Bonsoir !
Je suis revenue de vacances et voici mon onzième chapitre. Il n'est pas long et on n'apprend pas grand chose mais il était nécessaire. (: Je l'ai écrit durant mes vacances, ceci explique cela.
J'espère tout de même que vous allez l'apprécier. N'hésitez pas à me dire ce qui vous plaît et ce qui vous déplaît.
Merci mille fois !
Yoomie. (:
Harry ne sortit de ses pensées qu'après que Draco ait plusieurs fois claqué des doigts devant son visage. Il secoua brusquement la tête et retira ses lunettes avant de se frotter les yeux puis observa ses lunettes et se mit à sourire. C'étaient toujours ses vieilles lunettes rondes et rabibochées qu'il avait sur le nez. S'il y avait une chose, une seule, qui n'avait pas changé, c'était sa paire de lunettes. Draco le regard d'un air suspect :
« -Harry. Tu souris à tes lunettes. »
L'autre lui donna une tape sur la tête et le rudoya :
« -Je ne souris pas à mes lunettes, imbécile ! Je souris à la seule chose qui me reste et qui n'a pas changé depuis ma première année à Poudlard : ma paire de lunettes. Nuance ! »
Il le fusilla du regard tandis que Draco éclatait de rire.
« -Ca revient au même ! Tu souris à des bouts de plastique et de verres ! Perdrais-tu la tête ? »
Il se rendit compte de sa bêtise au moment même où il prononçait sa dernière phrase. Le brun releva la tête et le regarda d'un air blessé.
« -Harry… Non, je ne voulais pas…
-C'est ça que tu penses, Malfoy ? Tu penses que je suis fou et que je perds la tête ?
-Non ! »
Draco tendit la main et essaya d'attraper celle d'Harry qui le repoussa violemment en se levant.
« -Alors trouve-toi quelqu'un d'autre Draco ! Je ne suis pas une expérience et je ne suis pas fou !
- Je sais, Harry ! Je voulais simplement… plaisanter.
- Et ça ne me fait pas rire ! C'est déjà assez dur comme ça ! J'étais bien, là maintenant, et tu te ramènes avec tes blagues à deux balles ? Je ne veux plus te voir ! »
Harry s'enfuit en courant dans le parc tandis que Draco restait abasourdi devant ce mouvement d'humeur. Bon, d'accord, sa phrase ne relevait pas vraiment de l'extrême délicatesse vu la situation, mais quand même… Il finit par s'écarter de l'arbre et retourna vers le manoir. A sa grande surprise, Hermione et Ron étaient déjà là. Il interrogea le roux du regard, toujours légèrement en colère contre sa femme :
« -Il nous a demandé de venir…
- Mais pourquoi ? »
Hermione intervint :
« -Il a dit que vous aviez eu une dispute.
-J'ai… fait une blague stupide. »
Il leur raconta rapidement leur ballade au parc et sa pauvre blague et ils le regardèrent d'un air circonspect.
« -Tu connais Harry, pourtant…
- Tu le sais qu'il est susceptible. »
Il fit un mouvement de tête agacé.
« -Evidemment que je le sais ! J'ai simplement parlé sans réfléchir ! »
Hermione tenta de calmer le jeu :
« -Il n'est pas vraiment fâché, tu sais. Il a été vexé sur le coup mais il ne doit sûrement déjà plus t'en vouloir. »
Draco était sceptique.
« -Il s'est enfermé dans sa chambre ?
-Heu… Non, dans la tienne. »
Il hocha la tête et s'arma de courage afin de toquer à la porte de sa chambre.
« -Harry ? Harry, je suis désolé. »
Draco n'obtint pas de réponse et actionna doucement la poignée de la porte. Celle-ci s'ouvrit dans un léger grincement. Il plissa les yeux, on n'y voyait pas à un mètre ! Il grommela et s'écrasa le pied gauche contre le pied de son lit dans un juron. Il jurait toujours quand il entendit un léger bruit près de lui. Le blond tourna la tête et discerna une forme dans son lit. Enfin dans leur lit.
« -Harry ? »
Draco tendit la main et toucha des cheveux. Il avançait lentement et finit par réussir à s'asseoir sur le bord du lit sans trop de dégâts. Il y voyait plus clairement désormais et s'aperçut qu'Harry se cachait sous le drap. Il toucha délicatement une épaule qui dépassait du drap de lit.
«-Je ne suis pas fou ! »
Le serpentard sursauta et retira prestement sa main :
« -Je sais que tu n'es pas fou. Je suis désolé… Je… Je voulais rire, tu sais. »
Le brun retira la couverture et s'assit dans le lit en plantant son regard dans celui de Draco. Ce dernier en profita pour retirer tendrement une mèche qui barrait le front d'Harry.
« -Pardonne-moi, Harry… »
L'intéressé hocha doucement la tête et le visage de Draco s'éclaira.
« -Tu n'es plus fâché ? »
Le blond eu à peine le temps de finir sa phrase que deux bras le serraient contre un corps brûlant. Il fut si surpris qu'il garda les bras écartés du corps collé au sien un long moment avant d'oser poser ses mains contre le dos du Gryffondor. Draco enfouit son visage au creux du cou du brun et respira longuement cette odeur qui lui avait tant manqué.
Harry ne rompit pas le contact, posant son menton contre l'épaule de Draco et le serrant à l'en étouffer.
Les deux hommes restèrent enlacés de longues minutes, la respiration calme et apaisée. Harry finit par relever la tête et sourit au blond d'un air gêné.
« -Tu me racontes la suite de l'histoire ?
-Bien sûr… Mais tu devrais d'abord aller rassurer Ron et Hermione. Ils s'inquiètent. »
Harry hocha la tête et partir ouvrir la porte. Draco l'entendit murmurer quelques mots et remercier ses amis avant de refermer la porte et de revenir s'asseoir sur le lit. Le blond prit une inspiration et reprit son récit là où il en était.
Draco avait cru vivre les pires moments de sa vie lorsqu'il avait été au service du Seigneur des Ténèbres. Il s'était trompé sur toute la ligne et s'en était rendu compte lors de sa nuit de noces. Astoria avait bien tenté de le séduire et de le pousser à consommer son mariage, rien n'y avait fait. Draco était resté de glace et n'avait pas bougé d'un centimètre. Le mois qui avait suivi son mariage avait été abominable. Il devait sans cesse repousser les avances d'Astoria et supporter son babillage stupide ainsi que sa voix horripilante.
Sa mère lui reprochait sans cesse de ne pas « respecter ses engagements » et de ne pas tenter de donner un héritier à la famille Malfoy. Lui n'avait qu'une envie : fuir cette vie et tenter de se reconstruire une vie normale. Loin de Potter, loin d'Astoria, loin du manoir.
Draco dépérissait de jour en jour mais personne n'en avait cure. Astoria voulait un joli mari et sa mère un petit-fils. Quant à son père, il l'ignorait toujours.
Harry, lui, avait quitté le mariage rapidement après avoir croisé le regard de Draco sans même lui adresser un mot sous le regard victorieux de Narcissa. Il vivait en reclus dans sa maison de plus en plus lugubre. Il répondait peu ou pas du tout aux hiboux que Ron et Hermione lui envoyaient. La seule personne avec qui il avait encore des contacts réguliers était George. Ils se parlaient régulièrement par hiboux et Harry était étonné de voir à quel point il tenait le coup. Pourtant, George n'était plus vraiment George. Quelque chose avait changé dans son rire, dans son regard. Quelque chose s'était brisé.
Mais ce quotidien triste changea lorsqu'il reçut un hibou de la part de la personne la plus inattendue : Lucius Malfoy.
