Le lendemain matin, suite à une longue hésitation, le chef de gang se décida à aller voir le commissaire pour discuter de cette maison au fond de la montagne et de ses deux morts. Comme Ryuga et ses « hommes » aidaient pas mal pour les histoires de trafics et de vol, il réussit à négocier avec le supérieur. De ce fait, il indiqua en effet la position du logement brulé, et n'indiqua que cela officiellement. Officieusement, il discuta des détails, des deux corps décomposés, des photos restées sur le lieu, et surtout du lien avec Johannes. Ce dernier restait dans un état de coma, pour le moment, mais il ne le précisa pas.

-L'équipe est en marche vers l'endroit que tu m'as indiqué. Dis-moi plutôt le rapport exact avec ton camarade fugueur.

-C'est pourtant simple. Ces deux connards battaient leur fils, et le violaient. Johannes était surement retenu prisonnier, alors pour s'enfuir il les a tué. Enfin je suppose. A vrai dire je ne sais pas grand-chose. Juste ce que prouve les photos.

Ryuga se tenait étrangement calme, assit en face de l'autre, le regard à la fois triste et colérique. Le brun se trouvait encore endormit. Est-ce qu'il se réveillerait bientôt ? Etait-ce un coma ? Toutes ces incertitudes l'inquiétaient tellement, et il n'y avait aucun moyen qu'il se rassure tant qu'il ne le verrait pas ouvrir les yeux.

-Qu'est ce que tu veux exactement ? demanda soudainement l'adulte.

-C'que j'veux… ? Répéta l'autre bêtement tout en réfléchissant un instant. Je veux qu'il reste avec moi. Enfin… J'veux dire… Que les sociaux ne s'en occupent pas.

-« Les sociaux » ?

-Ouai. Avec ce qu'il s'est passé, Johannes va avoir droit à un tas de truc, il n'a plus de parents, il est peut être tueur… Ils vont vouloir me l'enlever. Les services sociaux. Il pourra pas rester avec moi… !

-C'est normal, non ? Suite à de pareilles agressions, il doit être bien encadré, en plus s'il trempe dans une histoire de meurtre, c'est pire encore.

-Mais y'a pas de preuve que ce soit lui ! Je…

Ryuga se releva soudainement de son fauteuil, se tant alors droit, le visage dur, face au commissaire. Ses poings se serraient fortement. L'homme resta cependant de marbre, habitué par la mascarade de ce gamin agitateur. Depuis le temps qu'il avait affaire à lui, il finissait par le connaitre un peu trop bien.

-Vous n'allez pas me faire croire qu'il n'y a pas de moyen pour éviter ça ! C'est vous qui dirigez l'affaire. Les photos pourraient restées secrètes ! Ou l'endroit où se trouve Johannes ! Personne ne sait que c'est moi qui ai donné l'alerte !

-Tu rigoles ? Toute la police va le rechercher, il ne sera pas à l'abri. Ce n'est pas moi qui m'occupe des services sociaux, et puis ce gamin a surement besoin d'aide, bien plus que tu ne peux le croire. As-tu bien vus toutes les photos ? Te rends-tu…

-Oui ! Coupa net l'adolescent. Je les ai vus, regardées de prêt. Et il n'y a pas que les photos ! J'ai vus les marques, j'ai touché ces blessures qui parcourent son corps. Je suis au courant mieux que quiconque ! Cependant, Johannes le vit bien. Il a été recueillit chez un mec qui a su le protéger, faut croire. Aujourd'hui la seule chose étrange et qu'il n'aime pas qu'on le touche. Et qu'il n'est pas habitué à certaines choses, comme les douches fréquemment, où certain légumes. Il va bien.

Ryuga se laissa retomber sur le fauteuil, baissant la tête, un peu choqué par ses propres réactions quelques peu puériles. Il n'y avait pas lieu de s'énerver, il fallait parler calmement. Le rouge qui lui montait aux joues plus tôt commençait à s'évanouir. Sa colère s'étouffait, s'amenuisait… Puis il releva la tête pour voir ce que pouvait penser l'autre. Celui-ci attendait silencieusement, ou peut être réfléchissait il à des scénarios possibles. Toujours était-il qu'il se décida le premier à reprendre la parole.

-Je veux le voir.

-Le voir ? Juste le voir ?

-Non… J'aimerais venir une journée pour voir comment ça se passe. Et après j'aviserais.

-H-heu… E-enfaite… Il dort là, et je sais pas trop quand il va se réveillé. Il a été choqué…

-Et bien… C'est peut être maintenant que tout empirera. Tu as jusqu'à demain matin, si demain matin il n'est pas réveillé, je laisse tout se faire dans les règles.

Le chef de gang acquiesça et s'éclipsa rapidement, juste après avoir remercié l'homme.

Une fois dehors, Kyoya, son fidèle, l'attendait armé des deux vélos. Ça curiosité le poussa a demander ce qu'il s'était dit dans le cabinet, ainsi il su toute l'histoire. Enfaite, lui et Nile restaient les seuls au courant de tout cela. En tant que meilleurs amis du chef, ils demeuraient de bon conseillés, et surtout des personnes ouvertes à qui il pouvait tout dire. Et ainsi Kyoya se permit de poser une certaine question :

-Pourquoi tu tiens à ce gamin ?

Puisque Ryuga ne répondait pas, il continua à questionner.

-Il a un truc particulier ? Enfin, à part tout ce cirque, là.

-…

-…T'es gay ?

Ryuga marqua une pause, freina, et s'arrêta sur le bord du trottoir, trop perturbé par la question. En un sens, il n'y avait jamais pensé, à ce fait là. Si le sentiment qu'il éprouvait se trouvait bien être de l'amour, alors il serait gay ? De toute manière, il ne faisait pas grande différence entre une fille et un gars, il sortait juste avec des filles par ce qu'elles demandaient, et jamais il n'avait eu de proposition de la part d'un individu du même sexe que lui…

-Alors ?

Kyoya se présentait face à lui, toujours sur son vélo, son air grave planté dans celui de son chef quelque peu bouleversé.

-C'est une question stupide, faut pas le prendre mal…

-J'le prend pas mal.

-Ba répond alors.

-Ben… J'en sais rien moi…

-Tu déconnes !

Le fauve rigola légèrement, amusé par la situation, où pour une fois il pouvait être maître.

-Si t'aimes ce mec cherche pas plus loin !

-L'aime surement, c'est vrai, mais j'sais pas si j'suis gay.

-Tu ne sais pas si tu l'aimes ? Tu ne pense pas à lui toutes les deux secondes ? T'aimerais pas lui caresser les cheveux et le serer contre toi ?

Ryuga se gratta la tête, quelque peu perturbé par ces questions, mais il murmura tout de même un simple « si », presque inaudible, mais Kyoya l'entendit, à cette entente il donna l'impression que sa mine s'assombrissait. Lui aussi ne murmura qu'un simple mot, un simple « ok » avant de reprendre sa course, suivit alors de près par le blandin. Le silence dura tout le long du voyage, celui-ci s'arrêtant devant l'immeuble où logeait l'aîné. Une fois descendu de vélo, ce dernier proposa à son subordonné de ce rendre à l'intérieur de l'appartement. Il dû insister plus ou moins pour enfin pouvoir l'emmener avec lui en haut des escaliers. La porte de l'appartement s'ouvrit en un grincement léger. Sa mère sortait justement.

-Bonjour Kyoya. Qu'est ce que vous faites là ?

-Bonjour.

-Je lui ai demandé de rester cinq minutes. Johannes… ?

Etrangement, Ryuga se senti un peu mal à l'aise et n'osa pas prononcer la suite de sa phrase. Un brin de frayeur s'empara de lui à la seule idée qu'il ne se réveillerait peut être pas… Puis la réponse négative de sa mère ne l'aida guère.

-Ha…Hum… Y'a un flic qui va venir demain matin, normalement…

-On en reparlera plus tard, il faut que je file.

-O-ouai…

Ainsi ils se retrouvèrent seuls dans l'appartement, du moins les seuls éveillés, car même après vérification, le brun dormait toujours. Ils s'installèrent à la cuisine, Ryuga en botu de table et Kyoya à sa droite, ils mangeaient de petits gâteaux et sirotaient des jus de fruits. Cependant, l'heure était plutôt à la discussion, par ce qu'il y avait des trucs à mettre au clair. Beaucoup. Qu'allait devenir le gang si le chef partait ? Qu'allait-il advenir du gamin désormais ? Et sans parler du « Nike » et ses compères. Johannes avait été acheté !

-Donc, il va rester chez toi.

-Pas forcement… Mais j'espère qu'avec le réseau je pourrais me débrouiller.

-Et s'il ne le souhaitait pas ? Si ça ne marche pas, lui et ta famille. Tu fais quoi ? T'auras tout fait pour rien.

-Ben… J'aurais essayé… Pour… Pour le gang de toute manière… J'ai tout récupéré pour Atsui. Maintenant… Maintenant ça ne vaut plus rien pour moi…

-Les gamins que tu as fais rentrés ne te concernent plus, c'est ça ? Hikaru, ton frère, c'est des gamins, et tu comptes les laisser seuls ? Puis, tu resteras toujours le chef Atsuka, il faudra que tu partes si tu veux êtres tranquille…Tu vas pas partir ?!

Ryuga détourna son regard. Partir. Bien sûr qu'il voulait s'enfuir, pour que sa mère puisse mieux vivre, pour qu'il puisse trouver un travail dans un endroit où personne ne le reconnaitrait. S'enfuir loin de ses souvenirs, loin de cette maudite ville. Vivre réellement. Il voulait vivre en famille. N'avoir à se préoccuper que d'eux. De sa mère, de Ryuto, et de Johannes. Seulement eux. Oui, ce choix serait probablement dur pour les autres, notamment Kyoya et Nile, ceux avec qui il s'entendait à merveille, ceux qui furent toujours là pour lui, ceux qui le soutènement durant son entrée en tant que chef.

-Je partirais de toute manière. Maintenant ou plus tard peu importe.

-Non ! Non pas « peu importe » ! Et moi ?! m-moi et Nile ?! Tu vas nous laisser tomber pour un gamin des rues ?! T'es serieux ?!

Bien sûr, Kyoya ne pouvait pas garder son sang froid dans une telle situation. Il ne voulait pas se separer de son chef !

-Calmes toi, j'ai pas dis pour tout de suite. Mais ma mère ne peut pas continuer comme ça. Et… Trop de choses sont arrivées ici. Bien trop… J'ai besoin de m'en débarrasser.

-Atsui ? Tu parles de ce qu'il s'est passé ? Elle aurait pu fuir. Elle ne l'a pas fait. Personne, et encore moins toi, ne devrait se reprocher sa mort ni s'en rendre malade. Tu as déjà étais dans un sal état pendant un bon moment, je crois que tout ça est passé, non ?

-Non… ça ne passera jamais.

Finalement, ils ne discutèrent plus de tout cela, se contentant de parler des dernières nouveautés sorties en magasins, de la famille à Kyoya ou autre sujet moins important, et moins conflictuels.

C'est au bout d'une heure que l'invité s'en alla, quelque peu confus d'avoir froissé son ami en ressortant de vieilles histoires encore mal cicatrisées. Probablement allait-il ressasser son passé durant toute la soirée… Enfin, une fois parti, Ryuga se trouva bien seul avec pour seule compagnie un sentiment de solitude, de vide, de manque. N'en avait il pas prit l'habitude autrefois ? Pourquoi rechuter maintenant ? Mais après tout ! Peut être que le lendemain on allait lui arracher une fois de plus un être lui étant cher ! Comment ne pas être impacté devant une telle situation ? Seulement… Que pouvait il bien faire, lui seul ? Même avec ses réseaux, Johannes avait vraiment besoin d'aide extérieure, un service spécialisé.

Comme Kyoya le paria à lui-même, Ryuga passa la soirée dans le vague, repensant sans cesse à sa sœur, à ce qu'ils avaient fait ensemble, leurs aventures dans la ville, leur jeux favoris, les moments les plus intenses, accompagnés parfois de Ryuto. Ce dernier remarqua d'ailleurs que son frère ne se sentait guère bien, alors il décida de passer le temps avec lui, proposant de regarder une série, un film, ou de jouer à n'importe quoi. Son grand frère ne refusa pas vraiment mais ne donnait pas envie de s'amuser avec lui. Il semblait si triste… Au bout d'un moment, vers dix heures du soir, le cadet abandonna son idée et se laissa couler sur le canapé, aux côtés de l'autre. Leur mère travaillait, ils n'avaient plus rien à faire. Mais Ryuto tenait absolument à rester avec lui tant qu'il ne partait pas se coucher. Il eu alors un lourd silence, durant celui-ci l'horloge en profita pour faire entendre chaque mouvement de son aiguille. Les secondes défilaient, devenant progressivement des minutes. Finalement, le grand mit fin à cela.

-Elle te manque ?

-Je sais pas…

Ryuto se recroquevilla, assit, les genoux bloquaient contre son torse, la tête posée au sommet. Le temps se figea à nouveau, mais un peu moins longtemps.

-C'est pour ça que tu ne vas pas bien ? Je croyais que c'était passé.

-Comment… comment ça pourrait passer… ?

Ryuga colla sa main gauche à son visage, cachant alors les trois quarts. Pleurait-il ? Il fit comme son frère et s'installa bien au fond du canapé, dans la même position, mais la tête cachée derrière ses bras croisés, posés sur ses genoux.

-Je crois que tu ne devrais plus… Enfin… C'est normal, mais… On ne peut plus rien y faire. Maman… Maman a réussie alors toi aussi tu devrais arriver, à oublier un peu.

-Quand je sors… Que je prends ce vélo… que je me rends là-bas… Dés que je vois ces foutus Watarigani… à part de la souffrance, il n'y a rien d'autre… !

Sa voix s'atténuait tout le long de ses mots, finissant par devenir presque inaudible. Et Ryuto décela les pleurs de son frère, bien qu'il tente de les cacher. Des larmes coulaient surement, ses poings se serraient, et de petits reniflements résonnaient. Le cadet n'hésita pas à se coller à lui à fin de l'enlacer plus ou moins, dans le but de le rassurer, de lui faire comprendre que tout allait bien, qu'il ne fallait plus s'en faire, et surtout qu'il n'était pas seul.

-Elle est morte, prononça le plus petit, la voix tremblante avant de terminer en sanglots, on ne peut rien y faire… !

Cette fois ce fut l'aîné qui rassura l'autre tremblotant de chagrin. Comment pouvait-il penser si égoïstement ? Bien sûr que les autres souffraient, bien sûr qu'ils avaient mal. Il ne restait que lui qui ne faisait pas de croix sur le passé, que lui qui continuait à se morfondre. Ce soir là, il prit la résolution de changer et de ne plus penser qu'à son frère, sa mère et au petit chaton, le petit chaton du dragon. Celui qui lui avait quelque peu changées les idées, sans lui il aurait cédé bien plus rapidement et probablement avec violence.

Ils passèrent un long moment sur ce canapé, tous les deux accrochés, laissant leur chagrin s'en aller, peut être pour de bon. Seulement, arrivé à près de minuit, il était temps de se coucher. Ryuga se leva en premier, ses larmes ne coulaient plus depuis un moment déjà, mais son visage restait rouge et humide. Ses yeux larmoyant regardèrent ceux de l'autre, puis se tournèrent vers le petit couloir.

-ça fait longtemps que maman n'a pas pleurée de stresse. Une journée. C'est beaucoup.

Il feignit un sourire puis tendis une main à son petit frère, qui l'attrapa pour se relevait.

-Tu veux dormir avec moi ? demanda l'aîné.

-Et où ?

-Ouai…C'est vrai… désoler. Passes une bonne nuit…

Ils se séparèrent dans le couloir, Ryuto disparu derrière la porte de sa chambre. Ainsi le chef fit de même, mais dans sa propre chambre. Il faisait nuit, alors il éclaira avec une petit lampe sur son bureau. Il fixa un moment le corps couché dans son lit. Il semblait bien, en boule contre le mur, comme à son habitude. Ses cheveux en batailles le rendait encore plus irrésistible qu'à l'habitude, et le voir dormir comme un petit chat… !

Le blandin s'approcha doucement du lit, déjà en caleçon, il s'aventura doucement sur le lit, et s'y coucha à travers, de sortes que ses pieds dépassaient du lit et qu'il pouvait caresser la tête de son protéger sans le déranger.

-Je ferais tout pour te garder près de moi.

Avec attention, il approcha de son visage, sa langue effleura machinalement la cicatrice sur la joue du brun, comme pour l'effacer. Puis il déposa un léger baiser. Il aurait donné beaucoup pour pouvoir le saisir ne serait-ce qu'un instant contre lui, l'avoir contre son corps, juste un peu… Mais il ne fallait pas le réveiller, alors il s'abstient. Il retourna à la lampe à fin de l'éteindre, puis, dans le noir, retrouva son chemin et se coucha. Pour la deuxième fois, il allait dormir auprès de ce corps endormit. Un peu comme si il se trouvait seul. Soudainement, il pensa à son portable posé sur la table de nuit, alors il l'alluma et se rendit compte qu'il avait reçut plusieurs messages de Kyoya et Nile. Tout deux s'inquiétaient pour lui. Il prit donc soin de leur envoyer à chacun un message rassurant avant de reposer le téléphone. Il ferma les yeux, essayant de penser à autre chose quand, sans d'un coup, une mélodie plutôt forte rugit dans la petite pièce. D'abord surprit, il reprit vite ses esprits et accepta l'appel sur son portable.

-Hallo ?

« Tu es sûr que tu vas bien ?! »

-Kyo… J'viens de t'envoyer un SMS, c'est pas pour rien. J'allais dormir.

« Oh… Je vois… Désoler de t'avoir dérangé alors… Mais comme tu ne répondais pas… »

-J'l'avais oublié dans ma chambre. C'est pas grave. Passes une bonne nuit.

« Ouai. Toi aussi, reposes toi un peu. »

Il raccrocha et souffla un grand coup d'épuisement. Qu'elle idée de l'appeler comme ça, à une heure pareille ! S'inquiéter, c'est bien, mais il ne faut pas abuser non plus. Ryuga ne figurait plus comme un enfant depuis longtemps, il s'occupait très bien de lui, et aucunes idées étranges ne pouvaient lui passer par la tête désormais. Il ne le referait plus jamais.

-Ryuga ?

Ce dernier fut à nouveau surprit, et d'autant plus lorsqu'il comprit que cette voix provenait du petit être qui dormait plus tôt, près de lui. Son cœur fit des bonds, trop heureux de le revoir, de l'entendre. L'aîné se coucha entièrement et posa son front contre celui du plus petit. Ce dernier l'agrippa de ses deux mains, épuisé, mais avec une certaine force. En réponse, Ryuga le tira vers lui.

-Tu as bien dormi ?

-Hum…

-Tu t'es écroulé d'un coup, et je n'ai pas réussit à te réveiller, j'ai pourtant essayé plusieurs fois. J'ai cru… J'ai cru que tu resterais endormie. J'ai dû extrapoler… !

Il le serra d'avantage contre lui, tentant de ne plus penser aux photos, aux cadavres, et à toutes ses peines pesant sur lui. Il lui fallait être calme et réfléchit, ne pas faire d'erreur, ne pas brusquer son Johannes.

-Tu vas vraiment mieux ?

-Oui. J'ai soif.

Comme l'Atsuka prenait l'habitude d'avoir une bouteille d'eau prés du lit, il la sortie et fit boire son protéger qui diminua de moitie le contenu. Il lui demanda alors s'il voulait manger, mais la réponse fut négative. Comme aucuns des deux ne trouvait les mots à dire, un silence s'installa, mais pas aussi lourd que plus tôt dans le salon, un silence léger, tranquille, laissant souffler les deux. Ceux-ci se contentèrent de se blottirent l'un contre l'autre, profitant d'un instant de répit, de la chaleur de leur corps. Ainsi, ils s'endormirent rapidement.

Ce fut vers quatre heures du matin, quand Mme Atsuka rentra que son fils se réveilla, le plus grand. Il se demanda d'abord d'où provenait le bruit, puis se remémora que sa mère rentrait vers cette heure là. Après avoir poussé un grognement, il fit glisser légèrement sa main gauche sur le visage du brun qui s'agita, probablement éveillé lui aussi. Le bruit de la porte avait été léger mais suffisant pour qu'ils s'en aperçoivent.

-Tu dors ? Émana une petite voix.

-Non. Toi non plus ? Tu as trop dormis ces derniers jours ?

-Non…

Le silence de la nuit retomba sur eux, calmement, simplement… Jusqu'à ce que Johannes se déplace, faisant froisser les draps. Ryuga lui demanda ce qu'il faisait, cependant il n'eu pas de réponse en parole. Son chaton s'extirpa de la couette, l'envoyant au bout du lit. Il gigota un long moment sur le matelas, tel un serpent, puis il se releva soudainement et se glissa sur le corps de son aîné couché sur le dos. Ils se retrouvèrent donc face à face dans l'obscurité, torse contre torse. Le brun cala sa tête au creux du cou de Ryuga, il respirait assez fort et vite, s'aggripa aux épaules lui étant présentées devant lui, et il continua a bouger quelque peu.

-ça ne va pas ?

-J'ai… J'ai chaud… !

C'est à ce moment là que Ryuga se rendit compte que, si lui-même se trouvait en érection à cause de ce petit gamin s'agitant et l'excitant, une chaleur provenait d'ailleurs, et cet autre endroit demeurait être au niveau de l'entre jambe de Johannes, tout contre sa jambe gauche, de sorte qu'il ressentait parfaitement le chaud. « Il a « chaud » » se répéta bêtement Ryuga durant un petit moment dans sa tête. Il voulait, mais pouvait –il ? N'était-ce pas dangereux ? Apres tout ce que ce petit corps subissait, pouvait il réellement lui faire ça ?

-Ryuga…, murmura le plus jeune, comme si ce mot se trouvait être une formule magique.

-Tu… Tu as chaud ici ? demanda alors son interlocuteur en passant une main prés de l'endroit particulier dont il parlait.

-O-oui… Je… Je ne devrais pas… Mais… Mais j'ai… Si chaud…

Ryuga senti que son protéger se retenait de pleurer. Sans doute ne voulait il pas avouer ce qu'il ressentait, ce que son corps lui demandait, après tant de choses passé, il ne voulait probablement plus penser à ça, mais pourtant… !

-C'est pas grave, Johannes. C'est normal. Tu n'as pas à t'en vouloir. Tu es… Tu es juste un garçon, c'est tout.

Doucement, il le poussa avec ses mains et l'enleva de sur lui à fin de le faire rouler à ses côté, sur le dos. Bien qu'hésitant, sa main s'aventura sur l'érection du jeune, si bien que celui-ci en couina, d'étonnement et peut être de soulagement. Sans rien enlever, la main caressa doucement la virilité excitée qui sembla se durcir d'avantage. Sans aucune paroles, ils se comprirent, Johannes n'empêchait pas les mouvements que faisait l'autre sur son corps, au contraire il y participait en bougeant légèrement et en gémissement faiblement. Ryuga se risqua à franchir la barrière de vêtement pour saisir complètement ce membre appelant à l'aide. S'il parvenait à soulager petit à petit son chaton, lui par contre, ne se sentait que plus bouillant et plus hardant, se retenant tant bien que mal de ne pas sauter sur celui qu'il désirait. Ce dernier dû le remarquer, car il lui fallut peu de temps pour s'y mettre également, s'immisçant dans le boxer de son camarade. Et cela surprit le chef de gang mais ne l'arrêta pas pour autant.

C'est en un râle de faible intonation que Ryuga se libera, juste après Johannes.

Le policier se rendit chez eux comme convenu, tôt dans la matinée. Il fut étonné de voir l'orphelin assit sur la canapé, fixant d'un regard attentif les dessins animés à la télévision, face à lui. Ryuga prévînt que sa mère dormait tout comme son petit frère. Les deux ne se lèveraient tard. Ainsi, il servit un café à l'homme habillé en civil. Ce dernier se contenta d'observer l'environnement. Il connaissait la situation familiale du jeune, sa mère travaillant de nuit, son père disparu des années plus tôt… Mais malgré cela, l'appartement lui parut plus agréable que dans ses pensées, persuadé de devoir entrer dans un vrai dépotoir. Cependant, il n'avait pas ouvert la salle de bain…

-Tu as une mine bien joyeuse, remarqua l'homme.

-Pourquoi ne serais-je pas content ? Johannes s'est réveillé, et vous voyez comme moi qu'il va bien.

-Je veux voir ses blessures. Savoir où il va vivre, dormir, voir ses effets personnels et tout le reste. Ce qu'il porte est a toi, non ?

-Ouai. Ma mère lui a acheté des vêtements. Hum… Il y aussi les sien. Des trucs jaunes, enfin plutôt marron. Ces dans ma chambre.

-Et ce qu'il a dans les mains ?

Intrigué, car il n'avait pas remarqué cela, le blandin se pencha dans l'embrasure de la porte de la cuisine, car le policier buvait à table. En effet, le brun serrer encore contre lui sa veste blanche avec laquelle il avait dormi. Ryuga répondit simplement que ça lui appartenait, et que c'était devenu une sorte de doudou.

Le café terminé, tout comme la série qui passait à la télévision, Atsuka alla chercher son protéger restait figé sur le canapé.

-Tu viens ?

Johannes saisit la main qu'il lui tendait, se releva. Le policier les avait rejoints, son air sérieux effrayait quelque peu le plus jeune si bien qu'il se cacha à moitié dans le dos de son hôte. Ce dernier lui expliqua l'importance de la personne face à elle, ce qu'elle voulait et pourquoi. Ce fut donc avec difficulté que Ryuga réussit à lui ôter son haut. Une fois de plus il vit les blessures immondes rongeant le corps de l'adolescent. Mais jamais il ne détourna la tête.

-Je peux toucher ? demanda l'homme.

-Non, répondit tout de suite Ryuga. Sinon il va pleurer. J'en ai pas envie… La gravité est suffisamment visible. Et n'allait pas dire que c'est moi les ai faites.

-Et où dort-il ?

- Dans mon lit pour le moment. Et moi dans le canapé. Si vous vous inquiétez pour la place, on compte déménager. Ailleurs.

-Bon… On verra cela. Pour ce qu'il y a eu dans la montagne. Nous avons bien retrouvé deux corps décomposés, dont un assurément mort d'un coup de hache à la tête. La maison à brulée, on ignore encore pourquoi, et je ne parle même pas des photos. Je peux procéder à un interrogatoire ici ?

-C'est pas officiel. Vous ne pourrez pas faire de rapport.

-Je vais enregistrer, personne ne saura.

Malgré la résistance du brun, ils allèrent s'enfermer dans la cuisine, tous les trois, Ryuga ayant insisté énormément. Celui-ci resta debout derrière Johannes, une main sur son épaule. Et en face du brun assit sur une chaise se trouvait le dernier personnage. C'est ainsi que débuta la série de questions :

- Comment t'appelles-tu ?

-Johannes.

-Ton nom de famille ?

-Qu'est ce que c'est…. ?

-Bon, ce n'est pas grave. Où habites-tu ?

-Dans la montagne ? répondit il après un moment de réflexion.

-Est-ce que tu as des frères et sœurs ?

-Une petite sœur. Motti. Elle a été vendue.

Sans le vouloir Ryuga laissa s'échapper un sourire amusé sur son visage. Cette phrase parue si normale.

-On y reviendra après. Qu'est ce qu'il s'est passé chez toi ? Pourquoi la maison a-t-elle brulée ?

-Je… Je sais pas. Il pleuvait et il y avait des éclairs.

-Je vois. Et pour tes parents ? Comment sont ils morts ?

Il resta silencieux, déviant son regard, respirant profondément et à cadence accélérée. Ryuga dû lui chuchoter. « C'est important. Pour que tu vives ici. Réponds. »

-Je… I-Il voulait pas… ça brulait. Il voulait que je parte. J-Je l'ai frappé et je suis parti.

-Ton père ?

-Oui…. Je crois.

-Tu l'as frappé avec une hache ?

-Je sais plus. Je suis parti et j'ai courut.

L'interrogatoire durant un long moment, et malgré des réponses incomplètes, cela semblait fructueux.

Le policier parti avant midi et ne revînt pas à l'appartement. Ryuga eu le loisir de s'occuper de son protéger en le gardant tout contre lui, couché en face de la télé allumée. Le cadet s'endormi rapidement, encore fatigué de tous les évènements passés. Ryuga resta quand à lui septique sur ce qu'il avait fait plus tôt. Pouvait il s'autoriser ce genre de chose ? Avoir ce genre de relation avec Johannes ? Alors que durant des années il a souffert d'abus intolérable sur tout son corps ? Pouvait-il se permettre de toucher à ses blessures malgré le fait que ce soit par amour ? Un sentiment d'impuissance l'envahit, il se sentait si faible face à une telle situation.

Cette journée là fut la plus calme depuis des jours, si bien qu'il n'avait fait que regarder des séries accompagné parfois de son frère.

Le lendemain il eu une réponse de la part du commissaire. Celui-ci exigea que Johannes fasse une visite médicale pours toutes ses blessures. L'affaire passerait au tribunal dans les jours arrivants, alors il fallait se tenir prés pour y être présents. De plus, puisque Johannes ne semblait pas réellement perturbé, il accepta de ne pas faire appelle à une aide sociale particulièrement présente, mais il obligea les deux garçons à se rendre chez un psychologue. Quand à l'identité du garçon, il ne pouvait rien y faire pour le moment. Il n'existait nul part dans les registres.

Alors les jours défilèrent doucement, Ryuga profitait un maximum d'être à la maison avec celui dont, désormais il était sûr d'être amoureux. Kyoya et Nile passèrent de temps à autre. Kyoya ne semblait pas enthousiaste au début, puis cela parti tout seul. En un rien de temps, Johannes su s'adapter parfaitement à la vie des résidants, si bien que parfois on pouvait jurait qu'il n'avait jamais eu un seul problème. La visite chez le médecin donna lieu à un traitement avec pommade et des cachés pour cicatriser toutes les plaies et éventuellement les faire disparaitre un peu. Puis la séance au tribunal arriva, quelque peu redoutable pour Ryuga. Cependant, tout se déroula pour le mieux, Johannes parla calmement, jusqu'à donner quelques détails crus des évènements continuels qui avaient lieu chez lui. Lorsqu'il ressorti de là-bas, son visage rayonnait de joie, la joie de s'être débarrassé de tout ça, la joie de savoir ses parents réellement morts, la joie de se savoir en sécurité. Et la seule chose qui pouvait troubler cette joie pouvait être le fait que la conclusion n'arriverait qu'un peu plus tard. Dans deux jours minimum.

Durant ces deux jours, Ryuga eu l'impression qu'il exploserait de l'intérieur. Il ne dormait plus la nuit, trop attiré par le corps prés de lui. Depuis il avait aidé Johannes à « se soulager » plusieurs fois, et dormir prés de lui lui devenait insupportable. Il aurait tout donné pour pouvoir lui sauter dessus. Son corps tout entier s'embrasait à la seule pensée de pouvoir enfin faire qu'un avec lui. De ce fait, il se décida enfin à agir. Ryuto était en cour toute la journée et sa mère travaillait de jour, pour une rare fois, car elle prenait également du travail à ces heures là de temps en temps.

Il était neuf heures lorsque Ryuga se leva de son lit, laissant un brun éveillé seul, afin de faire le tour des portes et vérifier qu'il n'y a plus personne. En passant prés de la porte d'entrée, il prit soin de la verrouiller. Ensuite il retourna dans sa chambre. Johannes se trouvait sur le dos, fixant le plafond, ses doigts crispés sur les draps. La couette avait trouvée une place tout au fond du lit, sur ses pieds. Ryuga ne pu s'empêcher de jeter un bref et coup d'œil et de remarquer la petite bosse sous le caleçon du petit. L'aîné racla sa gorge, avant de toussoter. Le toucher. Il n'aspirait qu'à ça.

Le plus tranquillement possible, il s'approcha du lit et s'y assit, regardant tendrement le brun qui le remarqua enfin et tourna la tête vers lui.

-Dis… Johannes… Est-ce que… Est-ce que tu m'aimes ?

Un instant le cadet paru horrifié et se releva brusquement, se plaquant contre le mur, à genoux sur le lit. L'autre ne s'attendant pas à une telle réaction.

-C'est…. C'est si effrayant que ça ? Rigola t il faiblement.

-I-Ils disaient ça… Aussi.

-… ?! Je le disais pas dans ce sens là ! Johannes, je voulais dire, enfin… Pas comme ça…

Ryuga comprit bien qu'il avait dit une phrase que ses parents utilisaient probablement souvent avec lui.

-Je veux pas juste ça, continue t il en allant le prendre dans ses bras. Je te parle de relation amoureuse. Tu aimes quand je te prends dans mes bras ?

Il hocha la tête positivement.

-Et… ?

Avec délicatesse, le blandin se permit de faire rencontrer leurs lèvres, justes le temps d'un léger baiser.

-Si je t'embrasse… ?

-Ryuga… Plus personne ne me touchera ?

-Je te le promets. Je serais le seul à poser les mains sur toi, si tu me l'accorde…

-Ryuga… C'est chaud…

Tout en disant cela, le brun osa poser une de ses mains sur le bas ventre de son protecteur. Ce dernier souffla de soulagement. Visiblement, il ne refusait pas, mais avait-il réellement comprit ce que souhaitait Ryuga ?

Mais il ne se soucia soudainement plus de tout ça, seul ce corps glissant entre ses mains importait. Il coucha son chaton sur le dos et le couvrit de bisous, du nombril jusqu'aux joues, lui procurant de drôles de sensations. Ryuga resta longtemps à s'occuper de son torse, le léchant, l'embrassant, le caressant le plus possible, sans jamais être écœuré de toutes les blessures qu'il parcourait, toutes ces horribles blessures. Pendant ce temps Johannes poussa de petits gémissements sensuels.

-Ne te force pas.

L'aîné se pencha un peu plus pour que leur corps puisse être l'un contre l'autre après avoir ôter leur haut respectif. Déjà il transpirait, brulant d'envie, il ne cessait de caresser le corps de son protéger. Seulement cette situation lui semblait intenable.

-J-J'en ai tellement envie…. ! murmura le grand Atsuka, les yeux fermés, le front collé contre celui de l'autre. Johannes… !

-R-Ryuga… Tu… t-tu peux… Tu peux… !

Le brun hésita un court instant avant d'entourer son partenaire par la taille.

-P-Prend moi… !

-J-Johannes ?! S'exclama le blandin, quelque peu choqué. Après tout ce qu'il s'est passé… !

-Je le veux vraiment, Ryuga !

Devant cette demande, ce regard sérieux, et confronté à sa réelle envie plus que renforcée de ne faire qu'un avec son chaton, il souffla un coup avant de retirer la jambe droite de Johannes de ses bas. Il trouva alors une bien jolie vue à ses yeux, ce sexe en érection, bien que meurtri, ne fit qu'attiser son ardeur. Le brun le regardait, patient, un petit sourire aux lèvres. Il semblait content de voir que Ryuga ne s'effrayait pas. Ce dernier commença à jouer avec cette merveille sous sa vue après avoir déboutonné et desserré son pantalon. Lorsque le chef de gang approcha ses doigts prés de l'antre de son compagnon, celui-ci grogna et lui dit qu'il n'avait pas besoin de ça. En un sens, cela rassura Ryuga qui ne se sentait pas vraiment prêt à faire ça, mais d'un autre côté, ça lui rappela tout ce que ce gamin avait subit durant tant d'années… !

Pourtant il le réclamait de lui-même, il voulait que Ryuga le fasse. Alors il le fit. Doucement, tout en écartant ses jambes, le blandin fit entrer l'extrémité de son membre.

-R-Ryuga…

-Est-ce que… ça fais mal ?

-N-nn… Non… !

Prenant son courage à deux mains, l'aîné se décida à passer entièrement, provoquant des gémissements plus qu'excitant. Il fut envahit par une chaleur encore plus intense, il avait un sentiment étrange, ce qui l'entourait se trouvait être si chaud, si… doux ? La chaleur parcourue absolument tout son corps, et s'embrasée à chacun des moindres de ses mouvements.

-E-elle est… grosse…N-nn… R-Ryuga… ! B-Bouges un peu… !

Quelque peu surprit, ledit se mit à se mouvez en vas et vient, lentement. Johannes lui tandis les bras, il voulait pouvoir serrer son dragon contre lui. Ce dernier fit donc, se baissant suffisamment pour que l'autre l'entoure de ses bras.

Ils restèrent un moment dans cette position, continuant les mouvements à répétitions. Ryuga finit par avoir un peu mal au dos, alors il se redressa, saisit les hanches du brun et prononça d'avantage ses va-et-vient, faisant sortir de sa propre bouche et celle de l'autre des couinements de satisfactions.

Il ne fallut pas longtemps à Ryuga avant de se libérer en un râle de plaisir intense, jamais il n'aurait cru que ce puisse être aussi bon, ce genre de chose.

-J'ai salis les draps…, remarqua le propriétaire du lit.

-Moi aussi…

Ryuga n'avait pas fait attention, mais en effet, le chaton avait fait autant de dégâts que lui.

-Après tout, faut bien les changer un jour.

Ils se regardèrent et rigolèrent ensemble. Johannes semblait aller mieux, son visage resplendissait, ses blessures guérissaient.

Finalement, le bilan du tribunal arriva. Il fut dit que Johannes devait passer des tests à fin de vérifier si les deux cadavres correspondaient bien à ses parents. Par la suite, il serait affecté à un hôpital spécialisé dans la maltraitance d'enfant. Il y serait jusqu'à ce que son état soit stable. Cette décision écœura Ryuga qui ne voulait absolument pas lâcher son chaton, si bien qu'il décida de passer chaque nuit là-bas, prés de lui. Heureusement, Johannes avait vite comprit la « normalité » et n'avait jamais fait allusion à de quelconque choses en rapport avec ce qu'il vécut dans la montagne. Il se comportait calmement, puis Ryuga l'aidait à ne pas faire de gaffe. Vraiment, miraculeusement, il ne portait aucunes séquelles psychologiques, mais après tout, tout cela n'avait commencé que plusieurs années après sa naissance. Jusque là, il avait une vie de petit garçon normal.

Sa sœur Motti fut bien vendue à une famille cherchant un enfant. Mais cette petite fille mourre rapidement, dés suite d'une grave maladie.

Plusieurs mois passèrent après tout cela, et Johannes se trouvait de retour chez la famille Atsuka. Celle-ci fut ravie de le revoir. Ils avaient enfin déménagés, dans une ville voisine, ne voulant pas partir à la campagne et rappeler la montagne au pauvre chaton. Ryuga abandonna son poste de chef de gang, et personne ne prit sa place, par la suite il ne su pas vraiment ce que devînt le gang. Kyoya et Nile continuèrent à le voir, tout comme Ryuto continua de voir ses amis là-bas.

Dans une des ruelles sombres de la ville, un groupe de jeunes adolescents s'en prenait à un quelque chose. Celui ci était bloqué parterre, deux personnes le maintenant et une autre le menaçait avec un couteau.

-Hey ! Qu'est ce que vous comptez faire, vous ?! s'écria une voix, à la sortie de la ruelle.

-T'as un problème, ducon ?! répliqua sèchement un des trois ados.

En face d'eux s'en tenaient également trois. Ryuga, son frère et Johannes.

-Le problème vient de toi, continua le grand Atsuka en se dirigeant vers le gars en question. Relâche ce chat et je te laisse tranquille.

-Tu comptes nous faire quelque chose peut… ?!

Ryuga le frappa en pleine figure, le faisant voler plus loin, il envoya valser un autre et le dernier comprit sa faiblesse. La pauvre chose émit un faible son. L'ancien chef de gang se baissa pour le ramasser.

-Ryuga ! s'exclama son frère. Tu comptes faire ça à chaque chaton perdu ?

-Ouai.

L'aîné envoya un large sourire à son copain, celui-ci lui répondit de la même manière.