercier son oncle et sa tante d'être venu le chercher – mieux valait essayer de les amadouer, après tout, il aurait à passer tous ses étés chez eux jusqu'à ses dix-sept ans ! – avant de leur expliquer qu'ils n'auraient pas à s'inquiéter que qui que ce soit découvre son anormalité.
- Je suis parfaitement conscient que vous ne voulez pas de magie dans votre vie, avait-il dit alors que la voiture démarrait.
Et il avait enchainé rapidement pour ne pas leur laisser le temps de l'interrompre.
- Et pourtant, vous m'avez gardé chez vous toutes ces années… Alors je vous promets qu'aucune affaire magique ne sortira de ma chambre durant l'été, et que je ne ferais rien de magique. Enfin, mis-à-part mes devoirs, parce que sinon, mes professeurs risque de venir vous voir à la rentrée pour discuter de ma scolarité avec vous…
Bien sûr, l'oncle Vernon avait rougit de fureur durant son petit discours, et s'apprêtait sans doute à lui hurler dessus, mais la tante Pétunia ne lui en laissa pas le temps.
- Rien de magique ? Aucun sortilège ou truc bizarre ? Aucun mot ne voulant rien dire ? demanda-t-elle sèchement, comme pour s'assurer des termes d'un contrat.
Harry fut surpris un instant qu'elle ait si vite et si bien compris le message mais n'en laissa rien paraitre. Il semblerait finalement que sa tante ait soupçonné depuis un certain temps qu'en fait, Harry avait seulement joué un rôle toutes ses années. Elle avait parfaitement comprit que son neveu serait bien capable d'éventer son secret si elle refusait son marché.
Enfin, disons plutôt qu'il l'aurait fait s'il n'y avait pas eu des lois pour lui interdire l'usage de la magie pendant les vacances, et protéger le secret de l'existence de la magie des moldus… Dommage pour elle, Pétunia n'avait jamais écouté un traitre mot de se que racontait sa sœur sur le monde magique, depuis qu'elle avait compris que jamais elle n'en ferait parti !
- Oui tante Pétunia, assura donc le jeune sorcier, tout sourire. Et toutes mes affaires resteront dans ma chambre.
- Et tu soutiendras la version que Vernon et moi avons donnée aux voisins concernant ton absence ? Renchéri alors une Pétunia Dursley décidément en grande forme.
Harry réfléchit quelques secondes avant de hocher lentement la tête.
- Dis-moi juste ce que je dois dire tante Pétunia, dit-il alors, sans quitter son regard à travers le rétroviseur. De toute façon, les voisins peuvent bien penser se que vous voulez de moi, je préfère communiquer avec mes amis grâce à ma chouette…
L'oncle Vernon tenta une nouvelle fois de hurler qu'il en était hors de question – qu'une chouette se balade librement dans sa maison autant que le fait qu'Harry garde ses affaires – mais sa femme posa sa main sur son bras pour l'en empêcher, avant d'approuver Harry.
- Tu es pensionnaire au centre pour jeune délinquants récidiviste de St Brutus, dit-elle, les lèvres pincées. Et assure-toi que personne ne remarque ton animal, et qu'elle ne fasse aucun bruit !
Le reste du trajet s'était passé en silence et en arrivant, Harry était directement monté dans sa chambre, avec sa valise et sa chouette.
Il était évident pour le jeune sorcier, au vu de l'ambiance au dîner, que les époux Dursley avaient dû se disputer à propos des concessions faite par la tante d'Harry. L'oncle Vernon avait clairement eu l'intention de remettre son neveu à sa juste place – selon lui – et n'avait pas compris les menaces sous-entendues dans les propos à premières vues innocents bien que présomptueux du garçon. Heureusement, sa femme avait finalement su le raisonner.
Harry en avait été parfaitement satisfait en même temps que soulagé. Son bluff avait fonctionné ! Il lui suffirait donc de ne pas trop imposer sa présence à sa famille pour que tout se passe bien.
Il avait donc décidé d'éviter les trois Dursley au maximum, mais cela signifiait qu'il passait la majorité de son temps dans sa chambre. Et au bout d'une semaine seulement, il commençait à s'ennuyer.
Il avait eu le temps de faire son devoir de Potion, ainsi que celui de Métamorphose, de lire deux romans que Dudley avait abandonné dans son ancienne deuxième chambre, et eu ne très longue conversation avec Eric.
Il avait ainsi appris tout ce qui était arrivé à son « autre lui » lors de sa première année à Poudlard, et très franchement, il était ravi de ne pas avoir agit comme lui ! Bien sûr, Eric lui avait déjà raconté l'épisode du troll et celui du dragon, mais il ignorait tout ce qui concernait la Pierre Philosophale de Nicolas Flamel !
Eric lui avait donc raconté Gringotts et le coffre 713, Touffu et la trappe, le premier match de Quidditch, et les soupçons qu'ils avaient eu, Hermione, Ron et lui concernant le professeur Rogue. Il avait ensuite continué avec les recherches qu'ils avaient faites sur Nicolas Flamel, débutée suite à la bévue d'Hagrid, les sorties clandestines après Noël au cours desquels il avait pour la première fois pu contempler leur parents, et les explications du professeur Dumbledore à propos du miroir du Rised.
Les yeux de l'enfant de presque douze ans s'étaient considérablement agrandis à ce stade de l'histoire, mais ce qu'il entendit ensuite fut bien pire encore. Il en était même venu à ouvrir bêtement la bouche de stupeur lorsqu'Eric avait relaté sa première rencontre avec Voldemort dans la Forêt Interdite lors d'une retenue, la soudaine découverte qu'il avait faite concernant l'homme qui avait donné l'œuf de dragon à Hagrid, et enfin, la descente sous la trappe, la confrontation avec Quirrell et ce qui restait de Voldemort, et les explications du professeur Dumbledore trois jours plus tard.
Harry avait pu voir Eric se troubler quand il avait remarqué à voix haute que finalement, c'est grâce – ou à cause – de toutes ces coïncidences étranges et bizarrement très nombreuse qu'il en était venu à découvrir la vérité, et à mettre sa vie en danger inutilement. Et le hasard avait voulu que toutes ces informations lui vienne du directeur, ou d'Hagrid, qui bien qu'étant réputé pour ne pas savoir tenir sa langue, avait été mis dans la confidence… par Albus Dumbledore en personne !
- J'ai toujours su que je le professeur Dumbledore m'avait utilisé comme un pion sur un échiquier pendant la guerre, avait murmuré Eric en réponse. Mais je commence seulement à me rendre compte qu'il m'a sans doute manipulé depuis bien avant le retour de Voldemort. La question maintenant, c'est de savoir depuis quand exactement…
Harry n'avait pas insisté, comprenant que le vieil homme avait beaucoup compté pour son mentor, et qu'il devait se sentir trahi à présent. Il avait donc orienté la conversation sur l'année prochaine, espérant grappiller quelques informations à l'avance. Il avait été très étonné quand Eric avait commencé à tout lui raconter sans se faire prier, et avec les détails !
Une fois encore, s'était dit le jeune sorcier lorsque son protecteur avait terminé de raconter l'histoire de la Chambre des Secrets, Eric a eu une année très mouvementé !
Suite à cette discussion, ils avaient tous les deux conclu que le plus prudent était qu'Harry dorme chez les Weasley le soir où ces derniers iraient faire leurs courses sur le Chemin de Traverse. Cela ne devrait pas poser de problème, Ron ayant promit de les inviter Hermione et lui – Blaise avait refusé d'avance, prétextant que ses étés était toujours trop chargé. Et puis Eric savait que Mr et Mme Weasley accueilleraient avec plaisir les amis de leur fils.
Le Serpentard devrait alors se débrouiller pour récupérer le journal de Jedusor dans les affaires de Ginny sans que personne ne le voie, et avant que la jeune fille ne le trouve.
Lorsqu'Harry, inquiet que les choses ne se passent pas comme prévu, avait commencé à parler de ce qu'il faudrait faire si Lucius Malefoy donnait le journal à quelqu'un d'autre, Eric avait répondu qu'il n'y avait aucun risque qu'il le fasse. Il était même très probable qu'il surveille – ou fasse surveiller – le Chemin de Traverse pour ne pas manquer la famille de Rouquins !
L'ange gardien savait que Mr Malefoy avait décidé de se séparer – débarrasser – du précieux carnet confié par son maitre à cause d'un décret qu'avait réussis à faire passer Mr Weasley. Il avait vraisemblablement prit peur devant le nombre de perquisitions de plus en plus élevé, et avait commencé à épurer son manoir de tout objet compromettant.
Il avait ensuite décidé de faire d'une pierre deux coups en donnant le journal – objet imprégné de magie noire, ayant pour but d'ouvrir la Chambre des Secrets et d'éliminer les Sang-de-bourbe de l'école – à la fille de l'auteur du décret si gênant visant à protéger les moldus de la magie. Le mangemort soit disant repenti espérait bien que la jeune fille serait accusée d'agressions contre des enfants de moldus, et si possible de meurtres. Et bien sûr, si au passage il pouvait utiliser cela pour faire renvoyer le directeur de son poste, il ne s'en porterait pas plus mal !
Maintenant, le jeune garçon réfléchissait à un moyen de contacter ses amis sans que Dobby, l'Elfe de Maison dont lui avait parlé Eric, ne puisse intervenir. Il avait aussi besoin de trouver un moyen d'obliger son oncle et sa tante à accepter qu'il aille chez Ron.
Pour ce qui concernait les lettres pour ses amis, Harry ne voulait pas prendre le risque d'envoyer Hedwige. La chouette étant têtue et fidèle, elle refuserait de lâcher le courrier de son maitre, et apparemment, Dobby était tellement déterminé à le protéger qu'il serait bien capable de le blesser lui pour qu'il n'aille pas à Poudlard. Le sorcier n'osait donc imaginer se qu'il pourrait faire à sa pauvre compagne à plûmes pour voler son courrier !
Harry, tournant en rond dans sa chambre, en était à regretter de ne pas avoir donné le numéro de téléphone des Dursley à Hermione. Elle au moins, aurait pu le joindre tandis que lui n'osait pas utiliser le téléphone sans demander la permission. Et il était bien sûr impensable que ses tuteurs acceptent. Ils se plaignaient déjà haut et fort qu'Harry leur coûtait trop cher, alors lui payer une communication téléphonique avec une anormale comme lui… !
Le Serpentard soupira de défaite. Il allait être obligé d'attendre que les autres trouvent une solution. Dommage que son oncle ait mis leur numéro de téléphone sur liste rouge, sans quoi il aurait pu espérer qu'Hermione penserait à l'appeler. Avec un peu de chance, il trouverait une opportunité de… convaincre sa famille avant son anniversaire, date à laquelle il rencontrerait Dobby. A ce moment là, il lui faudrait prouver à l'Elfe de Maison qu'il n'y avait aucun besoin de le protéger, et qu'il devait le laisser communiquer avec ses amis.
Harry cessa de tourner en rond, prit d'une inspiration subite, et s'assit sur son lit, en face d'Eric qui relisait pour la dixième fois au moins la même page du livre qu'il avait ouvert pour lui. Il s'agissait d'un livre sur le Droit sorcier, et plus particulièrement sur les Droits et Devoirs du Magenmagot et des sorciers accusés d'un crime passible de condamnation à Azkaban.
Eric le lui avait fait acheter par correspondance à la fin de l'année, et se plongeait régulièrement dedans depuis le début des vacances. Malheureusement, il avait refusé de lui en expliquer la raison, ce qui ne lassait pas de l'inquiéter.
- Eric, l'interrompit Harry, une lueur espiègle dans les yeux, tu as une idée pour obliger les Dursley à me laisser aller chez les Weasley ?
Le protecteur prit le temps de finir sa phrase avant de relever la tête.
- Non. Je te l'ai dit, quand j'étais à ta place, je ne leur aie pas demandé leur avis : je me suis enfui par la fenêtre.
L'ainé des Potter eut un grand sourire en se remémorant la tête de son oncle quand la Ford Anglia des Weasley s'était éloignée de la maison.
- Je suppose que les Weasley viendront te chercher si tu ne réponds pas à leurs lettres.
- Je préfèrerais éviter ça, justement, objecta le plus jeune. Je vais devoir passer tous mes étés ici jusqu'à ma majorité, alors il vaudrait mieux éviter de rendre les Dursley fous de rage en faisant venir d'autres sorciers dans leur maison.
- Mouai, accepta Eric, bizarrement peu convaincu, mais je n'ai aucun argument à te proposer pour les convaincre.
Harry eut alors un sourire très Serpentard, avant de préciser :
- C'est pas vraiment des arguments que je veux, mais des informations… n'importe quoi qui me permette de marchander avec tante Pétunia…
Eric ne pu s'en empêcher, il parti dans un grand fou-rire.
- Marchander ? répéta-t-il, hilare. Quel bel euphémisme pour dire « faire chanter » !
- Bah, répondit négligemment le jeune manipulateur, je trouve que la dernière fois, tante Pétunia à plutôt bien réussi à transformer mon chantage en négociation… Je n'aurais pas cru ça d'elle, d'ailleurs.
- Moi non plus ! approuva Eric.
Les deux garçons passèrent les heures suivantes à éplucher toutes les informations qu'avait Eric avant de tomber sur la perle rare. Harry était sûr qu'avec ça, son oncle serait bien obligé de le laisser aller chez Ron, et à l'autoriser à utiliser le téléphone pour contacter Hermione. Eric avait lui-même regretté de ne pas y avoir pensé à l'époque. Pourtant, c'était tellement évident ! Quoi qu'il en soit, ils n'avaient plus qu'à attendre le moment opportun…
Il leur fallu attendre deux semaines supplémentaire avant que l'oncle Vernon ne rentre à la maison d'humeur joyeuse, annonçant avec enthousiasme qu'il allait bientôt conclure le contrat de sa vie !
- Pétunia, on va pouvoir déménager à Majorque, comme tu l'as toujours voulu ! s'exclama-t-il lorsqu'il eu rameuté toute sa famille. Et toi Dudley, tu pourras avoir ce Kart dont tu rêvais tant !
Majorque ? S'horrifia intérieurement Harry. Il ne voulait surtout pas déménager aussi loin ! Il devait absolument trouver un moyen d'empêcher ça ! Eric aurait tout de même pu le lui dire avant, histoire qu'il se prépare ! Qu'allait-il bien pouvoir inventer pour empêcher que les Dursley quittent la Grande Bretagne ? Un simple chantage ne suffirait pas, cette fois !
Pendant tout le repas ce soir là, l'oncle Vernon raconta à sa femme et son fils la manière dont il avait obtenu un rendez-vous avec le gros client qui allait peut-être faire leur fortune, et comment il l'avait invité à dîner chez eux pour lui présenter sa magnifique épouse et leur adorable fils. Bien sûr, la tante Pétunia s'extasiait à grand cris, jubilant visiblement à l'idée de pouvoir bientôt annoncer à ses amies et voisines la hausse de son train de vie. Quand à Dudley, il faisait une liste de toutes les choses qu'il n'avait pas, en demandant confirmation à son père quant au fait qu'il les lui achèterait.
Harry, lui, se faisait discret, sachant que le moment arriverait bientôt ou son oncle lui tendrait lui-même le bâton pour se faire battre… Ce que fit l'homme d'affaire au moment du dessert.
- Tout ce qu'il faut pour que je conclu cette affaire, expliqua-t-il avec emphase, c'est que Mr et Mme Mason passe la meilleure soirée possible. Tout devra être parfait pour eux et je compte sur vous pour présenter le meilleur de vous-même.
Il n'avait, en fait, regardé que sa femme et son fils en parlant, ce qui conforta Harry dans l'idée qu'il allait attendre la même chose de lui qu'il avait voulu – ou aurait voulu ? il se perdait un peu dans les temps à utiliser ! – dans la vie d'Eric.
- Pétunia, je veux que tu commence à prévoir dès maintenant un menu exceptionnel. Et achète-toi une nouvelle robe, peu importe le prix. Je vais aller commander des smokings pour Dudley et moi demain, et il faudrait aussi prendre rendez-vous pour nous trois chez le coiffeur. Dudley, je veux que tu réfléchisses au compliment que tu pourrais faire à nos invités ce soir là, et que tu soignes particulièrement tes manières…
Le vendeur de perceuses continua pendant dix bonnes minutes à donner des ordres et des conseils parfois grotesques à sa famille pour s'assurer que tout soit parfait, avant que Dudley ne pose la question fatidique.
- Et au fait, demanda-t-il lorsqu'il se souvint de l'existence de son cousin, après que celui-ci ait bruyamment baillé, qu'est-ce qu'Harry va faire quand les Mason seront là ? Il ne risque pas de tout gâcher ?
La tante Pétunia se retourna violemment vers son neveu, catastrophée, et l'oncle Vernon plissa les yeux méchamment avant d'avouer :
- Je n'ai rien dit à Mr Mason à son sujet, et je compte bien qu'il ne découvre pas son existence, rassura-t-il sa femme.
Puis il se tourna vers Harry.
- Donc toi, mon garçon, tu resteras dans ta chambre toute la soirée, en silence, et tu feras semblant de ne pas être là !
Harry prit alors son air le plus stupide pour demander :
- Et si jamais j'oublie et que je descends avant que tu es eu le temps de signer ton contrat ?
- Tu recevras la pire punition de toute ta vie, cracha l'homme, qui avait successivement pâlit, puis rougit à une vitesse alarmante.
- Peut-être, répondit doucement le Serpentard, mais aucune punition au monde ne pourra faire oublier à ton client ce qu'il aura vu…
Harry se demanda s'il n'y avait pas été un peu trop fort lorsque son oncle commença à s'étouffer de rage et d'indignation. Il fallu toute la conviction de sa femme pour le calmer et l'empêcher d'étrangler le garçon. Alors, pendant que l'homme tentait de retrouver sa respiration, Pétunia Dursley se tourna vers le sorcier qu'elle et son mari hébergeaient depuis plus de dix ans.
- Qu'est-ce que tu veux ? demanda-t-elle d'une voix blanche.
- Je pense que si je pouvais passer un coup de téléphone à une amie, et avoir l'autorisation de passer une semaine chez un autre ami en aout, je serais tout à fait capable de faire croire au Mason que je n'existe pas !
Et pour la deuxième fois de sa vie, mais probablement pas la dernière, Mme Dursley céda aux exigences du fils de sa sœur sans protester !
