Note : Bonjour a tous !! Une petite note pour vous donner une explication a propos du retard de publication de l'histoire. Tout d'abord, je ne suis pas Akkatsuki mais ShaKaan, meilleure amie et accessoirement bêta-lectrice de cette fic. Ensuite Akka, ayant quelques soucis avec son PC ( il a planté) a été obligé de d'écrire la suite de cette histoire en manuscrit. Elle vient juste de m'envoyer les nouveaux chapitres ( merci la poste). Je lui rends donc le service de les réécrire sur mon PC et de les publier.

Les fautes qui pourraient subsister dans le texte seront de mon fait et de mon inattention, inutile, donc, de vous en prendre à l'auteur.

A présent, bonne lecture !!

Disclaimer : Les personnages appartiennent tous à Masashi Kishimoto.

Chapitre 12

Fantômes du passé IV

« De gré ou de force, Itachi Uchiwa nous rejoindra. »

Le vent s'était rafraîchi dans la forêt de Konoha. Itachi ne parvenait pas à comprendre ce que cette phrase étrange signifiait.

Qui était derrière ce « nous » anonyme ?

Qui était cet homme en noir et rouge qui avait réussi à le semer ?

Une lune énorme transperçait le feuillage dense des immenses arbres de sa lumière blafarde. Itachi, sur une branche, fixait son regard sur celle-ci, ne cessant de s'interroger sur lui-même et sur ce qu'il devait faire.

Il avait déserté la maison familiale.

Il avait laissé sa mère et son jeune frère entre les griffes de son géniteur…

Il revoyait le visage effrayé de Sasuke lorsque le kunai avait transperçait le symbole des Uchiwa.

Il revoyait aussi sa mère, si douce, se briser sous les coups de celui qui l'avait pris sous son aile, le jour de leur mariage.

Itachi détacha son regard de l'astre nocturne.

Il lui semblait que cette lune le toisait d'un regard méprisant ce soir-là, dénonçant de toute sa hauteur son manque de responsabilité et surtout … sa lâcheté !

Il avait fuit comme un animal sauvage, se camouflant au sein des bois, effrayé par l'humanité grouillante et ignorante des rues de Konoha, effrayé de ce que les gens pouvaient bien penser de lui.

Tous se doutaient qu'il était l'unique responsable de la mort de Suishi Uchiwa et tous devait plaindre son père d'avoir eu un fils aussi peu reconnaissant des bienfaits de porter le nom des Uchiwa. Il avait publiquement renié et craché sur sa propre famille…

A cette dernière pensée, le jeune Itachi ne put s'empêcher d'esquisser un léger sourire.

La surface de sa peau blanche se hérissa de haut en bas.

S'échappant de ses pensées chaotiques, il ressentait à présent de froid mordant le la brise nocturne.

Un frisson parcouru sa colonne vertébrale.

« Je ne suis pas un lâche ! »

Sa voix résonna dans le vide de la nuit. Il se redressa en bombant le torse et tendit son visage stylisé de fins cheveux noirs sur la clarté de la lune.

« Je serai un renégat…. Je serai un assassin… peu importe…. mais je ne serais jamais un lâche ! »

Ses pensées s'étaient apaisées en lui alors qu'une solution s'imposait à ses yeux.

Le regard toujours absorbait par l'astre lumineux orné d'étoiles comme de milliers de témoins sages et silencieux, il fit à haute voix le serment de tuer son père afin de sauver sa mère et l'avenir de son frère.

« Je jure d'arrêter mon père. Pour l'honneur de ma mère et pour l'avenir de Sasuke…je le tuerais ! »

Puis il observa ses longues mains blanches et puissantes et son visage devint grave.

« Quitte à ce que tu me haïsses… Sasuke… »


La lune était de plus en plus haute dans l'immensité soyeuse du ciel de minuit.

Itachi avait quitté la forêt depuis une heure environ et il était à présent au seuil du village caché de Konoha.

« J'y suis », se dit-il.

Il resta un moment sur place, toujours caché parmi les branches touffues des arbres, admirant la quiétude endormie de son « chez-soi ». Il savait aussi, que sa fugue soudaine remontant à deux jours, avait certainement alarmé les groupes patrouillant discrètement aux abord du village et qu'il n'était donc pas dans son intérêt de se faire prendre. La fierté de son paternel n'avait certainement pas dû accepter qu'on le qualifie de déserteur et avait dû supplier humblement le Hokage de se limiter à une simple arrestation si son « fils » réapparaissait ; et au nom des bons et loyaux services du clan Uchiwa au sein de Konoha, le vieil Hokage avait certainement accepté. Seulement un détail majeur subsistait dans l'esprit du jeune AMBU : attaquer soudainement le chef de la police dans son sommeil était un acte de traîtrise absolu !

Toujours perché dans le feuillage du vieux chêne, Itachi chercha une solution pour remédier à cet inconvénient.

Puis il se sourit à lui-même et avec l'agilité et la discrétion d'une panthère noire, il s'élança entre deux maisons puis dans l'ombre d'une citerne et enfin sauta sans un bruit sur le balcon modeste d'une petite maison mitoyenne. Se plaquant sur le mur clair qui encadrait une fenêtre entrouverte à sa gauche, il jeta un regard furtif à l'intérieur de ce qui semblait être une chambre d'enfant. Ne détectant aucun mouvement dans la pièce légèrement éclairée par la lune, il s'y aventura à pas feutrés et aperçu à sa gauche un petit lit douillet où une petite fille dormait du sommeil du juste.

Le souffle calme et régulier de l'enfant poussa Itachi a se remettre en question sur sa propre existence.

Il se rendit compte qu'il était comme un loup dans une bergerie. Un mouton innocent assoupit, rêvant de songes d'enfants était là, tout près de lui, fragile et démuni de force, tandis que lui s'apprétait à commettre un crime filial !

Se ressaisissant, il se concentra sur ce qui l'avait poussé à commettre une infraction au premier degré et chercha de quoi écrire sur le bureau de la fillette.

Délicatement et sans bruit, il retira une fine feuille de son étui et se saisit d'un crayon à la mine noire. Toujours sur place, il nota ces quelques mots :

« Afin de savoir

Qui de nous deux a tort ou raison,

Je te défie au dojo familial,

Le quatrième jour de ce mois,

A vingt heure précise »

« Ainsi sera-t-il prévenu. Maintenant libre à lui de s'assoupir ou non. Demain, il sera mort », songea-t-il.

Il plia et glissa le mot dans son gilet et au moment où il allait pour se glisser à l'extérieur, il surprit le visage éveillé de la fillette l'observait dans un profond mutisme d'étonnement.

Les fins cheveux roses de la petite fille encadraient deux immenses prunelles vertes d'une lueur éclatante.

Pris sur le fait, Itachi n'osa plus bouger de peur qu'elle ne se mette à hurler.

Comme il aurait voulu qu'elle dorme encore !

Il se sentait coupable d'avoir brisé ses songes mais son visage impassible n'exprimait aucunes émotions.

« Dors », pensait-il.

« Dors, dors, dors … »

A ces mots intérieurs, il sentit étrangement ses iris se tordrent et se retordrent, comme si elles tentaient de se dévisser de sa cornée pour s'enfuir à l'intérieur des yeux de l'enfant.

Itachi avait déjà ressentit cela auparavant, le jour où Sasuke l'avait supplié d'arrêter de s'en prendre à leur père, le jour où il avait renié le clan Uchiwa.

« Dors »

« Dors »

« Dors »

Les yeux verts se convulsèrent un instant puis de rangée de cils bruns et roses réapparurent à leurs places.

L'enfant s'était rendormie. Ses traits étaient apaisés et son sommeil profond.

Emerveillé par ce qu'il venait d'accomplir, il oublia un bref instant où il se trouvait et approcha ses doigts de ses yeux, frôla ses fines paupières et enfin, avant de disparaître, prit soin de recouvrir la fillette, qui, pensa-t-il, avait l'âge de son frère.