Hey hey !

C'est méga chouette, je suis en vacances ! Un grand merci à Sygui qui poste ce chapitre ! L'est pas belle ma beta ? ^^

Bonne lecture !


Chapitre 12 : Le ministère de la magie

Rose était assise à son bureau, la baguette levée au dessus d'un objet gris, plus ou moins en forme de poire, et dont elle ne connaissait absolument pas l'utilité. Mais c'était son boulot de la découvrir.

L'artefact magique avait été découvert dans le grenier d'une veille maison sorcière pendant un inventaire de succession. Le propriétaire, un vieux sorcier de deux-cents ans, avait passé l'arme à gauche, et le notaire dressait la liste des objets pour la répartition entre les deux enfants, les quatre petits-enfants, et les générations suivantes, ce qui faisait un total de soixante-douze personnes à contenter.

Ses yeux se posèrent sur le parchemin qui avait accompagné l'artefact. Une écriture droite, fine, élégante. Rien à voir avec les gribouillis digne d'un médicomage que la jeune femme écrivait lorsqu'elle rédigeait une note.

« Merci de découvrir au plus vite la nature de cette chose. J'ai des pressions de la famille qui souhaite toucher l'héritage.

Bonne chance dans votre étude,

Maître Gripsec, notaire associé à la Banque Gringott's »

Rose repoussa de la main la lettre et leva les yeux. L'ambiance était glauque en cette matinée. L'absence de sa mère se faisait cruellement sentir, et les langues de plomb n'avaient pas le cœur à l'ouvrage. La Serpentard ne s'en était pas aperçue jusqu'ici, mais Hermione était vraiment appréciée dans le département. Et les regards inquiets que lui jetaient ses collègues la mettaient mal à l'aise. Elle n'avait qu'une envie : répondre au notaire gobelin que son objet, il pouvait se le mettre où elle pensait, prendre ses affaires et rentrer chez elle en courant.

Il fallait avouer que la matinée n'avait pas été productive. Tous ses collègues s'étaient relayés pour l'emmener à la machine à café, pour prendre de ses nouvelles, exprimer leurs condoléances et tenter de lui changer les idées. Mais rien n'y faisait. Elle sentait un poids dans sa poitrine, et elle devait souvent retenir ses larmes.

Elle soupira bruyamment, ferma quelques instants les yeux pour chasser un sanglot qui montait, et retourna à l'étude de son objet. Cependant, des murmures étouffés la dérangèrent à nouveau. Elle leva les yeux encore une fois, prête à foudroyer du regard la personne qui osait déranger le peu de concentration qu'elle avait, quand elle aperçut son grand-père pénétrer dans le service.

Une de ses jeunes collègues s'inclina respectueusement et Arthur Weasley salua les employés du département des mystères, avant de se diriger vers le bureau de Rose.

La Serpentard posa sa baguette et croisa les bras, alors qu'Arthur fermait derrière lui la porte.

- Bonjour Monsieur le ministre, ironisa Rose avec un léger rictus.

- Salut gamine, répliqua Arthur en souriant. Tu veux boire un café avec ton vieux grand-père ?

- Plutôt un thé… J'ai déjà bu au moins trois litres de café ce matin, et je ne suis pas sure d'arriver à dormir ce soir avec tout ça…

- Allons dans mon bureau. Tu pourras me donner de tes nouvelles et des nouvelles de ta mère.

Rose se leva, glissa sa baguette dans sa manche gauche et suivit son grand-père sous les regards compatissants de ses collègues.


Quand Ginny ouvrit les yeux, elle se rendit immédiatement compte de l'absence d'Hermione. La rousse se redressa brusquement, cherchant du regard sa femme. Cette dernière n'était plus dans le lit, mais les draps étaient encore tièdes.

La rousse se leva rapidement et gagna le couloir. Un bruit d'eau qui s'écoule lui parvint de la salle de bain et le professeur de vol soupira de soulagement. Elle s'engouffra dans la pièce et trouva Hermione assise dans la baignoire, se lavant les cheveux sous le jet d'eau de la douche.

- Laisse-moi t'aider, proposa aimablement Ginny en retroussant les manches de son pyjama.

Hermione acquiesça, et ferma les yeux en sentant les doigts de sa femme se perdre dans sa chevelure, lui massant délicatement la tête. Quelques minutes plus tard, la langue de plomb se trouva enroulée dans une épaisse serviette chaude. Ginny l'inspecta des pieds à la tête, puis l'embrassa délicatement.

- Pourquoi t'es-tu levée ? demanda la rousse avec un léger reproche.

- J'ai des choses à faire, répondit l'enchanteresse d'une voix traînante due à la fatigue.

- Tu es crevée. Tu ferais mieux de te recoucher…

- Non. Je vais m'habiller, nous allons prendre un solide petit déjeuner, et je vais au ministère. Je trouverais peut-être quelque chose sur cet Ah Puch… Il faut le trouver avant qu'il ne fasse plus de dégâts.

- Mais tu tiens à peine debout ! rétorqua le professeur de vol.

- Je ne dis pas que je vais partir en chasse aujourd'hui… Juste trouver des informations.

Ginny voulut objecter, mais décida de laisser tomber. Elle prit doucement la main de sa femme et l'emmena dans leur chambre. Ginny aida Hermione à passer des vêtements et lui sécha les cheveux d'un coup de baguette.

- Je me sens déjà mieux, murmura la neuvième sage avec un sourire fatigué. Je t'emmène déjeuner dehors ?

Elle était vêtue d'un jean confortable et d'un pull noir chaud et douillet. Ginny leva les yeux au ciel en soupirant bruyamment.

- Allons-y. Mais si tu as le moindre vertige, je te ramène de force à la maison.

Hermione acquiesça et les deux sorcières se rendirent dans le salon. L'enchanteresse s'installa confortablement dans le canapé et chaussa des baskets tandis que Ginny récupérait leurs manteaux. La sonnette de l'entrée retentit et Hermione fronça les sourcils.

- On attend de la visite ?

- Si c'est ma mère, je l'envoie chier… grogna Ginny en se dirigeant d'un pas vif vers la porte qu'elle ouvrit d'un geste brusque.

Parkinson se tenait devant elle, son habituel rictus goguenard aux lèvres.

- Salut Weasley ! Comment va la mourante ?

- Parkinson… Hermione est dans le salon.

- Tu l'as laissée se lever ?

La médicomage poussa légèrement de l'épaule le professeur de vol et pénétra dans l'entrée.

- C'est pas possible ! Je ne peux pas vous laisser une nuit seules sans que vous fassiez de bêtises ! pesta la médicomage en ôtant sa veste.

- Tu sais bien que je n'écoute jamais rien, Parkinson…

Hermione venait d'apparaître dans l'entrée. Elle s'adossa contre le mur, visiblement épuisée, mais son regard pétillait d'amusement. Les deux Némésis se toisèrent un moment, puis la médicomage afficha un léger sourire.

- Allez Granger, c'est l'heure de la visite du bon docteur. On monte dans sa chambre et on se déshabille, ironisa l'ancienne Serpentard.

- Du moment que tes mains baladeuses ne traînent pas là ou elles ne le devraient… rétorqua l'enchanteresse.

- Granger, tu es loin d'être mon fantasme du moment… Franchement, les seins qui tombent, c'est pas mon truc.

- Porte des lunettes, et tu verras l'état de tes fesses…

Ginny regarda avec étonnement les deux femmes s'échanger des amabilités tout en accédant à l'étage supérieur.

- Continue comme ça, et je te replante une aiguille dans le cœur !

- S'il n'y a que comme ça que tu prends ton pied, c'est pathétique…

Une porte claqua, et le silence revint. Le professeur de vol haussa les épaules, se saisit de la télécommande et alluma le poste de télévision, sur la chaîne d'informations.


Rose avait réussi à s'échapper du bureau de son grand-père. Elle s'était réfugiée avec soulagement dans la bibliothèque du ministère, endroit au calme reposant. Elle adorait Arthur, bien plus que Molly, mais il avait à cœur le bien être de sa petite fille et avait été assez prévenant. Ce qui avait énervé prodigieusement la jeune langue de plomb. Elle n'avait pas besoin qu'on la materne, elle avait assez avec Ginny. Elle voulait se battre, venger la mort de Scorpius. Qu'on lui donne une cible au lieu de pleurer sur son sort !

Elle alla se perdre dans les rayons, déambulant parmi les différentes sections. Elle s'était toujours sentie bien avec des livres, chose qu'elle avait hérité d'Hermione, une de plus. Mais pas seulement… Son parrain et sa marraine, aussi loin qu'elle s'en souvenait, avaient pris pour habitude de lui prêter des ouvrages, l'encourageant à étancher sa soif de connaissances en caressant les doux parchemins noircis d'encre.

Perdue dans ses pensées, elle manqua de rentrer dans quelqu'un. Elle fit un pas sur le côté, bouscula une étagère et se prit un livre sur la tête. Elle grogna de douleur et se prépara à insulter copieusement l'autre personne quand, en levant les yeux, elle remarqua qu'il s'agissait de James Potter.

Ce dernier eut un sourire désolé, et se pencha pour ramasser l'ouvrage tombé.

- Contes et légendes d'Amérique du Sud… lit-il à voix basse.

Rose sursauta, surprise, et lui arracha le bouquin des mains. Elle l'ouvrit d'un geste sec et parcourut l'index rapidement. Un rictus vint étirer ses lèvres fines.

- J'allais t'engueuler pour avoir manqué de me renverser, mais finalement, je te remercie !

James eut un petit sourire et fourra les mains dans ses poches.

- Comment va ta mère ? demanda-t-il.

- Elle s'est réveillée cette nuit. Plutôt shootée, mais ça avait l'air d'aller. D'ailleurs, j'irai déjeuner avec elle ce midi.

Elle sembla hésiter un instant, se balançant sur ses pieds.

- Si tu veux venir, finit-elle par ajouter, cela lui ferait plaisir.

Le regard du jeune homme s'illumina, et il acquiesça vivement. Rose regarda sa montre.

- D'ailleurs, on pourrait y aller. On évitera le rush à l'aire de transplanage. J'ai pas envie d'utiliser le réseau de cheminette.

- Je te suis, dit galamment James.

Son livre sous le bras, Rose se dirigea vers la sortie de la bibliothèque, le jeune Potter sur ses talons. Cependant, arrivés dans le couloir principal, ils furent surpris de trouver des Aurors courir vers l'entrée du ministère, la baguette à la main.

- Mais c'est quoi ce bordel ? marmonna Rose à haute voix.

Elle tira sa baguette, donna un coup léger sur le livre qui rétrécit instantanément et le fourra dans sa poche. Les deux jeunes gens se regardèrent un instant, puis avancèrent prudemment dans le couloir, slalomant entre les sorciers qui tentaient de s'échapper. Ils finirent par croiser Nymphadora qui donnait des ordres à un groupe d'Aurors.

- M'man ! s'exclama James. Que se passe-t-il ?

- Le ministère est attaqué, répondit calmement la commandante.

- Des zombis ? demanda Rose.

- Apparemment. En tout cas, d'anciens mangemorts dont je suis sure du décès. Nous avons entre autres les McNair, Crabbes, Goyle et le couple Lestrange… Ils ont leur baguette.

Rose se souvenait parfaitement de ces noms, pour les avoir entendus quelques jours plus tôt dans les souvenirs de sa mère. Ah Puch avait envoyé en première vague du menu fretin. Il passait maintenant aux choses sérieuses.


Ginny retint un soupir. Elle aurait dû se méfier, ne jamais ouvrir la porte d'entrée. Elle était assise dans le canapé, se tenant la tête dans les mains, entendant sans l'écouter sa mère qui vociférait dans le salon, en faisant les cents pas. Hermione par-ci, Hermione par-là… Et les qualificatifs les plus aimables étaient : enfant du démon, suppôt de Voldemort, fille illégitime de Grindelwald…

Le professeur de vol hésitait entre deux conduites à tenir : hausser le ton et crier plus fort que Molly Weasley, ce qui aurait constitué un exploit, où ne rien dire et laisser passer l'orage.

Des bruits de pas retentirent dans l'escalier et Parkinson apparut. Elle tenait sa baguette à la main et paraissait fort mécontente.

- Dites, la mégère, vous pouvez pas la fermer trente secondes ? J'essaie de refaire les tests sanguins, mais j'avais oublié de vérifier les causes possibles du malaise de la langue de plomb du côté des belles-mères malfaisantes. Cet excès de sommeil indique habituellement des pommes empoisonnées.

Molly foudroya du regard la médicomage qui eut un rictus ironique.

- Je ne comprends pas que Sainte Mangouste emploie des gens comme vous, cracha Molly.

- C'est marrant les idiots, répondit ironiquement Pansy. J'comprends que tous les villages en veuillent un.

La matriarche Weasley sentit la colère s'emparer d'elle. Son visage devint aussi rouge que ses cheveux. Elle allait aboyer sur Parkinson à l'instant où Hermione descendait les marches en réajustant son pull.

- Que se passe-t-il ? demanda Hermione de sa voix légèrement traînante.

- Tu oses demander ? rugit Molly. Il se passe que tout va de travers depuis que ma fille te fréquente !

- Oui, et je suis aussi responsable de la famine dans le monde, des pandémies de variole, et de la mort de la mère de Bambi… répliqua sèchement Hermione.

Parkinson éclata de rire, et s'attira des regards noirs de l'assemblée.

- Désolée, je ne pensais pas entendre un jour Granger lancer un sarcasme acceptable. N'empêche, je vais apporter de l'eau à votre moulin, Mrs Weasley. Je ne pense pas que Granger soit saine d'esprit.

- Ah ! s'exclama Molly en regardant sa fille.

- En effet. Avec un côté Serdaigle aussi prononcé, qu'est-elle allée se marier avec une Gryffondor de la pire espèce ? Une Weasley, en plus. Franchement, cela dénote de…

Hermione cria de douleur et se prit la tête dans les mains. Pansy s'approcha mais la neuvième sage la repoussa violemment.

- Où est Rose ? haleta Hermione en grimaçant.

- Au ministère, répondit Ginny. Elle reprenait le travail aujourd'hui.

- Ah Puch… Je l'entends dans ma tête… Il veut Rose… gémit Hermione en s'adossant contre un mur.

Elle se balançait sur les talons, son dos cognant contre le mur à chaque mouvement de balancier.

- Il donne des ordres, le ministère est attaqué… Je croyais que la connexion devait se rompre, ajouta-t-elle avant d'hurler à nouveau en se pliant en deux.

- La médecine n'est pas une science exacte, répliqua Pansy en haussant les épaules.

- Mais si, ca l'est ! s'exclama Ginny, furieuse.

- Pas avec moi, répondit la médicomage avec un léger rictus.

Pansy regarda alternativement Molly et Ginny, puis soupira.

- On ne peut pas lutter contre l'hérédité… Bref, ce serait une bonne idée d'aller récupérer Granger Junior, non ?

Ginny acquiesça et s'approcha d'Hermione.

- Tu restes ici… J'y vais avec ma mère, on revient vite… murmura-t-elle en lui caressant la joue. Parkinson, tu restes avec elle ?

- Je ne pense pas que deux abrutis soient plus efficaces qu'une seule, répliqua la médicomage.

Elle s'accroupit près de l'ancienne préfète en chef et eut un rictus amusé.

- Rassurez-vous, Miss Super Préfète va venir ! rétorqua Pansy en agitant sa baguette au dessus de l'enchanteresse.

La neuvième sage eut l'impression que son mal de crâne s'était subitement envolé. Elle se releva avec difficulté et ouvrit la bouche pour parler. Cependant, la médicomage avait profité de ce court laps de temps pour lui faire avaler un comprimé.

- Voilà, maintenant, t'es prête pour la bagarre. En route !

Et sans attendre, elle transplana.


Rose baissa la tête et un jet de lumière rouge lui frôla les cheveux. Elle contrattaqua aussi sec, désarmant un des mangemorts. James lança tout de suite un sortilège, et l'homme drapé de noir fit un bon de plusieurs mètres en arrière pour s'encastrer dans un mur.

- Souvenez-vous ! Il nous faut la fille vivante ! Mais tuez le garçon ! s'exclama une voix aigue qui fit frissonner l'ancienne préfète en chef.

La dixième sage ne savait pas où se trouvait la femme qui semblait diriger l'attaque. Elle et James étaient bloqués dans un couloir. Derrière eux, un des murs s'était écroulé, empêchant toute manœuvre de replis. Devant eux, deux mangemorts cachés derrière leur masque.

- Prépare-toi à courir… murmura Rose à son ami.

James acquiesça, baguette levée, prêt à détaler en lançant des sorts. Rose se mit à courir vers deux mangemorts et, entre deux foulées, se métamorphosa en panthère. Elle bondit sur les mangemorts, les mit à terre et les désarma d'un coup de patte. Tout en dérapant sur les dalles de pierre, elle reprit forme humaine et fit signe à James de la suivre.

Le jeune homme la rejoint en quelques enjambées. Il lui prit la main et tous deux coururent le plus vite possible. Ils déboulèrent dans une large salle circulaire, qui ressemblait à la cantine du ministère. Cependant, elle était dévastée. Des pierres jonchaient le sol aux dalles éclatées. Des débris de bois encombraient le passage entre les longues tables détruites en partie.

- Tiens, tiens… Une Granger… murmura une voix derrière les jeunes sorciers.

Rose se retourna, cherchant la femme qui venait de parler, sans la trouver. James se tenait sur ses gardes, prêt à attaquer au moindre mouvement suspect. Des ombres apparurent au fond de la salle, se découpant de la semi-obscurité. Six personnes toutes vêtues de noir avançaient baguette pointée sur l'ancienne préfète en chef

Une femme aux cheveux ébène prit la tête du groupe. Son visage pâle, émacié, affichait un sourire dément.

- Mon maître sera ravi de te voir… dit-elle d'un air réjoui.

Cette voix rappelait vaguement quelque chose à Rose. Cependant, James retint un cri de terreur, et recula inconsciemment de deux pas.

- C'est… C'est Bellatrix Lestrange. Elle a tué le parrain de mon père…

- Et Harry n'en a fait qu'une bouchée alors qu'il avait quinze ans. Elle ne doit pas être si coriace que ça… répliqua Rose, comme pour s'en convaincre. Et ma mère a tué son mari quand elle en avait dix-sept

- Ils ont eu beaucoup de chance, cracha Bellatrix.

- Je ne dirai pas ça… Se faire éclater par une gamine de dix-sept ans, ce n'est pas de la malchance. C'est soit de la mauvaise volonté, soit de l'impuissance… ironisa l'ancienne préfète en chef, en levant fièrement le menton.

- Sale sang de bourbe ! s'écria Lestrange.

- Fin de race ! rétorqua l'animagus.

Un premier sort fusa et James sortit Rose de la trajectoire en la poussant. La dixième sage agita aussitôt sa baguette et le sol sous les pieds de deux mangemorts se transforma en sable mouvant. Une fois les zombis enfoncés jusqu'au cou, elle lança un nouveau sort et le sable se durcit comme du béton qui se fige.

- Deux de moins… marmonna Rose en reportant son attention sur les morts vivants restants.

Un jet de lumière rouge la percuta de plein fouet et elle fut propulsée en arrière. Elle s'écroula sur le reste d'une table et percuta violemment le sol.

- ROSE !

L'ancienne préfète en chef s'attendait à tout, sauf à entendre la voix de sa grand-mère. Elle mit quelques instants à reprendre ses esprits et se releva pour voir la matriarche Weasley jeter sort sur sort avec sa mère Ginny. Ces dernières avaient engagé la bataille contre les mangemorts, rejoints rapidement par d'autres zombis. James prêtait main-forte aux deux rousses lorsqu'il lâcha sa baguette qui roula lentement sur le sol. Rose se sentit vaciller à la vue de la chevelure blonde qui pénétra dans la salle. Elle sentit son cœur rater un battement et elle eut l'impression que son estomac était aussi lourd que s'il était en plomb.

Scorpius balaya les sorciers du regard et ses yeux bleus se posèrent sur sa fiancée.

- Rose… murmura-t-il de sa voix grave.

Le monde sembla cesser d'exister pour l'ancienne préfète en chef. Il n'y avait que Scorpius, que ce regard glacial qu'elle avait appris à aimer. Elle n'entendait plus les bruits des combats.

- Nous pouvons être unis à nouveau, reprit Scorpius en avançant lentement vers la dixième sage. Rejoins-moi…

Rose voulut répondre, mais aucun son ne sortait de sa bouche. Un vacarme assourdissant retentit dans la pièce et Scorpius dut faire un pas rapide en arrière pour éviter d'être enseveli sous une partie du plafond qui venait de s'effondrer.

- Alors blondinet, j'voulais savoir, est-ce que tu t'excuses après avoir joui, tout comme ton père ? demanda une voix ironique.

La dixième sage tourna la tête et soupira de soulagement en voyant sa mère Hermione, baguette à la main, appuyée sur Pansy Parkinson qui venait de jeter un sort.

- Désolée d'être en retard, Rosie chérie, reprit Pansy, mais j'suis de baby-sitting…

Un rire froid et aigu résonna dans la pièce.

- La sang de bourbe… articula Bellatrix. Comme on se retrouve ?

- Ginny, tu peux t'occuper des trois qui restent avec Parkinson ? Je m'occupe de l'hystérique… marmonna la neuvième sage.

- Je te signale que je suis là ! rétorqua Molly. Bellatrix ne fera qu'une bouchée de toi et…

La matriarche Weasley ne put finir sa phrase. Elle hoqueta de stupeur tandis qu'Hermione rangeait sa baguette dans la poche intérieure de sa veste en cuir et claquait des doigts. Elle fut aussitôt entourée d'un tourbillon d'électricité et de magie pure. Un début de tempête s'éleva dans la salle, et Molly se pinça le bras.

- Par Merlin… murmura Mrs Weasley.

Hermione fit deux pas incertains en direction des mangemorts et leva les mains.

- Approche Lestrange, et réglons nos comptes une bonne fois pour toutes…


Et voilà ! En espérant que ça vous a plu !

La suite la semaine prochaine, et toujours postée par la génialissime Sygui !

Bises de vacances,

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