Nyssa
Sara a passé la nuit avec moi. Elle est blottie contre moi, j'aime l'avoir tout contre mon corps. Dehors le jour commence à se lever, je ne sais pas quelle heure il est mais il faut que nous nous levions. J'embrasse délicatement ses lèvres. Sara ouvre un œil et me souris. Bon sang qu'est-ce qu'elle est belle au réveil, ses cheveux sont emmêlés, elle a des petits yeux et les traits encore endormie.
- Il faut qu'on se lève, l'entraînement ne pas va pas nous attendre.
Sara ne semble pas de mon avis, elle me plaque sur le matelas, se positionne à califourchon sur moi et commence à me caresser la poitrine. Je ne peux résister à l'envie de la toucher à mon tour, je me relève, attrape sa nuque et la fait basculer contre mon corps. Nous nous caressons pendant un petit moment, puis nous approfondissons ce moment. Nos caresses sont de plus en plus intime. J'ai du mal à croire que je sois capable de ressentir autant de choses d'un coup, je suis au paradis, je la sens contre moi, ses doigts qui bougent rapidement mais tendrement en moi, je me mets à trembler de tout mon être, je me mords la lèvres pour ne pas crier mais c'est peine perdue, elle délaisse mon intimité pour remonter doucement sur mon corps avant de m'embrasser tendrement, quand elle s'éloigne on se sourit, elle me pose un dernier baiser sur les lèvres avant de se redresser.
- Hum... C'était divin, bon allez ce coup ci on y va.
Je ris, c'est tout elle ça, me faire monter au septième ciel et me faire redescendre rapidement parce qu'elle voit que nous sommes très en retard.
- Allez Nyssa nous allons devoir rattraper les autres et rapidement.
Heureusement que mon père n'est pas la, c'est d'ailleurs pour cela que Sara a dormi dans ma chambre parce qu'il est parti pour une mission et ne doit pas rentrer avant un moment. Des qu'il s'en va nous profitons pour passer des moments comme ce matin et hier soir. Par contre nous redoublons de précaution. Ça fait déjà un an qui nous sommes ensemble, et je suis la femme la plus heureuse, Sara m'a redonné le sourire. Mon père dit que les sentiments nous ramollissent et bien pour moi c'est l'inverse, lorsque je pars en mission je suis pressée d'en finir et mon seul but c'est de rentrer rapidement et vivante pour voir Sara. Cette relation ne m'a pas ramolli au contraire elle m'a changé et m'a permis de voir les choses différemment.
Sara
Je quitte la chambre le plus discrètement possible je ne veux pas qu'un autre soldat me voit, je ne veux absolument pas éveiller les soupçons et encore mois que le démon sache. Pour le moment nous avons réussi, personne ne se doute de rien. Je sors et Nyssa me rejoint quelques minutes plus tard, le groupe est déjà parti depuis cinq minutes au moins. Nous accélérons le plus que nous pouvons pour qu'il y ai trop de distance entre eux et nous.
Ça fait déjà deux ans et demi que j'ai intégré la ligue, je n'arrive pas à y croire, comment j'ai pu tenir aussi longtemps sans devenir folle, sans me détester ? J'ai effectué une bonne centaine de missions mais la pire reste celle qui a hanté mes nuits durant plus de six mois. Certes la méditation aide, mais parfois quand je ferme les yeux je revois le visage de ce petit garçon. Heureusement, je n'ai plus eu à faire ce genre de chose parce que j'ai beau être un assassin, je ne pense pas que j'aurai supporter à nouveau une mission comme celle la. Au douzième kilomètre nous rejoignons tout le groupe, je fais un sourire discret à Nyssa. Rejoindre le groupe était important parce que depuis six mois, notre chef veut que tout les soldats présent courent ensemble, il y a eut des soucis lorsque des soldats couraient en petit groupe notamment des hommes qui ont tentés de s'échapper.
Nous arrivons chez nous, le démon se tient droit comme un I devant l'entrée. Mince que fait-il la ? Il ne devait pas revenir avant dix jours. Je suis déçue parce que sa présence mets fin à nos nuits en amoureuses. Quand Ra's est ici, jamais nous ne dormons ensemble moi et Nyssa, c'est impossible, nous avons trop peur qu'il nous surprenne toutes les deux. Il nous fait un signe signifiant que nous devons nous positionner en file indienne. Je me place devant Nyssa, dans la troisième file. Tout ça n'augure rien de bon. Je ne sais pas ce qui se passe, et je ne suis pas rassuré. Heureusement que Nyssa se trouve derrière, elle me prend la main discrètement et me la serre doucement. Son geste m'apaise et me rassure. Ra's passe dans les rangs, plusieurs fois, il s'arrête près de moi et me regarde, je ne tourne pas la tête, lorsque nous sommes ainsi nous avons ordre de ne pas regarder le démon sauf si il nous l'ordonne, ouf il continue son chemin. Au bout de vingt minutes d'allée et venue, Ra's sort quatre soldat du groupe. Je me demande pourquoi il fait cela et surtout qu'on t-il fait eux pour se retrouver dans cette situation ? Il nous Ordonne de nous accroupir, nous le faisons tous en même temps.
- Ces quatre hommes que vous voyez ont transgressé nos règles. Pour leur pêchers, ils vont donc laisser leur vie sur ce sol.
Oh mon dieu, c'est pas possible c'est horrible ce qu'il vient de dire ! C'est la première fois qu'une chose comme cela arrive !
Nyssa
Je connais tout les rites de la ligue et je dois avouer que celui-ci n'en fait pas partie enfin si, les soldats qui transgressent les règles sont jugés, parfois tués mais pas comme cela, pas avec des spectateurs, généralement mon père appelle son bras droit et c'est lui qui s'occupe de ça, personne n'est témoin de la scène. Je ne comprends absolument pas pourquoi a lieu ce changement. Mon père repasse dans les allées, il choisit un premier soldat, puis un second, enfin il vient dans la notre et me regarde.
- Nyssa ! Debout !
J'obéis, je ne veux pas discuter, il s'arrête devant Sara, non pitié pas Sara, je ne veux pas qu'elle fasse ça.
- Taher Al Safer ! Debout !
Et merde ! Il vient de choisir Sara. Il nous fait signe de nous avancer.
- Bien voici, les quatre soldats qui ont désobéit et voici les quatre autres qui les tueront.
Je me doutais que nous devions les tuer, c'est horrible ce que nous demande de faire mon père. Je croise le regard de Sara, je n'arrive pas à voir ce qu'elle ressent mais moi, je suis mal, j'ai beau être un assassin, je n'ai jamais tué des membres de la ligue, jamais.
- Nyssa tu commences, ensuite ce sera au tour de Sarab, puis Marek et enfin Taher Al Safer.
Je prend mon épée et m'avance vers le premier homme, j'ai mal au ventre, il a les yeux fermés, je n'hésite pas plus vite se sera fait, moins ce sera pénible pour lui. Je me recule une fois l'acte accompli, Sarab va aussi vite que moi, de même que Marek.
Sara
C'est mon tour, j'ai les yeux larmoyant, je n'ai jamais tué quelqu'un de cette façon et je dois dire que je suis complètement déboussolée, je n'ai pas envie, c'est inhumain. J'inspire profondément je dois le faire, je n'ai pas le choix sinon le démon risque d'inverser les rôles et, ce sera moi qui retrouverai à genou. Je ferme les yeux et lance ma lame. Mon geste est rapide et précis, j'entends le corps du soldat tomber non loin de mes pieds, je me recule et me positionne près des autres, je n'ai pas réussi à regarder Nyssa. je suppose qu'elle est dans le même état d'esprit que moi. Son père est vraiment malade. Complètement ahuri. Il a un petit sourire sur le visage.
- Bien voila ce qui arrive lorsque nous ne respectons pas les règles. Vous pouvez vous lever et vaquer à vos occupations.
Je me détourne alors et me dirige vers Nyssa, nous avions prévu de méditer et je pense qu'avec ce qui vient de sa passer cette séance sera plus que bienvenue.
- Nyssa, Taher Al Safer, je veux vous voir dans mon bureau.
Nous nous arrêtons devant la porte, Ra's est encore à l'extérieur avec son bras droit, il nomme les soldats qui devront s'occuper des corps. Nyssa me chuchote.
- Quelque chose ne va pas, c'est la première fois que mon père fait ce genre de chose, il a découvert quelque chose qui ne lui a pas plu.
Je n'ai pas le temps de répondre, Ra's est derrière nous, il nous ouvre la porte et nous intime de rentrer.
- Asseyez-vous toutes les deux.
Nous obéissons, il a l'air furieux.
- Vous avez vu ce qui vient de se passer ? Je ne tolère pas que mes soldats transgressent les règles. C'est pour cela que je vous ai fait venir. Nyssa aurais-tu quelque chose à me dire ?
- Non père !
- Ce n'est pas ce que l'on m'a rapporté, j'avais quelques doutes, mais la je dois avouer qu'avec ces preuves il n'y en a plus aucun possible.
Le démon balance sur la table une série de photographie de nous deux. Moi et Nyssa nous embrassant près d'un arbre, elle et moi nous tenant la main, elle et moi nous souriant et bien d'autres encore. J'avale ma salive avec beaucoup de difficultés.
Nyssa
Il a toutes les preuves, je ne peux pas le nier, il sait tout. Je me lève et le défie du regard.
- On s'aime et alors ? Tu dis que l'amour rend faible mais moi elle me rend plus forte.
- Vous avez transgressé les règles, et vous avez vu ce qui se passait lorsque vous le faisiez.
- Non père, nous n'avons rien transgressé du tout, nous avons le droit de nous aimer c'est pas parce que toi tu es dépourvu de sentiment qu'il en va de même pour nous. Depuis que Sara est là, je me sens mieux, je me sens moins seule, elle a réussi a combler se vide dans ma poitrine qui s'est crée depuis la mort de maman. Alors s'il te plaît, épargne-moi ton sermon sur tes règles.
- Tu es chez moi ici Nyssa et toutes les deux vous violez mes règles.
- Je me fiche de tes règles, si tu tiens un tant soit peu à moi, tu fera abstraction de celle-ci. Ne vois-tu pas que depuis que nous sommes heureuses, nous faisons toutes les deux un travail plus que correct non ?
- Si et c'est bien pour ça que je vais fermer les yeux, mais ne me décevez pas, parce que sinon, il vous arrivera la même chose que toute à l'heure, le fait de vous choisir pour accomplir l'acte n'était pas anodin faites attention que la prochaine fois ce n'est pas vous qui vous vous retrouvez avec la lame sur la gorge.
Mon père se rassoit, il a adoucit son regard et s'adresse à Sara.
- Puisque vous êtes deux de mes meilleurs soldats je fais l'impasse sur ça. Vous pouvez disposer.
Nous sortons toute les deux, je ne m'attendais pas du tout à ce que mon père accepte aussi facilement, je dois dire que je suis étonné. Tant de gentillesse doit probablement cacher quelque chose.
