Disclaimer : Bones et ses personnages appartiennent à Kathy Reichs et à la Fox, je ne touche pas d'argent pour écrire et publier cette fiction…


Chapitre 12 : La confiance

.

Booth démarre donc sa voiture et emmène Brennan chez lui, il va enfin pouvoir se changer et surtout se raser. Arrivé chez lui, il avertit Brennan qu'il n'y a pas grand chose mais, tout de même de quoi faire un bon repas. Il lui dit de faire ce qu'elle veut, puisqu'elle a insité pour faire la cuisine pendant qu'il prendrait sa douche.

Après avoir mangé, Brennan remarque que Booth a oublié son pansement. Alors qu'ils allaient partir pour anoncer les nouvelles aux familles, Brennan préfère embêter un peu son partenaire.

Brennan : Il faudrait changer ton pansement. (Vous vous rappelez celui qu'il a sur le nez)

Booth : J'ai essayé de l'enlever mais, il est collé et... [En faisant une grimace.]

Brennan : Ca fait mal. [Avec un sourire pour se moquer.]

Booth : Je ferais ça, ce soir. On va voir les familles ? [Essayant de garder son sérieux et sa conviction.]

Brennan : Non. Et je refuse de sortir tant que tu n'auras pas changer ce pansement.

Booth : [Lui accusant un regard d'enfant.] Je t'emmène pas sur la scène de crime.

Brennan : Haha. [Rigolant pour se moquer de lui.] Cesse de faire l'enfant, Booth. Je vais t'aider et tu ne vas pas avoir mal.

Booth : Ca va Bones. Je sais me débrouiller tout seul.

Brennan : Apparemment pas assez, pour vouloir risquer une infection. Va chercher de l'alcool, du coton et un pansement.

Booth y va, mais à contre cœur et revient avec le tout, toujours avec sa moue d'enfant juste après une blessure.

Booth : Tu veux bien me dire pourquoi je dois faire ça ?

Brennan : Parce qu'une infection peut t'emmener jusqu'à la mort. Assied toi sur ton canapé, je vais t'aider comme hier.

Booth : D'accord.

Acceptant mais n'étant pas entièrement persuadé, tout de même. Il préfère cependant ne pas revenir sur le sujet.

Quand Angela lui demandera une explication sur ce qui lui est arrivé, il aura plutôt intérêt à trouver une autre réponse que la vérité, sinon ils l'entendraient longtemps.

Booth s'assoit donc sur son canapé, et Brennan se positionne juste entre ses jambes pour se pencher sur lui, pour pouvoir le soigner de nouveau. (Et flute, pourquoi elle fait que le soigner) Elle lui enlève donc doucement son pansement pour ne pas lui faire mal. Puis, elle lui nettoie sa plaie et lui remet son nouveau pansement. Se redressant, elle voit qu'il a rougi mais, met ça sur le compte de la douleur qu'il n'a pas envi de lui faire remarquer.

Brennan : Ca va ? Je ne t'ai pas fait trop mal.

Booth : Tu rigoles ? La prochaine fois que j'ai Parker, je te réclame comme médecin. J'ai rien senti.

Brennan : [Incrédule.] Alors pourquoi tu es tout rouge ?

Booth : "Parce que j'ai une très folle envie de t'embrasser... Je peux pas lui dire ça !"

Booth : Heu... Il serait peut être temps que l'on aille voir les familles.

Brennan : Oui et après on va voir la scène du crime.

Booth : Oui... Non, Bones. Tu ne recommences pas, c'est hors de question.

Brennan : Pourquoi tu ne veux pas m'y emmener ?

Booth : Tu as une vidéo, j'ai surveillé ton assistant et lui ai dit quoi faire.

Brennan : C'est parce que ça remet en doute ton autorité que tu ne veux pas m'y emmener... ?

C'est plus une affirmation qu'une question mais, Booth le voit comme une question.

Booth : Tu as assez d'éléments, tandis que moi j'ai rien... Alors on va voir les familles et après tu pourras faire ton analyse sur les squelettes, si tu veux ?

Brennan : Tu sais quoi ? Je crois que je vais y aller maintenant ! Au Jefferson ! Comme ça, tu te calmeras peut être !

Brennan se dirige vers la porte et l'ouvre avec beaucoup d'énergies, mais en la tenant toujours dans sa main. Booth est resté dans le salon, ne voulant pas offusquée plus sa meilleure amie. Il la regarde donc partir mais, quand elle ouvre la porte, il voit Rebecca derrière celle-ci qui allait frapper, voyant son poing fermé en hauteur (celui de Rebecca).

Brennan, elle, est restée sur le pas de la porte sans pouvoir bougée, se rendant compte des propos qu'elle vient de dire à son partenaire et meilleur ami, qui fait tout ce qu'il peut pour la garder en sécurité.

Booth : [Se dirigeant vers la porte.] Rebecca ? Qu'est-ce qui se passe ?

Rebecca : Bonjour Seeley. Dr Brennan.

Brennan/Booth : Bonjour.

Rebecca : Je voulais te demander s'il t'était possible d'aller chercher Parker à l'école et de me le ramener plus tard. J'ai une réunion de travail qui vient de me tomber dessus et Brent ne peut pas non plus.

Booth : Ca devrait être possible. Je n'ai que quelques interrogatoires à faire cet après-midi. Je peux aller le chercher après.

Rebecca : Très bien mais, s'il te plaît, ne l'amène pas au FBI. Et il faut qu'il fasse ses devoirs.

Booth : Oui, je sais. Ne t'en fais pas. Je te l'amène pour quelle heure ?

Rebecca : Je pense pas être rentrée pour le repas. Donc, tu peux me l'apporter pour 20h. Ca te va ?

Booth : Oui. Aucun problème.

Rebecca : Bien, alors je vous laisse. Bonne après-midi.

Brennan : Merci, à vous aussi. Au revoir.

Booth : Merci. A ce soir.

Sur ce, Rebecca repart. Booth, ne voulant pas que Brennan ne partent sans lui, pousse la porte pour qu'elle reste à l'intérieur, le temps qu'il aille chercher son manteau.

Booth : Je vais chercher mon manteau et on va faire ses interrogatoires.

Brennan : J'ai dit que je ne venais pas.

Booth : Et moi, je dis que j'ai besoin de toi pour les faire.

Brennan : D'accord. Je viens à la condition que l'on aille sur la scène de crime après.

Booth : Ca veut dire qu'il va falloir faire vite les interrogatoires, parce qu'il est hors de question que j'y emmène Parker.

Brennan : Au moins, on est d'accord sur ce point.

Booth : Quel point ?

Brennan : Que Parker ne doit pas venir sur cette scène de crime...

Booth : [Sourit.] Ok. Alors ça marche.

En lui présentant son poing fermé, devant elle pour sceller le pacte. Mais, Brennan ne comprend pas sur le coup et le regarde d'un air d'incompréhension. Puis, elle se remémore ce qu'il lui avait dit au début de leur partenariat, que c'était ce que les gens "normaux" faisaient. Elle frappe son poing du sien.

Brennan : Aie.

Booth sourit pour lui montrer que lui a de la force et qu'il n'a pas mal mais, quand il voit qu'elle va se masser son épaule de son autre main plutôt que de secouer la première, il se demande ce qu'il se passe.

Booth : Hey, Bones. Ca va ?

Brennan : Oui, c'est rien.

Booth : C'est ça. Tourne toi.

Brennan : Ca va, Booth. C'est rien, je te dis.

Booth : Tu te tourne ou on ne va pas sur la scène de crime.

Brennan : Je ne viendrais pas interroger les familles.

Booth : Je devrais m'en remettre. Tourne toi, maintenant.

Brennan : [Souffle en se tournant.] Ce n'est rien.

Booth pose ses mains délicatement sur son épaule endolorie et regarde comme un médecin si son épaule est déboitée, c'est-à-dire en appuyant légèrement sur chaque os au niveau de l'articulation. Evidemment, Booth n'étant pas médecin, n'appuis pas correctement là où il faut.

Brennan : HAAAAAAAA !

Booth : Tu as l'épaule déboitée et tu...

Brennan : Numéro 1 : Mon épaule n'est pas déboitée. Et numéro 2 : C'est juste une élongation du muscle.

Booth : Oui, eh bah, elle m'a l'air assez importante pour que tu cries comme ça.

Brennan : Tu veux que j'appuie sur l'arrête de ton nez pour voir quel niveau sonore tu peux atteindre.

Booth : Bon d'accord. Je ne t'embêterais plus avec ton épaule mais, soigne toi s'il te plaît.

Brennan : C'est pas moi qui voulais descendre les ambulanciers au cas où mon partenaire décide de les appeler.

Booth : T'es pas drôle.

Brennan : Je sais... Si tu ne veux pas être en retard pour Parker, il faudrait peut être y aller.

Booth : Oui, tu as raison. C'est parti.

Brennan ouvre donc la porte, ils sortent tous les deux de l'appartement et vont en voiture pour interroger les familles. Surtout pour leur annoncer la nouvelle d'avoir trouvé leur enfant, leur mari, leur femme mais, ils sont obligés de les interroger aussi pour connaître la raison de leur disparition, hormis leur mort, et leurs habitudes pour trouver peut être le tueur.

Ils visitent donc les familles l'une après l'autre, ils n'ont aucun point commun. Conséquence, l'enquête ne peut pas avancer ce qui, pour l'instant, ne dérange pas Booth ; il apprécie même. Même si pour cela, il doit maintenant accompagner son anthropologue sur la scène de crime pour respecter son pacte, ce qu'il ne veut pas mais, c'est un homme d'honneur.

Ils sont arrivés sur les lieux et descendent de la voiture.

Brennan : La scène est encore gardée par les policiers ?

Booth : C'est vrai que c'est bizarre. Viens, on va aller voir.

Ils avancent donc vers un policier. Booth sort sa plaque pour la lui montrer et pour pouvoir aller sur la scène de crime.

Booth : Qu'est-ce qui se passe ?

Policier : Je suis désolé, Monsieur. Mais l'endroit est fermé.

Booth : Je vois ça. Je suis du FBI et je suis en charge de l'enquête du quintuple meurtre. Ma partenaire a besoin de voir la scène du crime. Ca fait plusieurs jours qu'ils ont été découvert. Alors, pourquoi la surveillance a-t-elle été maintenue ?

Policier : Je ne sais pas exactement mais, mon supérieur m'a demandé d'interdire à quiconque n'ayant pas une plaque pour votre scène...

Brennan fait soudainement signe à Booth qu'elle a besoin de s'éloigner. En plus, il voit qu'elle est blanche.

Booth : Excusez-moi une petite minute. [Revenant sur ces pas, direction Brennan.] Qu'est-ce qui se passe, Bones ? Tu as un problème ?

Brennan : ...

Brennan baisse la tête, en entendant son ami arrivé. Elle sent qu'elle va pleurer mais, n'a pas envi de lui montrer cette fois. Booth, voyant qu'elle ne lève pas les yeux, lui relève délicatement le menton pour lui signaler sa présence et pour l'aider, s'il le peut.

Booth : Hey, Tempérance. Qu'est-ce que tu as ? [Doucement.]

Brennan : Cet homme... Le policier.

Booth : Oui. Qu'est-ce qu'il a ?

Brennan : Il a... Il porte le même parfum que...

Booth : Oh... Ok. J'accélère la procédure pour pouvoir le passer et je t'appelle dès que l'on peut aller sur la scène.

Brennan : [Hochant la tête.] Hum...

Booth retourne voir le policier, laissant seule Brennan une minute pour pouvoir passer le ruban.

Policier : Elle va bien votre partenaire ?

Booth : Oui, c'est juste le soleil. (Je vous rappelle que dans ma fic, on est en été !)

Policier : Vous en avez de la chance. On en a pas d'aussi jolie nous.

Booth : Ouais. Merci pour elle... On peut aller sur la scène ?

Policier : Oui mais, il faut que vous signez le registre. Et elle aussi, bien sûr.

Booth : Ca vous dérange, si je la fais signer là-bas.

Policier : Non, tant qu'elle signe. Ca me va.

Booth : Bien. Merci. [En prenant le registre avec le stylo.]

Booth y inscrit son nom et signe puis, inscrit celui de Brennan et lui tends.

Booth : Tiens, tu peux signer s'il te plaît. C'est pour accéder à la scène.

Brennan signe à côté de son nom que Booth a écrit puis, lui retends. Ils passent donc le ruban. Pendant que Booth redonne au policier le registre, Brennan sur la scène de crime. Booth a une vue d'ensemble donc, il la laisse aller.

Booth : "Je vois à peu près tout d'ici. Et si je la suis, elle va pas arrêter de me crier dessus... Donc autant la laisser faire et elle m'appellera quand elle aura besoin de moi."

Brennan : "Bien... Booth est là-bas à me surveiller, comme d'habitude... Non, pas comme d'habitude, cette fois ça ne me dérange pas... Bon, au travail... Alors là, ça devait être le centre, vu les rochers qui forment un cercle... le tueur a du s'installer à l'intérieur et attendre...et grâce aux marqueurs en plastique, très écologique, du FBI... ça doit être les corps..."

Booth : Zach a vérifié les alentours et il a mis des heures à regarder les victimes... donc je ne pense pas que tu trouves quelque chose.

Brennan : Depuis quand tu fais assez confiance à Zach, pour le laisser seul tout vérifié ?

Booth : Il m'a ignoré pendant une très longue durée, pendant laquelle j'ai tout repassé au crible et je l'ai refait faire par la section scientifique du FBI. Voilà pourquoi.

Brennan : D'accord. Tu as raison, j'ai rien trouvé mais, au moins je connais la disposition des corps et...

Booth : Chacun sa vision des choses. Allez, il est temps d'aller chercher Parker.

Brennan : Tu n'as qu'à me déposer à l'Institut, je me débrouillerais pour rentrer.

Booth : Alors là, tu rêves. Demain, c'est vendredi. Et ce weekend, j'ai Parker mais, c'est pas pour ça que je vais te laisser seule.

Brennan : Je comprends tout à fait que tu ais besoin de passer du temps avec ton fils et je n'ai pas du tout l'intention de m'immiscer entre vous...

Booth : Tu ne t'immisces pas, c'est moi qui t'invites et Parker t'adore. Alors ce sera comme ça.

Brennan : "Génial, un weekend avec toi et ton fils... Une petite dernière tentative pour l'embêter un peu..."

Brennan : J'ai plein de boulot en retard…

Booth : Tu en aura encore plus après ce weekend. [Brennan lève les yeux.] Le côté positif, c'est que je viendrais t'aider dès lundi matin. [Brennan sourit et fait non de la tête.] A la première heure et de bonne humeur.

Brennan : Alors là, j'aimerais bien voir ça. [En rigolant.]

Ils sont arrivés à la voiture et montent dans celle-ci pour aller chercher Parker.


Alors Parker, tu vas faire ou dire quoi ?