COMMUNICATION DU PROFIL

Une grande partie des 200 policiers étaient réunis dans la pièce. Ils savaient qu'ils devaient écouter attentivement ce que le FBI avait à leur dire pour attraper au plus vite le tueur.

- Bonjour messieurs. Tout d'abord, nous voulons vous remercier pour tout le travail que vous avez fait sur cette enquête difficile, commença Hotch. Ensuite, nous allons vous parlez de l'homme que vous devez rechercher.
- Le suspect est un homme de race blanche. Il doit avoir entre 18 et 35 ans car ses crimes son osés voir arrogant, intervint Morgan. Il tue des victimes qui auraient la force de se défendre.
- Il ne s'agit en aucun cas d'un sociopathe car il nous a prouvé, de par sa signature, qu'il éprouve des remords. Il n'aime pas tuer mais s'en sent obligé, ajouta Rossi.
- Ses victimes sont toutes des personnes qui avaient gloire et reconnaissance ce que notre homme n'a sûrement pas, poursuivi Emily.
- Il est probablement discret mais s'informe de tout. Il aime à savoir ce que les autres pensent de lui. Il vérifie les journaux, les sites Internet et les émissions de télévision, commenta Reid.
- Autrement dit, on arrête tout le monde? demanda un flic.
- Non, cet homme travaille très près des sauteurs. Il connaît le moindre de leurs faits et gestes.
Ciblez les membres des équipes et certains journalistes, dit Hotch.
- Si je résume, on arrête les 67 sauteurs, 18 entraîneurs, au moins 50 membres d'équipe et 50 journalistes. Doit-on aussi arrêter les photographes et cameramen? Non, franchement, vous n'avez pas un profil plus précis? demanda un policier grand et maigre.
- Si vous voulez bien nous laissez finir vous en serrez plus! intervint Hotch excédé. Cette personne est très près des équipe de haut niveau. Nous parlons de l'Autriche, la Suisse, la Finlande, la Norvège et l'Allemagne. Pour finir, le tueur connaît personnellement les sauteurs donc je crois qu'à part deux ou trois journalistes, les autres sont à éliminer.
- Voulez-vous qu'on vous les amène tous dans la même pièce et vous les observer et questionner? demanda Moralez.
- Non, interrogez-les séparément. Si vous trouvez quelqu'un vraiment suspect amenez-le ici, lui répondit Prentiss.
- Encore une chose. Ne parlez surtout pas de ce profil aux médias et encore moins aux entraîneurs et aux sauteurs, leur demanda JJ.

Morgan reçut un appel de son analyste préférée. Il fit signe à son équipe de le suivre dans la pièce fermée d'à côté. Il la mit sur haut-parleur.

- J'ai épluché beaucoup d'articles. C'est incroyable ce que les journalistes peuvent écrire. Tout et n'importe quoi. Bref, dans 90% des cas, rien d'intéressant. En plus, ça prend un temps fou d'avoir une traduction correcte dans toutes les langues. Néanmoins, les articles les plus brûlants sont publiés en Allemagne, en Norvège et en Finlande. Certains journalistes n'hésitent pas à désigner certains sauteurs comme prochaines cibles pour que l'équipe améliore son niveau général.
- Tu plaisantes? demanda Prentiss excédée d'entendre une chose pareille.
- Continue Garcia, lui demanda Hotch, Qu'as-tu trouvé d'autre?
- J'ai enquêté sur les victimes. Leur point commun est leur réussite mais ça vous le savez déjà. Ce qui est différent, c'est leur personnalité. Schlierenzauer était un vrai arrogant qui se prenait pour le roi du monde et traitait les autres d'inférieurs. En l'écoutant, j'avais vraiment eu envie plus d'une fois de lui coller une raclée. Mais bon. Ammann était à l'opposé de l'Autrichien. Il était humble, ne se vantait pas et ne critiquait personne.
- Donc, à part leur réussite, il n'y a aucun point commun entre nos victimes si je comprends ce que tu nous dis? lui demanda Rossi un peu déçu.
- Je n'ai pas terminé. Les deux parlaient allemands. L'entraîneur actuel de l'équipe allemande, Werner Schuster, était l'entraîneur de Schlierenzauer quand il était junior puis a entraîné l'équipe suisse avec Simon Ammann avant de passer chez les Allemands pour un meilleur salaire.
- Je crois que c'est ce qui s'appelle un mobile non? demanda Rossi en connaissant déjà la réponse.
- Tu te charges de lui, lui demanda Hotch.
- Oui.
- Si je peux me permettre, la presse allemande a été très dure avec lui toute la saison et les derniers articles le sont encore plus. Ils ne le disent pas clairement mais ils insinuent qu'il est incompétent et qu'il doit s'en aller, ajouta Garcia.
- On a notre facteur de stress, fit remarquer Morgan. Mais on ignore toujours quel est l'élément déclencheur en ce qui le concerne.
- Les articles ou peut-être que Schlierenzauer lui a dit quelque chose qui ne lui a pas plu, rétorqua Rossi.
- Si les articles reflètent l'opinion publique peut-être qu'il a été menacé de renvoi si son équipe ne faisait pas de meilleurs résultats. Tu peux voir si tu trouves quelque chose du genre Garcia? lui demanda son patron.
- Oui, m'ssieur. C'est comme si c'était fait. (après deux minutes de silence). Désolée, je n'ai rien trouvé, annonça Garcia.