Salut tous le monde, voici un nouveau chapitre, je voudrais juste prévenir qu'un lecteur anonyme qui se nomme "amel-aa" a laissé des reviews sur des fics Klaroline dans le but de dénigrer Caroline et de vouloir faire comprendre à l'auteur que les fics Klena (Klaus/Elena) sont bien mieux. Ces reviews peuvent paraître blessante mais il ne faut surtout pas se laissé décourager, ça n'en strictement pas la peine. Voilà, Bonne lecture.
Lorelei: Merci beaucoup, je suis contente que tu me comprennes concernant le "Damon bis".
Eve31: Ne t'inquiètes pas, je n'abandonnerais pas cette fanfic :) elle me tient vraiment à coeur. Je suppose que tu vas bien aimé Kol dans ce chapitre.
Itami: J'aime embrouiller mes lecteurs, tu le seras sûrement encore plus dans ce chapitre... ou pas. Le Klaroline est en marche depuis pas mal de chapitre, j'ai dispersé quelques indices :) Mary va un peu mieux dans ce chapitre et oui Anne enceinte, je voulais créer la surprise on va dire. Peut être que tu vas continuer d'apprécier Kol dans ce chapitre :)
Zananas: Merci pour ta review, ça me touche que tu trouves les personnages fidèle à la série car j'i toujours peur de justement en faire des OCC. Tu penses bien que je ne répondrais pas à ta première question :D la différence entre Kol et Klaus, c'est que Kol agit comme un gamin insouciant, cruel et pourris gâté alors que toutes les actions de Klaus ont un but pour une fin. J'espère que ce chapitre te plaira.
Chloe: Merci beaucoup, le futur est déjà en partis modifié, on verra bien si Klaus atteint tous ses buts :)
Manon: Merci beaucoup, oui Klaus restera Klaus même s'il se laisse adoucir par Caroline :)
Carole: Merci beaucoup, j'espère que la suite te plaira
Caroline courait dans la forêt. L'air parfumé par l'odeur du sang et la peur ne faisant qu'exciter la prédatrice sommeillant en elle. Il faisait nuit noire, pourtant Caroline n'avait aucun mal à distinguer les obstacles sur sa route, évitant les racines des arbres ou les fossés. C'est alors qu'elle le vit, un humain mourant, dont le sang coulait abondamment de son abdomen. Sans qu'elle s'en rende compte, elle sortit ses crocs et se jeta sur lui. Étourdis par la sensation du sang frais coulant dans sa gorge, un pur sentiment d'extase envahit Caroline qui ne s'était jamais sentie aussi libre de sa vie.
Caroline se réveilla en sursaut. Envahie par un sentiment de dégoût de soi, elle se releva légèrement. C'était sans doute l'anxiété qui lui avait fait cauchemarder. Depuis hier, Caroline s'en voulait, elle n'avait pas prêté attention à Anne et Antoine, trop occupée par ses propres problèmes. Maintenant, il fallait qu'elle mette en place un plan d'action. Malheureusement, elle n'avait pas une imagination machiavélique comme Damon ou Katherine.
Un léger coup sur la porte la sortit de ses pensées.
« Entrez », marmonna Caroline.
Anne entra, la mine inquiète.
« Lord Nicklaus veut vous parler. Il a dit que c'était très important. Il a dit aussi que je devais être présente. »
Fronçant les sourcils avec inquiétude, Caroline se leva du lit et entreprit de choisir avec soin sa robe tandis que Anne l'aidait à la revêtir.
« Que veut-il ? S'enquit Caroline avec crainte.
— Je ne sais pas, répondit Anne, c'est Rosemary qui m'a fait passer le message. Ce n'est sans doute rien.
— J'espère que tu as raison, souffla Caroline.
— J'ai peur, avoua Anne, maintenant que je porte un enfant, je me sens vulnérable. J'ai terriblement peur qu'il lui arrive quelque chose.
— Tu en as parlé avec Antoine ?
— Oui et il veut s'enfuir...
— Ah...
— Je sais, mais comme tu es là, j'ai refusé. Il faut absolument mettre fin à ta situation. Ça devient trop dangereux. »
Une fois Caroline préparée, cette dernière en signe de soutien à Anne lui serra très fort la main.
« Ne t'inquiète pas, je ferais tout pour que tu survives, promit Caroline.
— Inutile de faire des promesses que tu ne pourras pas tenir, » répondit Anne avec un sourire triste.
Anne mena Caroline dans un salon dans lequel était entreposée une immense bibliothèque. Au fond de la pièce se trouvaient une cheminée et quelques fauteuils. Une longue table ainsi que plusieurs chaises se trouvait au centre. Plusieurs personnes étaient présentes dont Kol, Klaus, Elijah et à la grande surprise de Caroline, Mary.
« Ah vous voilà mesdames », fit Klaus en se levant.
Sans accorder un regard à Anne il conduisit Caroline à la table et lui tira galamment une chaise pour qu'elle puisse s'asseoir. Anne prit place à sa gauche tandis qu'à sa droite se tenait Kol. Mary, Elijah et Klaus se placèrent face à Caroline.
« J'imagine que vous devez être surprise, » fit Klaus d'une voix triste.
Lançant un regard inquisiteur à Caroline, il continua :
« Je vous ai fait venir, toi et ta domestique pour vous parlez de Mary. » les informa Klaus.
Caroline posa son regard sur Mary qui affichait un air à la fois terrifié et catastrophé.
« Nous devons vous présenter nos plus sincères excuses, fit Elijah d'un air dépité, à vous Dame Caroline, mais aussi à votre deuxième domestique. »
Caroline s'attendait à tout sauf ça. Dans un premier temps une vague de soulagement déferla en elle. Mais elle était stupéfaite par les excuses d'Elijah.
« NON ! » hurla Anne en se levant brusquement faisant sursauter Caroline.
« NON ! Ce n'est pas possible ! PAS TOI ! Elle est... un... ! Lequel d'entre vous a fait ça ? »
Caroline ne comprenant toujours pas ce qui se passait posa ses yeux sur Klaus, Klaus qui lui adressa un regard désolé. Le corps d'Anne était secoué de sanglot tandis que le visage de Mary reflétait de la tristesse.
« Kol a trouvé amusant de... transformer Mary en vampire », expliqua enfin Klaus.
Sans plus attendre, Caroline se leva brusquement et s'interposa entre Kol et Anne. La jeune sorcière n'était pas de taille face à l'Originel.
« Nous en sommes désolés, ajouta Elijah, vous pouvez être sûre que Kol sera puni.
— Puni ? Et comment ? Demanda Caroline d'une voix acide.
— Ne vous inquiétez pas ma chère, nous prendrons toutes les dispositions nécessaires, lui assura Klaus.
— Vraiment ? Et pourquoi feriez-vous ça ? Vous accordez, vous-même très peu de valeur à la vie humaine, constata Caroline.
— Je suis triste que vous me voyiez toujours ainsi Caroline. Cependant, vous êtes notre hôte et ce qu'a fait Kol est inacceptable.
— Pourquoi ? Demanda Caroline en se tournant vers Kol.
— Je n'ai pas de justifications à donner à un vampire inférieur à mon rang, répondit Kol d'un air provocateur.
— Tu le paieras, siffla Anne.
— Ouhh des menaces. Mon Dieu, je suis mort de peur, se moqua Kol.
— Assez ! Nous sommes ici pour discuter du sort de Mary, intervint Elijah.
— Deux possibilités s'offrent à vous, expliqua Klaux, la première est de laisser son éducation en tant que vampire à Kol. Puisqu'il est son créateur, c'est à lui de s'en occuper. Sinon vous pouvez vous-même prendre en charge Mary.
— Et Mary, que veut-elle ? Demanda Caroline tout en forçant Anne à se rasseoir.
— Je … j'aime mieux être avec toi », répondit Mary d'une voix tremblante.
Surprise pas son souhait compte tenu de leur relation mal en point, Caroline se demanda ce que Kol avait pu faire subir à Mary.
« Alors, voilà qui est réglé, fit Elijah en se levant.
— Oui, et toutes mes excuses, » ajouta Klaus d'une voix triste.
Caroline examina le visage de Klaus. Il paraissait réellement sincère. Soupirant elle hocha la tête, mais ne répondit rien. Elijah, accompagné de Kol, quitta la pièce suivi de Klaus qui au dernier moment s'arrêta.
« Caroline, je viendrais vous chercher dans vos appartements en début d'après-midi. »
Ce n'était pas une demande, mais un ordre et Caroline préféra obtempérer.
« Bien sûr. », répondit-elle d'une voix assurée.
Une fois certain que Caroline et Mary ne pouvaient les entendre Kol se tourne vers Elijah.
« Pourquoi est-ce qu'on ne la tue pas ? Siffla Kol
— Mary a bien précisé que Caroline était présente uniquement pour sauver des vies, elle n'est pas censée nuire à Nick.
— Vraiment ? Mais peut-être qu'elle pourrait en profiter et faire d'une pierre deux coups. Et si.. et si... elle connaissait l'existence de... Mikael, fit Kol en baissant la voix.
— Elle ne découvrira rien du tout.
— Je peux me charger de la tuer, Nick n'en saura rien.
— Personne ne tuera personne, répondit Elijah en soupirant d'agacement.
— Ou la blesser... un petit peu.
— C'est hors de question Kol, contentons-nous d'obéir à Nick.
— Nous ne sommes pas ses toutous, cracha Kol.
— On ne t'a jamais demandé de l'être.
— Tu crois ça Elijah ? Regarde ou on en est ! On fait toutes les tâches qu'il ordonne comme de vulgaires serviteurs. Et quand on échoue, on se fait menacer tel des vampires de basse catégorie.
— Tu ferais mieux de garder tes pensées pour toi. Quand la malédiction sera brisée, Nick sera moins sur les nerfs.
— J'espère sincèrement que tu as raison Elijah », fit Kol
Kol laissa Elijah en plan dans les couloirs. Ce dernier soupira. Kol n'avait pas tort, mais pour l'instant Elijah était en parfait accord avec les mesures que Nick avait prises.
« Je suis désolée », lâcha Mary d'une voix faible.
Les trois jeunes femmes étaient restées dans la bibliothèque. Caroline ne savait absolument pas comment prendre en charge Mary. À cette époque il n'y avait pas encore les poches de sang humain. Bien sûr, d'après Anne, on pouvait en trouver au marché noir. Mais cette idée répugnait Caroline. Et il n'était même pas certain que le sang en question soit réellement du sang d'humain. L'autre option est de proposer à Mary du sang animal, mais Caroline savait par expérience que ça ne serait en aucun cas bénéfique. Elle-même n'avait pas tenu deux semaines avec ce régime. Mary allait donc devoir se nourrir directement à la source en évitant de provoquer des morts. Ce qui sera très difficile compte tenu du manque de contrôle dont avait fait preuve Caroline.
« Désolée », répéta à nouveau Mary en pleurant.
Anne, furieuse, la foudroya du regard.
« C'est un peu tard pour être désolée Mary ! Tu t'es détournée du droit chemin et les esprits de la nature t'ont puni. Regarde-toi, tu n'es plus qu'une misérable créature ayant tout perdu. Tu me dégoûtes ! »
Caroline écarquilla les yeux de surprise en entendant le discours d'Anne tandis que Mary éclata en sanglot. Doucement Caroline s'approcha du corps tremblant de l'ex-sorcière et posa une main réconfortante sur son épaule.
« Il faut aller de l'avant, murmura Caroline, je vais t'apprendre les bases pour que tu te contrôles au mieux. Mais sache que tu y parviendras uniquement avec une très forte volonté. »
Anne émit un ricanement moqueur et secoua ses longs cheveux châtain.
« Elle est dépourvue de volonté. Tu n'arriveras pas à grand-chose avec elle ! »
Un voile de tristesse recouvrit les yeux de Mary.
« Anne... je sais que je n'ai pas été une bonne sœur... mais je me rattraperais ! Promis ! »
Anne lui jeta un regard méprisant et sortit de la bibliothèque. Caroline comprit qu'il lui faudrait un certain temps pour qu'elle accepte la nouvelle condition de sa sœur. Quant à ses plans pour fuir, ils venaient de tomber à l'eau. Même si sa relation avec Mary était tendue, Caroline n'oubliait pas que c'était Mary qui l'avait recueillie lorsqu'elle avait atterri à cette époque.
« Je crois qu'on va avoir du travail, soupira Caroline tout en sachant qu'elle-même ressentait la soif de sang à nouveau.
Klaus se tenait silencieux dans ses appartements. Les informations de Kol avaient chamboulé tous ses plans. Enfin pas tant que ça, le sacrifice aurait lieu comme convenu. Il devait recevoir en audience les sorciers que Kol lui avait trouvés. Ces derniers étaient apparemment des hommes, chose plutôt rare.
« Lord Nicklaus, vos invités sont arrivés », l'informa son valet.
Klaus fit signe de faire entrer les invités. Deux hommes d'âge mûr pénétrèrent dans l'appartement. L'un avait le visage strié de cicatrices, à tel point que Klaus se demandait si ce n'était pas le fait d'un loup-garou. L'autre avait un visage mal rasé, des dents jaunes et le nez légèrement recourbé. La parfaite caricature d'un sorcier, il ne manquait plus que la verrue.
« Nous sommes ici sur ordre de notre Seigneur Kol, commença le premier d'une voix solennelle.
— Bien, je souhaitais connaître vos motivations, fit Klaus en s'asseyant sur un fauteuil et en invitant les deux sorciers à faire de même.
— Toute personne ayant besoin de nos services nous convient, en échange d'une modeste contribution.
— Une modeste contribution ? Ironisa Klaus.
— Nous brisons la malédiction et en échange nous voulons disposer de quelques gouttes de votre sang », expliqua le deuxième sorcier.
Klaus fronça les sourcils, voilà une requête bien inhabituelle. Le sorcier aux dents jaunes lui donna un sourire qui se voulait rassurant, mais qui aurait effrayé n'importe quel humain. Mais Klaus n'était pas humain.
« Une fois la malédiction brisée, votre sang aura certaines... propriétés et nous souhaitons être les premiers à en bénéficier pour notre commerce.
— Quel genre de propriété ? Demanda froidement Klaus.
— Comme vous le savez sans doute, le sang de vampire peut guérir n'importe quelle blessure. L'ennui, c'est que n'importe quels sorciers peuvent se procurer ce remède. La concurrence est très rude.
— Et qu'apportera de plus mon sang ?
— Vous êtes un hybride. Beaucoup de vampires viennent nous consulter quand ils ont été mordus par un loup-garou, mais malheureusement il n'y a pas de remède... pas encore. Jusqu'à ce que vous brisiez la malédiction. Votre sang pourrait guérir une morsure de loup-garou. Mon cousin et moi serions idiots de laisser passer une telle opportunité.
— Qui me dit que vous n'utiliserez pas mon sang pour me nuire ? Demanda Klaus.
— Rien du tout, mais nous savons tous ici quelle est la valeur d'un accord passé entre un sorcier et un vampire. »
De toute évidence les deux sorciers avaient longuement réfléchi à la question. Mais Klaus n'en pouvait plus d'attendre de briser la malédiction. Il réfléchirait au sort des deux sorciers plus tard.
« Bien, nous avons un accord je suppose, mais j'aimerais savoir, qui vous êtes.
— Je me nomme Nicolas, répondit le sorcier aux dents jaunes, et mon cousin s'appelle Rodolphus. C'est un plaisir de faire affaire avec vous, lord Nicklaus. »
Katerina courait autant qu'elle le pouvait. Le château ressemblait à un labyrinthe. Depuis qu'Elijah cessait de la voir, la jeune fille n'avait pas non plus revu Klaus. Elle ressentit un pincement au cœur. De toute évidence et malgré tous ses efforts Klaus n'avait que faire d'elle. Elle s'arrêta essoufflée et le cœur battant la chamade. Sa blessure au cou l'élançait. Katerina regarda autour d'elle. Elle se trouvait dans l'un de ces couloirs remplis d'une cinquantaine de portes. Les larmes aux yeux, elle tourna la poignée de l'une des portes lorsqu'une main ferme saisit son bras. La jeune fille hurla de douleur et s'effondra à terre sous le regard amusé de Kol.
« Où comptais-tu donc aller Katerina ? Ricana-t-il en se délectant de la peur de la jeune fille.
— Kol, je m'ennuie », fit une voix féminine.
Rebekah venait de rejoindre Kol d'un air ennuyé et observa la scène, stupéfaite.
« C'est le... le double ! Tu as mordu le double ! S'écria Rebekah d'une voix suraiguë.
— Épargne-moi tes crises d'hystérie, répondit Kol en levant les yeux au ciel.
— Nick va nous tuer !
— Il n'en saura rien », fit Kol
Katerina gisait misérablement à terre et même si cette vision plaisait beaucoup à Rebekah elle n'en demeura pas moins inquiète. Son cœur fit un bond lorsqu'elle entendit des pas se diriger vers eux. Elle fut soulagée de constater qu'il ne s'agissait que de Caroline et Mary. En les voyant, et utilisant les dernières forces qui lui restaient, Katerina se précipita vers Caroline et la regarda d'un air implorant.
« Aidez-moi... je vous en prie », murmura-t-elle faiblement.
Si Caroline put résister à l'odeur du sang émanant de Katerina ce ne fut pas le cas de Mary qui se jeta violemment sur elle. Elle fut arrêtée par Rebekah qui l'envoya valser contre un mur. Caroline en profita pour relever le double et lui donna le regard le plus rassurant qui soit tout en se retenant de ne pas se jeter à sa gorge.
« Je suis vraiment désolée pour ce que je m'apprête à faire, souffla Caroline
— Aidez-moi, implora à nouveau Katerina.
— Tu vas oublier tout ce qu'il s'est passé, l'hypnotisa Caroline, tu te rappelleras avoir été violemment attaquée par un animal sauvage. »
Mécaniquement, Katerina répéta ce que disait Caroline. Une fois l'hypnose effectuée, Rebekah jeta un regard reconnaissant à Caroline et prit Katerina pour la raccompagner dans ses appartements tandis que Kol affichait une moue boudeuse.
« Tu n'as vraiment pas de cœur, cracha Caroline.
— J'aime la chasse, expliqua Kol, plus précisément, j'aime voir la lueur de terreur dans les yeux de mes victimes lorsqu'elles savent qu'elles vont mourir et que leur instinct de survie les quitte. J'aime voir le désespoir, et entendre leurs supplications. »
Mary frissonna de peur en écoutant le discours de Kol, elle en savait quelque chose. Kol se décida enfin à partir non sans avoir adressé un dernier clin d'oeil à Mary.
Caroline n'en pouvait plus de cette famille de dingue. Bien qu'elle détestait Katherine, aujourd'hui elle comprit pourquoi Katherine était devenue une telle garce égoïste. Katherine n'avait personne, sa famille l'avait reniée, l'homme qu'elle aimait voulait la tuer. Elle n'était pas entourée d'amis comprenant une sorcière et un vampire. Et aucun vampire mâle ne l'aimait suffisamment pour risquer la colère de Klaus en la sauvant. À l'inverse d'Elena. Bien que la condition d'Elena était peu enviable, elle était toujours mieux que celle de Katherine. Caroline songea tristement qu'il y aurait toujours quelqu'un pour se sacrifier afin qu'Elena vive. La jeune femme n'en voulait pas à son amie, mais parfois elle se sentait comme un pion sur un échiquier.
Soupirant de tristesse, Caroline fit signe à Mary de la suivre. Klaus leur avait indiqué la pièce dans laquelle elles pourraient se nourrir.
La pièce dans laquelle elles pénétrèrent était remplie de serviteurs humains et de vampires qui montaient la garde, mais qui était surtout présent pour ramasser les cadavres. Caroline prit une servante d'âge assez mûr et fit signe à Mary de la regarder faire. Elle coula ses crocs dans le coup de l'humaine qui se laissa faire. Son instinct de chasseur en éveil ne faisait que réclamer encore plus de sang. Caroline dut se faire violence pour s'arrêter. Elle relâcha la servante qui fortement affaiblie tomba à terre. Jugeant qu'il serait plus prudent de prendre une autre proie, Mary n'ayant aucun contrôle sur elle-même se jeta une jeune fille d'environ une quinzaine d'années. Caroline la sépara brutalement alors que Mary luttait contre elle, Caroline la fit revenir à la réalité.
« Tu veux vraiment la tuer ? » S'exclama Caroline.
Mary, prenant conscience de ce qu'elle faisait, cessa de lutter et sortit de la pièce. Caroline la rejoignit.
« Merci... je sais que je n'ai pas été correcte avec toi, mais si tu as besoin d'aide...
— Ça ira, Anne m'aide déjà beaucoup, lui assura Caroline.
— Ils... ils risquent de savoir, tu sais...
— Ils ne sauront rien, à moins que quelqu'un ne les informe. »
Caroline observa Mary d'un air soupçonneux.
« Je ne ferais jamais une telle chose, se défendit Mary outrée, mais j'ai vu que tu ne prenais pas de verveine, ils pourraient te faire avouer. Je pense qu'ils ont des soupçons.
— Je suis insensible à l'hypnose, répondit Caroline sans réfléchir.
— Ah bon ? Mais pourquoi ?
— Je ne sais pas, Anne et moi on s'est très peu penché sur la question, les événements nous ont un peu dépassées.
— Je comprends... si tu veux, je peux essayer de découvrir ce qu'il en est, suggéra Mary.
— Je ne sais pas si ça a beaucoup d'importance.
— Ça pourrait être une conséquence de ton voyage dans le temps. Il ne faut pas prendre ça à la légère.
— Oui... tu as sans doute raison. »
Mary décida de se retirer dans ses nouveaux quartiers et d'y rester seule, de peur d'attaquer des humains. Il restait peu de temps à Caroline pour se vêtir d'une robe convenable. Elle se rendit dans ses appartements dans lesquels Anne l'attendait déjà.
Tandis qu'elle aidait Caroline à se revêtir d'une robe bouffante vert foncé, elle prit des nouvelles de sa sœur. Caroline lui raconta tout ce qu'il s'était passé.
« C'est étrange qu'elle soit devenue un vampire, fit Anne une fois que Caroline eut terminé son récit.
— Étrange ?
— Sache que les Originaux transforment rarement des vampires à moins qu'ils en aient besoin pour une tâche particulière.
— Je ne vois pas ce que ça peut être, lâcha Caroline.
— On le saura bien assez tôt », répondit sombrement Anne.
Une fois habillée convenablement, Caroline grommela. Sa robe est incroyablement lourde et marcher avec sans se prendre les pieds dedans relèverait du miracle.
« Lord Nicklaus, vous attend », fit pompeusement un domestique.
Soupirant d'agacement, Caroline lança un dernier regard à Anne avant de sortir de ses appartements avec la démarche la plus gracieuse qu'elle puisse faire. Klaus se tenait face à elle un grand sourire aux lèvres. Ses cheveux blonds étaient relâchés et il portait une tunique blanche serrée à la taille par une ceinture en cuir à laquelle était attachée une épée. Son pantalon était assorti avec sa tunique, mais peut être de couleur légèrement plus foncée et il portait des sortes de bottes en cuir. Dans cette tenue, il paraissait à l'aise pour faire une longue marche, ce qui fit peur à Caroline.
Il tendit son bras et automatiquement Caroline le prit.
« Comment se passe l'apprentissage de Mary, s'enquit Klaus poliment.
— Aussi bien qu'on puisse l'espérer.
— Bien, si vous le voulez je peux faire appel à Rosemary pour vous aider.
— Merci... j'y réfléchirais », répondit Caroline avec une légère hésitation.
Un silence pesant s'installa entre les deux vampires. Ils finirent pas déboucher sur une cour. Klaus mena Caroline vers ce qui semblait être des écuries.
« Quel cheval aimerais-tu avoir, Caroline ?
- Je.. je ne sais pas, répondit Caroline, je n'en connais aucun. »
Klaus se rapprocha d'une pouliche noire et lui caressa le museau. Cette dernière poussa un hennissement de protestation et recula.
« Celle-ci te conviendrait. Elle est fougueuse et têtue.. un peu comme toi », fit Klaus en souriant à Caroline.
Caroline se rapprocha timidement de la pouliche, elle la trouvait magnifique. Elle tendit sa main à son tour pour lui caresser museau, mais à nouveau la pouliche secoua la tête de droite à gauche en signe de protestation.
« Ne t'inquiète pas, je suis sûre que vous allez vous entendre », lui assura Klaus.
Ce dernier fit signe à un garçon d'écurie de préparer la pouliche et un autre cheval au pelage gris et blanc.
« Comment s'appelle-t-elle ? Demanda Caroline.
— Isabelle, répondit Klaus en souriant à une plaisanterie que lui seul connaissait sûrement.
— Isabelle, répéta Caroline, c'est... plutôt banal... »
La jeune fille s'était attendue à un prénom du genre « Rubis », « Saphire », « œil de Lune ».
« Isabelle est le prénom de la reine d'Espagne, fit Klaus en observant attentivement la réaction de Caroline.
Caroline se gifla mentalement de ne pas avoir mieux suivi ses cours d'histoire.
« Je... je... la politique… ne m'intéresse pas, bafouilla Caroline.
— Même sans s'intéresser à la politique, tout le monde a déjà entendu parler de cette reine. Une grande souveraine, fit Klaus avec une légère pointe d'admiration.
— Je n'accorde pas d'importance à ce genre de chose », répondit Caroline.
Intérieurement Caroline bouillonnait. Elle ne connaissait pas cette reine d'Espagne, mais elle la haïssait déjà. Le pire c'est qu'elle était incapable de dire pourquoi.
« Vos chevaux sont prêts », les informa le garçon d'écurie.
Caroline s'avança vers Isabelle et grimaça. Quelle idée d'avoir mis une robe aussi encombrante. Alors qu'elle s'apprêtait à monter sur la scelle du cheval, elle sentit deux mains se poser sur sa taille et la soulever.
« Il serait très impoli de ma part de laisser une dame monter seule sur ce cheval avec tous ces vêtements encombrants », chuchota Klaus à son oreille.
Caroline sentit des frissons remonter le long de sa colonne vertébrale. Une fois Caroline installée, Klaus grimpa sur son cheval. Il se rapprocha d'Isabelle et lui prit les rennes pour guider Caroline.
« Alors Caroline, ton séjour te plaît ici ?
— Oui, mentit Caroline, vous avez un très beau château et le paysage est merveilleux.
— Il existe encore des paysages plus beaux, répondit Klaus, bien au-delà de l'Océan Atlantique il existe des merveilles que les humains ne découvrent que maintenant.
— Comment connais-tu ce... monde ?
— Il fut un temps où j'y vivais, répondit Klaus avec nostalgie.
— Tu étais tout seul ?
— Non, bien sûr il y avait ma famille, rigola Klaus.
— Tu as dû visiter un grand nombre de pays.
— Oui, c'est l'avantage d'être immortel. J'ai vu toutes les belles œuvres qui puissent exister comme les pyramides Égyptiennes. L'art est la seule chose de bien dans l'humanité. L'humanité meurt, mais l'art demeure et traverse des décennies.
— L'humanité n'est pas si mal, c'est elle qui a créé l'art, fit Caroline.
— C'est ce que je disais, soupira Klaus, je ne comprends pas ton amour pour les humains Caroline.
— Je n'ai pas envie d'entrer dans un débat philosophique, nous avons tous été humains un jour. Il ne faudrait pas l'oublier.
— Oublier ma période humaine me conviendrait parfaitement », fit Klaus d'une voix amère.
Alors que Klaus continuait de diriger la pouliche Isabelle, celle-ci s'arrêta brusquement et refusa d'aller plus loin. Avec agacement, Klaus vit son propre cheval suivre l'exemple.
« Bon, apparemment ils veulent une pause », fit Klaus en descendant de son cheval.
Il aida Caroline à descendre. Cette dernière observa le paysage. Ils se trouvaient dans une prairie, bordée par une forêt. Klaus se laissa tomber à terre et invita Caroline à en faire de même. Cette dernière s'assit à une distance raisonnable de Klaus.
« Pour une dame de la noblesse, tu es plutôt très... libérée », remarqua Klaus
Sans doute une dame de la noblesse ne se serait jamais abaissée à s'asseoir dans de l'herbe.
« Nous ne sommes pas en société, répondit simplement Caroline.
— Parlez-moi de vous Caroline.
— De moi ? Mais il n'y a rien à dire.
— J'ai cru comprendre de votre père que vous voyagez beaucoup...
— Non, pas du tout, répondit Caroline en fronçant les sourcils.
— Apparemment vous aviez fugué depuis si longtemps que les voisins eux-mêmes ignoraient que le baron avait une fille.
— Ah. », se contenta de répondre Caroline en détournant le regard.
Un silence gêné s'installa.
« Mon frère Kol a des soupçons sur vous, fit Klaus en brisant le silence.
— Je pense plutôt que vous devriez tenir Kol à l'oeil.
— Lord Kol, corrigea Klaus en souriant.
— Oui, Lord Kol, répéta Caroline en levant les yeux au ciel.
— Et pourquoi devrais-je m'en méfier ?
— Il a une étrange manière de traiter les invités. Cette pauvre Katerina en a fait les frais », cracha Caroline.
Aussitôt elle regretta ce qu'elle venait de dire. La réaction de Klaus était terrifiante. Un éclair de colère passa dans ces yeux tandis que sans que Caroline puisse y faire quoi que ce soit il se trouvait au-dessus d'elle, la main sur son cou.
« Qu'essaies-tu de faire Caroline ? », Demanda froidement Klaus.
La jeune fille tenta de se débattre, mais la prise de Klaus se resserrait.
« Ne crois surtout pas pouvoir semer la zizanie dans ma famille », chuchota Klaus à son oreille.
Ce ne fut que lorsque Caroline poussa un glapissement de douleur que Klaus la relâcha et l'observa. La jeune fille crut même voir une lueur de regret dans ses yeux. Son visage affichait une telle tristesse que la colère de Caroline s'évanouit rapidement. Sans s'en rendre compte, ses yeux se posèrent sur les lèvres pulpeuses et tentatrices de Klaus. Tout ce qu'elle savait, c'est que la seconde d'après elle passa sa main derrière la tête de Klaus et l'attira contre elle pour l'embrasser. Une voix hurla dans la tête de Caroline de ne surtout pas faire cela, mais c'était déjà bien trop tard. Klaus bien que stupéfait par ce que venait de faire Caroline reprit le contrôle en donnant des baisers de plus en plus passionnés à la jeune fille, tandis que ses mains allèrent lentement caresser son cou et ses épaules. À ce moment-là, cette dernière oublia qui était Klaus, la raison de sa venue. Elle oublia les trop nombreuses victimes de Klaus : Jenna, Elena, Stefan et... Tyler.
