Hello tout le monde!
J'espère que votre rentrée s'est bien passée pour ce qui reprenait les cours ce début de semaine.
Pour moi, cela s'est très bien passé.
Bon, bonne nouvelle, le chapitre est long. Je ne pensais pas que ce serait aussi long. J'ai beaucoup travaillé dessus. J'espère que cela vous plaira.
Attention, ne vous prenez pas dans le piège des personnages et la pièce est inspirée d'un Disney original movie.
Je remercie les personnes qui comme toujours ont pris le temps de me laisser un commentaire.
Sur ce, je vous souhaite une bonne lecture!
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Chapitre 11
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Les lumières s'éteignent sur ma phrase. Je sors de la scène pour souffler, c'est un immense sentiment de stresse qui commence à s'échapper. La scène continue avec Sasuke et Hinata.
- Kyosuke attend! s'exclame-t'elle alors que Sasuke rentre sur scène.
- Je n'ai pas le temps Inaru, j'ai une réunion de la plus haute importance.
- Oui mais ce que je dois te dire est aussi important. Tu ne peux pas inviter cette personne à Konoha. Il est peut-être né à ici mais il ne demeure pas moins le fils du démon qui a tenté de détruire notre cité.
Sasuke ne se retourne pas et continue sa marche assurée.
- Il a grandi avec lui. On n'a pas du lui apprendre la gentillesse.
- Ma décision est prise. On a envoyé cette personne sur l'île parce que tout le monde avait peur, pour moi, il s'agit d'une sanction stupide et je trouve qu'on ne vaut pas mieux que le démon qu'on a enfermé sur l'île. Maintenant, si tu me permets, j'ai rendez-vous.
Il quitte la pièce laissant Hinata qui soupire avant de regarder la foule.
- Pourquoi ne veut-il rien entendre? Je suis sa petite amie et j'ai l'impression qu'il s'intéresse plus à cet enfant démon qu'à moi. Il ne sait rien de lui, ma famille a aidé la sienne durant ce terrible combat contre le démon. Il bafoue les idéaux de ses parents et de son peuple. Personne n'acclamera cette personne. Je serai bientôt reine de Konoha, mon rôle sera de protéger mon peuple et Kyosuke va le mener à sa perte. Je sens qu'un grand malheur va s'abattre sur nous lorsqu'il ou elle aura franchi la barrière qui entoure l'île du démon à neuf queue.
La lumière s'éteint sur les mots de Hinata. Le public semble concentré sur la pièce de théâtre, je ne distingue que des silhouettes sombres assises. Les filles spectatrices n'ont pas encore hurlé et je suis soulagé. Les cris auraient sans doute perturbé les jeux d'acteur de la classe. Je respire doucement me disant que ce sera à moi de faire de nouveau mon apparition. Kiba me passe un sac et je monte sur scène où une représentation de voiture m'attend. Je m'avance vers elle dans le plus grand silence. Je me retourne.
"N'oublie pas qui tu es" tonne la voix transformée d'Iruka-sensei.
Je baisse la tête alors que j'ouvre la "portière" pour monter dans la voiture. Le décor de fond change pour donner une impression de mouvement. Je suis assis sur une chaise de classe qui fait office de banquette. Je ne regarde rien et j'attends que le trajet se termine. Mes camarades montent sur scène et Sasuke est en tête. Hinata est à ses côtés. Le décor de fond s'arrête et j'ouvre la portière, regardant ces personnes avec un certain mépris. Le prince de l'école s'avance.
- Enchanté de faire ta connaissance, je suis le prince Kyosuke. C'est grâce à moi si tu as pu quitter ton île, se présente Sasuke.
- C'est toi l'imbécile qui m'a sorti de prison? demandé-je d'un ton insolent qui surprend l'assemblé derrière lui.
Hinata s'avance furieuse.
- Je ne te permets pas de lui parler ainsi, il est le futur roi de Konoha. Tu lui dois le respect, sale démon.
- J'ai pris ma douche avant de venir, par contre, vous vous puez l'hypocrisie à plein nez, répliqué-je. Puis-je savoir pourquoi on m'a libéré de ma prison?
- Tu mérites une seconde chance, tout le monde t'a rejeté parce que ton père est un démon. On t'a jeté à tord sur l'île où ton paternel vit actuellement.
- C'est gentil de ta part mais vous arrivez quinze ans trop tard. J'avais deux ans quand on m'a exilé dans cet endroit, je n'avais certes pas l'âge de comprendre mais je ne sais pas si je dois vous remercier ou non. Après tout, si j'étais resté à Konoha, j'aurai été orphelin et tous les habitants m'auraient jeté des pierres à la figure. Donc, je ne peux que vous remercier.
Sasuke sourit doucement mais je vois le regard haineux de certaines personnes surtout des filles. Je crois qu'elles ne jouent pas vraiment la comédie. Gaara s'avance en soupirant, il semble blasé par la situation.
- Je m'occupe des nouveaux élèves, je suis le délégué de la classe. Cela ne m'enchante pas plus que toi mais je me dois de te faire la visite. D'ailleurs, on n'a toujours pas ton prénom.
- Et je n'ai pas le tien, répliqué-je sur la défensive.
- Shukaku.
- Menma.
Gaara hoche la tête et m'invite à m'avancer lorsque je m'approche de la troupe. Ils ouvrent un passage comme si j'allais les maudire s'ils me touchaient. Je sors de la scène et Hinata se tourne vers Sasuke.
- Tu as vu comment il a osé nous parler. Tu seras responsable s'il arrive un malheur. Tu as fait rentrer le loup dans la bergerie.
Elle quitte Sasuke et les élèves en font de même laissant le garçon seul sur scène.
- Je comprends qu'ils puissent m'en vouloir mais les fautes commises sont celle de nos parents. Menma n'a rien à voir avec tout ça. Il a été accusé injustement de trahison envers notre pays. Il est né ici, sa mère était humaine mais tout le monde s'en fout, ils ne voient que la partie démoniaque de Menma. S'ils pouvaient voir la personne à l'intérieur peut-être ils verront un garçon sympa qui mérite une seconde chance.
La lumière s'éteint sur le discours de Sasuke. Je souris cette histoire représente vraiment son auteur. Lui aussi, il veut qu'on voit au-delà des apparences. Je souffle alors qu'il passe à côté de moi. Le prince touche ma main comme une caresse, personne ne remarque ce geste et je rougis furieusement. Je me sens bizarre, surtout quand il est près de moi. Je secoue la tête, je dois me concentrer sur la pièce et non sur Sasuke.
Je monte sur scène en compagnie de Gaara qui m'explique les pièces. Je dois rester me focaliser sur mon personnage. Quelqu'un qui se sent trahi par un peuple, le pays où il a vu le jour. La scène n'est pas longue avec Gaara car c'est essentiellement lui qu'il parle et moi j'écoute. Il me laisse dans un endroit qui ressemble à une chambre. Je fronce les sourcils alors que je fixe la pièce.
- Super, un endroit lumineux où je dois mettre une tonne d'écran totale. Qu'est-ce qu'ils ont avec le soleil? C'est une boule de feu qui accroît le risque de cancer de la peau. Au moins sur l'île, je n'avais pas ce problème.
Je tire les rideaux.
- Voilà qui est parfait. Maintenant, il faut que je réfléchisse à la situation. Je ne dois pas échouer. Je ne l'ai jamais fait, bon sang. Mais si je rate qu'est-ce qui va se passer. Tout le monde me déteste ici, je le sais et je le sens. Si je ne fais rien pour mon père, je n'aurais ma place nulle part que ce soit ici ou sur l'île.
Je m'assois par terre regardant le plafond.
- Mon destin est scellé. Je ne peux rien faire. Tout ça c'est la faute de Kyosuke, s'il ne m'avait pas enlevé de mon île, je n'aurai rien à faire à part vivre ma vie avec mon père en espérant un jour devenir une personne dont son père serait fier. Que dois-je faire?
Je sens les larmes monter et je les libère. La lumière s'éteint de nouveau et le rideau se ferme pour terminer l'acte. Je sortis de la scène et je pars dans les coulisses pour boire de l'eau. L'entracte dure dix minutes, j'ai le temps de me ressourcer et de réviser les lignes qui me font défauts. Un sandwich apparaît devant moi et je lève les yeux pour découvrir Sasuke qui me tend à manger.
- Merci, soufflé-je.
Il s'installe à côté de moi et il mange son casse-croûte.
- Tu t'es bien débrouillé.
- J'ai eu le meilleur des professeurs et surtout le plus sadique.
- Il doit le prendre comment?
- Comme il le veut.
Sasuke sourit avant de me regarder.
- Les cheveux bruns te vont bien. Si tu n'avais pas les yeux bleus on pourrait presque te prendre pour un membre de la famille Uchiha.
- Oui sauf que tu oublies un détail important. Je suis une arme. La famille Uchiha n'est pas réputé pour donner naissance qu'à des maîtres?
- Tu aurais pu naître maître.
- Oui mais ce n'est pas le cas.
- Naruto Uchiha?
- Oublie ça ne me va pas du tout.
La cloche retentit annonçant que l'entracte va se termine et qu'on doit se préparer pour la suite. Je m'éloigne de Sasuke, Kakashi-sensei nous rejoint pour jouer le professeur particulier de Menma. Je monte sur scène posant mes pieds sur le bureau mis à disposition ainsi qu'une chaise de cours. Kakashi-sensei se met devant le tableau et j'attends la levée de rideau qui ne tarde pas.
- Répondez à cette question, que fait-on lorsque vous voyez un enfant perdu?
a) vous l'effrayez.
b) vous l'ignorez.
c) vous l'aidez.
- Tout dépend si l'enfant pleure. Si c'est le cas, je préfère l'ignorer pour protéger mes tympans mais s'il ne pleure pas, je veux l'aider.
- Ecoutez Menma, il s'agit de cours particulier.
- Je le vois bien, je suis le seul dans cette pièce. Je ne crois pas que mes camarades de classe, si je peux les appeler ainsi, doivent suivre ce cours de bonté. Quoi que les hypocrites devraient essayer c'est plutôt drôle. N'empêche je plains votre prince, il ne se rend même pas compte que sa petite amie ne pense qu'à la couronne.
- Je vous prie de parler autrement de la princesse Hinata.
- Même si dans votre monde, vous vous en foutez. Sachez que de là d'où je viens. J'ai le même statut que votre prince. Donc je suis supérieur à cette fille, si j'ai envie de la critiquer, je le fais point barre. Elle n'est princesse que par procuration. Je suis né prince, précisément prince des démons. Si le cours est fini, je me tire.
Je prends mes affaires et je quitte la pièce ou la scène. Sasuke lui rentre sur la scène.
- Alors ce premier cours?
- Je dirai presque catastrophique. Il ne va pas être facile, votre altesse. Je ne suis pas le seul à me poser la question mais vous ne pensez pas que vous aurez du le laisser sur l'île.
- Non, il mérite une deuxième chance.
- Vous savez, certaines personnes ne veulent pas de votre aide. Je crois que c'est le cas de Menma.
Sasuke baisse la tête. Il soupire avant de regarder un point invisible en l'air.
- Je veux l'aider.
Il quitte la pièce suivit de Kakashi-sensei. Iruka-sensei lance le son de la pluie et un hurlement déchire le bruit. Les lumières s'éteignent, Jin s'allongent par terre, faisant semblant d'être mort. Neji rentre sur scène et observe les lieux. Shikamaru, Temari et Choji apparaissent sur l'estrade.
- Nous avons quadrillé la zone. Ce genre d'événement attire les curieux et les médias. Konoha n'a jamais subi le moindre meurtre en quinze ans, annonce Temari.
- Connaissons-nous la cause de la mort? demande Choji.
- Il faut atteindre le médecin légiste.
- Vous ne trouvez pas ça bizarre que le premier meurtre arrive pile au moment où le prince Sasuke invite le fils du démon à Konoha, remarque Shikamaru. Comme ma collègue l'a dit cela fait quinze ans que nous n'avons pas eu de meurtre. Ce type débarque est nous avons un mort.
- Nous n'avons aucun indice, la pluie a nettoyé les preuves. Ne tirons pas des conclusions hâtives, attendons le résultat du médecin légiste pour en savoir plus sur la mort de ce pauvre garçon, dit Neji d'un ton sérieux.
Les lumières s'éteignent comme toujours. Un banc est installé et je m'allonge dessus à l'ombre d'un arbre en carton. La scène continue. Sasuke monte sur l'estrade.
- Je me demandai où tu pouvais être. Tu n'es pas venu au cours de Izuma-sensei. Tu sais que de nous tous, c'est toi qui a besoin de ces cours particuliers.
- Je n'ai pas envie qu'on m'apprenne à être un autre. Je suis très bien comme je suis. Je suis peut-être le fils d'un cruel démon mais je ne changerai pas pour ressembler aux hypocrites qui vivent autour de toi.
- Tu as du être seul.
- Mieux vaut être seul que mal accompagné.
Sasuke soupire.
- Si tu prétends être de bonne compagnie, on peut faire une sortie tous les deux, propose Sasuke.
- Et ta petite amie dans l'histoire?
- Juste nous deux. Ce n'est pas elle qui décidera de ce que je veux faire. Si j'ai envie de quelques choses je n'ai qu'à demander.
- Donc une sortie avec moi? Tu n'as pas peur que je te tue?
- Tu n'as jamais tué quelqu'un.
- Comment peux-tu en être sur? Je suis après tout le fils du démon qui a détruit Konoha.
- Oui mais dans tes yeux, je vois que tu es incapable de faire du mal. Et les tiens sont trop honnêtes.
Mon cœur rate un battement. Je sais que ce n'est qu'une pièce mais les mots de Sasuke me touchent beaucoup comme s'il ne parlait pas à Menma mais directement à moi. Je rougis légèrement.
- Donc acceptes-tu mon offre? demande Sasuke.
- Je n'ai rien à faire à part sécher les cours. Pourquoi pas, réponds-je.
On sort de la scène pour changer rapidement le décor. L'écran du fond donne une vue magnifique sur un lac. Le cadre semble romantique et lorsque je monte sur scène, je me stoppe pour être émerveillé devant la vidéo de l'étendue d'eau. Sasuke passe devant moi pour installer une nappe. Je rougis en voyant qu'il se prépare à pique-niquer.
- Qu'est-ce que tu fais? demandé-je paniqué.
- Il est presque midi, je n'ai pas envie de faire des aller-venus à l'école juste pour manger. Viens t'installer, tu dois avoir faim aussi.
Iruka-sensei envoie un bruit d'estomac qui gargouille et le public se met à rire. Je les ai presque oubliés. Je rougis mais je m'installe sur la nappe qu'à préparer Sasuke. Seulement, personne ne parle.
Je prends un aliment dans le panier et je mange un morceau de pomme. Je fais semblant d'être subjugué par le goût de l'aliment que je viens de manger.
- C'est bon, c'est étonnant. On n'a pas ce genre d'aliment sur l'île.
- C'est comment là-bas? demande Sasuke.
Je le regarde avant de baisser la tête.
- Je ne sais pas comment décrire. Je suis traité comme un prince, seulement, je n'ai de prince que mon sang. Je ne suis pas comme toi à faire attention aux bonnes manières. Le temps est tout le temps sombre et humide. C'est le seul endroit que je connais, c'est ma maison.
- Tu peux trouver ta maison ici.
Je lève la tête surpris par sa phrase. Je sens le regard haineux des filles sur ma peau mais je passe outre lorsque mes yeux se perdent dans ceux de Sasuke. Depuis quand, je me calme et me sens apaisé en fixant ces pupilles sombres. Le monde n'existe plus autour de moi, il n'y a que lui qui compte. Je rougis me rappelant qu'on est devant des centaines voir des milliers de personnes qui nous regardent.
- Je ne crois pas. Personne n'accepterait qu'un individu tel que moi se balade librement dans leur ville. On n'a qu'à voir avec ta petite amie. Que diront tes amis s'il te voyait actuellement en train de manger un morceau avec l'erreur de la nature.
- Je me moque de leurs avis, je fais ce que je veux. Je mange avec qui je veux.
- Ce n'est pas parce qu'on est prince qu'on peut se permettre de faire ce qu'il nous plaît. Parfois, cela peut-être un fardeau.
- Tu n'es pas aussi mauvais que tu veux le faire croire. Je suis sur que c'est une carapace pour te protéger.
- Me protéger de quoi?
- De la solitude.
Un rire jaune comble le silence de la nature. Je ne peux pas m'empêcher de me moquer de Sasuke. Il me regarde surpris, sincèrement, plus la pièce avance et plus je perds les sens de la réalité. Je me lève.
- Crois ce que tu veux, je te laisse. Et merci pour ce repas.
Je quitte l'estrade et maintenant c'est l'heure du monologue de Sasuke ainsi que l'appel du commissaire de l'enquête.
- Je ne sais pas quoi faire. Il a érigé une muraille dès que j'ai l'impression de détruire un mur un autre plus imposant me barre la route. On se ressemble, il connaît le sens des responsabilités. Cela se voit dans ses yeux qu'il a un fardeau immense sur ses épaules comme moi tout le monde attend quelque chose de lui. Le peuple me voit épouser Inaru mais plus je passe du temps avec elle et moins j'ai envie d'être avec elle. Son rôle de future reine lui prend trop la tête. Elle se croit déjà couronner et commence à donner des ordres à tout le monde. Pour la première fois depuis la mort de mes parents, j'ai le sentiment d'être enfin moi et non pas le prince Kyosuke. Et je dois ce sentiment qu'à une seule personne.
Un bruit de sonnerie retentit dans la salle et je vois le public s'agiter au son. Je manque de rire alors que Sasuke prend son téléphone à la surprise de tous.
- Prince Kyosuke, j'écoute... Tiens, commissaire Lorto... Je suis seul, il y a un problème... Trois cadavres? Mais comment c'est possible, il n'y a jamais eu de meurtres depuis quinze ans!... Vous avez des indices?... Un rituel démoniaque vous en êtes sur?... Attendez! On n'accuse pas les gens sans preuve!... Ecoutez, je viens immédiatement à la morgue!
Sasuke raccroche et se pince le haut du nez.
- Quelle sale histoire.
La lumière s'éteint et les personnes préparent les tables. Les acteurs se mettent en place. Sur cette scène, il y a Neji, Shikamaru, Temari, Choji, Sasuke, Hinata, Sakura, Jin, Haku et Sora. Les trois derniers sont installés sur des tables avec un drap blanc qui cache la moitié du corps. Ils ferment les yeux.
Sasuke rentre en trombe dans la pièce.
- Prince, vous connaissez mes collègues Izumo, Sannah et Kurogane. Voici l'élève de notre médecin légiste Serena.
- Prince, s'incline Sakura.
Je grimace en voyant la pose exagérée de la jeune femme. Surtout qu'avec sa tenue, elle en profite pour dévoiler une vue plongeante sur sa poitrine presque inexistante. Je manque de me cogner contre le premier mur à porter de tête. Cette fille fait honte.
- Si vous le dîtes, improvise Sasuke ne sachant que faire dans ce genre de situation. Je suis ici parce qu'on m'a affirmé qu'on a trois cadavres sur les bras. Pourquoi n'étais-je pas mis au courant dès le premier décès?
- On ne voulait pas embêter son altesse, justifie Temari.
- Et pourquoi Inaru est ici?
- Je suis la future reine de ce royaume, il faut bien que je sois là.
- Bon qu'avons-nous?
- Mon professeur affirme que les marques de lacération sur le thorax des victimes est dû à un couteau pratiquer autrefois dans les rituels pour invoquer un démon. C'est même confirmer par le département des enquêtes démoniaques.
- Je te l'avais dit qu'il nous causerait des problèmes, attaque Hinata. Tu ne m'as pas écouté et nous avons trois morts à la morgue. Tu as fait rentrer dans nos vies ce sale démon et comment il nous remercie? Il tue des innocents.
- As-tu une preuve qu'il s'agisse de Menma? demande Sasuke.
- Kyosuke ne soit pas bête. La série de meurtre a commencé lorsque ce sale bâtard est entré à Konoha. Je ne crois pas aux coïncidence, continue la jeune femme.
- Je suis sur que Menma n'a commis aucun crime. Il doit avoir une explication logique.
Le jeu des personnes sur la scène est fantastique, on se croirait presque dans une série policière. Sasuke défend bec et ongle ses convictions. Hinata, elle, joue parfaitement son rôle à la grande surprise de toute la classe. Durant les répétitions, la jeune femme se montrait timide et hésitante. Maintenant, elle fait face aux paroles de Sasuke sans bafouiller une seule fois. Chacun est entré dans son rôle sauf certaines filles, comme Sakura qui n'a pas pu s'empêcher de tenter une technique de séduction.
- Ça suffit, crie Sasuke. Je t'interdis de me parler aussi familièrement. Tu n'as pas le même statut que moi. Tu n'es princesse que parce que tu es ma petite amie. Si je te retire ce droit, tu n'es rien.
- C'est du chantage? Tu sais très bien que tout le monde attend nos fiançailles, que va dire le peuple? Ici, c'est moi qui est le pouvoir.
- Non, tu ne l'as plus. Ma patience est à bout. Commissaire Lorto veuillez faire sortir cette fille de la salle. Je ne vois pas pourquoi un civil viendrait à la morgue et s'immiscer dans vos affaires.
- Bien, votre altesse.
- Arrêtez, je suis la petite amie de Kyosuke, se plaint Hinata.
- Le prince a été clair, ce droit vous a été retiré.
Neji fait sortir Hinata de la pièce et elle nous rejoint en coulisse où beaucoup de personnes la félicite pour son jeu d'actrice. Un autre bruit de téléphone résonne dans la pièce annonçant pour les policiers deux autres cadavres. Cette fois, c'est à moi d'entrer sur scène. Shin et Seijuro se mettent en position. Je me mets vers eux examinant leur dépouille.
- Qu'est-ce qui se passe ici?
Soudain, des lumières aveuglantes m'éblouissent et je décide de courir pour sortir de la scène.
- Nous avons deux autres victimes sur les bras et un suspect. La presse accuse également le fils du démon. Les habitants de Konoha veulent mettre ce garçon sur le bûcher pour le détruire définitivement.
- Il est innocent, j'en suis sur.
- Mais je ne peux rien faire cinq meurtres votre altesse et avec le couronnement qui a lieu dans quatre jours. Les esprits s'échauffent. Nous devons trouver le meurtrier au plus vite.
- Je vous promets qu'il ne s'agit pas de Menma.
- Pourquoi défendez-vous ce démon, votre altesse? N'oubliez pas que c'est la faute de son père que vous êtes aujourd'hui orphelin.
- Je me sens responsable, par rapport à Menma, il était innocent lorsque mes parents l'ont enfermé sur l'île avec son père. Ils avaient peur que ce petit garçon ne se rebelle contre eux. Mes parents ne pensaient qu'aux pouvoirs. Vous croyez que je ne sais pas comment ce démon est apparu à Konoha. Ils voulaient obtenir la gloire et la puissance et le père de Menma leur a accordé en échange d'une vie paisible dans leur royaume. Le démon a rencontré celle qui deviendra la mère de Menma et mes parents ont tué sa bien-aimée c'est pour ça qu'il a attaqué Konoha. Il voulait se venger. Comment peut-on lui reprocher de vouloir tuer mes géniteurs? Mais je sais que ces meurtres ne sont pas l'oeuvre de Menma. Il n'a pas de sang sur les mains.
- Alors que faisons-nous?
- La personne qui commet les meurtres n'est pas seul.
- Comment le savez-vous? demande Shikamaru.
- Les médecins légistes sont comme tout être humain, ils ont arrêté de chercher des indices lorsqu'ils ont su que l'arme utilisée pour tuer ces personnes étaient un couteau servi dans les rituels démoniaques. Ils ont conclu que le coupable était Menma. Mais des pièces ne collent pas. Si Menma était responsable de ce carnage où a-t'il pu se procurer l'arme en question. Les démons ne créent pas ce genre de couteau. Ce sont les humains et je ne crois pas non plus qu'un démon s'est rabaissé à expliquer comment fabriquer un tel objet. De plus, pour qu'il soit efficace, l'arme doit être fabriquée un an auparavant. Menma n'était pas au courant qu'il allait venir sur Konoha l'année dernière. De plus, étant à moitié démon, pour invoquer un compagnon, il doit certes tuer des innocents mais il peut utiliser une arme classique.
Sasuke est vraiment bon. Le public et les acteurs sont pendus à ses lèvres. Il s'est amené des personnes à l'écouter.
- J'ai lu tout ceci dans un recueil démoniaque dans la bibliothèque privée de mes parents pour avoir un peu plus d'information.
- Et comment pouvez-vous affirmer que la personne n'était pas seule.
- Rien qu'en regardant cette scène. Les deux personnes ne se sont pas défendues si le suspect était seul. Il y aurait des marques de luttes mais là rien. Je ne crois pas que si vous voyez votre ami mourir à côté de vous et que la personne vous menace vous resterez sans rien faire. De plus la gorge a été tranchée nette chez les deux victimes. On ne sait pas qui est morte en premier donc j'imagine en même temps. Je peux même vous dire qu'un des suspects est une femme. Un des coups porté à la gorge est moins profond que le deuxième donc un homme et une femme.
- Impressionnant, votre altesse, applaudit Temari.
- Je ferme mon esprit avant de tirer des conclusions.
- Nous sommes désolés pour la gêne, votre altesse, ajoute Shikamaru. Mais que fait-on pour les médias, si les enquêteurs sont un peu plus réfléchi ce n'est pas le cas des journalistes qui tirent des conclusions hâtives avec peu d'élément. Ils ont entendu "arme démoniaque". Ils hurlent dans la presse que le meurtrier est le fils du démon.
- Qui a osé parler de l'enquête aux journalistes? demande Sasuke.
Les trois policiers baissent leur tête.
- Vous alliez déjà fermé le dossier? Sans même m'en parler?
- C'est l'ancienne princesse Inaru qui nous a demandé d'en parler à la presse et d'arrêter sur le champ le fils du démon. On voulait d'abord en discuter mais l'ancienne princesse a pris les devant avec les journalistes, affirmant que le meurtrier était dans les rues et prêt à commettre un nouveau crime. Nous ne l'avons pas retenue, s'explique Neji.
- Désormais, même si je me trouve quelqu'un d'autre, les décisions importantes passeront par moi. Elle ne possède pas de sang royal, je suis le futur roi de Konoha.
- Oui votre altesse, cette erreur ne se reproduira plus.
- Je l'espère bien. Vous avez accusé un innocent que tout le monde peut croire coupable. Maintenant, le peuple va croire que je ne suis plus capable de prendre des décisions rationnelles et surtout incapable de les protéger. Le royaume voyait déjà d'un mauvais œil mon choix de réhabilité Menma à Konoha et désormais ce sera pire avec ces histoires de meurtres. Trouvez rapidement les coupables et innocentez Menma.
- A vos ordres! réplique les trois policiers.
Ces derniers quittent la scène pour rejoindre les coulisses.
- J'ai peur de ce qui va se passer maintenant. Le peuple va s'en prendre à Menma et tout ça parce que j'ai pris la mauvaise petite amie. Les meurtres commis sont des sacrifices pour un rituel dangereux. L'invocation d'un démon n'est pas anodin et les personnes n'ont pas l'air de s'en rendre compte. Ma famille a inspiré la crainte de ces créatures fourbes dans le cœur de ses habitants. Pourtant, nous avons été les premiers à faire appel à eux. Je connais ce mode opératoire, selon le nombre de cadavre laissé, les meurtriers peuvent invoquer un démon plus au moins puissant. Leur niveau vont de un à neuf. Nous avons déjà cinq meurtres, ils peuvent appeler un démon de niveau cinq mais quelque chose me dit que ces tueurs ne s'arrêteront pas à ce chiffre. Je prie pour le bien de Konoha, qu'ils n'ont pas l'intention d'invoquer un démon de niveau neuf, souffle Sasuke.
La lumière s'éteint ainsi que le rideau pour annoncer un nouvel entracte. Tout le monde se repose dans les coulisses pour les dernières scènes à jouer. La pression met tous les élèves à fleur de peaux. Iruka va faire sa narration envoyant des images des meurtres que nous avons filmé durant les temps de répétitions.
- Les meurtres continuèrent à Konoha et le peuple commença à injurier le prince pour son choix d'amener Menma dans leur bel ville. A l'école, Menma se faisait critiquer, traiter de meurtrier. Mais Kyosuke passait beaucoup de temps avec le fils démon limitant ainsi les coups portés au jeune garçon. La veille du jour du couronnement, la ville était désormais à huit meurtres et la police est sur les nerfs. Les meurtriers couraient toujours.
Sasuke rentre sur scène en compagnie de Suigetsu et de Lee.
- La situation ne peut pas durer Kyosuke. Tout le monde s'en prend à Menma et si tu continues de le protéger, tu risques d'être blessé, s'énerve Suigetsu.
- Tu ne serais pas tombé amoureux de lui, se moque gentiment Lee.
- Et si c'était le cas? réplique Sasuke.
Mon cœur rate un battement, j'ai déjà vu cette scène mais j'ai l'impression que tous les mots qu'il affirme me sont adressés. Je baisse la tête tentant de cacher mes rougeurs.
- Tu n'es pas sérieux? s'exclame Suigetsu.
- J'ai appris à le connaître et il n'est pas du tout celui que tout le monde pense. Il est loyal, aimant et surtout perdu. Son père est peut-être un démon mais lui, il n'est pas son paternel. Personne n'est obligée de devenir comme ses parents.
- Oui mais tu ne trouves pas ça bizarre par rapport aux meurtres. Nous en sommes à huit cadavres et aucun démon n'est apparu. Nous connaissons tous un seul démon de niveau neuf, dit Lee.
- Le père de Menma, ajoute l'ami de Sasuke. Et si Menma se joue de nous pour permettre à son père de quitter l'île.
- Vous commencez vous aussi à douter de lui? Vous n'avez pas confiance en mon jugement?
- On a confiance en toi mais pas en lui. Tu ne peux pas nier que lorsqu'il est arrivé tout est parti de travers. On parle de Inaru? Vous filez le parfait amour, il débarque et tu la largues.
- J'allais le faire avec ou sans Menma. Elle commençait à m'énerver à prendre trop ses aises et se prendre pour la reine alors qu'elle n'est rien du tout.
- Elle allait le devenir.
- Pourquoi parce que tout le monde attendait avec impatience ma demande en mariage? Chaque personne attend quelque chose de ma part. Je sais que c'est mon rôle de futur roi mais je ne vais pas satisfaire tout le monde parce que j'ai peur de les froissé. J'ai rompu avec Inaru car je ne suis plus amoureux d'elle. Si le peuple ne peut pas comprendre une chose aussi simple, c'est leur problème. Menma n'a rien à voir avec tout ce scandale médiatique. Surtout que si tout le monde en a après lui c'est parce qu'Inaru a parlé trop vite de l'enquête pour la boucler rapidement. Elle n'a pas à prendre cette décision.
- Oui, elle a fait une erreur mais tout le monde aurait pensé que cela peut être que Menma. Il n'y a pas eu de meurtres depuis l'enfermement du démon sur l'île. Il débarque et on se retrouve avec une série d'homicide.
Sasuke baisse la tête.
- Je ne reviendrai pas vers elle comme je te l'ai dit, je ne l'aime plus.
- Tu vas le dire à Menma? demande Lee.
- Je ne sais pas pour l'instant, il a beaucoup d'ennui. Je veux l'innocenter avant de lui en parler.
Je rentre sur scène et tout le monde me regarde surpris.
- Qu'est-ce que je dois savoir? demandé-je.
- Menma! s'exclame Sasuke.
- C'est mon nom au dernière nouvelle. Même si récemment j'ai envie de le changer vu qu'il est sur toutes les bouches. J'opte pour George Clooney au moins je serai pourquoi je suis aussi célèbre.
- Je voulais te demander si cela te dérange de venir avec moi pour le couronnement de demain.
- Tu es sur que c'est une bonne idée? Après tout, j'ai une pancarte où c'est inscrit en gros "attention garçon dangereux éloignez-vous de lui, ne laissez pas vos enfants à proximité sinon il va les dévorer". Je tiens à préciser que je n'ai jamais manger le moindre enfant, le cannibalisme ce n'est pas pour moi.
Gaara rentre sur la scène en riant.
- Dommage, je te l'avais créé cette pancarte juste pour toi.
- Ce n'est pas drôle Shukaku, boudé-je.
- Désolé, mais il faut un peu décoincer les vieux et leur préjuger.
- On dirait que vous êtes devenu ami, crache Sasuke.
Mon cœur fait un nouveau bond en sentant la jalousie de l'homme. Je secoue discrètement la tête pour m'enlever cette idée de mon esprit. Bien sur qu'il doit jouer l'homme jaloux, son personnage est amoureux du mien.
- Je suis le seul à ne pas avoir accusé Menma...
- Je ne l'ai pas accusé! Je l'ai immédiatement défendu, le coupe Sasuke.
- Oui mais c'est pour garder bonne figure, non? Après tout, tu es la personne à avoir amené Menma à Konoha. De quoi auras-tu l'air si finalement l'homme que tu as invité dans notre ville tue des innocents? Il faut bien que tu trouves un autre coupable.
Sur le coup, je ne sais plus où me mettre entre les deux garçons. Suigetsu décide d'intervenir entre les deux garçons.
- Menma, tu ferais mieux de venir vers moi, me conseille Lee.
Je l'écoute allant vers l'ami de Sasuke pendant que Suigetsu tente de calmer les esprits. Soudain, je regarde autour de moi. Lee me fixe étrangement.
- Que t'arrive-t'il?
- J'ai l'impression qu'on m'observe.
- Tu sais depuis le scandale de la presse tout le monde t'épie.
- Oui ça doit être ça.
Seulement, ce sentiment ne me quitte pas. Je regarde les deux garçons continuer de se disputer comme des enfants de maternelle. Je décide d'intervenir.
- Vous avez terminé vos caprices de gosses de cinq ans? J'ai d'autres choses à faire. Kyosuke j'accepte ton offre et toi Shukaku, tu viens j'ai besoin de conseil.
Je prends le poignet de Gaara et je quitte la scène. C'est bientôt l'heure de la fin de la pièce. Maintenant, Sai et Ino se moquent de Sasuke parce qu'il a osé inviter le fils du démon pour le couronnement. Durant cette scène, j'en profite pour changer ma tenue. Je dois vite m'habiller, tout le monde a mis ses derniers vêtements de la pièce. J'enlève le manteau auquel et je me retrouve torse nu. On voit dans le miroir le sceau qui cache mon nom. Je prends le tee-shirt noir et une veste à manche courte de la même couleur. Je sors de la cabine pour m'avancer vers la scène. Les élèves préparent les derniers actes le fond d'écran donne l'impression d'être dans une église avec le tapis rouge.
Les acteurs entrent un par un pour s'installer. Je dois attendre pour pouvoir les rejoindre. Mon cavalier arrive justement à l'instant. Sasuke se met à côté de moi. Ils ont fabriqué une belle tenue de prince. Une chemise en col maoh noir avec des fils rouges sur son vêtement. Il prend ma main avant de la baiser doucement.
- Notre dernière scène, j'espère que tu es prêt?
- Pour le fameux baiser? Je ne suis pas totalement sur.
- Évite de brûler la pièce.
Sasuke prend ma main et on rentre ensemble sous les applaudissements des élèves de notre classe. Jiraya-sensei se trouve au centre des festivités près de la couronne du prince. Mon partenaire me conduit jusque vers le devant de la scène et je m'écarte sur ma gauche.
- Peuple de Konoha, nous sommes réunis aujourd'hui pour le couronnement du prince Kyosuke. A partir de ce jour, il deviendra le roi de notre nation. Puisse-t'il vivre éternellement. Prince, vos vœux.
Jiraya se décale pour permettre à Sasuke de parler avec le public comme s'ils étaient des invités imprévus.
- Moi, prince Kyosuke, je promets de vous protéger aux risques de ma vie s'il le faut. Mon corps sera le bouclier le plus puissant, mon esprit sera ma magie et mon cœur sera l'arme pour combattre tous mes adversaires.
Mon cœur fait un nouveau bond dans ma poitrine. Sasuke me regarde et je déglutis. Ne me dîtes pas qu'il... Je n'ai pas le temps de réfléchir que je sens un couteau sur ma gorge. Les yeux paniqués de mon partenaire me retourne le cerveau alors que la lame est proche. C'est le dénouement de l'histoire.
- Zarina! s'exclame Kabuto. Que fais-tu? On a besoin qu'il soit en vie lorsque son père sera là!
- Non! J'ai attendu trop longtemps ce jour, s'écrie Karin. Ces meurtres devaient être mon moment de gloire mais ce sale fils de démon me l'a volé. Quand il sera mort, la couronne de Konoha m'appartiendra. Kyosuke ne m'a jamais vu! Personne ne me voit mais je suis là. Lorsqu'il a rompu avec Inaru, je pensais qu'enfin il m'avait vu et que je viendrai sa reine mais il a fallu que ce sale démon vienne tout gâcher. Kyosuke est à moi. Il me reste à commettre un meurtre et je pourrai invoquer le démon le plus puissant de la création. Et quoi de mieux que de tuer un demi-démon.
Sasuke s'approche et Karin avance sa lame.
- N'avance pas où sa tête sera détachée du corps.
- Tu n'as pas à faire ça Zarina.
Soudain, Udon tombe au sol, le cou sectionné. Karin hurle alors que Kabuto se tient au côté de sa victime. Des éclairs apparaissent sur l'écran du fond alors qu'une masse noir se forme. Des yeux couleur rubis s'ouvrent dans l'obscurité. Iruka-sensei se met à rire de manière machiavélique. Je me tiens devant la masse alors que mes souvenirs d'enfant remonte à la surface. Le soir où mes parents sont morts.
- Enfin libre. Bien joué mon fils, tu as accompli ta mission. Je savais que tu ne me décevrais pas.
Tout le monde me regarde ainsi que Sasuke.
- Je n'ai rien fait! m'exclamé-je.
- Ta présence pousse les humains à montrer leurs mauvais côtés. Tu n'as certes pas tué comme je l'avais espéré. Seulement, regarde où je suis. De nouveau devant toi et libre.
- Je n'ai jamais voulu faire de mal à quelqu'un!
- Mon petit démon, c'est dans ta nature de faire du mal autour de toi.
- Non!
- Tu oses encore me défier.
- Je ne suis pas toi. Je sais que les humains sont des êtres hypocrites, tu me l'as enseigné durant des années. Seulement, ils ne sont pas tous aussi mauvais. Durant ma semaine, j'ai rencontré des personnes formidables qui m'ont accepté pour ma différence.
Les yeux de la créature brillent de leur éclat écarlate. Je concentre mes pouvoir dans mes yeux, les rendant rouge.
- J'ai enfin trouvé ma place. Elle est auprès de la personne que j'aime. Je t'aime père mais désormais, je ferai ma vie comme je l'entends.
Le nuage sombre disparaît. Kabuto hurle dans un cri de désespoir et se met à courir vers moi armer de son couteau. Épuisé d'avoir utilisé un long moment mes pouvoirs, je ne peux pas bouger. Une personne se met entre l'arme et moi. J'écarquille les yeux en voyant Sasuke. Kabuto plante l'arme dans le ventre du prince sous les cris choqués du public. Neji réagit rapidement ainsi que ses deux collègues. Je récupère Sasuke dans mes bras. Je sens les larmes me monter aux yeux. Le blessé sourit avant de toucher ma joue.
- Je dois être en train de rêver. J'ai toujours imaginé mourir dans tes bras.
- Ne dis pas de bêtises imbécile! Tu vas survivre.
- Si jamais, je ne survis pas, j'aimerai tout de même que tu me fasses une faveur Menma.
- Tu ne vas pas mourir!
Il pose sa main sur ma nuque et me tire en avant tandis qu'il comble l'espace pour écraser ses lèvres sur les miennes sous les hurlements des filles de la salle. Seulement, je les ignore. Je retrouve ce baiser qui m'avait manqué. Je participe à l'échange et je sens une chaleur me prendre alors que sans comprendre elle se diffuse vers Sasuke. Je m'éloigne pour nous découvrir entourer d'un halo de couleur verte.
- On dirait que tu m'as sauvé mon ange. Je le savais, tu n'es pas un démon mais un ange tombé du ciel, s'exclame Sasuke.
Il camoufle ma bourde avec une improvisation.
- Menma, tu es la personne qui m'est le plus cher au monde. Et je te demande devant tous ces témoins, si tu veux bien un jour régner à mes côtés?
- Quoi? Attends! Un peu, on vient à peine de s'embrasser. Commençons d'abord par sortir ensemble et après on verra.
- Il n'y a pas de problème.
- C'est ainsi que le peuple de Konoha après quinze ans à vivre dans le deuil, vois pour la première fois, un démon devenir roi.
La foule applaudit la prestation et on les salue. La fin est partie en vrille par ma faute. Mon pouvoir a mal réagi et par accident j'ai libéré un pouvoir que je n'étais pas censé montrer en public celui d'un soigneur. La question, c'est pourquoi ce don est sortir pile au moment où j'ai embrassé Sasuke.
Et surtout, il faut que j'ai une conversation avec lui. Vu la façon dont, il a réagi, je suis sur qu'il est au courant pour moi. Je regarde Sasuke qui salue de bonnes ou mauvaises grâces la foule et c'est là que je remarque à son bras qu'il était blessé. Quand est-ce que s'est arrivé?
Voilà la fin du chapitre!
Oui, il est long, vous comprenez maintenant pourquoi, je voulais le couper en deux.
Si je voulais faire la pièce entière, il le fallait bien.
Désolé pour la fin un peu rapide de la pièce. Disons et je l'avoue, je ne savais pas trop comment la finir. J'espère que cette fin ne vous a pas dérangés.
N'hésitez pas à laisser un commentaire pour me donner vos impressions.
Bye Bye!
