Merci à : Eilisande, Margauxx68, Audrey21041991, la petite MM's, Akimi, Fairylove, Aotsuki-Midori Akimi, ringo-chiin, Oola, Mei-tan, Name, Imaza Jones, Ayahne, yannex, black croc, Night Shade, telefolle, Clewiland et space, oOOOmerlette . Pour ces merveilleuses reviews (j'espère que je n'ai oublié personne et écorché aucun pseudo.) Fin de l'histoire How to Save a Life. Merci à tous mes lecteurs fidèle, je reviens vite avec une nouvelle fic, qui s'intitulera Là-Bas. Je sais qu'il n'est pas énormément plus long que les autres mais je pense que j'ai dit tout ce qu'il y avait dire. Contente et un peu nostalgique d'avoir fini cette histoire ! Je vais enfin pouvoir passer à autre chose avec la fic cité plus haut
Chapitre 12 : A toi, à moi, à nous, Adieu.
Rukia était dans la salle commune de son service, assise sur une chaise, ses bras croisés sur la table et le visage enfouit dedans. Autour d'elle, Renji s'activait en posant des piles de dossiers sur la table, ouvrant d'immenses livres poussiéreux et d'épais classeurs. Rukia tourna doucement la tête vers lui, sans changer de position, le fixant d'un regard éteint à travers les mèches de cheveux qui barraient son visage. Le jeune interne tournait nerveusement les pages, observait les radios puis soupira d'exaspération. Le jeune homme leva un instant la tête vers Rukia, pour vérifier son état et il croisa son regard vide. Mal à l'aise il baissa instantanément les yeux, Rukia elle le fixait toujours. Renji passa sa mains sur son visage et se massa les tempes, cette histoire allait le rendre fou.
« Tu as besoin de quelque chose ? » demanda-t-il en brisant un silence qui s'éternisait.
Rukia secouait lentement la tête de droite à gauche. Et la pièce retomba dans le silence. Rukia ferma un instant les yeux, elle était épuisé physiquement mais surtout mentalement. Puis mollement, elle se leva. Renji le regarda bizarrement, essayant de la retenir, mais la jeune femme ne lui accorda aucun regard. Elle traversa le hall, puis poussa la porte d'entrée.
Dehors, le ciel était noir comme il ne l'a jamais été, et la pluie glaçante martelait inlassablement le goudron. Rukia frissonna un instant lorsqu'une brise hivernale vint s'engouffrer sous sa blouse à moitié ouverte. Elle se frotta les bras pour tenter de se réchauffer, puis avança doucement vers le parc de l'hôpital. La pluie ne la dérangeait guère, elle ne s'était peut-être même pas rendue compte que ses cheveux était dégoulinant, collés à sa nuque. Sa blouse trempée, humidifiait ses vêtements de ville. Elle s'installa sur un banc, celui sur lequel elle c'était assise avec Ichigo il y a quelque temps de ça. Elle fixait le ciel, elle avait même gestuelle que lors de cette soirée. La voix d'Ichigo résonnait dans ses pensées. Puis les larmes se mélangeaient doucement à la pluie qui lui glaçait les os. Elle soupira de douleur, elle repensait à tous ces moments de bonheur, plus rien ne sera comme avant, désormais. Rukia rassembla ses genoux contre sa poitrine, et y posa son front.
« Rukia ? »
« Rangiku ? » répondit-elle en relevant doucement la tête.
« Faudrait que tu viennes. »
« Qu'est ce qui se passe ? »
« Tu verras par toi-même. »
Rangiku tendit sa main et Rukia l'attrapa et se leva gracieusement de son banc. Matsumoto la guida silencieusement à travers l'hôpital ne lâchant pas une seconde la main fragile de Rukia. Lorsque celle-ci comprit enfin où la menait son amie, elle s'arrêta brusquement. Matsumoto se retourna, redoutant ce moment.
« Non, je veux pas y aller ! Je-je veux pas ! » S'écria-t-elle, les larmes aux yeux.
« Cette fois-ci, tu es obligée. » murmura-t-elle.
« Pou-pourquoi ? »
« Tu le regretteras toute ta vie si tu ne le fais pas. »
Rukia comprenait où Matsumoto voulait en venir. Elle éclata en sanglots dans les bras de son amie.
« Allez courage ... »
Elle ouvrit la chambre numéro 15, et poussa gentiment Rukia à l'intérieur. La famille Kurosaki était là, interdite. Renji et Byakuya aussi, mais aucun d'eux n'osait parler. Rukia posa les yeux sur la silhouette qu'elle connaissait par cœur. Et la douleur fut la même que la première fois qu'elle le vit ainsi, sauf que cette fois-ci, il y avait quelque chose de différent. Le jeune homme respirait grâce aux machines, et était allongé sur le côté face à la porte, les yeux grands ouvert mais perdus dans le vide.
Rukia avança prudemment dans la pièce, sans prêter attention aux autres, Matsumoto sortit, sa place n'était pas ici. La jeune femme s'agenouilla devant celui qui était il y a quelque temps, l'homme le plus merveilleux du monde. Les larmes coulaient toujours, inondant ses joues.
« Ichigo ! »
Dans ce cri de détresse, elle se jeta sur lui, enlaçant son visage immobile, caressant ses joues pâle et plongeant sa main dans les quelques cheveux qui lui restait.
« Ça va aller hein ? » sanglota-t-elle d'une voix faible.
Rukia se tourna vers son frère posant une question silencieuse qui comprit immédiatement, il hocha doucement la tête.
« Je peux entendre ce que tu dis, je suis juste incapable d'émettre un seul son »
« Tu-tu vas te remettre, et on ira à Venise comme prévu ... » murmura-t-elle en lui caressant la joue.
« Je suis désolé, j'ai vraiment pensé que tout ça terminerai bien »
« Et après, on rentera à la maison, n'est-ce pas ? »
« Rukia ... »
« Me laisse pas ! Je ne suis pas capable de vivre dans un monde où tu n'existes pas ! » S'écria-t-elle d'une voix cassée.
Rukia le serra dans ses bras mais elle sentait qu'il lui échappait déjà. Et le silence insupportable d'Ichigo la plongeait encore plus dans la douleur. Elle désirait juste un mot, rien qu'un petit mot, entendre sa voix une dernière fois, sentir son souffle effleurer sa peau.
« Rukia ... Tu vas tellement me manqué là-haut. »
« Rien ne sera comme avant, n'est-ce pas ? »
« J'ai peur »
« Ichigo, je t'en supplie ... »
« Arrête de pleurer, parce que.. »
« Je t'aime »
« Pour toujours. »
« Ne me laisse pas »
Ichigo pleurait intérieurement, voir Rukia aussi dévastée le déchirait. Mais il était fatigué, vraiment. Pour lui s'était la fin, il s'était tellement préparé, mais aujourd'hui cela avait une toute autre signification. Il laissait derrière lui la personne qui l'aimait plus, alors qu'avant il n'avait personne, à part sa famille. Karin, Yuzu et son imbécile de père allaient aussi tous lui manqué, énormément. Ses amis aussi. Alors pour elle qui était en train de souffrir devant lui, il décida de mettre encore toute les forces qui lui restaient dans une dernier geste, un effort surhumain. Mais tout est possible par amour.
Rukia le fixait de ces yeux larmoyants, Byakuya s'approcha d'elle, signe qui l'était temps. Mais la jeune femme ne pouvait détacher son regard de son roux. Elle vit alors une faible lueur dans son regard, une toute petite flamme, mais qui était quand même présente. Elle s'approcha encore plus de lui, alors que le bras d'Ichigo s'avança lentement vers elle, Rukia attrapa immédiatement sa main glacée et la posa tout contre sa joue. Elle sentit ses doigts tremblant frôler sa peau.
« Ru…kia, Ad-Adieu je t'aime. » Balbutia-t-il d'une voix plus rauque que jamais.
La jeune femme explosa en sanglot pendant, que le pouce d'Ichigo passait sur ses larmes, d'un geste presque invisible. Rukia voyait les yeux d'Ichigo se fermer progressivement, alors elle dirigea la main de celui qu'elle aimait vers sa bouche, embrassant ses doigts transi du bout des lèvres
« Je voulais te dire que j'étais fière d'avoir été au moins un jour celle que tu as aimé »
La voix de Rukia s'estompa au loin dans l'esprit d'Ichigo, il ne ressentait plus rien, rien qu'une espèce de béatitude. Il avait l'impression de voler, il sentit la pression sur ses mains disparaître ainsi que le bruit lointain d'une femme qui hurlait, elle semblait souffrir d'une douleur et d'une tristesse indescriptible. Ichigo ferma définitivement ses pupilles ambre qui avait temps fasciné la seule qui l'a aimé, la seule, l'ultime.
Dans la chambre, Rukia était effondrée au sol tandis que Byakuya arrêtait tous les appareils. Karin et Yuzu se réfugièrent dans les bras de leur père qui ne retenait plus ses larmes. Renji, prit Rukia dans ses bras pour la réconforter, elle n'était plus qu'une loque, sans volonté, sans réaction une coquille vide. Son cœur était aussi monté au paradis.
Il était tard à présent, une dure journée s'acheva pour tout le monde. La pluie n'avait nullement cessé. Matsumoto était assise sur un banc fixant la lumière qui s'éteignait dans la chambre 15. La pluie l'avait complètement trempée, mais la pluie, le froid qu'elle pouvait ressentir, était insignifiant à côté de la douleur de son amie. Les douleurs les plus virulentes sont celle qu'on ne voit pas.
Le docteur Hitsugaya et Hinamori sortirent du hall de l'hôpital ensemble, le jeune docteur couvrait sa belle d'un parapluie. Il la guida jusqu'à sa C6, lui ouvrit la porte et la laissa s'asseoir veillant à ce que la pluie ne la touche pas. Puis il claqua la porte, fit rapidement le tour du véhicule et se plaça côté conducteur. Matsumoto les virent s'embrasser à travers les gouttes qui s'écrasaient sur le pare-brise, sous la faible lumière de la voiture. Puis il démarra en trombe, quittant l'hôpital.
La jeune femme leva les yeux au ciel, mais elle sentit une présence près d'elle. Ses yeux se posèrent sur une Rukia au visage dévasté, elle aussi indifférente à la pluie. Matsumoto se leva immédiatement et la sera chaleureusement dans ses bras.
Quelques semaines plus tard ...
Rukia vivait à présent chez son frère, car lorsqu'elle était seule des angoisses terrifiantes s'emparaient d'elle. Pour l'instant elle avait pris congé, et n'était pas retourné à l'hôpital. Elle regardait l'immense écran plat, dans l'immense salon de l'immense salon de son frère. Elle zappait sans enthousiasme, ne prêtant pas attention aux émissions qui défilaient. On toqua à la porte et elle lâcha un petit entré. Elle était tombé dans une sorte de mutisme, ne parlant que par nécessité, disant qu'elle allait bien pour éviter les explications ... Renji pénétra dans la pièce à pas de loups et s'assit à côté de Rukia, il lui fit un petit bisou amicale sur la joue, mais elle ne réagit pas. Puis il sortit une petite enveloppe de son blouson, la tendit à Rukia qui la regarda, intriguée. Elle la prit en mains et l'ouvra. Immédiatement elle se leva reconnaissant l'écriture qui composait les premiers mots de la lettre. Elle jeta un regard d'incompréhension à Renji.
« Il voulait te la donner après son départ. » chuchota son ami.
Ses yeux se reposèrent sur le papier vieillit et jaunie. Ses yeux balayaient les lignes avidement.
Ma chère Rukia, ma tendre,
Je t'aimais tant, mais tous nos efforts ont été vains. Nous avons été séparés et à ce moment-là, la douleur a transpercée mon cœur, alors pour échapper à cette réalité qui ne me convenait pas, je me suis replongé dans nos moments de bonheur. Tu te rappelles la nuit où nous avons observé les étoiles, le soir de l'annonce de ma rémission, ou celui où nous avons joué aux jeux vidéo mais aussi notre première rencontre et tous ces gestes anodins qu'on avait au quotidiens. Tu ne sais pas tout ce que je donnerais pour revivre ce paradis perdu. Je peux te le dire, c'est grâce à toi que j'ai vécu plus longtemps, tu m'as sauvé la vie et le secret de ma rémission c'est toi. Pardonne moi, j'ai vraiment eu un bel espoir de retourner ensemble à la maison, je suis tellement désolé. Quand tu liras cette lettre, je serais probablement allongé sur ce lit, les yeux clos et incapable de te dire tout ça de vive voix. Cela restera mon plus grand regret.
A ma Rukia que j'ai tant aimé et que j'aimerais au-delà de tout.
Elle sera le papier contre son cœur, des larmes avaient dissipé quelques mots écrits à l'encre noire. Elle avait quelque chose auquel se rattaché, quelque chose qui lorsque sa mémoire lui jouera des tours, pourra lui rappeler que toute cette histoire n'était pas une invention quelconque mais bien la réalité. Cette lettre sera son plus grand trésor, tout ce qui lui resta de l'homme de sa vie. Elle aurait tellement aimé avoir des enfants avec lui, partir en vacances, vieillir tout simplement. Et même si elle était enceinte de lui sans le savoir, ses enfants ne connaîtraient jamais leur merveilleux père. Et même si elle trouvait quelqu'un d'autre pour partir en vacance ou vieillir à ses côtes, jamais il ne pourrait le remplacer dans son cœur, jamais il ne serait à sa hauteur. Jamais.
« Rukia c'est bientôt l'heure, tu devrais te préparer. » lâcha Renji.
Rukia s'en alla dans sa chambre et revint vêtue d'une robe noire, et d'un chapeau assortis elle rajouta une immense paire de lunette. Renji lui ouvrit la porte et out les deux se dirigèrent vers le cimetière de Karakura.
Il y avait beaucoup de monde dans l'église, Rukia était au premier rang avec la famille du défunt et ses amis les plus proches. Elle ne dit rien pendant toute la célébration, pendant que d'autre pleuraient bruyamment à leur place ou devant tout le monde pendant les différents mots d'hommage. Ses lunettes cachaient parfaitement ses yeux rougis et gonflé et les quelque larmes qui perlaient à ses yeux. Une fois devant la pierre tombale, seule la famille Kurosaki et elle était restés, les autres discutaient tranquillement devant l'église, attendant leur retour. Isshin, Karin et Yuzu Kurosaki furent leur dernier adieu déchirant puis laissèrent Rukia seule.
Rukia Kuchiki était à genoux sur le béton dur et froid devant sa tombe, elle effleura les lettres dorées du bout du doigt, lentement. Puis elle posa délicatement le bouquet de fleurs sur la pierre tombale. Des larmes coulaient silencieusement sur ses joues.
« Tu me manques tu sais. »
Elle marqua une pause.
« J'espère que tu es heureux là où tu es, mais sache que tout ce que je souhaite c'est que tu sois ici, c'est si dur sans toi… Je-Je n'arrive pas à avancer ! »
Elle laissait ses émotions s'échappées et pleurait abondamment devant la petite photo d'Ichigo qui ornait la tombe. Puis elle se leva pour rejoindre le reste des personnes, elle sourit faussement aux quelques condoléance qu'on lui avait adressé, échangea un regard avec Isshin puis rentra chez elle. Une fois chez elle, elle s'installa sur son lit et ressortit la lettre qu'elle conservait dans une petite boîte pour la protéger du temps. Tous les soirs elle la relisait, s'empêchant involontairement d'avancer. Elle s'avait au fond d'elle même que lorsqu'elle aurait plus besoin de lire cette lettre, elle pourrait enfin avancer dans la vie. Mais pour l'instant Rukia en avant tant besoin et elle ne le remerciera jamais assez de lui avoir laissé un souvenir de lui.
Cette histoire restera à jamais dans les mémoires. Elle ébranla un hôpital et surtout tout son personnel.
Renji, c'était acharné au travail et s'était juré de toujours faire son maximum pour les patients et surtout il s'était juré de ne plus voir Rukia pleurer.
Byakuya était plus proche encore de sa sœur qui avait tant besoin de réconfort. Il était devenu un peu moins inflexible, car quand Rukia était venue dans son bureau, il avait vu les sourcils de sa défunte femme se froncer sur sa photo.
L'histoire de Rukia avait replongé Matsumoto dans sa propre histoire mais à présent elle y repensait avec nostalgie plutôt qu'avec regret. Elle pouvait enfin aller de l'avant.
Toshiro et Hinamori était plus amoureux que jamais, comme quoi cette histoire n'avait pas eu que des mauvais côté.
Tatsuki, Orihime, Chad, Ishida et la famille Kurosaki avaient tous perdus quelqu'un de très précieux. Un ami, un rival, un amour impossible, un frère, un fils … Ils continuaient tout de vivre normalement mais chacun savait que, derrière les rires se cachait une douleur indescriptible.
Et enfin Rukia ne s'était jamais vraiment remis de ce drame. Elle essayait d'avancer dans la vie, de combattre l'absence jour après jour. Elle avait encore beaucoup de chemin à faire. Néanmoins il apparaissait encore souvent dans ces rêves et aujourd'hui elle ne vivait que dans l'attente du moment où elle pourrait enfin le revoir, lui dire qu'elle l'aime tant et enfin vivre cette vie qui leurs a échappés…
How To Save A Life …
